Campagne pour sécuriser et augmenter les revenus de retraite de tout le monde

Une retraite à l’abri des soucis

Par Mis en ligne le 30 janvier 2012

Campagne de la FTQ et de ses partenaires pour sécuriser et augmenter les revenus de retraite de tout le monde.

« Le sys­tème qué­bé­cois de sécu­rité du revenu à la retraite a des failles, il y a trop de pauvres à la retraite, les femmes plus que les hommes ; tous et toutes ont le droit de vieillir dans la dignité »  – Michel Arsenault, pré­sident de la FTQ

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MONTRÉAL, le 24 oct. /​CNW/​Telbec/​FTQ/​FFQ – Avec plu­sieurs groupes de la société civile, la Fédération des tra­vailleurs et tra­vailleuses du Québec (FTQ), lance une vaste cam­pagne dans le but d’améliorer les reve­nus à la retraite. Il est urgent d’agir, 38 % de la popu­la­tion n’a aucun régime de retraite autre que ceux pro­ve­nant du gou­ver­ne­ment fédé­ral et de la Régie des rentes du Québec (RRQ).

La RRQ rem­place envi­ron 25 % du revenu annuel moyen sur lequel les tra­vailleurs et les tra­vailleuses ont cotisé. Par exemple, en 2008, la Régie des rentes du Québec a versé une rente men­suelle moyenne de 532 $ (6384$ par an) aux hommes et 336 $ (4032$ par an) aux femmes. C’est net­te­ment insuf­fi­sant. Il faut dou­bler la rente à la retraite pour la faire passer de 25% à 50% du revenu de tra­vail et aug­men­ter le salaire cou­vert au même niveau que celui cou­vert par la CSST ou le Régime qué­bé­cois d’assurance paren­tale. Toutefois, afin de finan­cer adé­qua­te­ment cette amé­lio­ra­tion et assu­rer l’équité inter­gé­né­ra­tion­nelle du Régime, nous pro­po­sons que ces hausses entrent pro­gres­si­ve­ment en vigueur et que la hausse de coti­sa­tion soit étalée sur un hori­zon de 7 ans.

« Collectivement, nous n’avons pas le droit de lais­ser ceux et celles qui ont construit le Québec vivre dans la pau­vreté lorsque vient la retraite. La FTQ réclame entre autres du gou­ver­ne­ment conser­va­teur une hausse mini­male immé­diate de 15 % du Supplément de revenu garanti et l’inscription auto­ma­tique à ce pro­gramme. Le vol de nos aînés par Ottawa, c’est assez », a affirmé le pré­sident de la FTQ, Michel Arsenault.

Pas juste une cam­pagne syn­di­cale

Les groupes qui se joignent à cette cam­pagne sans pré­cé­dent :

Pour les par­te­naires de la FTQ dans cette cam­pagne, les reve­nus de retraite pro­ve­nant de sources publiques sont insuf­fi­sants.

« Trop de retrai­tés sont condam­nés à la pau­vreté. Franchement est-ce qu’il y a une seule per­sonne sensée qui croit que l’on peut vivre décem­ment avec de tels reve­nus ? Poser la ques­tion c’est y répondre. Face à cette réa­lité, il devient urgent que nos élus, tant à Québec qu’à Ottawa, sortent de leur bulle et mettent les deux pieds sur terre », ont una­ni­me­ment déclaré les par­te­naires de la cam­pagne.

Au cours des pro­chaines semaines, les élus du Québec et d’Ottawa seront visi­tés afin d’être sen­si­bi­li­sés à la situa­tion des aînés. La FTQ et ses par­te­naires font un appel à la popu­la­tion pour faire pres­sion sur nos gou­ver­ne­ments afin d’améliorer le sort de nos aînés et des futurs retrai­tés.

La FTQ, la plus grande cen­trale syn­di­cale qué­bé­coise, repré­sente plus de un demi-mil­lion de membres.

Annexe

L’insuffisance des régimes publics :

  • En 2008, 54 % des femmes retrai­tées et 44% des hommes reçoivent le Supplément de revenu garanti réservé aux per­sonnes à faible revenu. Au total 45%, UN RETRAITÉ SUR DEUX.
  • Ça prend 70 à 80 % de rem­pla­ce­ment du revenu de tra­vail pour main­te­nir son niveau de vie, le RRQ couvre 25 %; avec les pres­ta­tions fédé­rales on atteint 40 % pour qui gagne envi­ron 45 000 $.

Si rien n’est fait, la situa­tion des retrai­tés va aller en se dété­rio­rant :

  • 38 % de la popu­la­tion ne contri­bue à rien, ni REER, ni régime d’employeur ;
  • Seulement 26% de la popu­la­tion active contri­bue au REER ;
  • Le taux d’épargne des Québécois et des Québécoises est au plus bas ;
  • On a de la dif­fi­culté à négo­cier des régimes de retraite à pres­ta­tions déter­mi­nées en entre­prise. Bon nombre de ces régimes, qui garan­tissent des rentes, sont en défi­cit. De plus, les sala­riés et les retrai­tés qui voient leur entre­prise faire faillite ne sont pas tou­jours pro­té­gés ;
  • Selon la RRQ, seule une per­sonne sur quatre a un poten­tiel élevé d’atteindre un niveau de revenu adé­quat à la retraite. Il y a deux ans, c’était une per­sonne sur trois, ça se dégrade donc rapi­de­ment.

NOS REVENDICATIONS

Doubler la rente, ça ne coûte pas le double !

  • Les amé­lio­ra­tions appor­tées au RRQ sont entiè­re­ment capi­ta­li­sées et ne causent donc pas de far­deau aux géné­ra­tions futures (équité inter­gé­né­ra­tion­nelle).

Bonifier le Supplément de revenu garanti

  • Hausser sur-le-champ d’au moins 15 % les barèmes (per­sonne seule, couple) du Supplément de revenu garanti ;
  • Rendre l’inscription auto­ma­tique ;
  • Payer la pleine rétro­ac­ti­vité aux aînés lésés par l’application du pro­gramme actuel.

Sécuriser les rentes des régimes de retraite à pres­ta­tions déter­mi­nées

  • Modifier la légis­la­tion appli­cable aux régimes de retraite et à la faillite d’entreprise pour assu­rer le ver­se­ment des argents dus aux régimes ;
  • Une fois ces mesures en place, envi­sa­ger la créa­tion d’une assu­rance pour garan­tir la rente des tra­vailleurs et des tra­vailleuses.
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Sources : FTQ/FFQ (CNW/​Telbec)
Renseignements : FTQ – Jean Laverdière – 514 893-7809

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