Journée mondiale de lutte paysanne pour la souveraineté alimentaire

La Via Campesina organise des manifestations contre Monsanto et les Organismes génétiquement modifiés (OMG) en commémorant ce vendredi le Jour Mondial de l'Alimentation.
Mis en ligne le 20 octobre 2009

La Conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) a ins­tauré le 16 octobre comme le jour de l’alimentation dans le monde.

Jacques Diouf, direc­teur géné­ral de cet orga­nisme, a récem­ment signalé « que dans l’histoire de l’humanité il n’y a jamais eu autant de per­sonnes qui souffrent de la faim ».

La FAO a informé qu’il y a plus de 1020 mil­lions de per­sonnes qui souffrent de la faim cette année, ce qui repré­sente 15 pour cent de la popu­la­tion mon­diale.

Durant les cin­quante der­nières années, l’organisme inter­na­tio­nal a suivi les recettes du sec­teur privé de la Banque Mondiale et de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), deman­dant d’augmenter la pro­duc­tion d’aliments pour que celle-ci béné­fi­cie aux popu­la­tions en risque.

Depuis la Via Campesina inter­na­tio­nale, on signale que c’était une trom­pe­rie qui a pro­vo­qué encore plus de faim dans le monde, puisque on a com­mencé à pro­duire des ali­ments trans­gé­niques à grande échelle en concen­trant la pro­priété des graines et en déser­ti­fi­cant les sols fer­tiles.

Dans ce contexte, les petits pro­duc­teurs, les tra­vailleurs ruraux, les habi­tants ori­gi­naires et les familles sans terre regrou­pés dans la Via Campesina, somment d’appliquer les cri­tères de Souveraineté Alimentaire.

Il s’agit du droit que chaque État et peuple a de défi­nir sa manière de pro­duc­tion d’aliments confor­mé­ment aux objec­tifs de déve­lop­pe­ment.

Cela consiste à donner la prio­rité à la pro­duc­tion ali­men­taire, aux éco­no­mies et aux mar­chés locaux et natio­naux, en ren­for­cant les pay­sans et l’agriculture com­mu­nau­taire.

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