La question du commun : avant, avec et après Marx
NOTE DE LECTURE. Denis Collin, Le cauchemar de Marx – Le capitalisme est-il une histoire sans fin ?, Max Milo, 2009. 29 Mai 2009.
C’est un ouvrage fort intéressant que nous avons là, écrit de manière simple et accessible sans pour autant tomber dans le simplisme. Se situant en dehors des luttes d’école, ne cherchant pas à « sauver Marx » mais à en tirer le meilleur pour penser la situation actuelle, l’ouvrage de Denis Collin mérite qu’on s’y attarde et peut utilement servir de matière à débat pour savoir comment sortir de la situation dans laquelle le capitalisme nous a mis. Après le capitalisme, la vie !
Y a-t-il une vie après le capitalisme ? De nos jours, la réponse quasiment spontanée est négative. L’histoire est « finie », au sens...
Le travail sous la toise de la crise du capitalisme
La crise du capitalisme – dont l’origine est bien antérieure à l’effondrement récent de la finance internationale - devrait être le prétexte de remises en cause tant théoriques que pratiques afin de commencer à construire une société plus juste et plus écologique. En ces temps de basses eaux du mouvement social c’est au contraire l’exacerbation des causes du « malheur » capitaliste qui l’emportent. La question du travail est à cet égard l’un des exemples les plus significatifs de la soumission des individus à des impératifs qui leur échappent.
1983 : Grenade et la restauration de l’ordre capitaliste mondial,
Il y a 30 ans, le 13 mars 1979, la première révolution de Noir-es anglophones réussissait à renverser le régime néocolonial de Sir Eric...
Nous pouvons vaincre l’économie libérale
Samir Amin est actuellement sans doute un des critiques marxistes les plus féconds du système économique libéral. Ancré dans le tiers-monde: ceci explique cela. Il a récemment accordé une interview à Åke Kilander pour le magazine suédois FiB/K (n°2, février 2006). Elle condense l'analyse qu'il fait du « capitalisme réellement existant » et de ses multiples « discours idéologiques d'accompagnement ». Et elle propose deux tâches immédiates pour réaliser l'unité mondiale des travailleurs: mettre en échec le projet de contrôle militaire planétaire des USA et vaincre l'économie libérale. Nous avons jugé important de traduire ce texte afin qu'il connaisse une large diffusion.
UQAM la Rouge
Quand je discute avec des baby boomers progressistes ou avec des personnes ayant milité durant les années 1970, on me dit souvent qu’à l’échelle du Québec, les années 1980, c’est la décennie perdue, la décennie la plus sombre pour la gauche, pour les mouvements sociaux, bref, pour les grandes luttes visant la transformation sociale. Probablement que ces personnes ont en tête la grave récession de 1981-1982 et la terrible réorganisation économique subséquente faite sur le dos des travailleuses et des travailleurs. Elles doivent songer aussi à l’échec référendaire de 1980, suivi de l’infâme rapatriement constitutionnel de 1982, puis de la confusion dans laquelle sera plongé le PQ avec son « beau risque ». J’imagine qu’elles pensent aussi à la dissolution des organisations marxistes-léninistes En lutte ! et PCO. Sans compter l’abominable raclée qu’ont mangée les syndicats du secteur public et parapublic en 1982-1983, raclée dont ils ne se sont pas encore remis d’ailleurs. C’est vrai que décrit comme ça, a posteriori, le portrait laisse songeur. Toutefois, sur le coup, je ne l’ai jamais vécu de cette façon-là. Les militantEs du mouvement étudiant non plus.
Retour sur la crise de 1929
Chronique d’un Krach
Une chronologie succincte
Nous pouvons distinguer trois phases. La première est proprement américaine. Le sommet de l’activité est situé en août 1929. Le...
La dénaturation de l’université
L’UQAM a fêté récemment ses quarante ans dans un climat de crise. La mégalomanie immobilière et la mauvaise gestion avaient laissé l’université avec un déficit monstre, et plusieurs craignaient des plans de redressement qui exigeraient de liquider la mission de l’institution sur l’autel de la « saine gestion ». Les professeur-e-s, qui refusaient de payer pour les erreurs de l’administration, se sont lancé-e-s dans une grève à l’issue de laquelle leurs conditions de travail ont été améliorées et leur nombre augmenté par des embauches. Faut-il crier victoire?
Think big, ou les oligopoles universitaires
Les 5 universités canadiennes à plus fort "volume" de recherche ("The big five") appellent à la création de deux classes d'universités qui leur assureraient la part du lion du financement de la recherche. L'éditorial de Marie-Andrée Chouinard critique à juste titre ce modèle d'universités à deux vitesses, où l'innovation technico-économique serait privilégiée au détriment de la démocratisation du savoir, et la recherche à l’enseignement. Il omet cependant de s’opposer à la logique compétitive de l’économie du savoir comme telle, alors que c’est elle qui est à la source du projet inégalitaire des grandes universités canadiennes.
Eric Martin
Le management contre la pensée
Ce 17 août, à l’Assemblée nationale, a eu lieu le dépôt des mémoires dans le cadre de la consultation sur les projets de loi 38 et 44 sur la gouvernance des cégeps et des universités. L’opposition à ces projets de loi s’appuie le plus souvent sur une défense de la collégialité et de la démocratie. Pourtant, ces principes, tout en demeurant essentiels au bon fonctionnement d’une université, ne peuvent à eux seuls empêcher le processus d’érosion de la mission de l’éducation supérieure, déjà bien entamé. Il importe, à cette égard, de poser à nouveau clairement la question de la finalité des nos institutions d’enseignement. Servent-elles le développement économique ou la transmission de connaissance?





