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Publications et événements
Lancement
No. 20 - Automne 2018

Dixième anniversaire des NCS

Avec ce numéro 20, les NCS célèbrent leurs 10 ans d’existence. Ce numéro traite de la situa­tion com­plexe et dif­fi­cile des groupes s’inscrivant dans les mou­ve­ments popu­laires au Québec – groupes de l’action com­mu­nau­taire auto­nome, du mou­ve­ment popu­laire, du mou­ve­ment fémi­niste et de nom­breux autres. Assaillis par les poli­tiques res­tric­tives et ins­tru­men­ta­li­santes de l’État, épui­sés par le manque de res­sources, ils sont amenés à se ques­tion­ner sur leur mis­sion fon­da­men­tale, au moment où la restruc­tu­ra­tion néo­li­bé­rale pri­va­tise, indi­vi­dua­lise et frag­mente la société. Ce dos­sier explore les aspects sys­té­miques et conjonc­tu­rels de cette situa­tion cri­tique des groupes popu­laires. Face aux défis, de nou­velles pistes sont iden­ti­fiées pour à la fois défendre ces groupes et relan­cer les luttes.

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Articles récents

Les groupes populaires face à l’État
Les mouvements populaires doivent prendre l’initiative contre le racisme systémique
Enjeux contemporains
19 novembre 2018
No. 20 – Automne 2018

Entrevue avec Will Prosper

En mai 2017, une cin­quan­taine de groupes popu­laires et de syn­di­cats ont créé la Table de concer­ta­tion contre le racisme sys­té­mique. L’initiative a vu le jour lorsque le gou­ver­ne­ment libé­ral a hon­teu­se­ment enterré le projet d’une com­mis­sion de l’Assemblée natio­nale qui devait explo­rer la pro­blé­ma­tique. Le Parti libé­ral a en effet jugé que ce ter­rain était glis­sant. La Coalition avenir Québec et le Parti qué­bé­cois sem­blaient en effet faire du kilo­mé­trage en accu­sant les libé­raux de faire du racisme « à l’envers », en fai­sant passer les Québécoises et les Québécois de souche comme une bande de racistes invé­té­rés. Québec soli­daire a été le seul à s’opposer à cet enter­re­ment de pre­mière classe d’une ques­tion qui devrait pour­tant être décor­ti­quée pour arri­ver à des solu­tions. Selon Will Prosper, l’un des ini­tia­teurs de cette démarche, le pro­blème empoi­sonne la société qué­bé­coise et plus encore, conta­mine les mou­ve­ments popu­laires.

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Les groupes populaires face à l’État
Comment bloquer le démantèlement du secteur public dans les soins de santé et les services sociaux ?
Enjeux contemporains
15 novembre 2018
Cahiers du socialisme

L’échec de nos luttes et les nom­breux reculs de nos droits démo­cra­tiques ces der­nières années forcent à réflé­chir sur les stra­té­gies que nous avons prio­ri­sées dans l’action, et sur l’impact qu’elles ont eu sur nos mou­ve­ments de défense des droits. Le texte qui suit se veut une contri­bu­tion à la réflexion, un état des lieux, une pre­mière ana­lyse stra­té­gique sur les confron­ta­tions actuelles qui découlent de l’offensive aus­té­ri­taire dans le domaine de la santé et des ser­vices sociaux, afin de déga­ger des pistes de solu­tion.

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Les groupes populaires face à l’État
À bout de souffle L’action communautaire en 2018
Enjeux contemporains
8 novembre 2018
Conjonctures et actualités

Les orga­nismes com­mu­nau­taires ont la cote au Québec. Un son­dage réa­lisé à l’automne 2017 montre que le rôle de ces orga­nismes est lar­ge­ment connu et appré­cié par la popu­la­tion[1]. Il démontre même une connais­sance assez fine des Québécoises et des Québécois des dif­fé­rents rôles joués par les orga­nismes : 83 % y voient un lieu d’appartenance pour briser l’isolement, 82 %, une aide pour l’amélioration des condi­tions de vie et de pau­vreté, 75 %, une aide pour défendre les droits et 71 %, un lieu de par­ti­ci­pa­tion citoyenne. Cette recon­nais­sance est concor­dante avec celle de la poli­tique gou­ver­ne­men­tale en action com­mu­nau­taire, adop­tée en 2001, qui fait état de leur « contri­bu­tion essen­tielle à l’exercice de la citoyen­neté et au déve­lop­pe­ment social du Québec[2] ».

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Introduction au dossier
Les groupes populaires face à l’État[1]
No. 20 - Automne 2018
1 novembre 2018
Conjonctures et actualités

Aujourd’hui, les groupes s’inscrivant dans les mou­ve­ments popu­laires au Québec se retrouvent dans une situa­tion com­plexe et dif­fi­cile. Parmi les plus impor­tants de ces groupes, on compte ceux de l’action com­mu­nau­taire auto­nome, du mou­ve­ment popu­laire et du mou­ve­ment fémi­niste. Il faut éga­le­ment signa­ler la pré­sence de nom­breux autres col­lec­tifs de reven­di­ca­tion autour d’enjeux spé­ci­fiques, s’inscrivant sou­vent dans une dyna­mique para­syn­di­cale et por­tant une cri­tique des cou­rants poli­tiques et éco­no­miques domi­nants. Assaillis par les poli­tiques res­tric­tives et ins­tru­men­ta­li­santes de l’État, épui­sés par le manque de res­sources, ces groupes sont amenés à se ques­tion­ner sur leur mis­sion fon­da­men­tale, au moment où la restruc­tu­ra­tion néo­li­bé­rale pri­va­tise, indi­vi­dua­lise et frag­mente la société. Ainsi, en par­lant des groupes d’action com­mu­nau­taire auto­nome, Céline Métivier explique dans ce dos­sier qu’ils sont lit­té­ra­le­ment « à bout de souffle ». Cette situa­tion dété­rio­rée, par ailleurs, pèse lourd sur l’ensemble des com­po­santes qui cherchent à chan­ger la société, que ce soit au niveau social ou poli­tique. Cependant, l’histoire n’est pas ter­mi­née. Face aux défis, de nou­velles pistes sont iden­ti­fiées pour à la fois défendre les groupes popu­laires et relan­cer les luttes. Dans ce dos­sier des Nouveaux Cahiers du socia­lisme, nous explo­re­rons les aspects sys­té­miques et conjonc­tu­rels de la situa­tion cri­tique des groupes des mou­ve­ments popu­laires.

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Bilan des luttes
Soutien ou animation : quel rôle pour une association de circonscription d’un parti politique comme Québec solidaire ?
25 septembre 2018
Conjonctures et actualités

De nos jours, la joute poli­tique se joue beau­coup autour de la per­son­na­lité des chefs de parti et de leur capa­cité de placer quelques « lignes » dans les médias. L’information en continu et les réseaux sociaux ne font qu’accentuer cette ten­dance. Or, dans cer­taines cir­cons­crip­tions où les résul­tats sont serrés, la force d’une asso­cia­tion de cir­cons­crip­tion peut peser suf­fi­sam­ment lourd pour faire pen­cher la balance lors d’un scru­tin géné­ral. Pour un parti en émer­gence ne béné­fi­ciant pas du sou­tien de l’élite média­tique ou finan­cière, la base mili­tante est sou­vent la seule res­source sur laquelle comp­ter. Ce fut et c’est encore le cas pour Québec soli­daire (QS), un parti qui se réclame des urnes et de la rue. Dans le pré­sent texte, nous ana­ly­se­rons le cas de l’association de QS dans Hochelaga-Maisonneuve (QSHM) à Montréal pour com­prendre à l’intérieur de quelles balises elle situe son action poli­tique en dehors d’une cam­pagne élec­to­rale.

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Les groupes populaires face à l’État
Manon Massé : la politique par en bas
Résistances
25 septembre 2018
Conjonctures et actualités

NCS Comment a com­mencé ton aven­ture dans le monde mili­tant ?

M.M. Mon par­cours com­mence dans les centres d’éducation popu­laire, en fait dans la pas­to­rale sociale. J’avais com­mencé un bac en théo­lo­gie, et fina­le­ment je me suis rendu compte que ce n’était pas pour moi. L’injustice sociale, c’est le mot-clé dans mon par­cours. Pourquoi ? Comment ? Comment ça s’articule ? Ce sont les mou­ve­ments d’éducation popu­laire qui ont fait ma conscien­ti­sa­tion poli­tique. C’est là que j’apprends à réflé­chir sur cette « démo­cra­tie » qui se pré­sente comme la liberté pour tout le monde, mais qui est en fait une grande machine qui prend les déci­sions à notre place. Au début des années 1980, je suis embau­chée par le Comité social Centre-Sud. Et ainsi, je suis deve­nue une « acti­viste » à tra­vers l’outil extra­or­di­naire qu’est l’éducation popu­laire.

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Les NCS – Les 10 prochaines années
18 septembre 2018
No. 20 – Automne 2018

Au tour­nant des années 2000, les mou­ve­ments popu­laires ont amorcé un nou­veau cycle dans plu­sieurs régions du monde. Chez nous, la Marche Du pain et des roses, orga­ni­sée par la Fédération des femmes du Québec pré­si­dée par Françoise David, a inau­guré ce virage en 1995. Le dis­cours agres­sif du néo­li­bé­ra­lisme à la gloire des vertus du déman­tè­le­ment de l’État-providence et de l’ouverture des mar­chés était enfin défié.

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Notre camarade Samir Amin (1931-2018)

J’ai ren­con­tré Samir la pre­mière fois en 1982 à Dakar, à l’Institut de recherche éco­no­mique qu’il venait de créer. J’étais évi­dem­ment impres­sionné de voir celui que je lisais déjà depuis plu­sieurs années, dont son inou­bliable Accumulation à l’échelle mon­diale, parue en 1970. Ce livre était un point de départ pour toute une géné­ra­tion qui vou­lait repen­ser l’anticapitalisme et l’anti-impérialisme. Il s’identifiait à une sorte de nou­velle gauche inter­na­tio­nale, proche de l’expérience chi­noise, cri­tique de l’Union sovié­tique et des partis com­mu­nistes, qu’il consi­dé­rait comme com­pro­mis avec le dis­po­si­tif néo­co­lo­nial.

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Haïti : les raisons de la révolte
11 juillet 2018
Conjonctures et actualités

Les récents évé­ne­ments en Haïti ne sau­raient sur­prendre aucun obser­va­teur doté d’un mini­mum de luci­dité. Le pays s’enfonce de plus en plus dans une crise sociale, éco­no­mique et poli­tique que ni le gou­ver­ne­ment illé­gi­time actuel ni l’oligarchie richis­sime et mafieuse ne veulent voir ni entendre parler. L’un (le gou­ver­ne­ment) s’évertue à faire danser le peuple ou à lui offrir des spec­tacles de foot, sou­hai­tant que la misère serait plus sup­por­table en dan­sant ou en célé­brant la vic­toire de l’équipe bré­si­lienne ; l’autre (l’oligarchie) affi­chant, jusqu’à la nausée, sa pro­fonde haine du peuple, le consi­dé­rant comme dépourvu d’humanité et indigne du moindre res­pect.

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