Oscillations et dérives des représentations dans l’œuvre de Slavoj Zizek

Slavoj Zizek, philosophe largement médiatisé en Europe, a le mérite de ramener la critique marxiste à l’ordre du jour. Toutefois, malgré son indéniable originalité, son oeuvre comporte certaines dérives qu’il convient de relever. Son intérêt pour le concept de représentation marchande et la révolution nous incite à revenir sur l’interprétation et le sens de la philosophie marxiste à l’aide d’autres intellectuels marxistes comme Ernst Bloch et Herbert Marcuse. En partant de la mécanique du désir, comme noyau ontologique des représentations, Zizek nous entraine vers d’inquiétantes dérives autoritaristes qui nous éloignent de la recherche d’un socialisme réellement démocratique, progressiste et résolument tourné vers l’avenir.

Syndicalisme ou rendement financier

Quelques semaines à peine après le scandale de son voyage en bateau avec l’homme d’affaires Tony Accurso, personnage qui, rappelons-le, bénéficie d’importants...

Lancement des Nouveaux Cahiers du socialisme

Une nouvelle revue de gauche Vous êtes cordialement invité-es au lancement des Nouveaux Cahiers du socialisme Au bar L’Absynthe 1738, rue St-Denis (coin Ontario) à Montréal Le 19...

La Presse et le lancer de soulier

Le monde entier en rigole encore. Même aux États-Unis, pays de la présidence impériale, on discute ferme, sourire en coin,  du bien fondé du geste...

Québec solidaire après les élections

Tout le monde aura célébré la belle victoire d’Amir le 8 décembre. C’est une opportunité extraordinaire pour percer le mur du silence et surtout pour faire connaître les propositions de QS via notre super co-porte parole. On imagine ce qu’on aurait pu faire avec un tandem Amir – Françoise. Mais cela sera pour la prochaine fois. En attendant, il importe de faire un bilan lucide sur la performance de QS lors des dernières élections et de voir ce que cela nous indique pour l’avenir.

Autour de la victoire de Québec Solidaire dans Mercier

Il fallait s’y attendre. À peine les résultats proclamés que des savants analystes, les mêmes qui ne prévoyaient qu’une seule chaude lutte à Montréal (Crémazie), nous fournissent leurs explications en trompe l’oeil.

La victoire d’Amir, cette surprise, serait un accident attribuable en autre à la faiblesse du taux de participation, voir un épiphénomène propre à cette étrange sociologie du Plateau Mont-Royal. Après le mystère conservateur de Québec, nous voilà doté d’un autre gadget du prêt à penser: l’unicité des étranges habitants de la non moins bizarre république de Mercier. Certes cette circonscription possède sa sociologie propre. Plus jeune et très nettement plus scolarisée que la moyenne nationale, la population de Mercier présente toutefois un revenu médian que très légèrement supérieur à la moyenne tout en présentant néanmoins d’importants secteurs de pauvreté. S’il est exact d’affirmer que cette circonscription compte un grand nombre de travailleurs et travailleuses de la culture, plusieurs s’empressent de conclure au caractère radicalement atypique de cette population et de l’étrangeté de son vote. Comme une façon subtile de délégitimer un choix.

«Vous savez, …les artistes… ces pelleteux de nuage…».

Dehors les voyous !

La possibilité d’un renversement du gouvernement minoritaire crée une «tempête politique» au Canada, disent les commentateurs. Vraiment ? À notre avis, la tempête s’appelle Stephen Harper et son projet néoconservateur. Réélu il y a peu de temps mais toujours minoritaire, Stephen Harper se révèle égal à lui-même. « Révolutionnaire » de droite sans les moyens de provoquer les bouleversements dont il rêve, il bafouille avec la crise économique dont il nie l’existence. Autant dire qu’il ne neigera pas cet hiver … Il y a comme une fenêtre d’opportunité dans ce qui prend l’allure d’une crise politique inédite … Est-ce  l’opposition peut avoir le courage, la générosité et la capacité de le renverser et de mettre de l’avant une alternative. ? On serait portés à dire, comme les Argentins il y a quelques années, « Dehors les voyous ! »

Dans l’œil du cyclone

Après les secousses financières du mois de septembre qui ont entraîné l’écroulement des grandes banques d’affaires américaines, la crise s’est propagée à l’économie réelle. Si l’actualité a été dominée par la chute en cascade des valeurs boursières en octobre et en novembre, les mauvaises nouvelles économiques prennent désormais de plus en plus de place. Ce n’est pas tant le repli de l’activité économique qui surprend, car tous s’y attendaient, mais la rapidité de la dégradation de la situation, son amplitude et son caractère mondial. On est pris d’un certain vertige devant ce phénomène qui pourrait se transformer en l’une des pires crises économiques.

Mentir et menacer : La stratégie des dominants face à l’élection du 8 décembre

Pendant que la soporifique campagne électorale bat son cours, plusieurs s’interrogent. Le désintérêt est marqué au point où on se demande qui va aller voter le 8 décembre. Certes, Jean Charest a concocté une stratégie qui semble gagnante : endormir tout le monde et ne pas faire aucune vague de façon à désarmer ses adversaires, et miser sur un faible taux de participation électorale où s’abstiendront les critiques et les dissidents de toutes sortes.

1873, la véritable grande dépression

La référence en matière de crise est aujourd’hui fournie par 1929. L’historien Scott Reynolds Nelson, dont la mémoire est par nature plus longue que celle des médias, nous rappelle le précédent de 1873, qui pour lui est l’archétype de la grande dépression née d’une bulle de crédit, et dans laquelle il voit de nombreux parallèles avec la situation actuelle. Reynolds met également en garde contre les conséquences de ces crises dévastatrices. A l’époque, la recherche de boucs émissaires avait provoqué une recrudescence de l’antisémitisme et allumé des pogroms en Europe de l’est.

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