Journée mondiale de lutte paysanne pour la souveraineté alimentaire

La Conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) a instauré le 16 octobre comme le jour de l’alimentation dans  le monde.

Jacques Diouf, directeur général de cet organisme, a récemment signalé « que dans l’histoire de l’humanité il n’y a jamais eu autant de personnes qui souffrent de la faim ».

La FAO a informé qu’il y a plus de 1020 millions de personnes qui souffrent de la faim cette année, ce qui représente 15 pour cent de la population mondiale.

Durant les cinquante dernières années, l’organisme international a suivi les recettes du secteur privé de la Banque Mondiale et de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), demandant d’augmenter la production d’aliments pour que celle-ci bénéficie aux populations en risque.

Depuis la Via Campesina internationale, on signale que c’était une tromperie qui a  provoqué encore plus de faim dans le monde, puisque on a commencé à produire des aliments transgéniques à grande échelle en concentrant la propriété des graines et en désertificant les sols fertiles.

Dans ce contexte, les petits producteurs, les travailleurs ruraux, les habitants originaires et les familles sans terre regroupés dans la Via Campesina, somment d’appliquer les critères de Souveraineté Alimentaire.

Il s’agit du droit que chaque État et peuple a de définir sa manière de production d’aliments conformément aux objectifs de développement.

Cela consiste à donner la priorité à la production alimentaire, aux économies et aux marchés locaux et nationaux, en renforcant les paysans et l’agriculture communautaire.