Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale

Si le gouvernement ne nous représente pas, alors exprimons-nous directement !

Mis en ligne le 17 juin 2012
Du 15 au 23 juin, à Rio de Janeiro (Brésil), se tient le Sommet des peuples pour la jus­tice sociale et envi­ron­ne­men­tale, contre la mar­chan­di­sa­tion de la vie et pour la défense des biens com­muns, évè­ne­ment qui ras­semble les mou­ve­ments sociaux et les orga­ni­sa­tions de la société civile mon­diale. Il se déroule en marge de la Conférence des Nations Unies pour le Développement Durable (20-22 juin) qui va ras­sem­bler gou­ver­ne­ments et experts inter­na­tio­naux afin de pro­gres­ser sur le ter­rain de l’engagement des États envers le déve­lop­pe­ment durable. Le Sommet des peuples se veut un espace où les mou­ve­ments sociaux et orga­ni­sa­tions de la société civile bré­si­lienne et mon­diale entendent abor­der la ques­tion de la crise éco­lo­gique de manière glo­bale, en remet­tant sérieu­se­ment en ques­tion le modèle de pro­duc­tion et de consom­ma­tion domi­nant, en ques­tion­nant le capi­ta­lisme et en met­tant l’accent sur la sou­ve­rai­neté des peuples et la jus­tice cli­ma­tique. Plus de 1600 confé­rences et ate­liers sont ins­crits au pro­gramme du Sommet qui devrait débou­cher sur l’adoption d’une décla­ra­tion des peuples. La délé­ga­tion de la société civile qué­bé­coise, com­po­sée de 76 per­sonnes, par­ti­cipe acti­ve­ment à cet évè­ne­ment. Coordonnée par les Initiatives Internationales des YMCA du Québec, le col­lec­tif UNIAlter et Alternatives, cette délé­ga­tion est formée d’étudiants, de jeunes Autochtones, de mili­tants éco­lo­gistes, de repré­sen­tants du milieu syn­di­cal et d’autres orga­ni­sa­tions du monde com­mu­nau­taire et de la soli­da­rité inter­na­tio­nale. Au total, les membres sont issus de 27 orga­ni­sa­tions de la société civile qué­bé­coise, ainsi que de 4 uni­ver­si­tés et deux CEGEP. Au-delà de leurs agen­das et dos­siers prio­ri­taires res­pec­tifs, le déno­mi­na­teur commun de ces délé­gués est qu’ils sont ici pré­sents à Rio+20 pour expri­mer un point de vue qu’ils estiment repré­senté par aucun palier de gou­ver­ne­ment, que ce soit au Québec ou au Canada. On constate en effet aujourd’hui une frac­ture gran­dis­sante entre les gou­ver­ne­ments et les peuples qu’ils sont sensés gou­ver­ner. Les popu­la­tions ne se sentent plus repré­sen­tées et la sus­pi­cion a rem­placé la confiance. C’est pour cette raison que les orga­ni­sa­tions de la société civile se mobi­lisent afin de per­mettre aux citoyens de faire entendre leur voix, afin de pro­mou­voir des pro­po­si­tions alter­na­tives qui vont dans le sens du bien commun et du res­pect des géné­ra­tions futures, et non du profit immé­diat d’une oli­gar­chie cen­trée sur ses inté­rêts. Dans cette pers­pec­tive, la délé­ga­tion pré­sen­tera le lundi 18 juin de 16h30 à 18h30, un ate­lier dans la pro­gram­ma­tion du Sommet des Peuples sur le thème : « Industries extrac­tives, droits des autoch­tones et envi­ron­ne­ment : le cas du Plan Nord au Québec ». Il vise non seule­ment à pré­sen­ter le vaste projet minier et ses enjeux, mais éga­le­ment à porter un éclai­rage sur la situa­tion et la réponse des peuples autoch­tones du Québec, tout en per­met­tant l’échange avec d’autres popu­la­tions vivant les consé­quences sociales et envi­ron­ne­men­tales de pro­jets simi­laires ailleurs sur la pla­nète. Le point de vue pré­senté diver­gera for­te­ment de celui exposé par le gou­ver­ne­ment Charest au Sommet offi­ciel qui posi­tionne le Plan Nord comme un exemple d’innovation en matière de mise en œuvre du déve­lop­pe­ment durable, et qui fut d’ailleurs lar­ge­ment cri­ti­qué, tant par l’assistance que par cer­tains pané­listes. Au-delà de la stra­té­gie mar­ke­ting déployée par le gou­ver­ne­ment pour vendre son plan, il importe de se ques­tion­ner col­lec­ti­ve­ment sur quel type de déve­lop­pe­ment nous sou­hai­tons pour le Québec ? Quels sont les valeurs sous-jacentes à ce modèle de déve­lop­pe­ment ? Quels moyens devons-nous mettre en œuvre pour abou­tir à un déve­lop­pe­ment auto­cen­tré qui béné­fi­cie au pre­mier chef aux popu­la­tions qui vivent sur le ter­ri­toire ?. Autant de ques­tions qui doivent être abor­dées non seule­ment dans le cadre du Sommet des peuples, mais aussi, plus lar­ge­ment, dans un réel débat public au Québec. Contacts : Marie-Eve Arbour : rioplus20@​ymcaquebec.​org Raphaël Canet : (+55-21) 7405-1645 Site Web : http://​que​be​crio​plus20​.blog​spot​.ca/

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