La population compte sur les services des fonctionnaires

« L’ADQ vit sur une autre planète »

Lucie Martineau, présidente générale du SFPQ

Par Mis en ligne le 16 mars 2011

Québec, le 15 mars 2011– La volonté du chef de l’ADQ d’abolir les milliers de postes laissés vacants par les départs à la retraite dans la fonction publique au cours des prochaines années est irréaliste et même dangereuse pour la pérennité des services à la population, estime le Syndicat de la fonction publique du Québec. « Comment peut-on pourvoir à encore moins de postes laissés vacants, se questionne la présidente générale du SFPQ, Lucie Martineau. À elle seule, la mise en place de la politique visant à ne remplacer qu’un départ sur deux à la retraite est si nuisible, qu’elle est même contournée par plusieurs ministères afin de maintenir des services publics dignes de ce nom ».


Le SFPQ rap­pelle que depuis 2004, cette poli­tique a contri­bué à dimi­nuer de quelque 4 200 le nombre de per­sonnes parmi les effec­tifs régu­liers des fonc­tion­naires ainsi qu’à pré­ca­ri­ser les emplois dans la fonc­tion publique qué­bé­coise. Près de la moitié des membres repré­sen­tés par le SFPQ doivent se conten­ter d’un emploi à statut pré­caire. À cer­tains endroits, il y a rup­ture de ser­vices ou encore la mise en place de ser­vices auto­ma­ti­sés qui crée une dis­tance entre les citoyens et le per­son­nel de la fonc­tion publique en plus d’alourdir les pro­ces­sus et les délais, constate le Syndicat. « L’élastique est assez étiré. On ne peut conti­nuel­le­ment deman­der aux femmes et aux hommes qui tra­vaillent pour l’État de tou­jours en faire plus avec moins. Le dis­cours doit chan­ger ! », mar­tèle madame Martineau.

Autre consta­ta­tion dis­cor­dante, moins il y a de per­son­nel régu­lier, plus il y a de chefs. Selon les chiffres obte­nus auprès du Conseil du trésor, le nombre de per­sonnes a aug­menté chez les cadres et dans les hautes direc­tions depuis cinq ans. La pré­si­dente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, et sa pré­dé­ces­seure Monique Gagnon-Tremblay, ont toutes deux reconnu que les minis­tères et orga­nismes devaient conser­ver l’expertise humaine au sein de l’appareil gou­ver­ne­men­tal. La perte de celle-ci entraine une hausse des contrats en sous-trai­tance et des coûts sup­plé­men­taires pour les citoyens, rap­pelle le SFPQ. « Contrairement à ce que cer­tains veulent lais­ser croire, chaque emploi dans la fonc­tion publique est jus­ti­fié, et chaque per­sonne qui entre au tra­vail joue un rôle essen­tiel au main­tien des ser­vices de qua­lité à la popu­la­tion », conclut la porte-parole syn­di­cale.

– 30 –

SOURCE :
Éric Lévesque
Responsable des rela­tions avec les médias
Tél. : 418 623-2424, poste 338
Cell. : 418 564-4150

Les commentaires sont fermés.