Le monde en 2020 : réveil du dragon, déclin de l’aigle, par Michael T. Klare (I/II)

Mis en ligne le 27 janvier 2010

La pre­mière décen­nie du siècle a vu se dérou­ler des trans­for­ma­tions majeures dans l’équilibre du monde. Les mou­ve­ments tec­to­niques que nous res­sen­tons tous augurent-ils d’un bas­cu­le­ment défi­ni­tif du centre de gra­vité global durant la décen­nie qui vient ? Michael T. Klare tente de répondre à cette ques­tion en ana­ly­sant les déve­lop­pe­ments pré­vi­sibles de l’affaiblissement des USA et de la montée en puis­sance de la Chine, que rien ne semble devoir ralen­tir.

par Michael T. Klare, Tom Dispatch, 6 jan­vier 2010

Alors que débute la deuxième décen­nie du XXIème siècle, nous nous trou­vons à l’un de ces moments, assez rares dans l’histoire, où des pas­sa­tions majeures de pou­voir deviennent visibles aux yeux de tous. Si la pre­mière décen­nie du siècle a vu des chan­ge­ments pro­fonds, le monde de 2009 res­sem­blait tout au moins un peu à celui de 1999 sur cer­tains points essen­tiels : les États-Unis sont restés la puis­sance mili­taire mon­diale suprême, le dollar la mon­naie domi­nante dans le monde, et l’OTAN la pre­mière alliance mili­taire, pour n’en citer que trois.

Toutefois, à la fin de la deuxième décen­nie, notre monde aura sans doute un aspect vrai­ment dif­fé­rent. Les trans­for­ma­tions consi­dé­rables dans les rap­ports de puis­sance dans le monde et le chan­ge­ment de régime impé­rial qui se des­sinent aujourd’hui seront beau­coup plus pro­non­cés en 2020, lorsque de nou­veaux acteurs, de nou­velles ten­dances, de nou­velles pré­oc­cu­pa­tions et de nou­velles ins­ti­tu­tions domi­ne­ront l’espace global. Ces trans­for­ma­tions sont la norme dans l’histoire, quelle que puisse être l’intensité dra­ma­tique avec laquelle nous les per­ce­vons.

Ce qui est moins habi­tuel – et repré­sente l’inconnue de cette deuxième décen­nie (et au delà) – c’est l’intervention de la pla­nète elle-même. Les per­tur­ba­tions et contre­coups, qui relèvent aujourd’hui de phé­no­mènes poli­tique, auront en 2020 une com­po­sante natu­relle. La nature est prête à ripos­ter de manière impré­vi­sible, et les effets pour­raient être très décon­cer­tants et peut-être même dévas­ta­teurs.

Quelles seront donc les carac­té­ris­tiques domi­nantes de la deuxième décen­nie du vingt et unième siècle ? Se livrer à des pré­vi­sions de ce genre pré­sente bien sûr un risque inhé­rent élevé, mais l’extrapolation des ten­dances actuelles permet de déga­ger quatre points clés pour cette deuxième décen­nie : la montée en puis­sance de la Chine, le (rela­tif) déclin des Etats-Unis, le déve­lop­pe­ment du rôle des pays du Sud et, enfin – peut-être le plus spec­ta­cu­laire – l’impact d’un envi­ron­ne­ment de plus en plus tur­bu­lent et la raré­fac­tion crois­sante des res­sources.

Commençons par les fac­teurs his­to­riques humains et nous abor­de­rons ensuite l’inconnue qu’est l’avenir de la pla­nète elle même.

Le réveil du Dragon

Que la Chine soit deve­nue une puis­sance mon­diale n’est plus sujet à dis­cus­sion. La nou­velle puis­sance acquise par ce pays était per­cep­tible au sommet sur le climat de Copenhague en décembre, lorsqu’il est devenu clair qu’aucun pro­grès signi­fi­ca­tif n’était pos­sible sur la ques­tion du réchauf­fe­ment de la pla­nète sans l’assentiment de Pékin. Son impor­tance crois­sante est éga­le­ment mani­feste dans la façon dont elle a réagi à la grande réces­sion, en déver­sant des mil­liards de dol­lars dans des pro­jets de relance éco­no­mique inté­rieure, évi­tant ainsi un ralen­tis­se­ment impor­tant de son éco­no­mie. Elle a éga­le­ment dépensé plu­sieurs dizaines de mil­liards pour les matières pre­mières et dans de nou­veaux inves­tis­se­ments en Afrique, en Amérique latine et Asie du Sud, aidant ainsi au redé­mar­rage éco­no­mique de ces régions.

Si la Chine est un géant éco­no­mique aujourd’hui, elle sera une loco­mo­tive en 2020. Selon le Département de l’Energie amé­ri­cain (DoE), le pro­duit inté­rieur brut de ce pays (PIB) pas­sera d’un mon­tant esti­ma­tif de 3 300 mil­liards de dol­lars en 2010 à 7 100 mil­liards de dol­lars en 2020 (en dol­lars constants de 2005). Son éco­no­mie aura alors dépassé toutes les autres, en dehors des États-Unis. En fait, son PIB devrait alors dépas­ser celui de tous les pays d’Afrique, d’Amérique latine et du Moyen-Orient réunis. Durant cette décen­nie, la Chine devrait constam­ment s’élever sur l’échelle du pro­grès tech­no­lo­gique, fabri­cant des pro­duits tou­jours plus sophis­ti­qués, y com­pris dans les éner­gies vertes et les sys­tèmes inno­vants de trans­port qui seront essen­tiels dans les futures éco­no­mies post-car­bone. Ces avan­cées lui pro­cu­re­ront un poids crois­sant dans les affaires inter­na­tio­nales.

La Chine va sur­ement uti­li­ser éga­le­ment sa richesse crois­sante et ses prouesses tech­no­lo­giques afin d’accroître sa puis­sance mili­taire. Selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), la Chine a déjà le deuxième plus gros budget mili­taire, bien que les 85 mil­liards de dol­lars qu’elle a consa­cré à ses forces armées en 2008 pèsent peu à côté des 607 mil­liards de dol­lars alloués par les États-Unis. En outre, ses forces res­tent tech­ni­que­ment frustes et ses arme­ments ne sont au niveau des équi­pe­ments modernes des États-Unis du japon et des euro­péens. Toutefois, cet écart se com­blera de façon signi­fi­ca­tive durant cette deuxième décen­nie, lorsque la Chine affec­tera plus de res­sources à sa moder­ni­sa­tion mili­taire.

La ques­tion cru­ciale est celle-ci : com­ment la Chine uti­li­sera-t-elle ce pou­voir accru pour atteindre ses objec­tifs ?

Jusqu’à pré­sent, les diri­geants chi­nois ont exercé cette force gran­dis­sante avec pru­dence, en évi­tant les com­por­te­ments qui sus­citent peur et la méfiance de la part de leurs voi­sins et par­te­naires éco­no­miques. Ils ont pri­vi­lé­gié l’emploi du pou­voir de l’argent et du « soft power » – la diplo­ma­tie vigou­reuse, l’aide au déve­lop­pe­ment, et les liens cultu­rels – pour culti­ver les rela­tions avec leurs amis et alliés. Mais la Chine va-t-elle conti­nuer à pour­suivre cette approche « har­mo­nieuse », non mena­çante, lorsqu’auront dimi­nué les risques inhé­rents à la pour­suite d’une poli­tique vigou­reuse de défense de ses inté­rêts natio­naux ? Cela semble peu pro­bable.

Une Chine plus affir­mée, lais­sant per­ce­voir ce que le Washington Post qua­li­fie d’ « arro­gance » était déjà évi­dente dans les der­niers mois de 2009, lors des réunions au sommet entre les pré­si­dents Barack Obama et Hu Jintao à Pékin et Copenhague. Dans les deux cas, la partie chi­noise n’a pas recher­ché un résul­tat « har­mo­nieux » : à Pékin, l’accès d’Obama à la presse a été res­treint et Hu Jintao a refusé de céder du ter­rain sur le Tibet ou sur des sanc­tions plus sévères contre l’Iran, qui est un par­te­naire com­mer­cial majeur en matière d’énergie ; à un moment cru­cial à Copenhague, la Chine a chargé des fonc­tion­naires subal­ternes de négo­cier avec Obama – une évi­dente indé­li­ca­tesse – et contraint à un com­pro­mis qui épargne à la Chine des limi­ta­tions contrai­gnantes sur les émis­sions de car­bone.

Si ces som­mets four­nissent une indi­ca­tion, les diri­geants chi­nois sont prêts à jouer de la diplo­ma­tie de la manière forte, en insis­tant sur le res­pect de leurs exi­gences fon­da­men­tales et en concé­dant peu, même sur des ques­tions d’importance secon­daire. La Chine sera de plus en plus capable d’agir de cette façon parce que le sort éco­no­mique de nom­breux pays est désor­mais lié à ses modes de consom­ma­tion et d’investissement – un rôle mon­dial cen­tral, aupa­ra­vant joué par les Etats-Unis – et parce que sa taille et son empla­ce­ment lui offrent une posi­tion domi­nante dans la région la plus dyna­mique de la pla­nète. En outre, durant la pre­mière décen­nie de ce siècle, les diri­geants chi­nois se sont avérés par­ti­cu­liè­re­ment aptes à entre­te­nir des liens avec les diri­geants des grands et petits pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine qui joue­ront un rôle tou­jours plus impor­tant en matière d’énergie et dans les affaires du monde.

À quelles fins la Chine uti­li­sera-t-elle son pou­voir gran­dis­sant ? Pour les hauts diri­geants de Pékin, trois objec­tifs seront sans aucun doute pri­mor­diaux : assu­rer la conti­nua­tion du mono­pole poli­tique du Parti com­mu­niste chi­nois (PCC), sou­te­nir le rythme rapide de crois­sance éco­no­mique qui jus­ti­fie sa posi­tion domi­nante, et réta­blir la gran­deur his­to­rique du pays. Ces trois objec­tifs sont en fait liés : Le PCC ne res­tera au pou­voir, estiment ses hauts diri­geants, que tant qu’il orches­trera la pour­suite de la crois­sance éco­no­mique et satis­fera les aspi­ra­tions natio­na­listes de l’opinion et du haut com­man­de­ment de l’Armée de Libération du Peuple. Tout ce que Pékin entre­prend, au plan natio­nal et inter­na­tio­nal, est adapté à ces objec­tifs. Lorsque le pays devien­dra plus fort, il uti­li­sera ses pou­voirs accrus pour façon­ner l’environnement mon­dial à son avan­tage, tout comme les États-Unis l’ont fait pen­dant si long­temps. Dans le cas de la Chine, cela signi­fie un monde lar­ge­ment ouvert aux impor­ta­tions de pro­duits chi­nois et aux inves­tis­se­ments qui per­mettent aux entre­prises chi­noises de s’approprier les res­sources mon­diales, tout en tablant de moins en moins sur le dollar US comme mon­naie d’échange inter­na­tio­nal.

Une ques­tion reste sans réponse : La Chine com­men­cera-t-elle à uti­li­ser sa puis­sance mili­taire gran­dis­sante ? Pékin le fera sans doute, tout au moins de manière indi­recte. En four­nis­sant des armes et des conseillers mili­taires à son réseau crois­sant d’alliés à l’étranger, la Chine mettra en place une pré­sence mili­taire dans des régions de plus en plus nom­breuses. Je soup­çonne que la Chine va conti­nuer d’éviter le recours à la force dans toute situa­tion qui pour­rait mener à une confron­ta­tion avec les grandes puis­sances occi­den­tales, mais elle pour­rait ne pas hési­ter à enga­ger son armée dans tout affron­te­ment de volon­tés natio­nales impli­quant les pays voi­sins. Une telle situa­tion pour­rait sur­ve­nir, par exemple, au sujet d’un dif­fé­rend mari­time pour le contrôle des eaux riches en éner­gie de la mer de Chine du Sud, ou bien en Asie cen­trale, si l’une des anciennes répu­bliques sovié­tiques deve­nait un havre pour les mili­tants ouï­ghours cher­chant à affai­blir le contrôle de la Chine sur la pro­vince du Xinjiang.

L’Aigle atter­rit

Tout comme la montée de la Chine est aujourd’hui un fait acquis, le déclin des États-Unis l’est éga­le­ment. On a beau­coup écrit sur la perte inévi­table de la pri­mauté de l’Amérique alors que le pays subit les consé­quences de sa mau­vaise ges­tion éco­no­mique et de son impé­ria­lisme trop étendu. Cette vision a été déve­lop­pée dans « Tendances Mondiales 2025 », une étude de pros­pec­tive stra­té­gique pour les pro­chaines décen­nies pré­pa­rée pour la future admi­nis­tra­tion Obama par le National Intelligence Council (NIC), filiale de la Central Intelligence Agency. « Bien que les États-Unis puissent rester l’acteur le plus puis­sant [en 2025], » le NIC y pré­voyait que « la force rela­tive des États-Unis – même dans le domaine mili­taire – va dimi­nuer et l’influence des USA sera plus limi­tée. »

Catastrophe impré­vue mise à part, les USA ne devraient tou­te­fois pas s’être appau­vris en 2020 ou avoir pris du retard tech­no­lo­gique. En fait, selon la pré­vi­sion la plus récente du Département de l’Energie, le PIB des USA en 2020 sera d’environ 17 500 mil­liards de dol­lars (en dol­lars de 2005), en aug­men­ta­tion de près d’un tiers par rap­port à aujourd’hui. En outre, cer­taines des ini­tia­tives déjà lan­cées par le pré­sident Obama pour sti­mu­ler le déve­lop­pe­ment des éner­gies nou­velles devraient com­men­cer à porter leurs fruits, pro­cu­rant sans doute aux États-Unis un avan­tage dans cer­taines tech­no­lo­gies vertes. Notons aussi que les États-Unis demeu­re­ront la pre­mière puis­sance mili­taire du globe, la Chine se situant loin der­rière, et aucun autre rival poten­tiel ne sera capable de mobi­li­ser des forces – ne serait-ce qu’au même niveau que la Chine – pour contes­ter la supré­ma­tie mili­taire des États-Unis.

Ce qui chan­gera, ce sera la posi­tion de l’Amérique par rap­port à la Chine et aux autres nations – et donc, bien sûr, sa capa­cité à domi­ner l’économie mon­diale et l’agenda poli­tique mon­dial. Toujours à partir des pro­jec­tions du DoE, on constate qu’en 2005, le PIB amé­ri­cain, d’une valeur de 12 400 mil­liards de dol­lars, sur­passe celui de toutes les nations d’Asie et d’Amérique du Sud réunies, y com­pris le Brésil, la Chine, l’Inde et le Japon. En 2020, le PIB com­biné de l’Asie et l’Amérique du Sud sera d’environ 40% supé­rieur à celui des États-Unis, et il croî­tra à un rythme beau­coup plus rapide. D’ici là, les États-Unis se seront bien plus endet­tés envers les pays étran­gers les plus sol­vables, notam­ment la Chine, pour trou­ver les fonds néces­saires pour finan­cer les défi­cits bud­gé­taires per­sis­tants causés par les guerres en Irak et en Afghanistan, le budget du Pentagone, le plan de relance fédé­ral, et l’absorption des « actifs toxiques » des banques et des entre­prises en dif­fi­culté.

On peut s’attendre à ce que dans une éco­no­mie mon­diale de plus en plus concur­ren­tielle, où les entre­prises amé­ri­caines voient se réduire leurs avan­tages, les pers­pec­tives pour les Américains ordi­naires seront net­te­ment plus sombres. Certains sec­teurs de l’économie et cer­taines régions du pays vont cer­tai­ne­ment conti­nuer à pros­pé­rer, mais d’autres vont subir le sort de Detroit, deve­nant sinis­trées éco­no­mi­que­ment et subis­sant un appau­vris­se­ment géné­ral. Pour de nom­breux Américains – peut-être la plu­part – le monde de 2020, pour­rait encore pro­cu­rer un niveau de vie bien supé­rieur à celui dont béné­fi­cie une grande partie de la pla­nète, mais les avan­tages que la plu­part des membres de la classe moyenne consi­dé­raient comme acquis – l’accès à l’université, des soins médi­caux rela­ti­ve­ment acces­sibles et abor­dables , les repas au res­tau­rant, les voyages à l’étranger – seront beau­coup moins aisés à se pro­cu­rer.

L’avantage mili­taire amé­ri­cain sera lui aussi bien plus remis en cause. Le coût colos­sal des désas­treuses guerres en Irak et en Afghanistan limi­tera la capa­cité de déployer d’importantes opé­ra­tions mili­taires à l’étranger. Il faut se sou­ve­nir que dans la pre­mière décen­nie de ce siècle, une pro­por­tion impor­tante des équi­pe­ments et des arme­ments de l’Armée et du Corps des Marines a été endom­ma­gée ou détruite dans ces guerres, et que les unités de combat elles-mêmes ont été dure­ment éprou­vées par de mul­tiples tours de ser­vice. La répa­ra­tion de ces dom­mages néces­si­tera au moins une décen­nie de calme rela­tif, qui n’est nulle part en vue.

Les contraintes crois­santes pesant sur la puis­sance amé­ri­caine ont été récem­ment recon­nues par le pré­sident Obama dans un cadre inso­lite, lors de son dis­cours à West Point annon­çant un ren­for­ce­ment des troupes en Afghanistan. Loin de pro­po­ser une expres­sion triom­pha­liste de la puis­sance amé­ri­caine et de sa pré­émi­nence, comme dans les dis­cours du pré­sident Bush sur la guerre en Irak, il s’agissait d’un aveu impli­cite de déclin. Faisant allu­sion à l’arrogance de son pré­dé­ces­seur, M. Obama a sou­li­gné que « nous avons échoué à faire la rela­tion entre notre sécu­rité natio­nale et notre éco­no­mie. Dans le sillage de la crise éco­no­mique, de trop nom­breux voi­sins et amis sont au chô­mage et luttent pour payer les fac­tures …. Dans le même temps, la concur­rence dans l’économie mon­diale est deve­nue plus féroce. Donc, nous ne pou­vons tout sim­ple­ment pas nous per­mettre d’ignorer le prix de ces guerres. »

Beaucoup ont choisi d’interpréter la déci­sion d’Obama d’envoyer de ren­forts en Afghanistan comme un nouvel exemple, typique du 20ème siècle, de la pro­pen­sion de l’Amérique à inter­ve­nir n’importe où sur la pla­nète à tout moment. Je la vois plutôt comme une mesure tem­po­raire des­ti­née à empê­cher l’effondrement total d’une entre­prise mili­taire mal conçue à une époque où les États-Unis sont de plus en plus obli­gés de comp­ter sur les moyens non mili­taires que sont la per­sua­sion et la coopé­ra­tion avec les alliés, quels que soient leur carac­tère. Le Président Obama a déclaré : « il va fal­loir être agile et précis dans notre uti­li­sa­tion de la puis­sance mili­taire …. Et nous ne pou­vons pas comp­ter sur la seule force mili­taire. » Cela sera de plus en plus sou­vent le mot d’ordre de pla­ni­fi­ca­tion stra­té­gique qui régira l’aigle amé­ri­cain sur le déclin.

A suivre

Michael T. Klare enseigne au Hampshire College. Il est l’auteur de : Rising Powers, Shrinking Planet : The New Geopolitics of Energy

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