Comprendre le Mouvement des Sans Terre

De notre point de vue, le Mouvement des Travailleurs Ruraux sans Terre (MST) est le plus important mouvement social du Brésil contemporain.

Conjoncture économique – automne 2009

Section 1. - L’économie : entre récession et reprise Actuellement, tous les signes indiquent que la récession mondiale s’estompe, mais la reprise économique tarde à...

L’affront de Michel Girard

Offense faite publiquement avec la volonté de marquer son mépris : c’est ainsi que Le Petit Robert définit le mot « affront ». Cela qualifie précisément ce que nous avons ressenti après avoir d’abord lu le chroniqueur de La Presse, Michel Girard, le 17 octobre 2009, puis après l’avoir entendu le même jour sur les ondes de Radio-Canada.

« Il est essentiel de proposer de nouveaux paradigmes de civilisation »

En pleine crise économique et financière généralisée, la planète doit chercher de nouveaux paradigmes de civilisation, en incluant la sphère de la coopération internationale. Ces nouvelles références de relations planétaires doivent s'inscrire dans une éthique différente, basée sur le partage et sur le respect mutuel entre peuples et nations. Une thèse défendue par le théologien brésilien de la libération Carlos Alberto Libânio Christo, plus connu sous le nom de Frei Betto. Celui-ci vient de séjourner en Suisse, où il a participé au 50e anniversaire de E-CHANGER, organisation helvétique de coopération solidaire, dont il est conseiller et partenaire depuis de nombreuses années. La situation actuelle de la nouvelle démocratie populaire latino-américaine - ternie seulement par le coup d'Etat au Honduras -, le rôle moteur des mouvements sociaux, l'importance de la lutte contre la faim et ses obstacles réels, tels sont quelques-uns des thèmes centraux de cet entretien.

La crise, c’est eux ; la solution, c’est nous !

Depuis 2000, c’est 10 milliards de dollars de revenus qui ont été perdus avec les baisses d’impôt au Québec. Ce sont principalement les plus riches et les entreprises qui ont bénéficié de ces réductions. Avec ces décisions et la crise économique actuelle, nous sommes replongéEs dans les déficits pour plusieurs années.

Valoriser le travail pour sortir de la crise

La mobilisation des sommes gigantesques pour sauver les marchés financiers et, parallèlement, la multiplication des licenciements et l’opposition du patronat et des pouvoirs publics aux demandes sociales et à la hausse des salaires, soi-disant pour éviter une nouvelle stagflation (stagnation de l’activité économique accompagnée d’une accélération de la hausse des prix à la consommation), montrent l’intérêt qu’il y aurait à réexaminer la question des conditions salariales et des droits sociaux dans un contexte de globalisation financière.

La guerre pour les biens communs s’aggrave

L’article de Raúl Zibechi que nous publions ici fournit un éclairage sur les principaux enjeux concernant la défense de l’autonomie des communautés autour de la gestion de l’eau, en particulier dans la région amazonienne, en relation avec les projet du gouvernement de gauche de favoriser le développement de l’extraction minière dans ces régions.

Renforcement du FMI et de la Banque mondiale

Le G20, auto-proclamé directoire économique mondial, a décidé de renforcer les capacités du FMI et de la Banque mondiale à ponctionner les richesses du Sud afin de résoudre la crise du Nord. Pour masquer la cruauté de cette politique, les institutions internationales sont convenues à Istanbul d’un lifting cosmétique du FMI qui ne modifie en rien le principe censitaire de son Assemblée générale. Les responsables du Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM) dénoncent cette aggravation des déséquilibres mondiaux.

La crise des crises

En complément au numéro 2 des Nouveaux Cahiers du socialisme, nous publions ici une série d'entretiens et contributions dans le cadre d'une rencontre tenue à Bruxelles et qui a réuni  plus d'une centaine d'intellectuels liés à divers réseaux internationaux de recherche altermondialiste, notamment la Fondation Rosa Luxembourg (Berlin), le Trans National Institute (Amsterdam) , le Forum mondial des alternatives (Dakar), ainsi que plusieurs autres organismes et instituts européens, asiatiques, latino-américains, africains, états-uniens et québécois (en l’occurrence le Collectif d'analyse politique/Nouveaux Cahiers du socialisme). Les entretiens ont été recueillis par Pierre Beaudet, membre du CAP et du comité de rédaction des Nouveaux Cahiers du socialisme.

Le déclin précipité de l’hégémonie américaine

Les prédictions sur un probable déclin de l’hégémonie américaine sont récurrentes. La CIA elle-même s’était récemment livrée à cet exercice, prévoyant qu’à l’horizon 2025, le statut des USA serait révisé à la baisse et leur latitude d’action diminuée d’autant. Mais la crise économique a dramatiquement accéléré la marche de l’histoire. Lors de son audition par les sénateurs américains au printemps dernier, l’économiste Martin Wolf avait annoncé que la crise allait « porter un coup dévastateur à la crédibilité et la légitimité des États-Unis à travers le monde. » Aujourd’hui, les indices de cet affaiblissement sont déjà sensibles sur tous les fronts. Michael Klare en recense six, parmi lesquels le remplacement du G7 par le G20, la remise en cause du dollar, le rôle accru du groupe BRIC, le renforcement des liens entre l’Iran et la Chine, et le refus des alliés d’envoyer des renforts en Afghanistan. A ce catalogue il conviendrait d’ajouter le récent refroidissement des relations avec le Japon, sans oublier la nouvelle orientation de la Turquie, qui elle aussi resserre ses liens avec l’Iran et s’éloigne d’Israël. Bienvenue donc, dès aujourd’hui, dans ce nouveau monde des années 2025.

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