« Le féminisme dans tous ses états »

Un coup d’envoi réussi

Par Mis en ligne le 02 juin 2011

Montréal, le 31 mai 2011 – Dans le cadre du lan­ce­ment des États géné­raux « Le fémi­nisme dans tous ses états », plus de 300 femmes en pro­ve­nance des quatre coins du Québec se sont réunies, ven­dredi et samedi der­niers, pour faire le point et enta­mer une démarche de réflexion sur le fémi­nisme de demain et ses enjeux. L’exercice s’échelonnera sur une période de deux ans. Toutes ont réaf­firmé l’importance de pour­suivre la lutte fémi­niste la qua­li­fiant d’on ne peut plus actuelle.

Au cours des ate­liers et en séance plé­nière, les par­ti­ci­pantes ont déploré l’idée trop répan­due que l’égalité homme femme est atteinte. Dans les faits, des inéga­li­tés per­sistent et des liber­tés res­tent à conqué­rir. Elles ont insisté sur la néces­sité de faire de cette éga­lité une réa­lité pour toutes. Dans un passé rela­ti­ve­ment récent, le mou­ve­ment des femmes lut­tait pour la recon­nais­sance de l’égalité des droits au plan légal. Aujourd’hui, les fémi­nistes se battent pour faire recon­naître le droit des femmes d’être maître de leur vie. Malgré les gains obte­nus, les par­ti­ci­pantes ont dénoncé plu­sieurs contraintes qui per­durent : l’image cor­po­relle sté­réo­ty­pée, la ségré­ga­tion sexuelle de l’emploi, le pla­fond de verre, le racisme et la xéno­pho­bie com­bi­nés au sexisme qui enferment des femmes dans des rôles peu relui­sants, les salaires trop bas, la vio­lence chez les ado­les­cents et dans les jeunes couples, la pau­vreté chez les aînées, la sur­mé­di­ca­li­sa­tion, etc.

L’un des gains les plus impor­tants iden­ti­fié par la majo­rité des par­ti­ci­pantes est qu’il soit main­te­nant pos­sible d’exister en soi, en dehors du rôle de mère. Par ailleurs, divers défis ont été iden­ti­fiés concer­nant la place de la femme dans la sphère fami­liale qu’il s’agisse, entre autres, du par­tage des tâches, de l’équilibre à atteindre entre tra­vail, études et vie fami­liale, de la recon­nais­sance sociale de la diver­sité des formes de familles.

De plus, les par­ti­ci­pantes ont fait état de leurs craintes face à la montée des fon­da­men­ta­lismes reli­gieux dans la vie publique et au sein du gou­ver­ne­ment cana­dien. Il n’est pas ques­tion pour elles de recu­ler sur leur droit de choi­sir quand elles sou­haitent être mère, sur leur droit à la contra­cep­tion et à l’avortement.

Les États géné­raux se poursuivent

Au moment du lan­ce­ment des tra­vaux des États géné­raux, vingt-quatre femmes ont été élues pour siéger au comité d’orientation qui gui­dera la démarche de réflexion qui se dérou­lera jusqu’à l’automne 2013, pour se ter­mi­ner alors avec un Forum des femmes. La pre­mière réunion du comité d’orientation aura lieu à Trois-Rivières, en sep­tembre pro­chain. Tout au long de ce pro­ces­sus de concer­ta­tion, des assem­blées publiques seront orga­ni­sées, de même que des tour­nées régio­nales. Les Québécoises seront invi­tées à par­ti­ci­per à la réflexion, notam­ment en com­men­tant des textes et des vidéos qui seront publiés via les médias sociaux.

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Pour infor­ma­tion : Catherine Duplantie, LCOM Communication, 1 877 393-3178 poste 202, 514 825-2553, cduplantie@​lcom.​qc.​ca

Source : Fédération des femmes du Québec

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