Cinquante données statistiques sur l’économie des États-Unis Une situation financière désespérée ; la plus grande bulle de dettes de l’histoire de l’Humanité.

Mis en ligne le 18 juin 2010

La majo­rité des Étatsuniens savent que l’économie de leur nation est en piteux état, mais ce qu’ils ne savent pas c’est jusqu’à quel point la situa­tion finan­cière des USA est déses­pé­rée. La vérité c’est que ce que nous sommes en train de vivre n’est pas sim­ple­ment une « dépres­sion » ou une « réces­sion ». Ce que nous vivons c’est le début de l’agonie de la plus énorme construc­tion éco­no­mique que le monde ait connue. Notre cupi­dité et notre dette sont en train de dévo­rer, lit­té­ra­le­ment toute crue, notre éco­no­mie. La dette totale du gou­ver­ne­ment, des entre­prises et des citoyens, s’élève à 360 % du PIB, ce qui dépasse le niveau jamais atteint au cours de la Grande Dépression. Nous avons presque tota­le­ment déman­telé notre jadis colos­sale base manu­fac­tu­rière, nous avons délo­ca­lisé des mil­lions et des mil­lions de postes de tra­vail de la classe moyenne à l’étranger, nous avons vécu bien au-dessus de nos moyens durant des décen­nies et nous avons créé la plus énorme bulle de dettes de l’Histoire de l’Humanité. Le grand jour du règle­ment des comptes s’approche à grands pas et l’immense majo­rité des citoyens des USA l’ignore tota­le­ment. Mais la vérité c’est qu’on ne peut pas défier éter­nel­le­ment les lois finan­cières de l’Univers. Ce qui monte, un jour doit des­cendre. L’emprunteur est le ser­vi­teur du créan­cier. Vous aurez beau faire des éco­no­mies, elles finissent par s’imposer. Il est par­fois indis­pen­sable de donner des chiffres froids et impla­cables pour que la plu­part d’entre nous se rendent clai­re­ment compte de notre situa­tion.

Nous énu­mé­rons par consé­quent en détail, ci-des­sous, 50 don­nées sta­tis­tiques très révé­la­trices de l’état de notre éco­no­mie, chiffres dif­fi­ci­le­ment cré­dibles tel­le­ment ils semblent déments.

Nº 50 — En 2010, il est prévu que le gou­ver­ne­ment des États-Unis émet­tra presque autant de dette nou­velle que l’ensemble des autres gou­ver­ne­ments du monde.

Nº 49 — On pré­voit que le Gouvernement des États-Unis connaî­tra un défi­cit bud­gé­taire d’environ 1,6 bil­lion (mil­lions de mil­lions) de dol­lars en 2010.

Nº 48 — Si vous sor­tiez et si vous dépen­siez, à chaque seconde, un dollar, il vous fau­drait vivre plus de 31.000 ans pour dépen­ser un bil­lion de dol­lars.

Nº 47 — En fait, si vous dépen­siez un mil­lion de dol­lars chaque jour et cela depuis le jour de la nais­sance du Christ, vous n’auriez pas encore dépensé un bil­lion de dol­lars.

Nº 46 — La dette totale du gou­ver­ne­ment des États-Unis est, à ce jour, 90 % du mon­tant global du PIB de la nation.

Nº 45 — La dette en crédit à la consom­ma­tion du marché des États-Unis, y com­pris la dette du gou­ver­ne­ment, des socié­tés et des par­ti­cu­liers, atteint 360 % du PIB.

Nº 44 — Les impôts sur les reve­nus des socié­tés, aux États-Unis, ont baissé de 55 % (pour se situer à 138 mil­liards de dol­lars) pour l’année fis­cale qui s’est ter­mi­née le 30 sep­tembre 2009.

Nº 43 — À ce jour, 8 comtés de l’État de Californie ont un taux de chô­mage qui dépasse 20 %.

Nº 42 — Dans le sec­teur de Sacramento, Californie, un éta­blis­se­ment com­mer­cial sur six est fermé.

Nº 41 — En février, on comp­tait 5.5 deman­deurs d’emploi pour chaque offre d’emploi pro­po­sée.

Nº 40 — Selon une étude de Pew Research Center, envi­ron 37 % de la tota­lité des Étatsuniens qui ont aujourd’hui entre 18 et 19 ans ont connu le chô­mage ou le sous-emploi au cours de la réces­sion.

Nº 39 — Plus de 40 % des sala­riés aux USA occupent aujourd’hui un emploi sous-rému­néré.

Nº 38 — Selon une nou­velle étude, 24 % des tra­vailleurs des États-Unis déclarent avoir retardé leur départ à la retraite qu’ils avaient prévu l’année der­nière.

Nº 37 — En 2009, plus de 1,4 mil­lions d’Étatsuniens se sont décla­rés en faillite ce qui repré­sente une aug­men­ta­tion de 32 % par rap­port à 2008. Et aussi, le nombre des demandes de décla­ra­tion en faillite a battu tous les records en mars 2010 par rap­port à tous les mois anté­rieurs depuis octobre 2005, date d’entrée en appli­ca­tion de la Loi qui durcit les condi­tions pour se décla­rer en faillite aux États-Unis.

Nº 36 — Le nombre des demandes de rachat d’hypothèque, aux États-Unis, a baissé de près de 40 % depuis un mois et a atteint son niveau le plus bas depuis avril 1997.

Nº 35 — RealtyTrac a annoncé que les demandes d’exécution d’hypothèque, aux États-Unis, ont atteint un record absolu pour la seconde année consé­cu­tive en 2009.

Nº 34 — Selon RealtyTrac, un dos­sier a été consti­tué concer­nant les demandes d’exécution d’hypothèque pour 367.056 pro­prié­tés en mars 2010, soit une aug­men­ta­tion de presque 19 % depuis février, une hausse de presque 8 % depuis mars 2009 et le plus grand total men­suel depuis que RealtyTrac a com­mencé à publier ses sta­tis­tiques, soit jan­vier 2005.

Nº 33 — Dans les comtés de Pinellas et Paso, qui incluent St Petersburg, Floride, et les quar­tiers péri­phé­riques vers le nord, il y a 34.000 dos­siers d’exécution hypo­thé­caire ouverts. Il y a dix ans, il n’y en avait que 4.000.

Nº 32 — À Central Valley, Californie, une maison sur 16 est actuel­le­ment en situa­tion d’exécution hypo­thé­caire.

Nº 31 — La Mortgage Bankers Association (Association de Banquiers Hypotécaires) a annoncé que plus de 10 % de tous les pro­prié­taires d’un loge­ment, aux États-Unis, qui ont sous­crit une hypo­thèque, ont cessé de faire au moins un ver­se­ment entre jan­vier et mars. C’est un chiffre record en hausse de 9,1 % sur un an.

Nº 30 — Les banques des États-Unis ont acquis la pro­priété de presque 258.000 mai­sons dans tout le pays au cours du pre­mier tri­mestre de 2010, une hausse de 35 % par rap­port au pre­mier tri­mestre de 2009.

Nº 29 — Pour la pre­mière fois dans l’histoire des États-Unis, les banques sont pro­prié­taires d’une plus grande part de l’ensemble des loge­ments que la part déte­nue par tous les par­ti­cu­liers état­su­niens réunis.

Nº 28 — Plus de 24 % de toutes les mai­sons avec hypo­thèque avaient une valeur sur le marché infé­rieure au reste à payer à la banque en 2009.

Nº 27 — La valeur des locaux com­mer­ciaux, aux Etats-Unis, a baissé d’environ 40 % depuis 2007 et, actuel­le­ment, 18 % de toutes les sur­faces des­ti­nées à des bureaux sont inoc­cu­pées.

Nº 26 — L’augmentation du nombre des impayés pour hypo­thèques concer­nant les biens immo­bi­liers des­ti­nés au loge­ment déte­nus par les banques a battu un nou­veau record de 4,6 % au pre­mier tri­mestre 2010. Presque le double du taux atteint un an aupa­ra­vant.

Nº 25 — En 2009, les banques des États-Unis ont annoncé que le nombre des prêts privés accor­dés aux par­ti­cu­liers avait atteint son niveau le plus bas depuis 1942.

Nº 24 — L’Etat de New York a retardé le paie­ment de fac­tures pour un mon­tant de 2,5 mil­liards de dol­lars pour pou­voir rester sol­vable à court terme, mais les fonc­tion­naires pré­viennent que leurs dif­fi­cul­tés finan­cières pour­raient rapi­de­ment empi­rer.

Nº 23 — Pour com­pen­ser un défi­cit bud­gé­taire annoncé, pour 2010, de 280 mil­lions de dol­lars, la ville de Detroit a émis, en mars, pour 250 mil­lions de dol­lars en bons muni­ci­paux à 20 ans. L’émission des bons a eu lieu après un aver­tis­se­ment émis par des fonc­tion­naires de Detroit qui déclarent que si sa situa­tion finan­cière ne s’améliorait pas, la ville pour­rait être dans l’obligation de se décla­rer en faillite.

Nº 22 — La Ligue Nationale des Villes déclare qu’il va man­quer aux Municipalités pro­ba­ble­ment entre 56 et 83 mil­liards de dol­lars entre aujourd’hui et 2012.

Nº 21 — Une demi-dou­zaine d’États, aux États-Unis, ayant des pro­blèmes finan­ciers ont annoncé qu’ils allaient retar­der l’envoi des chèques de rem­bour­se­ment d’impôts.

Nº 20 — Deux uni­ver­si­taires ont cal­culé récem­ment que les obli­ga­tions non finan­cées de pen­sions com­bi­nées pour les 50 États des États-Unis atteignent la somme de 3.200 mil­liards de dol­lars.

Nº 19 — Selon EconomicPolicyJournal​.com, 32 États aux États-Unis manquent déjà de fonds pour verser les indem­ni­tés dues aux chô­meurs et par consé­quent le gou­ver­ne­ment fédé­ral a alloué des fonds à ces États pour qu’ils puissent payer les sans-emploi.

Nº 18 — Cette réces­sion a fait dis­pa­raître 8 mil­lions d’emplois dans le sec­teur privé aux États-Unis.

Nº 17 — Durant le pre­mier tri­mestre 2010, les chèques versés pour les salaires dans le sec­teur privé ont atteint leur plus bas niveau de toute l’histoire des États-Unis par rap­port à l’ensemble des reve­nus per­son­nels.

Nº 16 — Les pres­ta­tions attri­buées par le Gouvernement des États-Unis (y com­pris la Sécurité Sociale, l’assurance chô­mage, les bons ali­men­taires et autres pro­grammes) ont aug­menté et atteint un niveau record durant les trois pre­miers mois de 2010.

Nº 15 — 39,68 mil­lions d’Étatsuniens reçoivent main­te­nant des bons ali­men­taires ce qui est un record jamais atteint aupa­ra­vant. Mais il semble que la situa­tion va empi­rer encore plus. Le Département de l’Agriculture des États-Unis pro­nos­tique que la par­ti­ci­pa­tion dans le pro­gramme des bons ali­men­taires dépas­sera les 43 mil­lions de citoyens, aux États-Unis, en 2011.

Nº 14 — Phoenix, Arizona, détient le sur­pre­nant record du total annuel des vols d’automobiles : 57.000 véhi­cules. La ville est deve­nue la nou­velle « Capitale du vol d’Automobiles » au monde.

Nº 13 — Les auto­ri­tés res­pon­sables du main­tien de l’ordre, aux États-Unis, affirment qu’aujourd’hui il y a un mil­lion de membres de bandes orga­ni­sées cri­mi­nelles dans le pays. Ce mil­lion de membres des bandes est res­pon­sable de 80 % envi­ron des crimes commis aux États-Unis chaque année.

Nº 12 — Le sys­tème de santé des États-Unis devait affron­ter un manque d’environ 150.000 méde­cins dans la décen­nie à venir, mais suite à la Loi de Réforme de la Santé approu­vée par le Congrès, ce nombre pourra atteindre plu­sieurs cen­taines de mil­liers en plus.

Nº 11 — Selon une ana­lyse du Comité Conjoint sur la Contribution du Congrès, la loi de « Réforme » de la Santé va géné­rer 409,2 mil­liards de dol­lars d’impôts sup­plé­men­taires pour les Étatsuniens en 2019.

Nº 10 — L’Indice indus­triel Dow Jones vient de connaître son pire mois de mai depuis 1940.

Nº 9 — En 1950, le salaire moyen d’un cadre était 30 fois le salaire moyen d’un ouvrier. Depuis l’an 2000, le salaire moyen d’un cadre oscille entre 300 et 500 fois celui d’un simple ouvrier.

Nº 8 — Environ 40 % de toutes les dépenses réa­li­sées dans les com­merces de détail sont faites par 20 % des foyers les plus riches des États-Unis.

Nº 7 — Selon les éco­no­mistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez, aux États-Unis, entre 2002 et 2007, deux tiers des aug­men­ta­tions de reve­nus ont été perçus par le 1 % des citoyens les plus for­tu­nés.

Nº 6 — 40 % des citoyens les moins aisés pos­sèdent aujourd’hui, col­lec­ti­ve­ment, moins de 1 % de la richesse totale de la nation.

Nº 5 — Si avec sa carte de crédit une per­sonne ne fait chaque fois que le paie­ment mini­mum, une dette de carte de crédit de 6.000 dol­lars peut finir par lui coûter plus de 30.000 dol­lars (sui­vant le taux d’intérêt appli­qué).

Nº 4 — Selon un nou­veau rap­port fondé sur des don­nées du Bureau du Recensement des États-Unis, seule­ment 26 % des jeunes Étatsuniens ayant entre 16 et 19 ans avait un emploi fin 2009, ce qui repré­sente un record à la baisse depuis qu’on a com­mencé à tenir des sta­tis­tiques, soit depuis 1948.

Nº 3 — Selon une étude de la Fondation Nationale pour Conseil au Crédit, seule­ment 58 % de ceux qui font partie de la « Génération Y » (les per­sonnes nées entre 1982 et 1992, c’est-à-dire le groupe de ceux qui entrent dans le monde du tra­vail) payent leurs fac­tures men­suelles à temps.

Nº 2 — Durant le pre­mier tri­mestre 2010, le nombre total des emprunts dont les rem­bour­se­ments men­suels ont au moins trois mois de retard a aug­menté, aux États-Unis, et cela, pour le sei­zième tri­mestre consé­cu­tif.

Nº 1 — Selon le Modèle Microsimulation de la Tax Foundation, pour éli­mi­ner le défi­cit bud­gé­taire des États-Unis de 2010, le Congrès devrait mul­ti­plier chaque impôt par 2,4. Par consé­quent, l’impôt à taux de 10 % pas­se­rait à 24 %, celui à 15 % pas­se­rait à 36 % et l’impôt à 35 % serait porté à 85 %.

SOURCE ANGLAIS :

http://​endof​thea​me​ri​can​dream​.com/ar…

Traduit de l’anglais en espa­gnol par Germán Leyens

Traduit de l’espagnol en fran­çais par M. Colinas.

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