Capitalisme : vers une régulation chaotique

« La prospérité est au coin de la rue ». Cette fière devise attribuée, au plus fort de la crise des années 30, à Herbert Hoover, alors président des Etats-Unis, est à nouveau d’actualité. Il fallait évidemment s’y attendre : le moindre frémissement de la conjoncture allait être interprété comme le signal du début de la fin de la crise. Un trimestre de croissance non négative a suffi pour que les traders et leurs bonus redémarrent.

En France, l’institut patronal Rexecode souligne que « l’ajustement à la baisse des effectifs dans la phase récessive actuelle a été plus faible que celui qui avait été observé dans des précédentes phases récessives ». Cet optimisme de façade était lui aussi prévisible. Il y a six mois, nous écrivions ceci : « on peut parier à l’avance que le premier trimestre à croissance zéro sera célébré comme le signe d’un retour à la normale ». Mais nous ajoutions immédiatement que « cet espoir sera de courte durée et, une fois dissipés les effets des plans de relance, on s’apercevra que l’on n’est pas vraiment sorti de la crise ». Nous en sommes là, à la fin de la récession technique et au début de la phase intermédiaire de la « mini-reprise » (graphique 1). En réalité, la crise ne fait que commencer.

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