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Publications et événements
Numéro 21, Hiver 2019
Utopies et stratégies


Lancement

Montréal

  • Mercredi, 13 février 2019, à 18 h
  • Librairie Port de tête
  • 269, avenue du Mont-Royal Est (métro Mont-Royal)

En kiosque et en librairie

  • À comp­ter du 15 février

Présentation

Ce numéro des Nouveaux Cahiers du socia­lisme s’inscrit dans le sillon de la confé­rence La Grande Transition où une masse cri­tique de mili­tantes et de mili­tants intel­lec­tuels s’est mise à la tâche de com­prendre le monde qui s’esquisse à tra­vers les résis­tances et les ten­ta­tives de construire des contre-pou­voirs. Les débats ont été vifs, s’appuyant sur des enquêtes, des explo­ra­tions théo­riques et des bilans d’expériences extrê­me­ment riches.

Ce numéro veut en rendre compte.

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Articles récents

Syndicalisme : Institution ou mouvement
Le numérique et ses appropriations syndicales
Avenues à explorer
17 avril 2019
No. 19 - Hiver 2018

Dès sa genèse, le réseau Internet a été investi d’espoirs de grande enver­gure, notam­ment à l’égard de la démo­cra­tie qui en sor­ti­rait renou­ve­lée. Sa struc­ture décen­tra­li­sée et ouverte, annon­çait-on, per­met­trait d’éviter le contrôle de quelques grandes orga­ni­sa­tions sur la cir­cu­la­tion de l’information. Il don­ne­rait une plus grande voix au public, qui en vien­drait à quit­ter une pos­ture de récep­tion du contenu média­tique pour entrer dans une dyna­mique plus par­ti­ci­pa­tive.

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Syndicalisme : Institution ou mouvement
Pour un syndicalisme écosocialiste
Avenues à explorer
17 avril 2019
No. 19 - Hiver 2018

Bonne nou­velle ! Les syn­di­cats semblent plus que jamais réso­lus à s’associer à la lutte contre la des­truc­tion en cours de notre habi­tat ter­restre. Sur le front éco­lo­gique, où les batailles per­dues ne se comptent plus, le sou­tien de ces acteurs poli­tiques majeurs est cru­cial. Mauvaise nou­velle : les prin­ci­pales pro­po­si­tions syn­di­cales pour mener à bien cette lutte sont telles qu’elles risquent fina­le­ment d’aggraver la situa­tion plutôt que de l’améliorer. Quel est le pro­blème et com­ment le résoudre ?[2]

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Les initiatives parasyndicales : pour ou contre le syndicalisme ?
16 avril 2019
No. 19 - Hiver 2018

De quoi l’apparition récente de groupes et réseaux para­syn­di­caux au Québec est-elle la consé­quence et quel poten­tiel de trans­for­ma­tion du syn­di­ca­lisme porte-t-elle ? À l’heure où de nom­breuses voix appellent à dres­ser un état des lieux du syn­di­ca­lisme qué­bé­cois[2] et où la ques­tion du renou­veau syn­di­cal pré­oc­cupe les grandes cen­trales[3], nous nous pro­po­sons dans ce texte de réflé­chir aux contri­bu­tions des réseaux para­syn­di­caux pour la revi­ta­li­sa­tion de l’action col­lec­tive en milieu de tra­vail.

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Syndicalisme : institution ou mouvement ?
Démocratie et syndicalisme
Avenues à explorer

Démocratie et syn­di­ca­lisme sont deux termes qui vont de pair pour les uns alors que pour d’autres, leur asso­cia­tion ne va pas de soi. Je ne sau­rais pré­tendre résoudre la ten­sion qui existe entre ces deux pôles. Déjà plu­sieurs écrits récents ont abordé cette ques­tion. C’est à la lumière de ma pra­tique syn­di­cale ainsi que des ques­tion­ne­ments sou­le­vés en regard de la démo­cra­tie syn­di­cale que je ten­te­rai de cir­cons­crire les causes menant à l’affaiblissement de la démo­cra­tie syn­di­cale. Les deux com­po­santes de cette pro­blé­ma­tique ici étu­diées concernent l’institutionnalisation du syn­di­ca­lisme et ses orien­ta­tions poli­tiques. Quelques pistes de réflexion com­plé­te­ront mon propos.

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Notes de lecture
L’ombre d’Octobre. La Révolution russe et le spectre des soviets
12 avril 2019
No. 20 – Automne 2018

Dans leur der­nier ouvrage, Dardot et Laval nous convient à dis­si­per l’ombre que fut la révo­lu­tion russe ainsi que l’ombre qu’elle a pro­duite depuis. Pour les auteurs, l’expérience d’Octobre et ses suites his­to­riques à gauche (notam­ment par l’intermédiaire des partis com­mu­nistes) ont conduit à occul­ter d’autres révo­lu­tions, comme la révo­lu­tion mexi­caine de 1910 et la révo­lu­tion espa­gnole de 1936, et ont conduit à limi­ter les manières de penser les com­mu­nismes. À cause de l’ombre de 1917, autant la sphère des idées et du débat poli­tique que celle des pra­tiques poli­tiques se sont res­treintes à cer­taines pos­si­bi­li­tés et cer­taines direc­tions qui ne sont, en fin de compte, que des hori­zons dépas­sables.

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Perspectives
Réalité et dérives de l’extrême droite au Québec Entrevue avec David Morin
10 avril 2019
No. 20 – Automne 2018

S.C. – Commençons par défi­nir ce qu’est l’extrême droite. Dans son ouvrage Pourquoi les pauvres votent-ils à droite ?[2], Thomas Franck fai­sait la radio­gra­phie de cette frange de l’électorat séduite par le popu­lisme de droite. En quoi la montée des popu­lismes atteste-t-elle tou­jours de ce phé­no­mène ?

D. M. – Il faut ici éviter un double piège : celui de mettre tout le monde dans le même sac, les caté­go­ries fourre-tout étant rare­ment pro­pices à des ana­lyses éclai­rées et celui de repro­duire sans les ques­tion­ner les nou­velles caté­go­ries (droite alter­na­tive, ultra-droite, droite radi­cale, etc.) le plus sou­vent créées par les groupes eux-mêmes, passés maîtres dans l’art des euphé­mismes et du double dis­cours pour éviter l’anathème, sous cou­vert de propos poli­ti­que­ment plus cor­rects. Il fau­drait plutôt parler des extrêmes droites au plu­riel, car ce terme recouvre des réa­li­tés his­to­riques et des mou­ve­ments assez variés et dis­pa­rates. Ainsi, l’extrême droite « clas­sique », ouver­te­ment raciste, hai­neuse et par­fois vio­lente, semble de manière géné­rale moins attrac­tive – encore que ce ne soit pas vrai par­tout si l’on regarde les États-Unis, la Grèce ou la Hongrie – par rap­port à la montée de mou­ve­ments natio­naux popu­listes ou néo­po­pu­listes, aux dis­cours xéno­phobes plus poli­cés, qui tentent de s’insérer dans le jeu démo­cra­tique, comme en Europe ou à Washington. Ces extrêmes droites prennent les visages de leur époque et s’adaptent aux contextes inter­na­tio­naux et natio­naux dans les­quels elles puisent leurs argu­ments. La plu­part de ces groupes par­tagent néan­moins des valeurs et des cri­tères idéo­lo­giques com­muns, tels que la réi­fi­ca­tion d’une com­mu­nauté (natio­nale, eth­nique, etc.) et d’une iden­tité à pro­té­ger, une cer­taine xéno­pho­bie, la pro­mo­tion d’un ordre moral, etc. Au bout du compte, l’utilisation de la caté­go­rie d’analyse « extrêmes droites » me semble per­ti­nente, mais avec des nuances qui s’imposent eu égard notam­ment à la place qu’elles accordent ou non à la vio­lence dans leur dis­cours et dans leurs actes.

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Perspectives
La mondialisation d’hier à aujourd’hui[1]

À la fin des années 1980, le socio­logue bré­si­lien Ruy Mauro Marini[2] notait que le capi­tal était en train de s’internationaliser afin d’augmenter la plus-value extraite des tra­vailleurs et des tra­vailleuses, grâce à plu­sieurs trans­for­ma­tions dans le trans­port, les nou­velles tech­no­lo­gies et la concen­tra­tion des entre­prises. Avant tout le monde, Marini a com­pris que cette opé­ra­tion à l’échelle mon­diale était une ten­dance struc­tu­relle, et non seule­ment cyclique, de l’accumulation. Aujourd’hui, cette ana­lyse est vali­dée.

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Perspectives
Pour relancer les perspectives anti-impérialistes

Depuis 2016, la situa­tion mon­diale évolue sous l’impact du lea­der­ship de Donald Trump. Parmi les effets saillants :

L’assaut pra­tique et expli­cite contre ce qui reste de mul­ti­la­té­ra­lisme (l’ONU);

Les efforts pour « restruc­tu­rer » les règles régis­sant le com­merce et les inves­tis­se­ments (dont les accords de libre-échange). La ten­dance est davan­tage sur les moda­li­tés que sur les fina­li­tés, de façon à trans­fé­rer des coûts et des res­pon­sa­bi­li­tés aux alliés-subal­ternes et aux pays dits « émer­gents » ;

Le dis­cours bel­li­queux contre l’Iran et la Corée du Nord, mais aussi contre la Chine et la Russie, pays consi­dé­rés comme des « adver­saires », ce qui débouche sur des aug­men­ta­tions sub­stan­tielles des bud­gets mili­taires, y com­pris dans le domaine nucléaire ;

Des trans­for­ma­tions aux États-Unis, telles d’immenses coupes dans les fonc­tions sociales de l’État cou­plées à des baisses sub­stan­tielles d’impôts, mise en place d’un dis­po­si­tif encore plus répres­sif contre les immi­grantes, les immi­grants, les réfu­giés-e-s, les syn­di­cats et les groupes envi­ron­ne­men­ta­listes, aggra­va­tion du dis­cours raciste, etc.

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Perspectives
Repenser l’État et l’impérialisme[1]

La bataille du riz

Gilles Aillaud, La bataille du riz, 1968

Pour dépas­ser les limites et les contra­dic­tions des concepts pro­po­sés au début du ving­tième siècle par les mar­xistes « clas­siques » (tels Hilferding, Luxemburg, Lénine et tant d’autres), il faut, comme le sug­gèrent Sam Gindin et Leo Panitch, éla­bo­rer une nou­velle ana­lyse de l’impérialisme à partir d’une théo­rie de l’État[2]. L’État n’est pas une « chose », ni un simple « sous-pro­duit » du capi­ta­lisme, mais un ensemble d’institutions contra­dic­toires, elles-mêmes pro­duites et tra­ver­sées par des luttes achar­nées entre classes, bref un rap­port social. De la même manière, l’impérialisme doit être com­pris comme un rap­port de domi­na­tion entre États plutôt que comme un simple syno­nyme de l’expansion capi­ta­liste.

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Les groupes populaires face à l’État
Les enjeux de l’économie sociale en Argentine[1]
Résistances

On dit sou­vent que les entre­prises ne cor­res­pon­dant pas aux modèles clas­siques de l’économie capi­ta­liste sont peu pro­duc­tives et ne per­durent pas. Néanmoins, tout n’est pas tou­jours aussi tran­ché. En Argentine, depuis l’implosion éco­no­mique qui a mis à pied des cen­taines de mil­liers de tra­vailleuses et de tra­vailleurs, les pro­jets de créa­tion d’emplois menés par des entre­prises à but non lucra­tif se sont mul­ti­pliés. Dans cer­tains cas, ces pro­jets ont été ins­tru­men­ta­li­sés par le gou­ver­ne­ment. Dans d’autres cepen­dant, ils se sont ins­crits dans une pers­pec­tive de trans­for­ma­tion sociale dès les années 1990. Il importe donc de mieux com­prendre ces dif­fé­rentes mani­fes­ta­tions de « l’économie sociale ».

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