De l’usage de certains mots

Nous comprenons la réalité à travers le langage et nous nommons la réalité avec des mots. Si la définition de ceux-ci est confuse, notre compréhension du monde le sera également. Aussi, est-il essentiel de définir avec précision les mots que nous utilisons.

Après le capitalisme, la vie !

Ya-t-il une vie après le capitalisme ? De nos jours, la réponse quasiment spontanée est négative. L’histoire est « finie », au sens où...

La récession mondiale frappe d’abord les femmes

Mortalité infantile accrue, déscolarisation et augmentation du travail des enfants, perte d’emploi et baisse de l’envoi de fonds au pays d’origine, ces plaies s’abattent une à une sur les filles et les jeunes femmes, victimes à grande échelle de la récession mondiale. L’ONG Plan international, qui - outre sa propre enquête - a compilé un grand nombre d’études internationales, en dresse un tableau complet dans un rapport intitulé « La Situation des filles dans le monde 2009, l’heure des comptes », publié mi-octobre. En forme de plaidoyer, ce document pointe également du doigt le manque à gagner pour les Etats en cas de renoncement aux objectifs de scolarisation et d’intégration des jeunes filles dans le monde du travail.

La crise économique provoque une recrudescence de la faim dans le monde, s’alarme l’ONU

La conjugaison des crises alimentaires et économiques a fait grimper le nombre de personnes affamées à des niveaux sans précédent : plus d’un milliard d’êtres humains sont sous-alimentés, d’après les estimations de la FAO. « Les dirigeants mondiaux ont réagi avec détermination à la crise économique et financière. Ils sont parvenus à débloquer des milliards de dollars en une courte période de temps. Il faut lancer immédiatement des mesures énergiques du même ordre pour combattre la faim et la pauvreté », insiste Jacques Diouf, le directeur général de la FAO.

Un prix Nobel des promesses ?

J’ai été consterné en apprenant que le prix Nobel de la paix avait été attribué à Barack Obama. L’idée qu’un président qui mène des guerres dans deux pays et des actions militaires dans un troisième (le Pakistan) puisse recevoir un prix de la paix m’a paru vraiment choquante. Et puis je me suis souvenu que Thomas Woodrow Wilson, Theodore Roosevelt et Henry Kissinger avaient également reçu le Nobel de la paix. Le comité du Nobel est célèbre pour ses appréciations superficielles et sa sensibilité aux envolées rhétoriques et aux gesticulations, alors qu’il reste aveugle devant des violations flagrantes de la paix mondiale.

Pour une pragmatique de l’émancipation

Comme c’est fréquemment le cas avec les ouvrages de Luc Boltanski, la lecture de De la critique1 laisse un curieux sentiment de familiarité et d’étrangeté. Familiarité car on y retrouve non seulement bon nombre de concepts forgés par l’auteur au cours de ses travaux précédents — comme justification, épreuve, arrangement ou critique —, mais également plusieurs notions fondatrices de la sociologie politique, pour certaines tombées dans une certaine, et regrettable, désuétude — telles que domination, exploitation, institution ou classe dominante. Mais étrangeté aussi car ces différentes notions sont le plus souvent affinées ou redéfinies dans un sens nouveau, à l’appui d’un cadre d’analyse non seulement des sociétés capitalistes contemporaines, mais également des manières de se les rendre intelligibles et de les remettre en cause. Il va s’en dire que c’est dans cette capacité à produire un éclairage novateur sur le monde social actuel que réside l’intérêt, tant sociologique que politique, de l’ouvrage.

La recomposition du mouvement politique et social

Par cet article je voudrais réagir au texte de Stathis Kouvelakis paru dans le n°3 de Contretemps [Notes sur la séquence électorale et sociale], en introduisant des éléments de la dynamique sociale et politique autour de deux axes, la recomposition politique et le mouvement social. Et répondre à la question : pourquoi est-il essentiel, pour l’ensemble de la confrontation sociale actuelle, que réussissent des listes unitaires de la gauche radicale.

Journée mondiale de lutte paysanne pour la souveraineté alimentaire

La Via Campesina organise des manifestations contre Monsanto et les Organismes génétiquement modifiés (OMG) en commémorant ce vendredi le Jour Mondial de l'Alimentation.

Non aux hausses de tarifs qui nous appauvrissent

L’augmentation des tarifs d’Hydro-Québec, c’est une solution inéquitable sur le plan social, inefficace sur le plan environnemental, inadéquate quant aux finances publiques ! Les baisses d’impôts successives des dernières années et les nombreux abris et avantages fiscaux dévolus aux mieux nantis ont contribué à vider les coffres de l’État. Aujourd’hui, pour couvrir les coûts des services publics, le gouvernement du Québec nous impose de plus en plus une tarification de ces services.

Des dégâts écologiques importants sponsorisés par la Banque mondiale

La réunion du GIEC à Paris, début 2007, avait tiré la sonnette d’alarme sur la gravité de la situation en matière de dérèglement climatique et ouvert la voie à la conférence sur le climat, tenue à Bali. Les gouvernements présents avaient alors affirmé leur volonté « d’œuvrer activement » à la lutte contre ce phénomène et s’était mis d’accord sur « la nécessité d’aider les pays en développement à lutter », eux aussi, contre le réchauffement climatique. Dans la foulée, la Banque Mondiale annonçait la création de deux fonds d’investissement.

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