SYNDICATS

Un mouvement en difficulté et une perspective de changement

Par Mis en ligne le 04 février 2011

Les syn­di­cats dans l’État cana­dien sont en dif­fi­culté. Il n’y a aucun signe que les syn­di­cats soient capables de construire un mou­ve­ment de masse pour s’opposer aux gou­ver­ne­ments cana­dien ou pro­vin­ciaux qui font payer aux gens ordi­naires les frais de la crise éco­no­mique mon­diale. En automne 2010 des mil­lions de tra­vailleurs des sec­teurs privé et public en France ainsi que des étu­diants sont sortis dans la rue, ont débrayé et ont bloqué des routes et l’entrée à des raf­fi­ne­ries de pétrole.

L’enjeu cen­tral de ce mou­ve­ment popu­laire, qui a duré plu­sieurs semaines, était l’attaque du gou­ver­ne­ment du pré­sident Nicolas Sarkozy contre le sys­tème public de pen­sions de retraite. En même temps, c’était aussi une pro­tes­ta­tion contre les poli­tiques injustes d’un gou­ver­ne­ment dirigé par le « pré­sident des riches. »

Pendant des semaines, les direc­tions des diverses cen­trales syn­di­cales sont res­tées unies en appui des pro­tes­ta­tions de masse. De nom­breux mili­tants de la base et les élus syn­di­caux les plus mili­tants ont tenté d’étendre et d’intensifier l’action directe. Les mani­fes­ta­tions et les grèves n’ont pas réussi à arrê­ter l’attaque contre les retraites. Mais le résul­tat n’était pas non plus une défaite, parce que le mou­ve­ment a beau­coup nui au gou­ver­ne­ment, tout en ren­for­çant le mou­ve­ment ouvrier.

Le contraste avec le mou­ve­ment ouvrier au Canada et le Québec est frap­pant. Les syn­di­cats ici sont en dif­fi­culté. Il n’y a aucun signe que les syn­di­cats soient capables de construire un mou­ve­ment de masse pour s’opposer aux gou­ver­ne­ments qui font payer aux gens ordi­naires les frais de la crise éco­no­mique mondiale.

Il est vrai que le nombre de tra­vailleurs syn­di­qués ne dimi­nue pas et que la baisse du taux de syn­di­ca­li­sa­tion a été lente ces der­nières années. La situa­tion n’est pas aussi grave qu’aux États-Unis, où le nombre de syn­di­qués et la den­sité syn­di­cale sont en baisse depuis des années. Au Canada, les ins­ti­tu­tions syn­di­cales sont res­tées géné­ra­le­ment stables, même si cer­tains syn­di­cats ont perdu un nombre impor­tant de membres et donc du revenu. (Par exemple, entre 2005 et 2009, les mises à pieds ont fait perdre aux TCA 40,000 de leurs 265,000 membres.) Cette sta­bi­lité rela­tive a contri­bué à aveu­gler cer­tains sec­teurs du mou­ve­ment quant à la situa­tion réelle.

Des signes de dégradation

Mais le nombre de membres et la den­sité ne se tra­duisent pas néces­sai­re­ment en dyna­misme et en puis­sance. Plus inquié­tants que la lente éro­sion du taux de syn­di­ca­li­sa­tion sont les signes qui les tra­vailleurs ont de plus en plus de dif­fi­culté à se servir des syn­di­cats comme orga­ni­sa­tions pour la pro­mo­tion de leurs inté­rêts col­lec­tifs. (J’écris qu’ils ont « plus de dif­fi­culté » parce qu’ils ont dû affron­ter des dif­fi­cul­tés impor­tantes sur ce front depuis les années 1940, quand les luttes ouvrières ont gagné de nou­veaux droits pour les syn­di­cats, mais accom­pa­gnés de nou­velles res­tric­tions sur l’activité syndicale.)

« Le mou­ve­ment est de plus en plus replié sur lui-même, de sorte que l’action se réduit à du lob­bying, » dit un initié du monde syn­di­cal. La bureau­cra­tie syn­di­cale (les élus et les fonc­tion­naires) est sou­vent pré­oc­cu­pée de la défense des syn­di­cats comme ins­ti­tu­tions. Un fonc­tion­naire du Syndicat des employés d’hôpital s’est exprimé de la manière sui­vante : « Il me semble qu’il y a vrai­ment un manque de soli­da­rité et de tout inté­rêt à repré­sen­ter les tra­vailleurs et la classe ouvrière par oppo­si­tion à la lutte pour la survie de l’organisation. Ainsi, je vois sou­vent que la prio­rité est la survie du syn­di­cat comme orga­ni­sa­tion au lieu du ren­for­ce­ment des droits des travailleurs. »

Cela a de nom­breuses réper­cus­sions néga­tives. Ainsi, les syn­di­cats font encore moins d’attention à ce que vivent la plu­part non-syn­di­qués sala­riés. Environ 20 % des hommes et 32 % des femmes, clas­si­fiés comme employés par Statistiques Canada, n’ont pas d’emplois per­ma­nents et à temps plein. Mais ces chiffres sous-estiment le pro­blème parce que cer­tains des clas­si­fiés comme « auto­nomes » sont en réa­lité des tra­vailleurs. Certains diri­geants syn­di­caux expriment du bout des lèvres une inquié­tude au sujet des tra­vailleurs pré­caires, mais l’action suit rare­ment. Seulement 23% des tra­vailleurs à temps par­tiel sont syn­di­qués, com­pa­ra­ti­ve­ment à 31 % des sala­riés à temps plein.

Les tra­vailleurs de cou­leur sont net­te­ment sous-repré­sen­tés dans les syn­di­qués, cela à un moment où la part des sala­riés qui subissent le racisme est plus grande que jamais. Cela a élargi l’écart entre les par­ties syn­di­quées et non syn­di­quées de la classe ouvrière. Il en va de même pour le déclin à 16% de la den­sité syn­di­cale du sec­teur privé qui emploie la plu­part des tra­vailleurs. La pré­do­mi­nance de tra­vailleurs plus âgés dans les syn­di­cats a éga­le­ment élargi la dis­tance entre de nom­breux tra­vailleurs et leurs syndicats.

Face à un patro­nat de plus en plus coriace, la plu­part des diri­geants syn­di­caux ont fini par accep­ter les conces­sions comme inévi­tables, au lieu des les voir comme répu­gnantes et à résis­ter tant que pos­sible. Cela a un impact impor­tant. Comme l’a dit Bruce Allen, vice-pré­sident de la sec­tion locale 199 des TCA, « les tra­vailleurs n’ont pas créé les syn­di­cats pour recu­ler », mais « pour défendre leur dignité, leurs gains et pour avan­cer quand c’est pos­sible. » L’attrait des syn­di­cats baisse lorsqu’ils font des conces­sions sans résistance.

Un pro­blème connexe est que les diri­geants syn­di­caux, sou­cieux à faire accep­ter les conces­sions par leurs membres, sont tentés à miner la démo­cra­tie syn­di­cale pour que les tra­vailleurs enté­rinent la « bonne » déci­sion. La démo­cra­tie syn­di­cale a, par consé­quent, souf­fert ces der­nières années.

Autre signe inquié­tant est la ten­dance des syn­di­cats à appuyer n’importe quelle force poli­tique qui semble repré­sen­ter un « moindre mal ». Il en résulte sou­vent un appui acri­tique aux partis (comme les Libéraux, le NPD dans cer­taines pro­vinces, le PQ et le BQ au Québec) et à des can­di­dats (comme l’ancien maire de Toronto David Miller) qui jouissent de l’appui du patro­nat. L’action poli­tique des syn­di­cats cherche rare­ment à ren­for­cer la classe ouvrière comme force indé­pen­dante pour la trans­for­ma­tion de la société. Cette norme mini­male de sou­tien au « moindre mal » a sa contre­par­tie dans la faible confiance des tra­vailleurs en la capa­cité des syn­di­cats de négo­cier des gains. Les deux phé­no­mènes montrent jusqu’à quel point les expec­ta­tions des tra­vailleurs ont été réduites par trois décen­nies d’offensive patro­nale et gouvernementale.

À mesure où la bureau­cra­tie syn­di­cale s’est repliée, sur elle-même, les divi­sions entre elle et les mili­tants des mou­ve­ments de jus­tice sociale se sont appro­fon­dis. C’était évident lors de la mobi­li­sa­tion contre le sommet du G-20 à Toronto en juin 2010, notam­ment quand Ken Georgetti, pré­sident de CTC, s’est empressé à condam­ner les attaques contre la pro­priété de la part de cer­tains mani­fes­tants, tandis que le CTC a tem­péré sa cri­tique de l’arrestation de quelques 1100 per­sonnes et n’a pas contesté les efforts de l’État de cri­mi­na­li­ser la dissidence.

Prises dans leur ensemble, ces ten­dances font preuve d’un pro­ces­sus de dégra­da­tion des syn­di­cats comme orga­ni­sa­tions du mou­ve­ment ouvrier. Ce pro­ces­sus est inégal, mais quand même réel.

Cela est impor­tant pour deux simples rai­sons. D’abord, les tra­vailleurs sala­riés et « auto­nomes » font face aujourd’hui par à patro­nat et à des gou­ver­ne­ments qui sont plus déci­dés que jamais à ren­for­cer les pro­fits et le pou­voir des entre­prises. Tout ce que les tra­vailleurs ont pré­sen­te­ment pour se défendre contre cette menace ce sont les syn­di­cats et de beau­coup plus petites orga­ni­sa­tions com­mu­nau­taires. Deuxièmement, ce sont les seules orga­ni­sa­tions exis­tantes qui offrent aux tra­vailleurs une pos­si­bi­lité quel­conque de chan­ger la société dans le sens de leurs besoins et de leurs intérêts.

Quel type de changement ?

Comment, alors, le mou­ve­ment ouvrier doit-il chan­ger ? Ceux qui aime­raient que nos orga­ni­sa­tions ouvrières mobi­lisent comme ont fait ceux de la France en automne 2010 doivent viser des chan­ge­ments du genre suivant :

Plus de démo­cra­tie. Si les membres ne contrôlent pas leurs propres syn­di­cats et leurs autres orga­ni­sa­tions, celles-ci vont tomber sous l’influence d’autrui – des fonc­tion­naires syn­di­caux, ou pire encore, des patrons. La puis­sance des orga­ni­sa­tions ouvrières, ont fait valoir Mike Parker et Martha Gruelle, « réside dans la par­ti­ci­pa­tion des membres, et cela prend la démo­cra­tie pour que les membres dési­rent s’engager. » Dans une orga­ni­sa­tion démo­cra­tique les tra­vailleurs acquièrent de nou­velles com­pé­tences et ren­forcent leur la confiance en eux-mêmes. Cela les encou­rage à se servir de leur pou­voir col­lec­tif. Une culture orga­ni­sa­tion­nelle qui incite les membres à s’exprimer, à poser des ques­tions dif­fi­ciles et à débattre de manière res­pec­tueuse est essen­tielle pour le mou­ve­ment. Les erreurs sont inévi­tables, mais dans une orga­ni­sa­tion démo­cra­tique les membres peuvent apprendre de leurs erreurs et appor­ter des modi­fi­ca­tions. Le titre du livre de Gruelle et Parker sur le renou­veau des syn­di­cats fait mouche : la démo­cra­tie est le pouvoir .

Plus de mili­tants. Pour que le mou­ve­ment se ren­force, il faut impli­quer plus de monde. Fernando Gapasin, qui milite dans les mou­ve­ments popu­laires aux États-Unis depuis de nom­breuses années, sou­tient qu’il y a deux clés à la mobi­li­sa­tion : les gens doivent être convain­cus de la néces­sité de chan­ger les choses ; et ils doivent croire que leur action contri­buera au résul­tat sou­haité. Des mili­tants effi­caces sont des orga­ni­sa­teurs qui peuvent apprendre à orga­ni­ser des autres. Ils « com­prennent que la mobi­li­sa­tion se fait une per­sonne à la fois. Il s’agit d’organiser les gens pour qu’ils orga­nisent d’autres. »

De meilleurs mili­tants. Le plus sou­vent la for­ma­tion syn­di­cale est consa­crée au trai­te­ment des griefs, aux cas d’arbitrage, à la négo­cia­tion. Mais les acti­vistes, qu’ils militent dans les syn­di­cats ou dans d’autres orga­ni­sa­tions popu­laires, ont besoin de plus que cela. Les mili­tants de la base doivent être capables de penser et d’agir de manière indé­pen­dante. Ce dont les mili­tants ont besoin pour mobi­li­ser démo­cra­ti­que­ment les gens ne peut s’apprendre en très grande partie que par l’expérience concrète, par essais et erreurs. Les leçons apprises dans les luttes doivent être partagées.

Mais il y a aussi beau­coup de choses qui ne s’apprennent pas seule­ment par l’expérience per­son­nelle (ou qui s’apprennent avec beau­coup de dif­fi­culté), y com­pris les rouages du sys­tème capi­ta­liste, les des­seins des employeurs et des gou­ver­ne­ments, les diverses formes d’oppression et l’histoire du mou­ve­ment. Tout cela demande une for­ma­tion dif­fé­rente de ce qu’offrent la plu­part de pro­grammes de for­ma­tion syndicale.

Du lea­der­ship qui émane de la base et qui reflète la classe ouvrière. La couche mili­tante dans les lieux de tra­vail et dans les com­mu­nau­tés devrait être aussi variée en termes de genre, d’identité eth­no­ra­ciale, de sexua­lité et de pro­fes­sion que la classe ouvrière elle-même.

Plus d’action. Les méthodes mili­tantes sont actives et offen­sives, comme les grèves tenaces, les occu­pa­tions et les autres formes d’action directe. Le mili­tan­tisme ne veut pas dire la vio­lence – contrai­re­ment à ce que nous disent les médias pro­pa­tro­naux. Il s’agit de l’emploi de moyens qui per­mettent d’atteindre les buts. Le radi­ca­lisme, par contre, porte sur les fins.

Plus radi­ca­lisme. Sam Gindin a dit : « L’adversaire s’est rendu compte que … les choix sont pola­ri­sés : pour défendre leurs pri­vi­lèges, ils ont conclu qu’il faut être plus radi­cal. Nous devons apprendre la même leçon radi­cale, mais, évi­dem­ment, de notre propre pers­pec­tive. » Être radi­cal ne signi­fie pas recou­rir à la vio­lence ou tomber dans l’irrationnel. Il s’agit d’identifier les causes pro­fondes des pro­blèmes et d’oeuvrer pour des chan­ge­ments fon­da­men­taux dans l’organisation de la société.

Plus d’indépendance. Il faut que les tra­vailleurs com­prennent que leurs inté­rêts et ceux de la classe domi­nante sont fon­da­men­ta­le­ment anta­go­niques. Il s’ensuit que les orga­ni­sa­tions ouvrières doivent essayer d’être aussi indé­pen­dantes que pos­sible des patrons, du sys­tème juri­dique et des partis poli­tiques existants.

Un enga­ge­ment envers la mobi­li­sa­tion et l’organisation de l’ensemble de la classe ouvrière. Comme l’a dit Winnie Ng, « nous ne pou­vons pas per­mettre que la divi­sion arti­fi­cielle entre syn­di­qués et non-syn­di­qués nous empêche de conce­voir et de recons­truire une com­mu­nauté où per­sonne ne se défen­drait seul : [il faut] un mou­ve­ment d’espoir, de jus­tice et de soli­da­rité « . On ne peut pas se concen­trer étroi­te­ment sur son propre syn­di­cat, sur les tra­vailleurs syn­di­qués, sur les sala­riés à faible revenu, ou sur toute sec­tion par­ti­cu­lière de la classe ouvrière. Cette classe est large, diverse et frag­men­tée. Le but devrait être la créa­tion d’un mou­ve­ment de tous les tra­vailleurs et pour tous les tra­vailleurs. Cela ne peut se faire par les seuls syn­di­cats. Il est essen­tiel que les syn­di­cats sou­tiennent et col­la­borent avec les orga­ni­sa­tions com­mu­nau­taires, y com­pris les centres de tra­vailleurs dont la prio­rité est les sala­riés au bas de l’échelle.

Une soli­da­rité plus pro­fonde et plus englo­bante. Puisque la classe ouvrière est divi­sée de nom­breuses manières, la soli­da­rité doit être acti­ve­ment construite. La vieille devise syn­di­cale « un mal fait à un est un mal fait à tous » doit cesser d’être de la simple rhé­to­rique. Certaines des divi­sions pro­viennent prin­ci­pa­le­ment de la façon dont l’emploi est struc­turé. Un exemple est la divi­sion entre sec­teurs public et privé. D’autres divi­sions sont liées au racisme, au sexisme et aux autres formes d’oppression. Les tra­vailleurs qui appar­tiennent à des groupes de la société qui sont pri­vi­lé­giés ont une res­pon­sa­bi­lité par­ti­cu­lière à tendre la main de la soli­da­rité aux autres. Par exemple, les tra­vailleurs blancs ne souffrent pas de racisme. Pour construire l’unité entre les tra­vailleurs blancs et ceux qui sont direc­te­ment tou­chés par le racisme, les pre­miers doivent se former au sujet du racisme et le com­battre. Pour construire la soli­da­rité, il faut aussi que les syn­di­qués sou­tiennent les luttes pour la jus­tice sociale des gens qui ne sont pas orga­ni­sés consciem­ment en tant que tra­vailleurs (même si la plu­part d’entre eux font pro­ba­ble­ment partie de la classe ouvrière). De tels exemples sont les cam­pagnes pour réduire les émis­sions de gaz à effet de serre, pour finir avec la vio­lence faite aux femmes, pour gagner le statut de résident per­ma­nent pour les immi­grants sans statut. La soli­da­rité doit aussi s’étendre aux luttes contre l’oppression par des gens qui ne font pas partie de la classe ouvrière – par exemple, les autoch­tones qui défendent leurs terres ances­trales contre l’empiétement par les entre­prises. Enfin, la soli­da­rité doit aussi être inter­na­tio­nale. L’ensemble de ces chan­ge­ments signi­fie plus que le renou­veau du mou­ve­ment ouvrier. Il s’agit de réin­ven­ter le mou­ve­ment ouvrier.

Peu de gens, même sur la gauche, endossent pré­sen­te­ment un tel objec­tif. Mais ceux d’entre nous qui le font doivent se mettre à dis­cu­ter sérieu­se­ment de l’état du mou­ve­ment et de com­ment contri­buer, même par des gestes modestes, à sa réin­ven­tion. Il est cru­cial que nos efforts partent de la façon dont les tra­vailleurs s’organisent et résistent aujourd’hui, et non pas de la vision d’un autre de mou­ve­ment, tel qu’esquissé ci-dessus. De petits pas pris par des radi­caux qui tra­vaillent ensemble avec des autres qui veulent lutter de manière plus effi­cace ont plus de poten­tiel que des ini­tia­tives radi­cales isolées.

Cet article est basé sur le livre de l’auteur de Canadian Labour in Crisis : Reinventing the Workers Movement, à paraitre en 2011.

(tra­duit par David Mandel)

Les commentaires sont fermés.