L’Afrique devant l’impérialisme

Par Mis en ligne le 13 février 2015

On a l’impression que ça bouge en Afrique actuel­le­ment. Comment com­prendre les évé­ne­ments actuels en regard avec l’irruption des mou­ve­ments popu­laires ?

Il n’y a pas si long­temps, les médias nous mon­traient des mil­liers de Tunisiens et de Tunisiennes en liesse, ravis d’avoir ren­versé le régime. Peu après, l’insurrection égyp­tienne for­çait le départ du dic­ta­teur Moubarak, au pou­voir depuis 30 ans. Un peu par­tout sur le conti­nent, de Johannesburg à Lagos en pas­sant par Addis-Abeba, la colère des masses a fait irrup­tion. Pour faire échec à ce mou­ve­ment popu­laire, les pays occi­den­taux ont pla­ni­fié l’invasion de la Libye, sous le cou­vert de l’humanitarisme. L’OTAN, ce dis­po­si­tif au ser­vice de l’oligarchie finan­cière de la pla­nète, tente d’éradiquer cette montée de l’anti-impérialisme en Afrique, mais en réa­lité, la vague de résis­tance est loin d’être ter­mi­née[1].

Pourquoi l’Afrique est-elle dans l’épicentre de la résis­tance ?

L’idée de se tenir debout pour défendre ses droits est pro­fon­dé­ment enra­ci­née en Afrique ; on l’a constaté lors de la lutte contre l’apartheid, une lutte qui conti­nue encore aujourd’hui. L’apartheid repré­sen­tait le capi­tal impé­rial sous sa forme raciste. Aujourd’hui, alors que les struc­tures for­melles du pou­voir de la mino­rité blanche ont été bri­sées, la réa­lité de l’Afrique aus­trale, c’est qu’elle est un espace où se pra­tique une immense exploi­ta­tion. Dans un sens, c’est en Afrique que sont en place les pires formes d’exploitation capi­ta­liste. Le pillage des res­sources humaines et maté­rielles, la bio­pi­ra­te­rie, l’apartheid médi­cal, la sur­ex­ploi­ta­tion des tra­vailleurs et des femmes, la mani­pu­la­tion et la vio­lence exer­cée sur les jeunes, les agres­sions mili­taires et plu­sieurs autres formes d’oppression sociale inter­agissent dans une spi­rale de crises. Les Africains subissent éga­le­ment le choc de la des­truc­tion envi­ron­ne­men­tale et des chan­ge­ments cli­ma­tiques. Toutes les résis­tances à ces assauts consti­tuent la base sur laquelle se déve­loppe le front anti-impé­ria­liste afri­cain.

Quel est le lien entre la vague de résis­tance actuelle et celle des années 1950-60 ? 

Déjà en 1966, Amilcar Cabral avait décrit l’impérialisme comme « la pira­te­rie trans­plan­tée des océans à la terre ferme, pira­te­rie réor­ga­ni­sée, conso­li­dée et adap­tée à l’objectif de l’exploitation des res­sources maté­rielles et humaines de nos peuples »[2]. Pour lui, l’impérialisme était essen­tiel­le­ment un phé­no­mène de pillage et de vol mis en place dans la course pour le contrôle de l’Afrique. Cette situa­tion, amor­cée avec l’implantation des comp­toirs com­mer­ciaux et le trafic des esclaves au 16e siècle, pro­vo­qua une sérieuse sai­gnée démo­gra­phique, dont le résul­tat fut l’affaiblissement de l’Afrique au moment où le capi­ta­lisme euro­péen pre­nait son envol. Lors de la confé­rence de Berlin (1885), les grandes puis­santes décou­pèrent le conti­nent en zones d’influences. Plus tard cepen­dant, les contra­dic­tions inter­im­pé­ria­listes firent en sorte que des guerres en Afrique furent le pré­lude aux guerres euro­péennes du ving­tième siècle, pré­vues par ailleurs par Lénine. Walter Rodney, un cher­cheur-mili­tant guya­nais, a démon­tré com­ment l’impérialisme « moderne » s’est trans­formé sur une base raciste pseudo-scien­ti­fique, reli­gieuse et cultu­relle[3]. Jusqu’à aujourd’hui, cette réa­lité se per­pé­tue via des inter­ven­tions mili­taires, comme on le constate au Tchad, en République cen­tra­fri­caine, au Mali, en Côte d’Ivoire. Dans la résis­tance anti-impé­ria­liste actuelle, de nou­veaux mou­ve­ments ont repris le combat des mou­ve­ments de libé­ra­tion natio­nale. Ils émergent des luttes pour la jus­tice répa­ra­trice, la paix, la vie, la santé et le sau­ve­tage de l’environnement natu­rel. Certes, celles-ci s’inspirent de la résis­tance qu’ont incar­née Nelson Mandela, Wangari Mathaai et Patrice Lumumba. Partout en Afrique et par­ti­cu­liè­re­ment en Afrique du Sud, les mili­tants et les intel­lec­tuels se sont mobi­li­sés pour condam­ner l’intervention de l’OTAN en Libye et l’établissement des bases du US Africa Command (AFRICOM), une struc­ture mili­taire dédiée à contrô­ler le conti­nent afri­cain, dénon­cée par plu­sieurs lea­ders afri­cains tels Mandela et Desmond Tutu[4].

Quelle est la place du racisme dans le déploie­ment impé­ria­liste en Afrique ?

Selon Rodney, dès la traite des esclaves, de nou­velles « théo­ries » jus­ti­fiaient la hié­rar­chie entre les êtres humains, relayés par les phi­lo­sophes des Lumières et grandes décou­vertes scien­ti­fiques et tech­niques qui affir­maient la supré­ma­tie blanche. Lénine a bien vu que l’impérialisme chan­geait la donne, en inté­grant une partie du pro­lé­ta­riat dans le dis­po­si­tif de la domi­na­tion. Il appe­lait cette couche l’« aris­to­cra­tie ouvrière ». En Allemagne à l’époque, l’idéologie réac­tion­naire de la race prit de l’importance. Le « Volk » (le peuple) alle­mand était supé­rieur aux autres. D’ailleurs, le colo­nia­lisme alle­mand a « expé­ri­menté » le géno­cide en Namibie au début des années 1900, avant de le mettre en pra­tique en Europe. Le même phé­no­mène était à l’œuvre en Angleterre. On avait incul­qué aux classes popu­laires l’idée que cer­tains ter­ri­toires et cer­tains peuples avaient « besoin » d’être domi­nés. C’est alors que le voca­bu­laire de la culture impé­ria­liste s’est « raf­finé » : « races infé­rieures », « peuples subal­ternes », etc. En réa­lité, la phi­lo­so­phie de la supré­ma­tie blanche a codi­fié les idées du dar­wi­nisme social (la « survie des plus forts »), l’individualisme abra­sif, le sexisme, l’inviolabilité du marché, la pro­priété privée et le credo que « tout le monde peut s’en sortir ».

N’est-ce pas l’héritage d’Edward Saïd que d’avoir expli­qué le rôle de la culture dans cette entre­prise de domi­na­tion ?

Il avait en effet bien expli­qué l’impact de cette culture impé­riale sur la conscience des peuples[5]. Dans le même sens qu’Amilcar Cabral, Saïd décri­vait l’impérialisme comme un sys­tème qui défi­nit ce que l’on pense, ce que l’on ima­gine, au point où il devient normal d’envahir, de dépos­sé­der et de contrô­ler la vie des autres. Sa contri­bu­tion a été d’expliquer le rôle de la culture dans la mise en place du sys­tème contem­po­rain de domi­na­tions impé­riales et dans ce que j’appelle main­te­nant la culture glo­bale des arme­ments qui lie ensemble les barons de Wall Street et leur finan­cia­ri­sa­tion de l’économie mon­diale aux fabri­cants d’armes, aux fai­seurs d’images, aux ges­tion­naires de l’information, aux contrac­tants de l’armée, aux entre­pre­neurs poli­tiques, au sys­tème de finan­ce­ment des uni­ver­si­tés et aux experts huma­ni­taires.  

Comment expli­quer la per­pé­tua­tion de la domi­na­tion malgré la déco­lo­ni­sa­tion ?

Après 1945, les États-Unis sont deve­nus domi­nants. Ils ont établi une série d’alliances pour main­te­nir sous une forme moderne le colo­nia­lisme, par­fois en col­lu­sion avec les anciens empires colo­niaux (France et Angleterre), par­fois via des dic­ta­tures locales, celle de l’apartheid en Afrique du Sud par exemple. Quand ce dis­po­si­tif a faibli au tour­nant des années 1980, les États-Unis se sont retrou­vés dans l’eau chaude. Les Africains leur repro­chaient beau­coup le fait qu’ils avaient permis la pro­lon­ga­tion du régime de l’apartheid. Par la suite, les États-Unis ont promu l’idée que l’Afrique était « instable », qu’il fal­lait la « sécu­ri­ser ».

Que s’est-il passé en Libye en 2012 ?

Les États-Unis n’avaient pas confiance dans le lea­der­ship libyen. Dans le contexte des insur­rec­tions popu­laires en Tunisie et en Égypte, ils ont pensé qu’il était néces­saire d’intervenir via l’OTAN, qui est un outil des États-Unis. L’OTAN a envahi la Libye sous pré­texte de sauver la popu­la­tion, mais depuis l’invasion, 20 fois plus de Libyens sont morts que durant le règne de Kadhafi. La société est gérée par 1 700 milices appuyées sur 250 000 d’hommes armés par­tout dans le pays. La forme de cette inter­ven­tion a tou­te­fois été dif­fé­rente de celle uti­li­sée en Afghanistan, en misant sur l’utilisation sys­té­ma­tique de bom­bar­de­ments aériens, les attaques par des drones, l’utilisation de sup­plé­tifs locaux, de contrac­teurs mili­taires privés et de milices armées. En Libye, ces nou­velles manières de faire la guerre étaient néces­saires vu l’hostilité des citoyens en Europe et en Amérique du Nord face aux aven­tures mili­taires. Parallèlement, les médias font cam­pagne pour pro­pa­ger l’image du « danger ter­ro­riste », pour jus­ti­fier d’autres inter­ven­tions mili­taires.

Les impé­ria­lismes sont-ils en train de pré­pa­rer un nouvel assaut contre l’Afrique ?

La riva­lité inter­im­pé­ria­liste entre les Européens et les États-Unis s’accentue depuis la crise finan­cière de 2008. Il y a aussi le fait que les « vieux » impé­ria­lismes sont en déclin devant la montée de cer­tains États d’Asie et d’Amérique latine. Ces États deviennent plus puis­sants éco­no­mi­que­ment. Ils construisent leurs propres struc­tures régio­nales. Ils n’ont cepen­dant pas les moyens mili­taires capables de faire face à la puis­sance des États-Unis. Lors de la mise en place de l’AFRICOM, les objec­tifs expli­cites étaient de pro­té­ger les res­sources stra­té­giques dont l’Afrique dis­pose en abon­dance, et qui sont convoi­tées par des puis­sances émer­gentes comme la Chine, l’Inde et la Russie[6].

Que dire de la Chine ? 

Les médias occi­den­taux parlent beau­coup d’une « offen­sive » chi­noise en Afrique. On les dénonce pour l’accaparement des terres, les inves­tis­se­ments et de l’utilisation mas­sive de main- d’œuvre afri­caine. En réa­lité, c’est exa­géré. La Chine est davan­tage inves­tie en Europe et aux États-Unis qu’en Afrique. Certes, l’Afrique devient une puis­sance, mais en gros, elle reste subor­don­née en tant que réser­voir de main-d’œuvre à bon marché pour les entre­prises occi­den­tales. En Afrique par ailleurs, la Chine est sou­vent (et jus­te­ment) cri­ti­quée pour la manière dont elle traite les tra­vailleurs et pour son indif­fé­rence devant les impacts envi­ron­ne­men­taux des pro­jets d’infrastructures.

Qu’en est-il de l’anti-impérialisme en Afrique ?

Depuis la Ligue anti-impé­ria­liste de 1927 jusqu’au projet de Bandoeng et au Mouvement des pays non-ali­gnés[7], les peuples afri­cains ont été à l’avant-garde de la lutte contre le colo­nia­lisme, le racisme et l’apartheid. Des résis­tances de Soweto contre l’apartheid jusqu’aux mani­fes­ta­tions mas­sives qui ont forcé le ren­ver­se­ment de Moubarak en Égypte, les luttes n’ont jamais cessé. Tout cela envoie un fort mes­sage au reste du monde. Selon Desmond Tutu, le concept afri­cain de l’Ubuntu doit être inté­gré dans la culture de la résis­tance à l’échelle mon­diale. L’Ubuntu dit que l’humanité de chacun est celle de tous. Seule la soli­da­rité peut sauver la pla­nète. C’est d’ailleurs dans ce contexte que la par­ti­ci­pa­tion afri­caine à la lutte pour la jus­tice cli­ma­tique devient de plus en plus impor­tante. On le voit au Nigeria où les popu­la­tions du delta com­battent les entre­prises rapaces et le gou­ver­ne­ment. L’impérialisme se sent menacé et tente de blo­quer le mou­ve­ment, notam­ment via les inter­ven­tions mili­taires. L’un des défis des forces anti-impé­ria­listes dans le monde est de résis­ter au chau­vi­nisme et au racisme qui dressent les peuples les uns contre les autres sur la base de la reli­gion, de la race, du sexe ou de la natio­na­lité. La lutte pour la paix et la recons­truc­tion, en Afrique comme ailleurs, pose les jalons d’un autre monde.

Comment la gauche a-t-elle résisté à ce racisme ins­ti­tu­tion­nel ?

Les socia­listes ont mis du temps à se déta­cher de cette vision, car eux-mêmes pen­saient que l’histoire du monde était linéaire et que l’Afrique, comme l’Europe, devait passer à tra­vers des étapes inévi­tables, « uni­ver­selles », pas­sant du com­mu­na­lisme, de l’esclavage, du féo­da­lisme, du capi­ta­lisme, avant d’avancer vers le socia­lisme. Tout cela s’est effrité entre la Première et la Deuxième Guerre mon­diale. Encore aujourd’hui cepen­dant, le racisme reste pré­do­mi­nant dans le sys­tème de domi­na­tion occi­den­tale et entrave le déve­lop­pe­ment de la soli­da­rité inter­na­tio­nale entre les luttes en Europe et en Amérique du Nord et celles des peuples oppri­més en Afrique. Certaines com­po­santes de la gauche res­tent encore à l’écart, notam­ment pour exiger la jus­tice répa­ra­trice face aux crimes du colo­nia­lisme et de l’esclavage. Pourtant, le nouvel inter­na­tio­na­lisme qui res­sort des mou­ve­ments envi­ron­ne­men­taux, des orga­ni­sa­tions contre les ate­liers de misère et d’autres ini­tia­tives en cours fait en sorte, au-delà de l’afropessimisme des médias d’information, que les tra­vailleurs et les étu­diants d’Europe et d’Amérique du Nord prennent conscience de ce que d’aucuns qua­li­fient de renais­sance afri­caine »[8]. Comme chacun le sait, les États-Unis sont pré­sen­te­ment en déclin. Des citoyens amé­ri­cains en nombre crois­sant s’élèvent contre l’impérialisme qui est en même temps raciste et mas­cu­li­niste et qui devient une sorte de « super impé­ria­lisme »[9]. Le défi est de placer la classe domi­nante face à ses res­pon­sa­bi­li­tés, de la rendre impu­table, un peu comme cela a été fait dans les années 1960 avec le mou­ve­ment pour les droits civiques. Une nou­velle alliance mili­tante avec l’Afrique est néces­saire, ins­pi­rée des pro­gres­sistes et révo­lu­tion­naires des décen­nies pré­cé­dentes, tels Martin Luther King Jr., Malcolm X, C.L.R. James et Leonard Pelletier[10]. La gauche doit capi­ta­li­ser sur et appro­fon­dir ces tra­di­tions anti-impé­ria­listes

Février 2015

Horace G. Campbell a publié en 2013 Global NATO and the Catastrophic fai­lure in Libya, Lessons for Africa in the Forging of African Unity, Monthly Review Press. D’origine jamaï­caine, il est pro­fes­seur de science poli­tique à l’Université de Syracuse (État de New York).

[1] Horace G. Campbell, Global NATO and the Catastrophic fai­lure in Libya, Lessons for Africa in the Forging of African Unity, Monthly Review Press, New York, 2013

[2] Amilcar Cabral, L’arme de la théo­rie, Paris, Maspéro, 1975. Cabral était le diri­geant de la lutte de libé­ra­tion natio­nale en Guinée-Bissau. Il a été assas­siné par les colo­nia­listes por­tu­gais en 1973.

[3] Walter Rodney, “The Imperialist Partitioning of Africa, ”Monthly Review, Avril 1970. Rodney, un leader popu­laire en Guyane, a été assas­siné en 1980 à la suite de son impli­ca­tion dans le mou­ve­ment démo­cra­tique et anti-impé­ria­liste.

[4] L’AFRICOM est res­pon­sable des opé­ra­tions mili­taires amé­ri­cains dans 53 États afri­cains. Elle dis­pose de forces ter­riennes, navales et aériennes et d’un réseau de bases mili­taires sur le conti­nent.

[5] Edward W. Saïd, L’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, édi­tions du Seuil, 1978. Palestinien d’origine et citoyen des États-Unis, Saïd est décédé en 2003 après une intense vie lit­té­raire et poli­tique en faveur des droits des Palestiniens.

[6] Allison Ayers, « Beyond Myths, Lies and Stereotypes : The Political Economy of a new- Scramble for Africa », New Political Economy, 18(2), 2013.

[7] La ligue anti-impé­ria­liste résulta d’un congrès convo­qué à Bruxelles en 1927 par la Troisième Internationale avec l’appui d’intellectuels pres­ti­gieux dont Albert Einstein, Félicien Challaye, Henri Barbusse et Romain Roland. La confé­rence de Bandoeng en 1955 réunit les repré­sen­tants de 29 pays afri­cains et asia­tiques à l’appel des lea­ders de l’Égypte, de l’Inde, de la Chine, de l’Indonésie. De cette confé­rence est né le Mouvement des pays non-ali­gnés dans le but d’assurer « l’indépendance natio­nale, la sou­ve­rai­neté, l’intégrité ter­ri­to­riale et la sécu­rité des pays non ali­gnés dans leur lutte contre l’impé­ria­lisme, le colo­nia­lisme, le néo­co­lo­nia­lisme, la ségré­ga­tion, le racisme, et toute forme d’agression étran­gère, d’occupation, de domi­na­tion, d’interférence ou d’hégémonie de la part de grandes puis­sances ou de blocs poli­tiques » et de pro­mou­voir la soli­da­rité entre les peuples du tiers monde. Il regroupe actuel­le­ment 120 États.

[8] Firoze Manjii and Sokari Ekine, The African Awakening : Emerging Revolutions, Fahamu Books, Oxford 2012.

[9] David Harvey, The New impe­ria­lism, Oxford University Press, 2003.

[10] Martin Luther King (né en 1929) a mené la cam­pagne pour les droits civiques aux États-Unis et est mort assas­siné en 1968. Malcom X a com­mencé son acti­vité poli­tique avec les « Black Muslims » (une secte reli­gieuse) pour deve­nir l’inspirateur des mou­ve­ments afro-amé­ri­cains des années 1960. Il a été assas­siné en 1965. Né à Trinidad en 1901, Cyril Lionel Robert James a orga­nisé des mou­ve­ments anti­ca­pi­ta­listes aux États-Unis et écrit de nom­breux ouvrages, dont le plus connu est les Jacobins noirs (1938). Pelletier, un leader du American Indian Movement qui lutte pour les droits des autoch­tones, a été condamné à la prison à vie en 1977 à la suite d’affrontements entre autoch­tones et poli­ciers sur la réserve de Pine Ridge au Dakota. Une cam­pagne est en cours aux États-Unis et dans le monde pour exiger sa libé­ra­tion.

Les commentaires sont fermés.