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Publications et événements
Numéro 22, Automne 2019

Nouveaux Cahiers du socialisme, numéro 22, Automne 2019 : VALLEYFIELD, mémoires et résistances

Pour consul­ter des extraits de ce numéro, cli­quer sur l’image.

Pourquoi un dossier sur Valleyfield ?

Ce dos­sier des Nouveaux Cahiers du socia­lisme (NCS) a été conçu en par­tant del’idée que ce qui se passe à Salaberry-de-Valleyfield peut offrir des ensei­gne­ments à toute la gauche au Québec. Sans nier les impor­tants défis qu’elle doit rele­ver, on peut dire que cette gauche cam­pi­val­len­sienne est bien vivante. Elle a su notam­ment créer, conso­li­der et entre­te­nir un pôle com­ba­tif qui a rem­porté des vic­toires impor­tantes, entre autres lors de luttes syn­di­cales et envi­ron­ne­men­tales. Pour les NCS, il s’agissait d’aller à la ren­contre des pro­ta­go­nistes de cette gauche pour voir com­ment son expé­rience peut nous aider à mieux cou­vrir cer­tains angles morts de la pra­tique et de la pensée mili­tantes au Québec.

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Des dyna­miques dis­tinctes

La gauche sociale du « Reste du Canada » (ROC) est faible, frag­men­tée sur une base pro­vin­ciale et concen­trée dans les prin­ci­pales villes. Elle n’a pas de pers­pec­tive glo­ba­li­sante. Pour cette gauche, la défense du droit à l’autodétermination se mani­feste par un appui réservé aux Premières Nations, et son sup­port à l’autodétermination du Québec reste mar­gi­nal. Ce blo­cage repose sur le refus de tenir une réflexion et de prendre posi­tion sur la réa­lité du fédé­ra­lisme cana­dien. La dis­per­sion et la frag­men­ta­tion des luttes sociales et de cette gauche consti­tuent la base maté­rielle sur laquelle repose cette atti­tude. Le Québec, pour sa part, est un maillon faible de l’État cana­dien en raison de son double statut de pro­vince et de ter­ri­toire natio­nal d’un peuple opprimé dans cet État. Cette situa­tion assure un cadre natio­nal à la résis­tance popu­laire qui faci­lite la cen­tra­li­sa­tion, le ren­for­ce­ment et l’impact des luttes sociales. Au Québec, le mou­ve­ment sou­ve­rai­niste dirigé par le Parti qué­bé­cois (PQ) qui a struc­turé le mou­ve­ment indé­pen­dan­tiste depuis 50 ans est en déroute. Il a repris à son compte les poli­tiques néo­li­bé­rales et la défense du libre-échange. Il s’est replié sur une poli­tique iden­ti­taire faute de stra­té­gie concrète de lutte pour l’indépendance.

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L’économie politique du capitalisme canadien Avec Mathieu Perron-Dufour, Audrey Laurin-Lamothe et Ariane Gobeil
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21 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

L’Université popu­laire des Nouveaux Cahiers du socia­lisme, après s’être tenue, en 2016, dans le cadre du Forum social mon­dial, a repris ses tra­vaux en août 2017 à l’UQAM avec plus de 150 par­ti­ci­pantes et par­ti­ci­pants. Les débats ont été orga­ni­sés autour de deux grands thèmes : d’une part, un « procès » de l’État cana­dien dont l’histoire et la réa­lité contem­po­raines res­tent mar­quées par le capi­ta­lisme, le patriar­cat et le colo­nia­lisme, et d’autre part, une dis­cus­sion sur la révo­lu­tion numé­rique, en par­ti­cu­lier sur ses impacts sociaux, poli­tiques et éco­no­miques. Nous pré­sen­tons ici un aperçu de cette riche réflexion.

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L’université populaire des NCS
Colonialisme et apartheid Avec Julien Vadeboncoeur, Shannon Chief, Myriam Thirnish et Pierre Trudel
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20 septembre 2019
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L’anthropologue Pierre Trudel a d’abord rap­pelé que la ren­contre se tenait sur un ter­ri­toire non cédé occupé pen­dant plu­sieurs mil­lé­naires par des com­mu­nau­tés autoch­tones.

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Perspectives
Se souvenir du Che
19 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

L’année 2017 a marqué le 50e anni­ver­saire de l’assassinat d’Ernesto « Che » Guevara, com­mandé par la CIA[2]. À la lumière d’un regain récent des dénon­cia­tions du Che et de la révo­lu­tion cubaine, il importe de dépar­ta­ger les faits des fic­tions. Voici cinq points saillants dont il faut tenir compte.

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Perspectives
La leçon de Lénine
18 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

Quelques mois avant octobre 1917, Lénine est en exil, loin de sa chère Russie. Néanmoins, il voit, il observe, la révolte, les sou­lè­ve­ments. Les sol­dats quittent les tran­chées, les ouvriers orga­nisent l’insurrection. De toute évi­dence, la société russe est enceinte d’une révo­lu­tion. Pour com­prendre ce qui se passe, Lénine va à contre-cou­rant, contre les grands pontes mar­xistes de son temps, comme l’Autrichien Karl Kautsky et d’autres chefs de la Deuxième Internationale. Le prin­ci­pal débat, affirme-t-il, porte sur l’État. C’est ce qu’il explore dans un pam­phlet qui marque l’époque, L’État et la révo­lu­tion.

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Penser la Grande Transition, utopies et stratégies
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Perspectives
Entre retour et rupture : penser les révolutions…
17 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

Les révo­lu­tions arabes, les Indignados, les Occupy et d’autres mou­ve­ments d’émancipation appa­rus au cou­rant des der­nières années obligent à une réflexion sur les rap­ports entre crises, actes et situa­tions révo­lu­tion­naires, pou­voirs éta­blis, formes et lieux de résis­tance. Si, d’un côté, la révo­lu­tion ne peut être réduite aux jac­que­ries, révoltes, rébel­lions, émeutes, orga­ni­sa­tions micro­so­ciales alter­na­tives ou chan­ge­ments de régime éphé­mères, d’un autre côté, on doit se pen­cher sur les condi­tions socio­po­li­tiques qui servent de ter­rain fer­tile pour leur appa­ri­tion. À leur tour, ces dif­fé­rents contextes exigent un retour cri­tique sur les diverses concep­tions du phé­no­mène révo­lu­tion­naire. Enfin, il est impé­ra­tif de tenir compte de la réflexi­vité des acteurs et de la diver­sité des ins­crip­tions socio­his­to­riques des agirs révo­lu­tion­naires dans des situa­tions concrètes. C’est en cher­chant à décor­ti­quer les arti­cu­la­tions et les contra­dic­tions qui émanent de ces dif­fé­rents élé­ments consti­tu­tifs du phé­no­mène qu’il devient pos­sible de repen­ser la révo­lu­tion au XXIe siècle, sur­tout que, si les élé­ments de la pou­drière sont réunis, per­sonne ne peut pré­voir l’étincelle qui mettra le feu.

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Perspectives
Syndicats et mouvements sociaux d’Amérique du Nord Coalisés contre l’ALENA !
16 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

Depuis 1994, on assiste à une pro­li­fé­ra­tion d’emplois mal rému­né­rés, tem­po­raires et pré­caires,

ainsi qu’à une stag­na­tion des salaires. […]

Ce modèle a échoué à amé­lio­rer les condi­tions de tra­vail

et de vie des popu­la­tions des trois pays[2].

Fédération des tra­vailleurs et tra­vailleuses du Québec (FTQ)

En 1994, l’Accord de libre-échange nord-amé­ri­cain (ALENA) signé par los tres amigos (Brian Mulroney, Ronald Reagan et Carlos Salinas de Gortari) entre en vigueur. Cet accord pion­nier devait servir de modèle aux mul­tiples accords de néo­libre-échange conclus par la suite à tra­vers le monde. Aujourd’hui, Trump vou­drait une refonte de l’ALENA dans une pers­pec­tive de droite. Les orga­ni­sa­tions sociales d’Amérique du Nord veulent elles aussi remettre en cause l’ALENA, mais dans une pers­pec­tive de gauche

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ENTRE NATIONAL-POPULISME ET NÉOFASCISME
État des lieux de l’extrême droite au Québec en 2019

DÉFINITIONS ET TRAITS CARACTÉRISTIQUES

Originellement consti­tué à partir de dif­fé­rentes expé­riences mili­tantes visant à confron­ter des mani­fes­ta­tions d’extrême droite à Montréal, le col­lec­tif Montréal Antifasciste s’est prin­ci­pa­le­ment atta­ché au cours des deux der­nières années à docu­men­ter et à révé­ler au grand jour les dif­fé­rents mou­ve­ments et orga­ni­sa­tions qui mettent de l’avant des croyances et des poli­tiques d’exclusion plus radi­cales que ce que pro­posent géné­ra­le­ment les pro­grammes de la droite « clas­sique ». De plus, sur­tout parce que nos res­sources sont limi­tées, nous avons omis de cibler les mou­ve­ments n’ayant actuel­le­ment que peu ou pas d’activité publique dans notre ville, comme le mou­ve­ment anti­avor­te­ment ou, plus lar­ge­ment, la droite catho­lique, bien que nous nous effor­cions de les garder à l’œil. Ainsi, il s’agit moins d’une approche théo­rique que d’une démarche prag­ma­tique. Notre objec­tif n’est pas de pro­duire une grande théo­rie sur le déve­lop­pe­ment de l’extrême droite au XXIe siècle, mais plutôt de four­nir des muni­tions intel­lec­tuelles et pra­tiques au milieu mili­tant et à la popu­la­tion afin d’empêcher la nor­ma­li­sa­tion du racisme, de la xéno­pho­bie et de l’islamophobie et de contri­buer à la conso­li­da­tion des mou­ve­ments anti­ra­cistes et anti­fas­cistes.

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Perspectives
Les défis du féminisme autochtone Entretien avec Widia Larivière
14 septembre 2019
No. 19 - Hiver 2018

Je suis la lune la terre la mer

ma mémoire

mes entrailles mon sang

un trem­ble­ment ter­ri­toire

un gron­de­ment d’ancêtres

le cœur les matrices vidées

Je heurte

un tam­bour immense

assé­ché.

Natasha Kanapé Fontaine[2]

Melissa Mollen-Dupuis, d’origine innue, et Widia Larivière, d’origine algon­quine, ont coor­ga­nisé la pre­mière marche Idle No More au Québec à laquelle ont par­ti­cipé 400 per­sonnes autoch­tones et non autoch­tones en décembre 2012 à Montréal. Dans le sillage d’Ellen Gabriel et de Viviane Michel, les deux jeunes femmes sont deve­nues la figure visible d’un fémi­nisme autoch­tone incon­tour­nable. Selon Widia : « Le fémi­nisme a été asso­cié au monde occi­den­tal compte tenu du colo­nia­lisme. Mais c’est devenu indis­pen­sable aujourd’hui d’avoir une pers­pec­tive fémi­niste sur les ques­tions autoch­tones. Le racisme et le sexisme prennent des formes de vio­lence par­ti­cu­lière envers les femmes autoch­tones. La sur­ex­ploi­ta­tion des terres ances­trales sans le consen­te­ment des peuples autoch­tones est une nou­velle forme de colo­nia­lisme qui empire les condi­tions d’existence des femmes. On a qu’à regar­der ce qui se passe à Fort McMurray, par exemple. L’exploitation des sables bitu­mi­neux pro­voque une aug­men­ta­tion des prix du loyer, la mar­gi­na­li­sa­tion des plus dému­nis, l’itinérance, la traite à des fins d’exploitation sexuelle, des pro­blèmes mul­ti­di­men­sion­nels qui menacent les femmes autoch­tones. »

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