Les sauts ! Les sauts ! Les sauts ! », Sur Lénine et la...

Hannah Arendt s’inquiétait que la politique puisse disparaître complètement du monde. Les désastres du siècle étaient tels que la question de savoir si « la...

Un plan d’action contre les paradis fiscaux en 10 propositions

Depuis la réunion d’avril du G20 de Londres, des progrès certains ont été accomplis dans la lutte contre les paradis fiscaux. Néanmoins, le chemin parcouru reste aujourd’hui très insuffisant pour mettre un terme au rôle déstabilisateur joué par ces territoires dans la mondialisation contemporaine. La réunion de Pittsburgh des 24 et 25 septembre prochains doit être l’occasion pour la France de porter des propositions politiques à la hauteur de l’intention annoncée le 22 février dernier par le Président de la République d’en « finir avec les paradis fiscaux ». Pittsburgh doit être l’occasion de prolonger la dynamique politique lancée en avril dernier.

Les pauvres sont-ils devenus moins vulnérables ?

Les individus et leurs familles sont d’autant plus vulnérables aux crises économiques que leurs revenus sont faibles. Lorsque arrive une récession, voire une crise, les pauvres et les catégories aux revenus modestes sont le plus affectés et lorsque la croissance repart à la hausse, le niveau de pauvreté reste d’abord stable à un niveau déprimé, lorsqu’il n’empire pas, pendant une durée plus ou moins longue, puis diminue. Ce phénomène d’hystérésis s’explique essentiellement par l’accentuation des inégalités lors de la crise, crise dont les effets sont davantage démultipliés que dans les pays développés en raison de la faible protection sociale de la majeure partie de la population.

La fin de la récession ne signifie pas la fin de la crise

Ben Bernanke a indiqué hier [15 septembre 2009] que la récession était « très probablement terminée. » Est-ce à dire que la crise appartient au passé ? Non répond Krugman, qui rappelle que la baisse d’activité récente - qu’il évalue à 1000 milliards de dollars sur un an - ne sera pas comblée avant longtemps, même si la récession, au sens technique du terme, est terminée. Mettant en garde d’autre part contre l’effet d’optique qui peut naître des variations de stocks, il n’écarte pas la possibilité d’une récession en deux temps, ayant la forme d’un W.

Le travail sous la toise de la crise du capitalisme

La crise du capitalisme – dont l’origine est bien antérieure à l’effondrement récent de la finance internationale - devrait être le prétexte de remises en cause tant théoriques que pratiques afin de commencer à construire une société plus juste et plus écologique. En ces temps de basses eaux du mouvement social c’est au contraire l’exacerbation des causes du « malheur » capitaliste qui l’emportent. La question du travail est à cet égard l’un des exemples les plus significatifs de la soumission des individus à des impératifs qui leur échappent.

Nous pouvons vaincre l’économie libérale

Samir Amin est actuellement sans doute un des critiques marxistes les plus féconds du système économique libéral.  Ancré dans le tiers-monde: ceci explique cela. Il a récemment accordé une interview à Åke Kilander pour le magazine suédois FiB/K (n°2, février 2006). Elle condense l'analyse qu'il fait du « capitalisme réellement existant » et de ses multiples « discours idéologiques d'accompagnement ». Et elle propose deux tâches immédiates pour réaliser l'unité mondiale des travailleurs: mettre en échec le projet de contrôle militaire planétaire des USA et vaincre l'économie libérale. Nous avons jugé important de traduire ce texte afin qu'il connaisse une large diffusion.

Capitalisme : vers une régulation chaotique

« La prospérité est au coin de la rue ». Cette fière devise attribuée, au plus fort de la crise des années 30, à...

Au Sud comme au Nord, de la grande transformation des années 1980 à la...

Les excès de quelques banquiers sans scrupules sont-ils responsables de la crise financière mondiale, comme le prétend le président Obama ou l’arbre cache-t-il la forêt ? Les données réunies par l’économiste Éric Toussaint montrent qu’au contraire la crise est l’aboutissement d’un long processus de transformation des règles économiques depuis les années 80. Le capital est toujours mieux rémunéré, le travail toujours moins. Après avoir dévasté les pays du Sud, cette logique détruit à leur tour les pays du Nord. La crise est donc systémique. Qu’on le veuille ou non, elle marque un paroxysme dans la lutte des classes. Faute de changer les règles de répartition des richesses, de vastes affrontements sociaux deviennent inévitables.

Vingt ans d’État antisocial

Avec la période de la fin des années 1980, le capital va prendre sa revanche avec une brutalité insoupçonnée. Les bouleversements en...

La crise et les opportunités

Apparemment, au terme du processus qui a conduit au transfert de plus de 4 mille milliards de dollars des caisses des États vers le système financier, la crise qui s’est abattue sur l’économie mondiale commence à se résorber. Un peu partout, les médias ébauchent déjà des analyses selon lesquelles le pire est passé. D’aucuns font état d’indices qui signalent une récupération des niveaux de ventes. Les plus optimistes et les plus téméraires parmi les opérateurs reviennent vers les places boursières pour tenter de récupérer au moins en partie ce qui a été perdu et engranger des bénéfices sur la hausse d’actions dont presque toute la valeur est partie en fumée, pour un montant total de 30 mille milliards de dollars, depuis le début de l’année. Pour avoir une idée de ce que ces chiffres peuvent représenter, il faut savoir que le PIB (Produit Intérieur Brut) annuel mondial se situe aux alentours de 55 mille milliards de dollars.

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