Evo Morales : « Là où il y a un ambassadeur des USA, il y a un coup d’État »

Par Mis en ligne le 03 août 2011

Au cours de son inter­ven­tion, ce mer­credi (27 juillet 2011) devant l’assemblée des Nations Unies, Evo Morales a dénoncé la poli­tique impé­ria­liste des USA.

Le Président Morales a affirmé que « là où il y a un Ambassadeur des USA, il y a un coup d’État (…), le seul pays où il n’y a pas de coup d’État, ce sont les USA ».

En ce sens, Morales a assuré que « je crains beau­coup le gou­ver­ne­ment usa­mé­ri­cain car je connais ses opé­ra­teurs poli­tiques, il joue avec le nar­co­tra­fic pour nour­rir ses inté­rêts géo­po­li­tiques »

« Je sou­haite vive­ment amé­lio­rer les rela­tions diplo­ma­tiques avec les USA, mais nous ne vou­lons pas que ces rela­tions soient uti­li­sées à des fins de conspi­ra­tion, c’est pour cela que nous avons ren­voyé leur ambas­sa­deur en 2008 et je ne le regrette pas, car il fomen­tait une conspi­ra­tion poli­tique et mon devoir en tant que Président est de défendre la dignité de mon pays », a affirmé Morales.

À l’occasion de sa confé­rence de presse à New York, le Président de la Bolivie Evo Morales a dit : « L’information qui nous arrive des USA, selon laquelle il y a deux mois l’avion pré­si­den­tiel était consi­gné aux USA suite à la décou­verte de traces de cocaïne, est une nou­velle qui nous a sur­pris et alarmé. Cette année je n’avais pas voyagé une seule fois aux USA, ce voyage, aujourd’hui, est le pre­mier que je réa­lise pour m’entretenir sur le thème de l’eau ».

Le Président boli­vien a signalé, que main­te­nant, les pays capi­ta­listes qua­li­fient de ter­ro­ristes tous les gou­ver­ne­ments de gauche, et depuis le 11 sep­tembre 2001, ils le font avec encore plus d’insistance. « [Avant] Ils m’accusaient bien d’être le Ben Laden andin en Bolivie. Dernièrement je n’étais plus le com­mu­niste ni le ter­ro­riste mais le nar­co­tra­fi­quant ».

C’est pour cela qu’il consi­dère comme « fausses les accu­sa­tions sur l’avion pré­si­den­tiel soi-disant retenu à cause de décou­verte de traces de cocaïne à l’intérieur. Cela nous laisse penser qu’ils sont prêts à nous impli­quer [dans le nar­co­tra­fic NdT] ».

En ce qui concerne l’expulsion de Bolivie de l’agence US contre le trafic de drogue, le pré­sident boli­vien a mis les point sur les i : « La DEA usa­mé­ri­caine ne lut­tait pas contre le nar­co­tra­fic, mais le contrô­lait plutôt à des fins poli­tiques ».

D’autre part, com­men­tant l’objectif des Nations Unies de réduire la pau­vreté mon­diale, le pré­sident boli­vien a assuré que « tant que le gou­ver­ne­ment US conti­nuera à dési­gner au sein des fonds de Coopération qui doit rece­voir l’argent (dans ce cas les entre­prises sous-trai­tantes), cet objec­tif ne se maté­ria­li­sera jamais ».


Traduit par Esteban G
Merci à Le tacle
Source : http://​www​.libre​red​.net/​?​p​=9165
Date de paru­tion de l’article ori­gi­nal : 28/07/2011
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