Argentine, Brésil, Mexique dans la tourmente de la crise

Il n’y a pas encore très longtemps la plupart des économistes considéraient que les économies latino américaines étaient entrées dans une nouvelle phase : davantage de croissance que par le passé, moins de volatilité, une diminution des inégalités, une montée en puissance des bourses qualifiées d’émergentes et enfin, moins de vulnérabilité aux chocs extérieurs. Lorsque la crise financière est apparue avec la brutalité que l’on sait dans les pays développés, ces mêmes économistes ont pensé que ces économies ne seraient que peu affectées, que leur conjoncture serait « découplée » de celle des pays industrialisés et pour certains – les plus audacieux en matière d’optimisme aveugle – qu’elles pourraient faciliter la reprise des économies industrialisées grâce à leur croissance maintenue. Et puis au dernier trimestre de 2008 et tout au long des trois premiers mois de 2009, il a fallu déchanter.

Penser la lutte

Il y a 25 ans, Marx était traité comme un chien crevé dans le meilleur des mondes libéraux possibles. Son spectre souriant est aujourd’hui de retour. Son actualité est tout simplement celle du capital mondialisé.

Les défis de la transformation en Amérique du Sud

L’Amérique du Sud qu’on dit parfois «latine»[1] apparaît aujourd’hui comme le terrain de grandes mutations. Le changement le plus spectaculaire est au niveau politique. Après des décennies de gouvernements de droite et/ou de dictatures militaires, le pouvoir politique semble en effet basculer vers la gauche. Certes cette gauche est très différenciée, appartenant à des cultures politiques distinctes selon les pays, l’évolution sociale, l’histoire des partis, etc. Mais partout, la vague de fond est portée par le désir d’une plus grande justice sociale et d’une démocratie inclusive intégrant les divers secteurs de la population, y compris les catégories traditionnellement exclues (les pauvres urbains, les paysans, les autochtones, etc.).

L’intelligence en essaim.

Raphaël Canet est professeur remplaçant à la faculté des sciences sociales de l’université d’Ottawa (Canada) et cofondateur du collectif de recherche activiste AlterUQAM. Il est membre du secrétariat du Forum social québécois. Ses recherches portent sur la mouvance altermondialiste et la dynamique des forums sociaux, les mobilisations politiques dans les Amériques, la question des identités, les théories de la nation et du nationalisme, la citoyenneté et la gouvernance.

Le volontarisme de Sarkozy, c’est d’abord l’oppression des plus faibles

De quoi Alain Badiou est-il le nom ? D’une nouvelle utopie face à la crise du capitalisme ? Ou d’une dérive dangereuse de l’extrême gauche vers les vieilles lunes léninistes ? D’un pas en avant ou d’une terrible régression ? Une chose est sûre : à 72 ans, Alain Badiou est devenu une figure contestée, mais centrale, du débat intellectuel français, à la fois par ses travaux de philosophe et son engagement politique.

Mouvement des sans-terre : 25 ans d’obstination au Brésil

Le Mouvement des sans-terre (MST), dont l’auteur est membre de la direction nationale, célèbre cette année ses 25 ans d’existence. Du 21 au 24 janvier 2009, une grande réunion, rassemblant plus de 2000 personnes, a été organisée dans l’assentamento Novo Sarandi dans l’état du Rio Grande do Sul. Ce lieu a une signification historique forte puisque c’est le premier assentamento (occupation de terre légalisée à avoir été créé par le MST.

Le processus bolivarien : un projet alternatif en tension ?

Publié originellement dans Contretemps, janvier 2009. Entretien traduit de l’espagnol (vénézuélien) par Robert March. Edgardo Lander est professeur de sociologie à l’Université Centrale du Venezuela. Intellectuel...

Le Forum et le Réseau. Une analyse des modes de gouvernement des forums sociaux

Communication pour le colloque « Cultures et pratiques participatives : une perspective comparative » - LAIOS/AFSP — Congrès Marx International V - Section Sociologie – Paris-Sorbonne et Nanterre – 3/6 octobre 2007

Les 100 premiers jours de la présidence Obama :

Après les premiers mois de la présidence de Barack Obama, la comparaison avec F. D. Roosevelt se révèle toujours pertinente. Il paraît difficile de porter d’ores-et-déjà un jugement sur les actions du nouveau président, lorsque l’on a en mémoire que Roosevelt n’a véritablement enclenché le New Deal que 4 ans après son arrivée au pouvoir. Ce sont les mouvements sociaux et les mobilisations qui ont eu lieu lors de sa réélection qu’ils l’ont conduit à mettre en œuvre des politiques innovantes. Le début de son mandat fut assez frileux. Il n’y avait pas de sécurité sociale. Les droits des salariés n’ont été reconnus que sous la pression des syndicats et des mouvements populaires.

La crise commence

C’était prévisible : le moindre frémissement de la conjoncture allait être interprété comme le signal du début de la fin de la crise. Un trimestre de croissance non négative a suffi pour que les traders et les bonus repartent comme en quarante. On cherche à se rassurer comme on peut. Ainsi, l’institut patronal Rexecode souligne que « l’ajustement à la baisse des effectifs dans la phase récessive actuelle a été plus faible que celui qui avait été observé dans des précédentes phases récessives ».

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