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Publications et événements
Lancement
No. 20 - Automne 2018

Dixième anniversaire des NCS

Avec ce numéro 20, les NCS célèbrent leurs 10 ans d’existence. Ce numéro traite de la situa­tion com­plexe et dif­fi­cile des groupes s’inscrivant dans les mou­ve­ments popu­laires au Québec – groupes de l’action com­mu­nau­taire auto­nome, du mou­ve­ment popu­laire, du mou­ve­ment fémi­niste et de nom­breux autres. Assaillis par les poli­tiques res­tric­tives et ins­tru­men­ta­li­santes de l’État, épui­sés par le manque de res­sources, ils sont amenés à se ques­tion­ner sur leur mis­sion fon­da­men­tale, au moment où la restruc­tu­ra­tion néo­li­bé­rale pri­va­tise, indi­vi­dua­lise et frag­mente la société. Ce dos­sier explore les aspects sys­té­miques et conjonc­tu­rels de cette situa­tion cri­tique des groupes popu­laires. Face aux défis, de nou­velles pistes sont iden­ti­fiées pour à la fois défendre ces groupes et relan­cer les luttes.

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Articles récents

Les groupes populaires face à l’État
À bout de souffle L’action communautaire en 2018
Enjeux contemporains
8 novembre 2018
Conjonctures et actualités

Les orga­nismes com­mu­nau­taires ont la cote au Québec. Un son­dage réa­lisé à l’automne 2017 montre que le rôle de ces orga­nismes est lar­ge­ment connu et appré­cié par la popu­la­tion[1]. Il démontre même une connais­sance assez fine des Québécoises et des Québécois des dif­fé­rents rôles joués par les orga­nismes : 83 % y voient un lieu d’appartenance pour briser l’isolement, 82 %, une aide pour l’amélioration des condi­tions de vie et de pau­vreté, 75 %, une aide pour défendre les droits et 71 %, un lieu de par­ti­ci­pa­tion citoyenne. Cette recon­nais­sance est concor­dante avec celle de la poli­tique gou­ver­ne­men­tale en action com­mu­nau­taire, adop­tée en 2001, qui fait état de leur « contri­bu­tion essen­tielle à l’exercice de la citoyen­neté et au déve­lop­pe­ment social du Québec[2] ».

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Introduction au dossier
Les groupes populaires face à l’État[1]
No. 20 - Automne 2018
1 novembre 2018
Conjonctures et actualités

Aujourd’hui, les groupes s’inscrivant dans les mou­ve­ments popu­laires au Québec se retrouvent dans une situa­tion com­plexe et dif­fi­cile. Parmi les plus impor­tants de ces groupes, on compte ceux de l’action com­mu­nau­taire auto­nome, du mou­ve­ment popu­laire et du mou­ve­ment fémi­niste. Il faut éga­le­ment signa­ler la pré­sence de nom­breux autres col­lec­tifs de reven­di­ca­tion autour d’enjeux spé­ci­fiques, s’inscrivant sou­vent dans une dyna­mique para­syn­di­cale et por­tant une cri­tique des cou­rants poli­tiques et éco­no­miques domi­nants. Assaillis par les poli­tiques res­tric­tives et ins­tru­men­ta­li­santes de l’État, épui­sés par le manque de res­sources, ces groupes sont amenés à se ques­tion­ner sur leur mis­sion fon­da­men­tale, au moment où la restruc­tu­ra­tion néo­li­bé­rale pri­va­tise, indi­vi­dua­lise et frag­mente la société. Ainsi, en par­lant des groupes d’action com­mu­nau­taire auto­nome, Céline Métivier explique dans ce dos­sier qu’ils sont lit­té­ra­le­ment « à bout de souffle ». Cette situa­tion dété­rio­rée, par ailleurs, pèse lourd sur l’ensemble des com­po­santes qui cherchent à chan­ger la société, que ce soit au niveau social ou poli­tique. Cependant, l’histoire n’est pas ter­mi­née. Face aux défis, de nou­velles pistes sont iden­ti­fiées pour à la fois défendre les groupes popu­laires et relan­cer les luttes. Dans ce dos­sier des Nouveaux Cahiers du socia­lisme, nous explo­re­rons les aspects sys­té­miques et conjonc­tu­rels de la situa­tion cri­tique des groupes des mou­ve­ments popu­laires.

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Bilan des luttes
Soutien ou animation : quel rôle pour une association de circonscription d’un parti politique comme Québec solidaire ?
25 septembre 2018
Conjonctures et actualités

De nos jours, la joute poli­tique se joue beau­coup autour de la per­son­na­lité des chefs de parti et de leur capa­cité de placer quelques « lignes » dans les médias. L’information en continu et les réseaux sociaux ne font qu’accentuer cette ten­dance. Or, dans cer­taines cir­cons­crip­tions où les résul­tats sont serrés, la force d’une asso­cia­tion de cir­cons­crip­tion peut peser suf­fi­sam­ment lourd pour faire pen­cher la balance lors d’un scru­tin géné­ral. Pour un parti en émer­gence ne béné­fi­ciant pas du sou­tien de l’élite média­tique ou finan­cière, la base mili­tante est sou­vent la seule res­source sur laquelle comp­ter. Ce fut et c’est encore le cas pour Québec soli­daire (QS), un parti qui se réclame des urnes et de la rue. Dans le pré­sent texte, nous ana­ly­se­rons le cas de l’association de QS dans Hochelaga-Maisonneuve (QSHM) à Montréal pour com­prendre à l’intérieur de quelles balises elle situe son action poli­tique en dehors d’une cam­pagne élec­to­rale.

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Les groupes populaires face à l’État
Manon Massé : la politique par en bas
Résistances
25 septembre 2018
Conjonctures et actualités

NCS Comment a com­mencé ton aven­ture dans le monde mili­tant ?

M.M. Mon par­cours com­mence dans les centres d’éducation popu­laire, en fait dans la pas­to­rale sociale. J’avais com­mencé un bac en théo­lo­gie, et fina­le­ment je me suis rendu compte que ce n’était pas pour moi. L’injustice sociale, c’est le mot-clé dans mon par­cours. Pourquoi ? Comment ? Comment ça s’articule ? Ce sont les mou­ve­ments d’éducation popu­laire qui ont fait ma conscien­ti­sa­tion poli­tique. C’est là que j’apprends à réflé­chir sur cette « démo­cra­tie » qui se pré­sente comme la liberté pour tout le monde, mais qui est en fait une grande machine qui prend les déci­sions à notre place. Au début des années 1980, je suis embau­chée par le Comité social Centre-Sud. Et ainsi, je suis deve­nue une « acti­viste » à tra­vers l’outil extra­or­di­naire qu’est l’éducation popu­laire.

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Les NCS – Les 10 prochaines années
18 septembre 2018
No. 20 – Automne 2018

Au tour­nant des années 2000, les mou­ve­ments popu­laires ont amorcé un nou­veau cycle dans plu­sieurs régions du monde. Chez nous, la Marche Du pain et des roses, orga­ni­sée par la Fédération des femmes du Québec pré­si­dée par Françoise David, a inau­guré ce virage en 1995. Le dis­cours agres­sif du néo­li­bé­ra­lisme à la gloire des vertus du déman­tè­le­ment de l’État-providence et de l’ouverture des mar­chés était enfin défié.

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Notre camarade Samir Amin (1931-2018)

J’ai ren­con­tré Samir la pre­mière fois en 1982 à Dakar, à l’Institut de recherche éco­no­mique qu’il venait de créer. J’étais évi­dem­ment impres­sionné de voir celui que je lisais déjà depuis plu­sieurs années, dont son inou­bliable Accumulation à l’échelle mon­diale, parue en 1970. Ce livre était un point de départ pour toute une géné­ra­tion qui vou­lait repen­ser l’anticapitalisme et l’anti-impérialisme. Il s’identifiait à une sorte de nou­velle gauche inter­na­tio­nale, proche de l’expérience chi­noise, cri­tique de l’Union sovié­tique et des partis com­mu­nistes, qu’il consi­dé­rait comme com­pro­mis avec le dis­po­si­tif néo­co­lo­nial.

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Haïti : les raisons de la révolte
11 juillet 2018
Conjonctures et actualités

Les récents évé­ne­ments en Haïti ne sau­raient sur­prendre aucun obser­va­teur doté d’un mini­mum de luci­dité. Le pays s’enfonce de plus en plus dans une crise sociale, éco­no­mique et poli­tique que ni le gou­ver­ne­ment illé­gi­time actuel ni l’oligarchie richis­sime et mafieuse ne veulent voir ni entendre parler. L’un (le gou­ver­ne­ment) s’évertue à faire danser le peuple ou à lui offrir des spec­tacles de foot, sou­hai­tant que la misère serait plus sup­por­table en dan­sant ou en célé­brant la vic­toire de l’équipe bré­si­lienne ; l’autre (l’oligarchie) affi­chant, jusqu’à la nausée, sa pro­fonde haine du peuple, le consi­dé­rant comme dépourvu d’humanité et indigne du moindre res­pect.

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Syndicalisme : institution ou mouvement ?
Militer en Outaouais L’expérience de Michel Quijada, président du Conseil central de la CSN
Mémoire de luttes
21 juin 2018
No. 19 - Hiver 2018

À l’occasion de la publi­ca­tion de ce dos­sier des Nouveaux Cahiers du socia­lisme sur le syn­di­ca­lisme, nous avons jugé impor­tant de dis­cu­ter avec M. Michel Quijada, pré­sident du Conseil cen­tral des syn­di­cats natio­naux de l’Outaouais (CCSNO-CSN) depuis 17 ans, de son expé­rience syn­di­cale et des pers­pec­tives d’avenir qu’il entre­voit aujourd’hui pour le mou­ve­ment ouvrier. M. Quijada quit­tera ses fonc­tions de pré­sident à la fin de son pré­sent mandat. L’entrevue a été réa­li­sée par Serge Denis.

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Syndicalisme : institution ou mouvement ?
Dépanneurs Couche-Tard : les défis de la syndicalisation d’un secteur non traditionnel[1]
Mémoire de luttes
13 juin 2018
No. 19 - Hiver 2018

Introduction

Au Québec, la der­nière décen­nie a été mar­quée par une dis­pa­rité sala­riale signi­fi­ca­tive défa­vo­rable aux employé-e-s du sec­teur du com­merce du détail, dans lequel on peut inclure l’industrie du dépan­neur. Une telle ten­dance n’est d’ailleurs pas étran­gère au fait que le com­merce de détail est le sec­teur com­por­tant la plus grande pro­por­tion d’employé-e-s tra­vaillant au salaire mini­mum[3]. Le taux de cou­ver­ture syn­di­cale y est éga­le­ment signi­fi­ca­ti­ve­ment plus faible que le taux qué­bé­cois moyen[4]. Cette situa­tion est notam­ment impu­table à un taux de rou­le­ment élevé, lié aux emplois de courte durée[5]. Le fait que les éta­blis­se­ments employant moins d’une ving­taine d’employé-e-s aient un taux de cou­ver­ture syn­di­cale plus faible permet éga­le­ment de confir­mer l’inscription de l’industrie du dépan­neur plus spé­ci­fi­que­ment dans cette caté­go­rie d’entreprises[6].

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