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Publications et événements
Numéro 21, Hiver 2019
Utopies et stratégies


Lancement

Montréal

  • Mercredi, 13 février 2019, à 18 h
  • Librairie Port de tête
  • 269, avenue du Mont-Royal Est (métro Mont-Royal)

En kiosque et en librairie

  • À comp­ter du 15 février

Présentation

Ce numéro des Nouveaux Cahiers du socia­lisme s’inscrit dans le sillon de la confé­rence La Grande Transition où une masse cri­tique de mili­tantes et de mili­tants intel­lec­tuels s’est mise à la tâche de com­prendre le monde qui s’esquisse à tra­vers les résis­tances et les ten­ta­tives de construire des contre-pou­voirs. Les débats ont été vifs, s’appuyant sur des enquêtes, des explo­ra­tions théo­riques et des bilans d’expériences extrê­me­ment riches.

Ce numéro veut en rendre compte.

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Articles récents

Les groupes populaires face à l’État
Du municipal au municipalisme
Histoire et théories
17 décembre 2018
No. 20 – Automne 2018

Les luttes régio­nales au Québec se déroulent prin­ci­pa­le­ment sur deux fronts. Le front éco­lo­gique vise à contrer les pro­jets d’exploration, d’exploitation et de trans­port des hydro­car­bures qui menacent les milieux de vie, tandis que le front éco­no­mique lutte contre le déman­tè­le­ment des outils de déve­lop­pe­ment local et régio­nal qui fra­gi­lise les com­mu­nau­tés face à l’État et aux grandes indus­tries. Loin d’être sépa­rées, ces mobi­li­sa­tions citoyennes se rejoignent dans un besoin commun de défendre les condi­tions d’existence des com­mu­nau­tés ter­ri­to­riales, et elles prennent une signi­fi­ca­tion par­ti­cu­lière à l’échelle muni­ci­pale. En effet, les villes et les vil­lages consti­tuent un ter­rain d’action pri­vi­lé­gié de ces mou­ve­ments sociaux, les­quels auraient avan­tage à déve­lop­per une stra­té­gie poli­tique visant la réap­pro­pria­tion démo­cra­tique des ins­ti­tu­tions locales.

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Les groupes populaires face à l’État
Que retenir de la lutte des garderies populaires ?
Histoire et théories
13 décembre 2018
No. 20 – Automne 2018

« Pour un réseau uni­ver­sel de gar­de­ries gra­tuites, finan­cées par l’État, mais contrô­lées conjoin­te­ment par les parents et par les tra­vailleuses ». Tel était l’objectif ambi­tieux for­mulé par celles et ceux ayant mis sur pied les pre­mières gar­de­ries popu­laires. Dans quelle mesure cet objec­tif a-t-il été atteint ? Où en sommes-nous cin­quante ans plus tard ?

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Les groupes populaires face à l’État
Les mouvements des femmes au Québec : acteurs incontournables de changement social
Histoire et théories
10 décembre 2018
Conjonctures et actualités

Depuis bien avant la Révolution tran­quille, les mou­ve­ments des femmes sont à l’origine de nom­breuses avan­cées sociales. En effet, les luttes pour les droits civiques et poli­tiques de toutes les femmes, contre la pau­vreté et les vio­lences envers elles, pour l’égalité, l’accès à la contra­cep­tion, au tra­vail ou à l’éducation se tra­duisent la plu­part du temps, après des com­bats épiques, en lois, poli­tiques, plans d’action, stra­té­gies (aide sociale, vio­lence conju­gale, agres­sions et exploi­ta­tion sexuelles, éga­lité, etc.) au fil des reven­di­ca­tions por­tées par les mou­ve­ments fémi­nistes et leurs alliés. Force est de consta­ter que les com­por­te­ments et la culture changent len­te­ment : ce n’est pas sans heurts que les femmes obtiennent ces avan­cées qui pro­fitent pour­tant à l’ensemble de la société. Leurs dis­cours dérangent. Malgré les efforts consen­tis et les gains réels, les pla­fonds de verre demeurent (dans l’emploi, les inéga­li­tés sala­riales, la retraite, la vio­lence, le mou­ve­ment #moiaussi, etc.). Les récents chan­ge­ments socio­po­li­tiques sont défa­vo­rables aux mou­ve­ments sociaux. Les mou­ve­ments des femmes doivent néces­sai­re­ment s’ajuster à ces nou­velles réa­li­tés, tant dans les pra­tiques qu’au niveau de l’analyse poli­tique. Cela implique une réflexion que nous par­ta­ge­rons ici.

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Les groupes populaires face à l’État
Regarder dans le rétroviseur pour mieux avancer… Les luttes urbaines d’aujourd’hui à hier
Histoire et théories
6 décembre 2018
No. 20 – Automne 2018

S’inscrivant dans la foulée du projet initié par le Front d’action poli­tique (FRAP) des sala­riés à Montréal et, aux yeux de cer­tains[1], à la suite d’une lutte élec­to­rale « sur­pre­nante » en novembre 1974, le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) est par­venu à faire élire 18 conseillers muni­ci­paux. Un fait signi­fi­ca­tif sur une scène poli­tique locale où la tra­di­tion des partis poli­tiques demeu­rait faible, face à un pou­voir incon­testé depuis qua­torze ans, celui du maire Jean Drapeau et de son « Parti civique », dont les seuls membres étaient les can­di­dats, voire les élus.

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Les groupes populaires face à l’État
La transformation sociale au cœur de la lutte pour la reconnaissance
Enjeux contemporains
3 décembre 2018
No. 20 – Automne 2018

C’est en 2001 que le gou­ver­ne­ment du Québec adopte la poli­tique inti­tu­lée L’action com­mu­nau­taire : une contri­bu­tion essen­tielle à l’exercice de la citoyen­neté et au déve­lop­pe­ment social du Québec[2]. Cette poli­tique était le résul­tat d’une longue lutte soli­daire pour la recon­nais­sance de l’action com­mu­nau­taire, sous le lea­der­ship du Comité avi­seur de l’action com­mu­nau­taire auto­nome. En dépit des enga­ge­ments pris en faveur du res­pect de l’autonomie et de la mis­sion de trans­for­ma­tion sociale des orga­nismes, le contenu de cette poli­tique n’a pas fait l’unanimité. Une partie du mou­ve­ment com­mu­nau­taire a craint de se retrou­ver inféodé aux prio­ri­tés de l’État. D’autres cepen­dant y ont vu un levier pour la pro­mo­tion de l’action com­mu­nau­taire auto­nome et de ses valeurs de jus­tice et de soli­da­rité sociale. Malgré cer­taines lacunes consta­tées dans sa mise en œuvre, elle a néan­moins permis à des mil­liers d’organismes d’action com­mu­nau­taire auto­nome de béné­fi­cier d’un finan­ce­ment en appui à leur mis­sion glo­bale.

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Les groupes populaires face à l’État
« Aider les pauvres » Les revers de la philanthropie[1]
Enjeux contemporains
29 novembre 2018
No. 20 – Automne 2018

À la fin des années 2000, l’arrivée de la Fondation Lucie et André Chagnon (FLAC) a sus­cité beau­coup de réac­tions dans l’espace média­tique et dans les milieux com­mu­nau­taires au Québec. La FLAC s’est rapi­de­ment asso­ciée à la dif­fu­sion d’idées et de pra­tiques phi­lan­thro­piques ou de fon­da­tions sup­po­sé­ment nou­velles, regrou­pées sous l’étiquette du « phi­lan­thro­ca­pi­ta­lisme » ou de la ven­ture phi­lan­thropy, géné­ra­le­ment défi­nies à partir de deux carac­té­ris­tiques. Ces fon­da­tions cher­chaient d’une part à faire nou­veauté, en se dif­fé­ren­ciant à la fois de pra­tiques plus anciennes, mais éga­le­ment de pra­tiques du sec­teur public. Inspirée par cer­taines fon­da­tions aux États-Unis et en Angleterre, la « nou­velle » phi­lan­thro­pie pro­po­sait une cri­tique sévère de l’efficacité des ser­vices publics, ceux-ci n’ayant pas fait la démons­tra­tion de leur capa­cité à solu­tion­ner les pro­blèmes sociaux[2]. Ces fon­da­tions devaient d’autre part impor­ter du savoir-faire et des modèles exté­rieurs à l’administration publique, venant notam­ment de la finance, pour opérer « un chan­ge­ment de para­digmes scien­ti­fiques et poli­tiques[3] » dans le domaine social. La « nou­velle » phi­lan­thro­pie intro­dui­sait ainsi la logique du capi­tal-risque, en cher­chant à « opti­mi­ser » le ren­de­ment des pro­jets qu’elle finance, à la manière de n’importe quel autre inves­tis­se­ment.

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Les groupes populaires face à l’État
Les organisations syndicales régionales peuvent-elles être des passerelles entre le mouvement ouvrier et le mouvement populaire ?
Enjeux contemporains
26 novembre 2018
No. 20 – Automne 2018

Dans les der­nières années, les appels à « renou­ve­ler le syn­di­ca­lisme » se sont mul­ti­pliés. Quand ils viennent de la gauche, ils cherchent géné­ra­le­ment à « repo­li­ti­ser » un mou­ve­ment qu’on consi­dère trop pris dans ses logiques de négo­cia­tion, engoncé dans un cadre juri­dique ne cor­res­pon­dant plus aux rap­ports de force du capi­ta­lisme mon­dia­lisé, et grippé par une logique bureau­cra­tique nui­sible à la démo­cra­tie syn­di­cale[2]. La ques­tion des alliances avec les autres mou­ve­ments sociaux et popu­laires prend sou­vent une place impor­tante dans ces réflexions. Le syn­di­ca­lisme aurait perdu sa place de « moteur » du mou­ve­ment social à partir duquel de larges coa­li­tions popu­laires pour­raient se former afin de pro­té­ger et conqué­rir de nou­veaux acquis face au capi­tal et à l’État.

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Les groupes populaires face à l’État
Écologistes et forestiers face à l’État Une histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean
Enjeux contemporains
22 novembre 2018
No. 20 – Automne 2018

En 1999, un docu­men­taire-choc, L’erreur boréale, dénonce les excès de l’industrie fores­tière sur le plan éco­lo­gique et social. C’est la bougie d’allumage d’un impor­tant mou­ve­ment popu­laire au Québec récla­mant la modi­fi­ca­tion d’un régime trop com­plai­sant à l’égard des entre­prises qui dominent cette indus­trie. Expression d’une indi­gna­tion géné­ra­li­sée, ce mou­ve­ment sus­cite l’adhésion d’acteurs de tous les hori­zons dont des éco­lo­gistes, des syn­di­cats, des groupes de défense régio­nale, des com­mu­nau­tés reli­gieuses et des orga­nismes autoch­tones. L’ampleur du mou­ve­ment démontre en fin de compte l’étendue de l’enjeu, qui ne se limite pas à la défense d’une res­source natu­relle pour ses attri­buts éco­lo­giques.

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Les groupes populaires face à l’État
Les mouvements populaires doivent prendre l’initiative contre le racisme systémique
Enjeux contemporains
19 novembre 2018
No. 20 – Automne 2018

Entrevue avec Will Prosper

En mai 2017, une cin­quan­taine de groupes popu­laires et de syn­di­cats ont créé la Table de concer­ta­tion contre le racisme sys­té­mique. L’initiative a vu le jour lorsque le gou­ver­ne­ment libé­ral a hon­teu­se­ment enterré le projet d’une com­mis­sion de l’Assemblée natio­nale qui devait explo­rer la pro­blé­ma­tique. Le Parti libé­ral a en effet jugé que ce ter­rain était glis­sant. La Coalition avenir Québec et le Parti qué­bé­cois sem­blaient en effet faire du kilo­mé­trage en accu­sant les libé­raux de faire du racisme « à l’envers », en fai­sant passer les Québécoises et les Québécois de souche comme une bande de racistes invé­té­rés. Québec soli­daire a été le seul à s’opposer à cet enter­re­ment de pre­mière classe d’une ques­tion qui devrait pour­tant être décor­ti­quée pour arri­ver à des solu­tions. Selon Will Prosper, l’un des ini­tia­teurs de cette démarche, le pro­blème empoi­sonne la société qué­bé­coise et plus encore, conta­mine les mou­ve­ments popu­laires.

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