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Publications et événements
Numéro 19 - Hiver 2017
Lancement le 16 février 2018


Lancement du numéro 19.

Le 16 février pro­chain, nous allons lancer avec nos ami.e.s de Lutte Commune, à 19 h, à l’UQAM, salle A-2860, le der­nier numéro des NCS sur le syn­di­ca­lisme. Ce lan­ce­ment, qui pren­dra la forme d’une table ronde avec trois des auteur-e-s du dos­sier thé­ma­tique de ce numéro (Fanny Theurillat-Cloutier, Philippe Boudreau et Ghislaine Raymond), s’inscrit dans la pre­mière acti­vité du Camp de for­ma­tion de Lutte com­mune.

Toutes celles et ceux qui sont préoccupé.e.s par l’avenir du syn­di­ca­lisme sont bien­ve­nue.

Il ne faut pas man­quer cela !

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Articles récents

Numéro 18 - Automne 2017
Autochtones et société québécoise. Combattre ensemble
En librairie à compter du 15 septembre
6 août 2017
No. 18 - Automne 2017

Présentation du dossier thématique

Le but de ce dos­sier est de lever le voile sur les Autochtones au Canada et au Québec, ces « peuples invi­sibles » selon l’expression de Richard Desjardins afin de mieux com­prendre ce qui nous y lie et quelles soli­da­ri­tés il est néces­saire de tisser pour com­battre ensemble. Le dos­sier contient quatre sec­tions : la pre­mière expose les enjeux contem­po­rains de la ques­tion, la seconde retrace et remet en ques­tion l’histoire offi­cielle des rela­tions de l’État cana­dien et des Autochtones et sou­lève quelques aspects théo­riques dans l’analyse de cette ques­tion, la sui­vante décrit des luttes de résis­tance et la der­nière aborde cer­tains aspects de la culture des Autochtones.

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Notes de lecture
Building Global Labor Solidarity in a Time of Accelerating Globalization
23 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Kim Scipes (dir.),

Building Global Labor Solidarity in a Time of Accelerating Globalization,

Chicago, Haymarket Books, 2016

Cet ouvrage col­lec­tif dirigé par Kim Scipes, uni­ver­si­taire et mili­tant che­vronné, aborde les enjeux de l’internationalisme syn­di­cal à l’heure d’une mon­dia­li­sa­tion « accé­lé­rée ». Le ton est cri­tique et dia­lec­tique, dans la mesure où la mon­dia­li­sa­tion y est consi­dé­rée à la fois comme un ter­reau fer­tile pour le néo­li­bé­ra­lisme, mais aussi comme un vec­teur de résis­tance, en par­ti­cu­lier pour le mou­ve­ment syn­di­cal. Ce der­nier n’est d’ailleurs pas pris comme un bloc homo­gène et les auteur-e-s optent expli­ci­te­ment pour une ana­lyse pri­vi­lé­giant les syn­di­cats pro­gres­sistes et leur poten­tiel de créa­tion d’un inter­na­tio­na­lisme « par la base ». Le livre pro­pose sept études de cas en Amérique du Nord (États-Unis, Canada et Mexique), en Amérique latine et en Asie (Philippines et Bangladesh). Bien que l’ampleur et l’approche adop­tée dans chaque cha­pitre varient beau­coup, ils apportent tous une contri­bu­tion et des réflexions per­ti­nentes sur ces enjeux.

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Notes de lecture
L’âge des démagogues. Entretiens avec Chris Hedges
22 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Pierre-Luc Brisson,

L’âge des déma­gogues. Entretiens avec Chris Hedges,

Montréal, Lux, 2016

Ce livre de Chris Hedges a cer­tai­ne­ment connu un regain de popu­la­rité après l’élection de Donald Trump. Celui ou celle qui veut com­prendre ce qui s’est passé aux États-Unis peut trou­ver des élé­ments de réponses dans cette longue entre­vue que Hedges a accor­dée à l’essayiste qué­bé­cois Pierre-Luc Brisson. Y est rela­tée la pas­sion­nante tra­jec­toire de Hedges qui avait été remar­qué comme cor­res­pon­dant de guerre dans les années 1980 et 1990 : Hedges avait alors cou­vert les conflits en Amérique cen­trale, en Algérie, au Soudan, au Yémen, en Palestine et aussi dans l’ex-Yougoslavie. Journaliste réputé, cor­res­pon­dant au New York Times, sa tra­jec­toire a changé brus­que­ment après avoir dénoncé l’intervention mili­taire en Irak en 2003 lors d’une col­la­tion de grades au col­lège Rockford dans le mid­west. Il avait trans­formé son dis­cours pro­to­co­laire en dia­tribe contre George Bush et la guerre en Irak. « Nous nous embar­quons dans une occu­pa­tion qui, si on en croit les leçons de l’histoire, sera aussi dom­ma­geable pour nos âmes qu’elle le sera pour notre pres­tige, notre pou­voir et notre sécu­rité. » Cette dénon­cia­tion lui a valu d’être expulsé de l’évènement et d’être rabroué par son employeur, le New York Times, qu’il a quitté par la suite. Hedges, jusque-là jour­na­liste, devient alors essayiste et mili­tant. « Ma voix n’est plus enten­due dans les médias de masse tra­di­tion­nels, mais mes ouvrages conti­nuent de se frayer un chemin jusqu’à mes lec­teurs. » (p. 36) Depuis, Chris Hedges a publié des livres impor­tants comme la Mort de l’élite pro­gres­siste (Lux, 2012) et Jours de des­truc­tion et jours de révolte, avec le des­si­na­teur Joe Sacco (Futuropolis, 2012).

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Notes de lecture
The New Confessions of an Economic Hit Man
21 février 2018
No. 18 - Automne 2017

John Perkins,

The New Confessions of an Economic Hit Man, 2e edi­tion,

Oakland (Calif.), Berrett-Koehler Publishers, 2016[1]

The New Confessions of an Economic Hit Man est la réédi­tion revue et aug­men­tée d’un livre à succès publié en 2004. Mea-culpa d’un homme tor­turé par ses men­songes, il raconte l’histoire d’une pro­fes­sion secrète, celle d’assassin éco­no­mique (eco­no­mic hit man), essen­tielle à la domi­na­tion des États-Unis sur l’« empire global ». Cet empire, John Perkins le décrit comme une « cor­po­ra­to­cra­tie » sans lieu de com­plot cen­tral, une norme inté­grée par les chefs d’entreprises mul­ti­na­tio­nales éta­su­niennes qui, avec le concours de l’appareil sécu­ri­taire, auto­ri­se­raient toutes les ruses pour sou­te­nir l’enrichissement des élites éta­su­niennes aux dépens du reste de la pla­nète.

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Notes de lecture
À bas les tueurs d’oiseaux ! Michel Chartrand.
20 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Suzanne-G. Chartrand,

À bas les tueurs d’oiseaux ! Michel Chartrand.

Témoignages et réflexions sur son par­cours mili­tant,

Montréal, Didactica, c.é.f./Trois-Pistoles, Éditions Trois-Pistoles, 2016

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Notes de lecture
Survivre à l’offensive des riches
19 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Roméo Bouchard,

Survivre à l’offensive des riches,

Montréal, Écosociété, 2016

Voici un essai aussi acces­sible que pas­sion­nant qu’il faut faire lire à tous les étu­diants et les étu­diantes avant leur départ du cégep. Dans un texte de moins de 200 pages, le mili­tant éco­lo­giste et poli­tique, ex-prêtre, jour­na­liste, pro­fes­seur, essayiste, agri­cul­teur bio­lo­gique depuis 1975 et fon­da­teur de l’Union pay­sanne, dresse un état du monde… qué­bé­cois. À 80 ans, Roméo Bouchard voit l’urgence d’agir « pour nous, nos jeunes, le monde, la pla­nète ». Il nous offre un « guide de survie [qui] essaie de faire le point sur la situa­tion et sur le tra­vail à faire pour nous en sortir ». La grande qua­lité de ce tra­vail est sa lim­pi­dité, ce qui en fait un authen­tique ouvrage d’éducation poli­tique pour les non-spé­cia­listes des sciences sociales. Certains pour­ront, certes, lui repro­cher de man­quer de nuances et de ne pas citer toutes ses sources, mais cela permet une plus grande acces­si­bi­lité et accroit le plai­sir de la lec­ture. La thèse est simple et forte : « C’est notre modèle de déve­lop­pe­ment et notre modèle de démo­cra­tie qu’il fau­drait revoir en pro­fon­deur si nous vou­lons sur­vivre sur cette pla­nète » (p. 23).

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Notes de lecture
Cinq chantiers pour le Québec
18 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Institut de recherche et d’informations socio-éco­no­miques,

Cinq chan­tiers pour le Québec,

Montréal, Écosociété, 2016

Depuis la crise de 2008, des poli­tiques d’austérité sont impo­sées aux Québécoises et aux Québécois. En cou­pant dans les ser­vices publics au nom de l’atteinte du défi­cit zéro, le gou­ver­ne­ment du Québec semble avoir mis de côté la ques­tion du bien commun et du vivre-ensemble en dépos­sé­dant les classes défa­vo­ri­sées de ser­vices essen­tiels.

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Notes de lecture
Ce cauchemar qui n’en finit pas.
17 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Pierre Dardot et Christian Laval,

Ce cau­che­mar qui n’en finit pas. Comment le néo­li­bé­ra­lisme défait la démo­cra­tie,

Paris, La Découverte, 2016

Les auteurs, Dardot et Laval, sou­lignent le sen­ti­ment d’urgence qui a pré­sidé à l’écriture de ce livre dont l’essentiel porte sur l’analyse des méca­nismes par les­quels l’oligarchie néo­li­bé­rale est en train de détruire, à un rythme accé­léré, ce qui reste de la démo­cra­tie libé­rale. Malgré le carac­tère très sombre de leur ana­lyse du cau­che­mar néo­li­bé­ral, les auteurs estiment qu’il n’y a aucune fata­lité à ce que la régres­sion fas­ci­sante à laquelle on assiste un peu par­tout nous conduise iné­luc­ta­ble­ment à la catas­trophe. Ils abordent la ques­tion de l’élaboration d’une stra­té­gie de sortie du capi­ta­lisme dans la conclu­sion. Cette stra­té­gie devrait, selon eux, oppo­ser la logique du commun à la logique du capi­tal.

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Perspectives
L’État n’est pas un bloc monolithique, mais un champ stratégique
16 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Introduction

Dans le numéro pré­cé­dent des NCS, l’histoire com­plexe de la « ren­contre » entre démo­cra­tie et socia­lisme a été abor­dée. Évidemment, cette ques­tion ne date pas d’hier ! La démo­cra­tie arra­chée par les révo­lu­tions bour­geoises euro­péennes a été un avan­ce­ment pour les classes popu­laires. Peu à peu, l’espace des droits s’est élargi, y com­pris le droit d’association et de parole. Après maintes luttes, le droit de vote a été concédé à tous les hommes citoyens et, beau­coup plus tard, aux femmes. Dans le mou­ve­ment de déco­lo­ni­sa­tion, des peuples se sont libé­rés. Des acquis sociaux, notam­ment l’accès aux ser­vices publics, à la santé, à l’éducation, ont été gagnés, tou­jours après de longues luttes. Tout cela n’est pas rien.

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Perspectives
La révolution soviétique : 100 ans plus tard
15 février 2018
No. 18 - Automne 2017
Pierre Beaudet

Pierre Beaudet

En février 1917, une révo­lu­tion éclate à Petrograd et à Moscou. Un régime d’une dureté abso­lue, qui dure depuis 300 ans, tombe comme un châ­teau de cartes. Les révo­lu­tion­naires russes, qui luttent dans des condi­tions extrê­me­ment dif­fi­ciles, sont sur­pris comme tout le monde. La Russie et une grande partie du monde bas­culent alors dans une ère nou­velle.

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Le mouvement étudiant de 2015 : retour sur un échec
14 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Après l’incroyable effer­ves­cence du Printemps 2012, le gou­ver­ne­ment du Parti libé­ral du Québec (PLQ) était expulsé du pou­voir. Durant un bref inter­règne, le Parti qué­bé­cois (PQ) a réussi à dila­pi­der en grande partie le capi­tal d’appui qui l’avait mené au gou­ver­ne­ment. Lors du Sommet sur l’enseignement supé­rieur tenu dans la foulée de la grève étu­diante, la conclu­sion qui s’imposa fut d’indexer les frais de sco­la­rité. Les étu­diantes et les étu­diants furent plutôt désar­çon­nés par ce recul, d’autant plus qu’il y avait durant la même période une accen­tua­tion de la répres­sion dans les ins­ti­tu­tions post­se­con­daires. Par la suite, le PQ passa à l’offensive avec son projet de charte des valeurs, d’où décou­lèrent le cafouillage et la défaite élec­to­rale qui condui­sirent à remettre en selle le PLQ dès 2014, ce qui était d’autant plus trou­blant qu’il gagnait les élec­tions en se fai­sant l’apôtre du « chan­ge­ment » en tant que noyau uto­pique de l’idéologie du capi­ta­lisme néo­li­bé­ral. Plus tard, en 2015, le mou­ve­ment étu­diant a tenté de réani­mer la flamme du Printemps 2012, mais ce fut une défaite catas­tro­phique.

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