Laboratoire Amérique latine : hybridation, interdépendance et pouvoir constituant

Le renouveau attendu après l’élection de Barack Obama en Amérique du Nord, ne saurait faire oublier que les premiers vrais craquements de l’ordre néolibéral...

La social-démocratie telle qu’elle est

Qu’est-ce que la social-démocratie aujourd’hui ? Est-elle encore une force de « progrès » ancrée à gauche ou s’est-elle affranchie de son combat historique pour la justice sociale ? Un bref rappel de la trajectoire historique de ce mouvement politique s’avère nécessaire pour saisir la nature de la transformation social-démocrate depuis une vingtaine d’années.

L’espace restreint de la social-démocratie

Entrevue avec Georges Labica Quel bilan peut-on tirer des gestions social-démocrates en Europe après la seconde guerre mondiale ? Il convient de s’entendre sur ce...

La social-démocratie démasquée, la voie blairiste

Plus d’une année s’est écoulée depuis le départ de Tony Blair du 10 Downing street. Ce laps de temps procure le recul nécessaire pour...

La social-démocratie : chantiers et débats

Un texte publié récemment par Michel Doré, Marilyse Lapierre, Benoît Lévesque, Yves Vaillancourt se présente comme un appel pour « lancer un chantier pour...

L’héritage dilapidé de la gauche italienne

La gauche italienne a constitué sans doute l’un des plus larges et des plus importants mouvements populaires de l’Europe de l’Ouest, parmi ceux qui luttaient pour le changement social. Elle comprenait deux partis de masse ayant chacun sa propre histoire et sa propre culture, le Parti communiste (PCI) et le Parti socialiste (PSI), tous deux engagés dans la lutte pour dépasser, et non améliorer, le capitalisme. Cependant, l’alliance d’après-guerre entre le PCI et le PSI ne survit pas au boom des années 1950. En 1963, sous l’impulsion de Pietro Nenni, les socialistes entrent pour la première fois au gouvernement italien en tant que junior partner de la Démocratie Chrétienne. Le PSI entame ainsi le chemin qui va finalement conduire à Bettino Craxi, faisant du PCI le leader incontesté de l’opposition au régime démocrate-chrétien.

Iran : l’autre côté du miroir

La victoire contestée et contestable de Mahmoud Ahmadinejad aux élections présidentielles de la semaine passée en Iran laisse un goût amer pour beaucoup d’Iraniens qui espéraient la victoire du candidat de l’opposition Hossein Mousavi. On peut s’attendre à de nombreuses turbulences compte tenu du fait que, de toute évidence, cette élection a été l’objet d’une vaste fraude, et ce dans le contexte d’un régime autoritaire qui pratique ce qu’aucuns ont appelé une « démocrature » (une « semi » démocratie très influencée par une élite qui garde l’essentiel des pouvoirs). Cependant, pour mieux comprendre cette situation complexe, il faut regarder d’autres dimensions relativement négligées par les observateurs étrangers et qui permettent de comprendre la trame actuelle

Les nouveaux moutons de la Saint Jean Baptiste

Il y a trente ans, « notre » Saint-Patron dans sa version papier mâché était décapité sur la rue Sainte Catherine par de jeunes manifestants liés au Mouvement syndical politique, un regroupement de la gauche étudiante de l’époque. Symbole humiliant de notre asservissement, l’icône représentait tout ce qui devait être changé pour les jeunes et les moins jeunes en ces temps turbulents. Certes dérisoire, cette destruction faisait partie de la montée d’un mouvement social rebelle, insolent, contestataire. Mais aujourd’hui, le «petit» Baptiste revient par la porte de côté sous la forme d’un «nous» frileux, crispé, incapable de dire ce qu’il est et surtout pourquoi il se bat.

Le mouvement social devant le PQ de Pauline Marois

Depuis son intronisation comme cheffe du PQ, Pauline Marois s’acharne à réparer les pots cassés par son prédécesseur André Boisclair et à reconstruire son parti fortement affaibli depuis la dernière élection. D’emblée, la tâche est ardue. Relégué de peu comme troisième parti par la population, le PQ a perdu une grande partie de son membership, ponctuellement regonflé par la «vague» Boisclair dont on mesure avec le recul le caractère artificiel. Ses finances ne sont pas reluisantes. Le projet «historique» de souveraineté semble chambranlant. Les références social-démocrates, l’autre «pilier» du PQ, sont malmenées par des courants ascendants dans les cercles proches de l’establishment péquiste qui voudraient un recentrage «à droite». Mais à court terme en tout cas,  la conduite du PQ par Madame Marois semble porter fruits. D’une part, elle réussit en apparence au moins à maîtriser les turbulences internes. Nécessité oblige: le PQ reste un parti de gouvernement avec ce que ça implique sur le plan de la discipline et de la cohésion. D’autre part et c’est ce qui est sans doute le plus important, les sondages les plus récents indiquent une relative remontée de son parti. Est-ce donc une «mission accomplie» ? Peut-on penser que le PQ va se relancer bientôt à l’assaut du pouvoir et de ses projets fondamentaux ? Quelles sont les conséquences pour le mouvement social dont on connaît les affinités de longue date avec ce qui reste du parti  de René Lévesque ?

Syndicalisme ou rendement financier

Quelques semaines à peine après le scandale de son voyage en bateau avec l’homme d’affaires Tony Accurso, personnage qui, rappelons-le, bénéficie d’importants...

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