Consultations pré-budgétaires

Des groupes de femmes refusent les reculs découlant des choix budgétaires du gouvernement du Québec

Par Mis en ligne le 28 janvier 2011

MONTRÉAL, le 26 janv. /CNW Telbec/​– La Fédération des femmes du Québec, L’R des centres de femmes du Québec ainsi que la Fédération des asso­cia­tions de familles mono­pa­ren­tales et recom­po­sées du Québec ren­contrent ce matin l’adjoint par­le­men­taire au ministre des Finances, M. Emmanuel Dubourg, dans la foulée des consul­ta­tions pré-bud­gé­taires.

À cette occasion, les groupes de femmes feront la démonstration que le gouvernement du Québec peut effectuer d’autres choix que de privatiser et tarifer davantage les services publics et de sabrer dans les programmes sociaux pour élaborer son budget visant à atteindre le déficit zéro d’ici 2013-14. Ces changements auront un effet néfaste et discriminatoire pour les femmes et contreviennent aux engagements internationaux du Québec à l’égard du droit des femmes à l’égalité.

Autres alter­na­tives fis­cales pos­sibles

À l’instar des 140 orga­ni­sa­tions membres de la Coalition oppo­sée à la tari­fi­ca­tion et la pri­va­ti­sa­tion des ser­vices publics, les groupes de femmes pro­posent que le gou­ver­ne­ment s’engage dans une refonte du régime fiscal de façon à réduire les ini­qui­tés sociales et pour assu­rer le droit des femmes à l’égalité. D’autres sources de reve­nus existent pour ren­flouer les coffres de l’État ; le gou­ver­ne­ment peut explo­rer des options plus éga­li­taires – mais il refuse de les consi­dé­rer. Les groupes de femmes exigent le retrait des mesures intro­duites dans le budget de l’an der­nier, notam­ment l’accélération de la hausse des frais de sco­la­rité à partir de 2012 ; la hausse des tarifs d’électricité à comp­ter de 2014 ; la contri­bu­tion santé de 25$ en 2010, 100$ en 2011 et 200$ en 2012, peu importe le revenu des per­sonnes ; et toute com­pres­sion bud­gé­taire ayant un impact sur la qua­lité et l’accessibilité des ser­vices publics et pro­grammes sociaux.

Investir dans l’égalité éco­no­mique

Les groupes de femmes pro­posent éga­le­ment d’investir dans la lutte contre la pau­vreté et la jus­tice éco­no­mique pour les femmes, notam­ment,

  • en éli­mi­nant les caté­go­ries à l’aide sociale ;
  • en aug­men­tant le salaire mini­mum à 11.08 $ de l’heure ;
  • en exemp­tant tota­le­ment les pen­sions ali­men­taires pour enfants du calcul des pres­ta­tions pré­vues pour les familles mono­pa­ren­tales dans toutes les lois sociales ;
  • en aug­men­tant le nombre de places en gar­de­rie à tarif réduit ;
  • en amor­çant un grand chan­tier de construc­tion de loge­ments sociaux ;
  • en adop­tant une poli­tique en iti­né­rance ;
  • en inves­tis­sant dans les ser­vices publics, l’économie sociale, les coopé­ra­tives et les orga­nismes com­mu­nau­taires ;
  • en ren­for­çant la mise en appli­ca­tion des mesures d’accès à l’égalité en y appli­quant une parité femmes/​hommes pour les groupes cibles des com­mu­nau­tés eth­no­cul­tu­relles, des mino­ri­tés visibles et des autoch­tones et
  • en main­te­nant la Commission sur l’équité sala­riale.

Le mémoire est dis­po­nible à http://​www​.ffq​.qc​.ca/​2​0​1​1​/​0​1​/​m​e​m​o​i​r​e​-​d​e​-​l​a​-​f​f​q​-​d​e​p​o​s​e​e​-​d​a​n​s​-​l​e​-​cadre

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