Suivez-nous sur Facebook
Publications et événements
Numéro 18 - Automne 2017
En librairie à compter du 15 septembre

Présentation du dossier thématique

Le but de ce dos­sier est de lever le voile sur les Autochtones au Canada et au Québec, ces « peuples invi­sibles » selon l’expression de Richard Desjardins afin de mieux com­prendre ce qui nous y lie et quelles soli­da­ri­tés il est néces­saire de tisser pour com­battre ensemble. Le dos­sier contient quatre sec­tions : la pre­mière expose les enjeux contem­po­rains de la ques­tion, la seconde retrace et remet en ques­tion l’histoire offi­cielle des rela­tions de l’État cana­dien et des Autochtones et sou­lève quelques aspects théo­riques dans l’analyse de cette ques­tion, la sui­vante décrit des luttes de résis­tance et la der­nière aborde cer­tains aspects de la culture des Autochtones.

Suite...
 

Articles récents

La bataille des sables bitumineux
Comment vaincre
20 octobre 2017
No. 18 - Hiver 2017

En 2006, je suis arrivé à Fort McMurray, en plein cœur du pays des sables bitu­mi­neux. Dans cette ville faite pour 35 000 per­sonnes vivaient déjà 75 000 habi­tants, prin­ci­pa­le­ment des hommes âgés de 18 à 60 ans, tra­vaillant presque tous dans l’industrie pétro­lière. Le long de l’autoroute 63, nous avons longé les immenses étangs pleins de déchets pétro­liers. Recevant des rési­dus toxiques 24 heures par jour, ils sont tel­le­ment vastes qu’on pour­rait les aper­ce­voir de l’espace. Nous avons plus tard sur­volé cet incroyable pay­sage de terres dévas­tées, de puits de pétrole et de machi­ne­rie indus­trielle qui détruisent les ter­ri­toires cris et dénés. Partout, l’odeur âcre du bitume nous enva­his­sait, rap­pe­lant aux popu­la­tions locales dans quel enfer elles vivaient.

Suite...
Les minières canadiennes contre les peuples autochtones au Mexique
10 octobre 2017
No. 18 - Hiver 2017

Pierre Beaucage[1]

Depuis plu­sieurs années, les res­sources minières que recèlent les ter­ri­toires autoch­tones de plu­sieurs pays d’Amérique latine sus­citent la convoi­tise de puis­sants inté­rêts. Les peuples amé­rin­diens ont dû adap­ter leurs stra­té­gies de défense à ce nou­veau contexte. Au Mexique, la Sierra Nororiental de Puebla, une zone mon­ta­gneuse située à envi­ron trois cents kilo­mètres au nord-est de la capi­tale, ne fait pas excep­tion. Cette région est habi­tée par envi­ron 600 000 Autochtones, majo­ri­tai­re­ment des Nahuas et des Totonaques. En 1992, pour plaire à ses par­te­naires de l’ALÉNA, le gou­ver­ne­ment mexi­cain a adopté une nou­velle légis­la­tion minière.

Suite...
Article 25
L’Opposition ouvrière
(début 1921)

I. Les racines de l’Opposition ouvrière

Avant d’éclaircir les rai­sons de la rup­ture crois­sante entre l’Opposition ouvrière et le point de vue offi­ciel de nos diri­geants, il faut atti­rer l’attention sur deux points :

  1. L’Opposition ouvrière est issue du pro­lé­ta­riat indus­triel de la Russie sovié­tique. Elle n’est pas née seule­ment des condi­tions into­lé­rables de vie et de tra­vail où se trouvent sept mil­lions d’ouvriers ; elle est aussi le pro­duit de volte-face, des inco­hé­rences et même des dévia­tions que montre notre poli­tique sovié­tique, par rap­port aux prin­cipes de classe ini­tia­le­ment expri­més dans le pro­gramme communiste.
  2. L’Opposition n’est pas ori­gi­naire d’un centre par­ti­cu­lier, elle n’est pas le fruit d’une que­relle ou d’un anta­go­nisme per­son­nel, mais au contraire, elle s’étend à toute la Russie sovié­tique et ren­contre une audience réceptive.
Suite...
Article 24
Trente ans après la Révolution russe

La contre-révolution

Les années 1938-1939 marquent un nou­veau tour­nant déci­sif. À la faveur des « épu­ra­tions » impla­cables, la trans­for­ma­tion des ins­ti­tu­tions, comme celle des mœurs et des cadres de l’État encore dit sovié­tique, bien qu’il ne le soit plus du tout, s’est ache­vée. Un sys­tème par­fai­te­ment tota­li­taire en résulte puisque ses diri­geants sont les maîtres abso­lus de la vie sociale, éco­no­mique, poli­tique, spi­ri­tuelle du pays, l’individu et les masses ne jouis­sant en réa­lité d’aucun droit. 

Suite...
article 23
Victor Serge vit

Pourquoi un obscur écri­vain à la natio­na­lité dou­teuse et mort dans la plus totale indif­fé­rence à Mexico il y a 60 ans devrait-il vous inté­res­ser ? En tout cas, le pari est que vous lirez Serge bien­tôt, puisque l’un de ses prin­ci­paux romans, « L’affaire Toulaév», vient d’être réédité par Lux Éditeur qui devrait aussi, à l’automne pro­chain, repu­blier son auto­bio­gra­phie, « Mémoires d’un révolutionnaire ».

Suite...
article 22
1917, c’était la révolution

En février 1917, des mil­liers, puis des cen­taines de mil­liers de tra­vailleurs, en fait sur­tout, de tra­vailleuses, para­lysent les grands centres de la Russie. Devant les sol­dats venus les chas­ser, les mères et les grand-mères demandent la fin de l’horrible bou­che­rie qui s’appelle la Première Guerre mon­diale, du pain et aussi, la liberté, contre un régime dic­ta­to­rial qui dure depuis plus de 300 ans. Les sol­dats refusent de tirer dans le tas et bien­tôt, c’est la fin d’un régime. Après cet immense coup de ton­nerre, les pay­sans n’attendent per­sonne pour s’emparer des terres. Les ouvriers prennent les usines déser­tées par les patrons. Les sol­dats aban­donnent les tran­chées et reviennent à la maison avec leurs armes. C’est une immense fête de la liberté, mais aussi un grand chaos.

Suite...
La souveraineté du Québec et les peuples autochtones
3 octobre 2017
No. 18 - Hiver 2017

Pierre Trudel[1]

Premier ministre d’un gou­ver­ne­ment qui allait mettre tenir un réfé­ren­dum sur l’indépendance du Québec, René Lévesque orga­nisa en 1978 une ren­contre de plus de 100 chefs des Premières Nations avec des membres impor­tants de son conseil des ministres[2]. Ce texte vise à pré­sen­ter l’évolution de la poli­tique du Parti qué­bé­cois (PQ) sur la ques­tion du droit des peuples autoch­tones depuis les dis­cus­sions tenues en 1978 jusqu’à la poli­tique du nou­veau chef, Jean-François Lisée. Celui-ci, dans un livre publié en 2015, explique ce que devrait être la poli­tique de son parti dans l’éventualité d’un pro­chain réfé­ren­dum[3].

Suite...
Université populaire des NCS - 2017
La révolution numérique
Documents d'accompagnement pour les conférences sur la révolution numérique
1 septembre 2017
Conjonctures et actualités

Le dis­cours domi­nant nous promet à la fois la catas­trophe (des mil­lions d’emplois perdus) et le para­dis avec la fin des emplois dan­ge­reux, sales et rou­ti­niers. Un peu par­tout, les mou­ve­ments popu­laires se trouvent bous­cu­lés par la robo­ti­sa­tion, l’ubérisation et les nou­veaux dis­po­si­tifs de contrôle mena­çant nos droits. Que faire ? Quelles sont les alter­na­tives ? Comment défi­nir un agenda inclu­sif et pro­gres­siste pour ima­gi­ner l’utilisation de la tech­no­lo­gie au ser­vice du 99% ?

Suite...
Assemblée constituante
Une troisième voie
Pour une entente entre Québec solidaire et Option nationale
1 septembre 2017
Conjonctures et actualités

Pour dépas­ser le blo­cage poli­tique du Québec, plu­sieurs met­taient de l’avant, il y a quelques mois, l’idée d’une conver­gence entre le Parti qué­bé­cois et Québec soli­daire, projet que ce der­nier a rejeté en congrès. Malgré l’échec appa­rent d’une alliance des forces pro­gres­sistes et indé­pen­dan­tistes, Québec soli­daire (QS) a entamé des dis­cus­sions avec un autre parti indé­pen­dan­tiste, Option natio­nale (ON), en vue d’une fusion. On devrait connaître les résul­tats de ces pour­par­lers dans quelques semaines. La pierre d’achoppement de ces négo­cia­tions se situe d’ores et déjà sur les moda­li­tés de l’Assemblée consti­tuante (AC) qui est deve­nue la stra­té­gie d’accession à l’indépendance com­mune à l’ensemble du mou­ve­ment souverainiste.

Suite...
Réfugiés haïtiens
Les déportés de l’Empire

Fuyant les États-Unis de Donald Trump, les migrants haï­tiens deman­dant asile au Canada font la une de l’actualité aussi bien au Québec que dans les autres pro­vinces. La grande presse tout en affi­chant une cer­taine « com­pas­sion » à l’égard de ces com­pa­triotes donne l’impression qu’un nombre de plus en plus incal­cu­lable et incon­trô­lable de migrants « sur­tout haï­tiens » déferlent sur la fron­tière quo­ti­dien­ne­ment. Les jour­na­listes de droites, déma­gogues, xéno­phobes, racistes et autres « chiens de garde » du sys­tème, ont réagi dès les pre­mières arri­vées : ces gens-là seraient des « malades », des per­sonnes « peu qua­li­fiées», des « pro­fi­teurs du bien-être social», etc. Rapidement toute une série de repor­tages sont réa­li­sés pour mon­trer que ces deman­deurs d’asile fuient la misère, la faim, le dénue­ment, et qu’on ne pour­rait pas, par consé­quent leur octroyer le statut de réfu­gié. Des repor­teurs sont envoyés sur place en Haïti pour prou­ver que, sous Jovenel Moïse, le pays, malgré la pau­vreté ram­pante, fait des pro­grès au moins sur le plan de la sécurité.

Suite...