Le revenu maximum, un levier pour le changement

Par Mis en ligne le 17 mars 2012
En une tren­taine d’années, les écarts de rému­né­ra­tions ont explosé. Alors qu’un grand diri­geant d’entreprise, pen­dant les Trente glo­rieuses, gagnait envi­ron 35 fois le salaire moyen de ses employés, le rap­port est au-jourd’hui de 1 à 300. Face à un tel constat, l’idée d’un revenu maxi­mum fait son chemin dans le débat public. Passage en revue des argu­ments en sa faveur.

L’idée s’en impose peu à peu, len­te­ment, trop len­te­ment, sans doute, mais sûre­ment, au rythme du réveil de la conscience col­lec­tive : un revenu maxi­mum accep­table (RMA) est une néces­sité pour retis­ser le lien social et enga­ger des poli­tiques éco­lo­giques et sociales. Faut-il l’appeler « auto­risé », « admis­sible », « accep­table » ? Peu importe. Le prin­cipe est clair : une trop grande inéga­lité n’est pas accep­table. Gagner dix ou trente fois plus que les autres est peut-être admis­sible, gagner trois cent ou mille fois plus n’a sim­ple­ment pas de sens. Et depuis que Patrick Viveret et son groupe de recherche sur la richesse a relancé l’idée du RMA au début des années 2000, il devient un objec­tif essen­tiel des poli­tiques de chan­ge­ment. Il nous faut d’abord mon­trer pour­quoi le RMA est néces­saire du point de vue éco­lo­gique. On le sait, l’augmentation des inéga­li­tés depuis une tren­taine d’années consti­tue le carac­tère cen­tral de l’évolution récente du capi­ta­lisme. De nom­breuses études docu­mentent cette pous­sée des inéga­li­tés. L’une d’entre elles, conduite par deux éco­no­mistes de Harvard et du Federal Reserve Board, est des plus par­lantes. Carola Frydman et Raven E. Saks [1] ont com­paré le rap­port entre le salaire gagné par les trois pre­miers diri­geants des cinq cents plus grandes entre­prises amé­ri­caines et le salaire moyen de leurs employés. Cet indi­ca­teur de l’évolution des inéga­li­tés reste stable des années 1940, moment où com­mence l’observation, jusqu’aux années 1970 : les patrons des entre­prises consi­dé­rées gagnaient envi­ron trente-cinq fois le salaire moyen de leurs employés. Puis se pro­duit un décro­che­ment à partir des années 1980, et le rap­port monte de façon régu­lière jusqu’à atteindre plus de 300 dans les années 2000.

Ainsi, le capi­ta­lisme a connu un tour­nant majeur après ce que l’on a appelé les « Trente Glorieuses ». Durant cette période, l’enrichissement col­lec­tif permis par la hausse conti­nue de la pro­duc­ti­vité était assez équi­ta­ble­ment dis­tri­bué entre capi­tal et tra­vail, si bien que les rap­ports d’inégalité demeu­raient stables. À partir des années 1980, un ensemble de cir­cons­tances, qu’il n’est pas lieu d’analyser ici, a conduit à un décro­chage de plus en plus pro­noncé entre les déten­teurs du capi­tal et la masse des citoyens [2]. La part des salaires dans le pro­duit inté­rieur brut (PIB) a for­te­ment reculé au profit des reve­nus du capi­tal. La base de don­nées éco­no­miques Ameco de la Commission euro­péenne pré­cise le phé­no­mène [3]] : en France, par exemple, la part des salaires dans le PIB est passée d’une moyenne de 63 % dans les années 1960 et 1970 à 57 % dans les années 2000, soit une chute de 6 points.

L’oligarchie accu­mule donc reve­nus et patri­moine à un degré jamais vu depuis un siècle. Elle dépense sa richesse dans une consom­ma­tion effré­née de yachts, d’avions privés, de rési­dences immenses, de bijoux, de montres, de voyages exo­tiques, d’un fatras clin­quant de dila­pi­da­tion somp­tuaire.

Pourquoi ce com­por­te­ment est-il un moteur puis­sant de la crise éco­lo­gique ? Pour le com­prendre, il faut nous tour­ner vers le grand éco­no­miste Thorstein Veblen [4]. Que disait Veblen ? Que la ten­dance à riva­li­ser est inhé­rente à la nature humaine. Nous avons tous une pro­pen­sion à nous com­pa­rer les uns aux autres, et cher­chons à mani­fes­ter par tel ou tel trait exté­rieur une petite supé­rio­rité, une dif­fé­rence sym­bo­lique par rap­port aux per­sonnes avec les­quelles nous vivons.

Veblen consta­tait ensuite qu’existent le plus sou­vent plu­sieurs classes au sein de la société. Chacune d’entre elles est régie par le prin­cipe de la riva­lité osten­ta­toire. Et dans cha­cune, les indi­vi­dus prennent comme modèle le com­por­te­ment en vigueur dans la couche sociale supé­rieure, dont le com­por­te­ment lui indique ce qu’il est bien, chic, de faire. La couche sociale imitée prend elle-même exemple sur celle qui est située au-dessus d’elle dans l’échelle de la for­tune, et ainsi de suite de bas en haut, si bien que la classe située au sommet défi­nit le modèle cultu­rel géné­ral de ce qui est pres­ti­gieux, de ce qui en impose aux autres.

Que se passe-t-il dans une société très inéga­li­taire ? Elle génère un gas­pillage énorme, parce que la dila­pi­da­tion maté­rielle de l’oligarchie – elle-même en proie à la com­pé­ti­tion osten­ta­toire – sert d’exemple à toute la société. Chacun à son niveau, dans la limite de ses reve­nus, cherche à acqué­rir les biens et les signes les plus valo­ri­sés. Médias, publi­cité, films, feuille­tons, maga­zines « people », sont les outils de dif­fu­sion du modèle cultu­rel domi­nant.

Consommer moins pour répartir mieux

Comment alors l’oligarchie bloque-t-elle les évo­lu­tions néces­saires pour pré­ve­nir l’aggravation de la crise éco­lo­gique ? Directement, bien sûr, par les puis­sants leviers –poli­tiques, éco­no­miques et média­tiques- dont elle dis­pose et dont elle use afin de main­te­nir ses pri­vi­lèges. Indirectement, et c’est aussi impor­tant, par ce modèle cultu­rel de consom­ma­tion qui imprègne toute la société et en défi­nit la nor­ma­lité.

Or, pré­ve­nir l’aggravation de la crise éco­lo­gique, et même com­men­cer à res­tau­rer l’environnement, est dans le prin­cipe assez simple : il faut que l’humanité réduise son impact sur la bio­sphère. Y par­ve­nir est éga­le­ment dans le prin­cipe assez simple : cela signi­fie réduire nos pré­lè­ve­ments de mine­rais, de bois, d’eau, d’or, de pétrole, etc., et réduire nos rejets de gaz à effet de serre, de déchets chi­miques, de matières radio­ac­tives, d’emballages, etc. Autrement dit, réduire la consom­ma­tion maté­rielle glo­bale de nos socié­tés.

Qui va réduire sa consom­ma­tion maté­rielle ? Les 20 à 30 % de la popu­la­tion mon­diale qui consomment près de 70 % des res­sources tirées chaque année de la bio­sphère. C’est donc de ces 20 à 30 % que le chan­ge­ment doit venir, c’est-à-dire pour l’essentiel, des peuples d’Amérique du nord, d’Europe et du Japon, ainsi que des classes riches des pays émer­gents.

Mais au sein des socié­tés sur­dé­ve­lop­pées, ce n’est pas aux pauvres, aux sala­riés modestes que l’on va pro­po­ser de réduire la consom­ma­tion maté­rielle et la consom­ma­tion d’énergie. Ce ne sont pas non plus les seuls hyper-riches qui doivent opérer cette réduc­tion : ils ne sont pas assez nom­breux pour que cela change suf­fi­sam­ment l’impact éco­lo­gique col­lec­tif. C’est en fait à l’ensemble des classes moyennes occi­den­tales que doit être pro­po­sée la réduc­tion de la consom­ma­tion maté­rielle.

On voit ici que la ques­tion de l’inégalité est cru­ciale : les classes moyennes n’accepteront pas de dimi­nuer leur consom­ma­tion maté­rielle si le chan­ge­ment néces­saire n’est pas équi­ta­ble­ment adopté. Recréer le sen­ti­ment de soli­da­rité essen­tiel pour par­ve­nir à cette réorien­ta­tion radi­cale de notre culture sup­pose que soit entre­pris un res­ser­re­ment rigou­reux des inéga­li­tés – ce qui, par ailleurs, trans­for­me­rait le modèle cultu­rel exis­tant.

La pro­po­si­tion de baisse de la consom­ma­tion maté­rielle est pro­vo­cante au regard de l’idéologie domi­nante. Mais aujourd’hui, l’augmentation de la consom­ma­tion maté­rielle glo­bale n’améliore pas le bien-être col­lec­tif – au contraire, elle le dégrade. Une civi­li­sa­tion choi­sis­sant la réduc­tion de la consom­ma­tion maté­rielle verra par ailleurs s’ouvrir la porte d’autres poli­tiques. Outillée par le trans­fert de richesses que per­met­tra la réduc­tion des inéga­li­tés, elle pourra sti­mu­ler les acti­vi­tés humaines socia­le­ment utiles et à faible impact éco­lo­gique. Agriculture, édu­ca­tion, culture, santé, trans­ports, éner­gie, sont autant de domaines où les besoins sociaux sont grands et les pos­si­bi­li­tés de créa­tion d’emploi impor­tantes. Il s’agit de renou­ve­ler l’économie par l’idée de l’utilité humaine plutôt que par l’obsession de la pro­duc­tion maté­rielle, de favo­ri­ser le lien social plutôt que la satis­fac­tion indi­vi­duelle. Face à la crise éco­lo­gique, il nous faut consom­mer moins pour répar­tir mieux, mieux vivre ensemble plutôt que de consom­mer seuls.

Résumons : en quoi la réduc­tion forte de l’inégalité par le RMA est-elle socia­le­ment et éco­lo­gi­que­ment indis­pen­sable ?

-Pour trans­for­mer le modèle cultu­rel domi­nant nos socié­tés ;

-pour que les classes moyennes puissent accep­ter une réduc­tion de la consom­ma­tion maté­rielle et éner­gé­tique ;

-Pour récu­pé­rer la part de la richesse col­lec­tive pillée par l’oligarchie afin d’une part d’améliorer le sort des plus pauvres, et d’autre part de finan­cer la recon­ver­sion d’une part de l’économie vers des acti­vi­tés créa­trices d’emplois et four­nis­sant des biens sociaux utiles et à faible impact éco­lo­gique.

Combien, comment ?

La bonne nou­velle est que la néces­sité du RMA com­mence à convaincre des cercles de plus en plus larges et pénètre enfin dans l’arène poli­tique. Le RMA est ins­crit au pro­gramme d’Europe Écologie depuis 2009, il a aussi été endossé par le Parti de gauche, qui a déposé une pro­po­si­tion de loi le 16 octobre 2009 visant au « réta­blis­se­ment de la pro­gres­si­vité de l’impôt sur le revenu per­met­tant de pla­fon­ner un revenu maxi­mum ». Le Parti socia­liste a de son côté accepté une ver­sion atté­nuée du RMA, en dépo­sant en octobre 2009 une pro­po­si­tion de loi sur le salaire maxi­mum. Le Pôle éco­lo­gique du Parti socia­liste va plus loin et est clai­re­ment par­ti­san du RMA, mais sans avoir encore convaincu son parti.

À quel niveau fixer le revenu maxi­mum ? Le mou­ve­ment Utopia envi­sage une four­chette de un à dix entre revenu maxi­mum et revenu mini­mum, le Parti de gauche va de un à vingt, le col­lec­tif Sauvons les riches de un à trente, la dépu­tée d’Europe Écologie Karima Delli a ins­crit un écart de un à qua­rante dans sa pro­po­si­tion au Parlement euro­péen. Il n’y a pas de chiffre magique : c’est la déli­bé­ra­tion démo­cra­tique qui devrait en déci­der.

Sachant que le salaire moyen pour une per­sonne en France est de l’ordre de 1 500 euros par mois, on voit qu’une échelle de un à dix écrê­te­rait les reve­nus supé­rieurs à 15 000 euros, qu’une échelle de un à qua­rante affec­te­rait les reve­nus dépas­sant 60 000 euros par mois. Ce chiffre est très proche du seuil de revenu –57 000 euros- à partir duquel on fait partie en France des 0,1 % des per­sonnes les plus riches en France, selon l’Insee [5].

Il va de soi que le RMA ne doit pas concer­ner le seul salaire, mais l’ensemble de ses annexes -primes, stock-options, retraites dorées– et les reve­nus du capi­tal. Comment pro­cé­der ? Par l’impôt. Comme le rap­pelle l’économiste Jean Gadrey, la limi­ta­tion des reve­nus a été ins­tau­rée aux États-Unis à partir de 1942 par l’imposition d’un très fort taux de pré­lè­ve­ment sur la tranche de reve­nus dépas­sant un cer­tain seuil : « Roosevelt a mis en place une fis­ca­lité sur le revenu avec un taux d’imposition de 88 % pour la tranche la plus élevée, puis 94 % en 1944-1945. De 1951 à 1964, la tranche supé­rieure à 400 000 dol­lars actuels a été impo­sée à 91 %, puis autour de 70-75 % jusqu’en 1981. [6] » Ce type d’imposition s’est pra­ti­quée dans tous les pays occi­den­taux jusque dans les années 1980. Il ne s’agit en somme que de reve­nir à une situa­tion anté­rieure plus équi­li­brée.

Cependant, deux points impor­tants sont à sou­li­gner. D’une part, cette démarche doit être menée inter­na­tio­na­le­ment, l’échelon euro­péen parais­sant essen­tiel. Si aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, dans d’autres pays, l’idée du RMA pro­gresse comme en France, il faut pous­ser les feux dans chaque pays comme au niveau du Parlement euro­péen pour par­ve­nir à une forme de norme conti­nen­tale qui, d’ailleurs, serait exem­plaire au niveau mon­dial.

D’autre part, le RMA n’est pas une arme magique : elle doit bien s’inscrire dans une logique de refonte glo­bale de la fis­ca­lité, incluant notam­ment une lutte déter­mi­née contre les para­dis fis­caux et une maî­trise publique des cir­cuits finan­ciers. Mais le RMA, faci­le­ment com­pris par tout le monde et d’une évi­dente jus­tice, pour­rait être l’étendard le plus visible de cette indis­pen­sable réforme fis­cale [7]].

Un imaginaire positif

Une dimen­sion moins tech­nique ne sau­rait être oubliée. En octobre 2009, j’avais été frappé que, alors que le Parti de gauche et le Parti socia­liste publiaient leurs pro­po­si­tions de RMA ou de salaire maxi­mum, cette infor­ma­tion était qua­si­ment igno­rée par la presse. Certes, on pou­vait expli­quer cette cen­sure par le fait que les médias sont très lar­ge­ment sous le contrôle de l’oligarchie, qui ne veut évi­dem­ment pas que ce sujet vienne sur la place publique. Mais il fal­lait recon­naître aussi que les poli­tiques eux-mêmes n’insistent pas beau­coup sur le sujet : s’ils le mettent dans un coin de leur pro­gramme, peu le consi­dèrent comme un enjeu véri­table.
Pour com­prendre cette situa­tion, j’ai parlé avec Patrick Viveret, un de ceux qui ont lancé l’idée du RMA, pour mieux com­prendre. « Les poli­tiques mettent le revenu maxi­mum en évi­dence, c’est nou­veau, mais ils y vont à recu­lons, dit-il. Dans une société où le seul ima­gi­naire est l’imaginaire de l’avoir, le RMA est perçu comme une res­tric­tion de la liberté. Pour convaincre de son uti­lité, il faut une vraie cam­pagne : d’abord mon­trer que le revenu est déjà pla­fonné pour l’immense majo­rité de la popu­la­tion. Et sur­tout, tra­vailler l’imaginaire posi­tif, tel que celui de la sobriété heu­reuse, du bien-vivre. Cela va à l’encontre de tout l’économisme domi­nant : il pro­pose une com­pen­sa­tion au mal-être par la consom­ma­tion, il apporte la conso­la­tion par la publi­cité. »

« Mais, pour­suit Patrick Viveret, ce registre est bouché : la consom­ma­tion devient éco­lo­gi­que­ment insup­por­table. Alors, les logiques domi­nantes rem­placent peu à peu le registre com­pen­sa­teur-conso­la­teur par un registre auto­ri­taire. Si la voie com­pen­sa­trice-conso­la­trice n’est plus pos­sible et qu’on refuse la voie auto­ri­taire, il faut tra­vailler sur la démo­cra­tie et sur la sobriété heu­reuse. »

Être plus heu­reux en ayant moins, certes. Mais sur­tout en rêvant autre­ment. Comme toute mesure poli­tique, le RMA n’a de sens que s’il s’inscrit dans une autre culture du bien-être et du bon­heur col­lec­tif.

Notes

[1] C. FRYDMAN & R. E. SAKS, « Executive Compensation : A New View from a Long-Run Perspective, 1936-2005 », Finance and Economics Discussion Series 2007-35, Board of Governors of the Federal Reserve System, Washington, 2007. [2] Voir H. KEMPF, Pour sauver la pla­nète, sortez du capi­ta­lisme, Seuil, Paris, 2009. [3] voir http://​ec​.europa​.eu/​e​c​o​n​o​m​y​_fina nce…, cli­quer sur « 7-Gross domes­tic pro­duct », puis cli­quer sur « 7.6-Adjusted wage share ». Lire aussi : « Part des salaires : et pour­tant elle baisse », de M. HUSSON, sur le site <span class="base64&quot ; title=’WzxhIGhyZWY9IiNuaDQiIG5hbWU 9Im5iNCIgY2xhc3M9InNwaXBfbm 90ZSIgdGl0bGU9Ik5vdGVzIDQiP jQ8L2E+XSA=’ ></span>T. VEBLEN, Théorie de la classe de loisir, Gallimard, coll. « Tel », Paris, 1970.

<span class="base64&quot ; title=’WzxhIGhyZWY9IiNuaDUiIG5hbWU 9Im5iNSIgY2xhc3M9InNwaXBfbm 90ZSIgdGl0bGU9Ik5vdGVzIDUiP jU8L2E+XSA=’ ></span>Insee, dos­sier de presse, « Les reve­nus et le patri­moine des ménages », avril 2010.

<span class="base64&quot ; title=’WzxhIGhyZWY9IiNuaDYiIG5hbWU 9Im5iNiIgY2xhc3M9InNwaXBfbm 90ZSIgdGl0bGU9Ik5vdGVzIDYiP jY8L2E+XSA=’ ></span>J. GADREY, « Les États-Unis ins­taurent un revenu maxi­mum pour sortir de la crise », [->http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey / »>www​.france​.attac​.org

<span clas…, décembre 2008.

[7] Voir aussi le dos­sier : « Le revenu maxi­mal admis­sible, pour­quoi ? com­ment ? », [->http://​www​.repor​terre​.net/spi…
Publié par Mouvements, le 3 jan­vier 2011. http://​www​.mou​ve​ments​.info/​L​e​-​r​e​v​e​n​u​-​m​a​x​i​m​u​m​-​u​n​-​l​e​v​i​e​r​-​p​o​u​r​.html

Les commentaires sont fermés.