Après le capitalisme, la vie !

Ya-t-il une vie après le capitalisme ? De nos jours, la réponse quasiment spontanée est négative. L’histoire est « finie », au sens où elle a atteint sa finalité interne, car, après la fin des régimes dits « communistes » de l’Est européen, le capitalisme est son horizon ultime. Voilà pourquoi il est devenu aujourd’hui plus facile d’imaginer la fin du monde qu’une modification bien moins cataclysmique, celle du mode de production actuellement dominant. Il existe pourtant une réponse contraire, même si elle est minoritaire, qui consiste à dire : bien sûr que oui, le capitalisme n’est pas éternel, il n’est pas le dernier mot de l’histoire, car l’histoire ne connaît pas de dernier mot (ce en quoi elle diffère justement des récits théologiques). L’échec de ces régimes ne signifie pas la fin de la perspective socialiste, mais la fin d’un cycle du mouvement révolutionnaire, celui du « court vingtième siècle », dont il s’agit de faire un bilan et de tirer les nécessaires leçons.

Cette seconde réponse est incontestablement la nôtre, et, dans ses grandes lignes, elle est partagée par les auteurs des contributions de ce recueil. Cela signifie-t-il pour autant que la question ne mérite pas qu’on s’y attarde davantage ? Il nous semble que non, et nous tenons à présenter nos raisons au lecteur/trice pressé/e de sauter par dessus cette présentation pour passer directement aux textes qui composent l’ouvrage qu’il/elle tient en main.

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