Perspectives

Réalité et dérives de l’extrême droite au Québec Entrevue avec David Morin

Par , Mis en ligne le 10 avril 2019

S.C. – Commençons par défi­nir ce qu’est l’extrême droite. Dans son ouvrage Pourquoi les pauvres votent-ils à droite ?[2], Thomas Franck fai­sait la radio­gra­phie de cette frange de l’électorat séduite par le popu­lisme de droite. En quoi la montée des popu­lismes atteste-t-elle tou­jours de ce phé­no­mène ?

D. M. – Il faut ici éviter un double piège : celui de mettre tout le monde dans le même sac, les caté­go­ries fourre-tout étant rare­ment pro­pices à des ana­lyses éclai­rées et celui de repro­duire sans les ques­tion­ner les nou­velles caté­go­ries (droite alter­na­tive, ultra-droite, droite radi­cale, etc.) le plus sou­vent créées par les groupes eux-mêmes, passés maîtres dans l’art des euphé­mismes et du double dis­cours pour éviter l’anathème, sous cou­vert de propos poli­ti­que­ment plus cor­rects. Il fau­drait plutôt parler des extrêmes droites au plu­riel, car ce terme recouvre des réa­li­tés his­to­riques et des mou­ve­ments assez variés et dis­pa­rates. Ainsi, l’extrême droite « clas­sique », ouver­te­ment raciste, hai­neuse et par­fois vio­lente, semble de manière géné­rale moins attrac­tive – encore que ce ne soit pas vrai par­tout si l’on regarde les États-Unis, la Grèce ou la Hongrie – par rap­port à la montée de mou­ve­ments natio­naux popu­listes ou néo­po­pu­listes, aux dis­cours xéno­phobes plus poli­cés, qui tentent de s’insérer dans le jeu démo­cra­tique, comme en Europe ou à Washington. Ces extrêmes droites prennent les visages de leur époque et s’adaptent aux contextes inter­na­tio­naux et natio­naux dans les­quels elles puisent leurs argu­ments. La plu­part de ces groupes par­tagent néan­moins des valeurs et des cri­tères idéo­lo­giques com­muns, tels que la réi­fi­ca­tion d’une com­mu­nauté (natio­nale, eth­nique, etc.) et d’une iden­tité à pro­té­ger, une cer­taine xéno­pho­bie, la pro­mo­tion d’un ordre moral, etc. Au bout du compte, l’utilisation de la caté­go­rie d’analyse « extrêmes droites » me semble per­ti­nente, mais avec des nuances qui s’imposent eu égard notam­ment à la place qu’elles accordent ou non à la vio­lence dans leur dis­cours et dans leurs actes.

S.C. – Au Québec et au Canada, l’électorat est plutôt cen­triste et peu per­méable aux dis­cours jugés trop tran­chants. Dans ce contexte, parler d’une extrême droite qué­bé­coise n’est-ce pas attri­buer à un phé­no­mène isolé une impor­tance qu’il n’a pas ?

D. M. – Il faut rester pru­dent à l’égard des fausses ana­lo­gies his­to­riques et des com­pa­rai­sons hasar­deuses. Cela dit, l’extrême droite – celle du parti d’Adrien Arcand par exemple – a tou­jours existé au Québec même si on en parle peu et qu’elle est demeu­rée mar­gi­nale. Au cours des der­nières années, médias et experts – et je m’inclus dans la cri­tique – lui ont peut-être accordé une place dis­pro­por­tion­née en com­pa­rai­son du nombre de ses mili­tants et mili­tantes et de son influence dans la société. Influence Communication nous appre­nait récem­ment que la cou­ver­ture média­tique des groupes qué­bé­cois d’extrême droite avait aug­menté de 600 % entre 2016 et 2017[3]. Si les atten­tats contre la mos­quée de Québec ont généré une cou­ver­ture consi­dé­rable (d’abord empreinte de soli­da­rité), ils ont para­doxa­le­ment servi de caisse de réson­nance à quelques groupes en leur don­nant un micro auquel ils n’avaient pas accès jusque-là. Même s’il s’agit d’un phé­no­mène encore très mino­ri­taire, on aurait tort de penser que nous sommes immu­ni­sés contre son essor. Les tra­di­tions idéo­lo­giques pèsent par­fois moins lour­de­ment qu’on ne le pense lorsque l’histoire s’emballe. Il est tout aussi impor­tant de se deman­der si les condi­tions poli­tiques et sociales pro­pices au déve­lop­pe­ment des dis­cours d’extrême droite, notam­ment dans leurs ver­sions poli­cées et popu­listes, sont réunies aujourd’hui. Je suis de ceux qui croient qu’elles le sont en partie. Le cur­seur poli­tique a quelque peu bougé ; on assiste à une « droi­ti­sa­tion » per­cep­tible du débat public, en par­ti­cu­lier sur l’immigration, la sécu­rité, l’islam, etc. Nonobstant leurs limites inhé­rentes, les résul­tats de plu­sieurs son­dages d’opinion démontrent que ce dis­cours résonne auprès d’une partie (et d’une partie seule­ment) de la popu­la­tion. Enfin, l’augmentation ten­dan­cielle des crimes et inci­dents hai­neux décla­rés à la police au cours des der­nières années consti­tue un indi­ca­teur à ne pas négli­ger, même s’il faut le lire avec pru­dence. Au-delà des dis­cours xéno­phobes qui recèlent déjà en eux-mêmes de la vio­lence, des gestes concrets contri­buent à leur tour à ali­men­ter un sen­ti­ment accru d’insécurité chez cer­tains de nos conci­toyens.

S.C. – Les groupes dont on parle sont sur­tout pré­sents à Québec. Or, il n’existe pas d’organisation natio­nale ni de relais poli­tique ins­ti­tu­tion­na­lisé qui laissent croire à un bas­cu­le­ment. Outre la Meute qui tra­verse une crise majeure, tout le reste paraît insi­gni­fiant. Est-ce le cas ?

D. M. – Je ne crois pas que la région de Québec consti­tue un micro­cli­mat pro­pice à l’extrême droite. Cela pour­rait être contex­tuel en raison de la pré­sence de quelques groupes orga­ni­sés qui font parler d’eux, comme Atalante ou les Soldats d’Odin. À cet égard, la Meute a tenté de déve­lop­per une stra­té­gie d’implantation locale du mou­ve­ment avec l’ouverture de clans en région où existent éga­le­ment d’autres groupes. Il est vrai que ces groupes sont assez limi­tés en termes de nombre de membres, plutôt instables, et sou­vent en concur­rence les uns avec les autres. Parallèlement, les quelques ten­ta­tives pour créer des mou­ve­ments poli­tiques n’ont pas vrai­ment réussi à ral­lier au-delà de leur bassin ori­gi­nel. Certes, les mes­sa­gers actuels consti­tuent de piètres figures et relais de l’extrême droite ; cela ne signi­fie pas que les mes­sages, eux, ne passent pas. Il suffit d’observer l’âpreté et la pola­ri­sa­tion du débat public chaque fois que l’actualité touche à des sujets comme l’immigration ou l’islam. D’une part, les réseaux sociaux consti­tuent une pla­te­forme de dif­fu­sion idéale pour ces dis­cours et ne néces­sitent pas d’organisation cen­tra­li­sée par­ti­cu­lière. D’autre part, cer­taines franges à l’intérieur de partis poli­tiques et dans cer­tains médias éta­blis s’en font l’écho de manière poli­ti­que­ment plus accep­table. En d’autres termes, l’essor ou l’écho des groupes d’extrême droite consti­tue au mieux un phé­no­mène mino­ri­taire pré­oc­cu­pant et, dans le pire des cas, un signe avant-cou­reur de la récep­tion accrue d’un dis­cours popu­liste de la droite iden­ti­taire de la part d’une partie de l’opinion publique.

S.C. – Une partie de la gauche s’inquiète de la montée de l’extrême droite sans jamais faire allu­sion à l’islamisme, de crainte de faire le jeu des racistes. N’est-ce pas para­doxal ?

D. M. – Sur le plan phi­lo­so­phique et poli­tique, la res­sem­blance entre l’extrême droite et l’islamisme radi­cal me semble peu évi­dente. Leurs fon­de­ments, leurs objec­tifs et le sens qu’ils revêtent au sein des socié­tés sont assez dif­fé­rents, même s’il est vrai que l’on recon­naît par­fois cer­tains traits psy­cho­lo­giques et des nar­ra­tifs com­muns parmi les indi­vi­dus qui adhèrent à ces idéo­lo­gies radi­cales. En fin de compte, elles acca­parent aujourd’hui l’essentiel des parts et du capi­tal sym­bo­lique sur le marché de l’extrémisme (violent) et se nour­rissent mutuel­le­ment de la pro­phé­tie auto­réa­li­sa­trice du « choc des civi­li­sa­tions ». Il faut donc les ana­ly­ser en tant qu’idéologies radi­cales en vogue, tout en rap­pe­lant que la plu­part de ceux qui les font leurs ne recourent pas pour autant à la vio­lence.

Une fois cela dit, est-il vrai qu’une partie de la gauche fait preuve de com­plai­sance à l’endroit de l’islamisme par peur de nour­rir l’islamophobie ? Peut-être. L’erreur avec cette approche de l’autruche est qu’elle conduit à ne pas com­prendre ni expli­quer les causes et les enjeux entou­rant l’écho de l’islamisme auprès d’une partie mino­ri­taire de nos conci­toyens et conci­toyennes et donc à ne pro­po­ser aucune solu­tion pour y faire face. Ce fai­sant, on laisse le champ libre à l’extrême droite et à la droite, qui non seule­ment mono­po­lisent ce thème, mais défi­nissent de sur­croit les termes du débat. Au Québec, la ques­tion des accom­mo­de­ments reli­gieux est passée d’un enjeu poli­tique (les reven­di­ca­tions d’une infime mino­rité de musul­mans dans l’espace démo­cra­tique) à un enjeu de sécu­rité, la défense de l’identité et de valeurs natio­nales subli­mées. Le même pro­ces­sus tend à pré­sen­ter l’immigration moins comme un phé­no­mène social que comme un « pro­blème », une « menace », etc. Une fois qu’ils s’opèrent, ces glis­se­ments créent des paniques morales qui inter­disent une réflexion nuan­cée et com­pliquent l’élaboration de réponses appro­priées. La prin­ci­pale erreur serait donc de lais­ser à l’extrême droite le soin de défi­nir les termes de ces débats. Au contraire, il faut que la gauche n’hésite pas à se les réap­pro­prier, sans supé­rio­rité morale, pour pro­po­ser des lec­tures nuan­cées et des solu­tions dif­fé­rentes et cré­dibles.

S.C. – Au Québec, quels sont les groupes et caté­go­ries sociales les plus sus­cep­tibles de déve­lop­per une sen­si­bi­lité au dis­cours de la droite radi­cale ?

D. M. – On constate une sur­re­pré­sen­ta­tion de la caté­go­rie des hommes blancs moins ins­truits de 18 à 35 ans, voire plus jeunes, parmi les mili­tants et les sym­pa­thi­sants d’extrême droite. L’âge est d’ailleurs une variable assez fiable quand on parle d’extrémisme, quel qu’il soit. En revanche, les cadres sont sou­vent plus âgés et ins­truits. Notons qu’on retrouve cette caté­go­rie socio­dé­mo­gra­phique en bonne place éga­le­ment au niveau du vote néo­po­pu­liste iden­ti­taire, comme on l’a vu récem­ment aux États-Unis et en Europe. Il faut tou­te­fois être pru­dent, car le fait qu’une caté­go­rie sociale soit sur­re­pré­sen­tée ne signi­fie pas qu’elle soit en majo­rité. En l’occurrence, l’adhésion au dis­cours d’extrême droite, en par­ti­cu­lier dans sa ver­sion poli­cée, se nour­rit de sen­ti­ments de frus­tra­tion, de colère ou de rejet de toutes sortes (contre les élites, les mino­ri­tés, les immi­grants, etc.) que l’on retrouve dans de nom­breuses caté­go­ries sociales, bien au-delà de la seule figure de l’homme blanc jeune et déclassé, d’où l’importance d’ailleurs de mieux docu­men­ter et ana­ly­ser le phé­no­mène.

S.C. – L’extrême droite qué­bé­coise a-t-elle une stra­té­gie ? Peut-elle infil­trer des syn­di­cats et des groupes popu­laires ? Ces groupes sont-ils en mesure de résis­ter aux dis­cours hai­neux et xéno­phobes dont les radios pou­belles sont les porte-voix ?

D. M. – En très peu de temps, l’extrême droite qué­bé­coise est passée de presque rien à une pré­sence dis­pro­por­tion­née sur le radar média­tique et poli­tique. Les réseaux sociaux consti­tuent à cet égard un espace et un outil de pré­di­lec­tion qui per­mettent à ces mou­ve­ments de dif­fu­ser leurs idées et leur maté­riel de pro­pa­gande au-delà de leur micro­cosme natu­rel. Toutefois, ces groupes sont bien conscients des limites de l’espace numé­rique au Québec – où la télé­vi­sion et la radio conti­nuent de jouer un rôle impor­tant – et mènent des actions de mobi­li­sa­tion et de visi­bi­lité sur le ter­rain. Ils pro­fitent de l’actualité poli­tique et sociale pour orga­ni­ser des mani­fes­ta­tions, comme à Québec, à Ottawa ou à la fron­tière amé­ri­caine, ou conduire des opé­ra­tions plus ciblées comme lors de confé­rences à l’Upop Montréal[4] ou au cégep Édouard-Montpetit[5]. Si ces actions demeurent limi­tées à quelques dizaines ou cen­taines de per­sonnes, elles sont sur­tout des­ti­nées à gal­va­ni­ser le noyau dur et à faire parler d’eux. Elles béné­fi­cient d’un écho sinon favo­rable, à tout le moins com­plai­sant, de cer­tains médias d’opinion de droite qui condamnent les actes du bout des lèvres en s’empressant aus­si­tôt de légi­ti­mer leurs dis­cours. Il y a d’ailleurs quelque chose d’ironique à les écou­ter crier à la cen­sure alors qu’on ne les a jamais autant enten­dus dans l’espace média­tique. Enfin, cer­tains de ces groupes entendent exer­cer une influence sur le milieu poli­tique. La stra­té­gie peut être directe en créant des mou­ve­ments poli­tiques, pour le moment très mar­gi­naux, ou en essayant d’infiltrer des partis poli­tiques exis­tants. On sait par exemple que la Fédération des Québécois de souche a tenté d’infiltrer le parti Option natio­nale. Certains pour­raient être tentés de faire la même chose dans des partis plus impor­tants, même si c’est plus com­pli­qué. La stra­té­gie peut aussi être indi­recte, en exer­çant une pres­sion sur le débat poli­tique. C’est par exemple le sens de la publi­ca­tion du mani­feste de la Meute. L’enjeu n’est pas seule­ment ici de s’inviter dans le débat poli­tique, mais bien plutôt de tenter d’imposer les thèmes et les termes de ce débat sur­tout en période de cam­pagne élec­to­rale.

S.C. – Comment com­battre l’extrême droite au Québec ? Qui sont nos alliés et de qui doit-on se méfier ?

D. M. – Peu importe la manière dont on les nomme, l’extrême droite et le popu­lisme iden­ti­taire feront partie du pay­sage des démo­cra­ties occi­den­tales pour les pro­chaines décen­nies. Il va fal­loir apprendre à vivre avec leur pré­sence, en tant qu’idéologie radi­cale, dans l’espace poli­tique qué­bé­cois. Même en faible nombre, ils demeu­re­ront audibles et fermés au dia­logue. Ici, les actes vio­lents devraient, espé­rons-le, demeu­rer limi­tés en nombre, mais n’en sont pas moins réels, comme l’ont démon­tré les atten­tats de Québec ou la hausse des crimes hai­neux. L’un des enjeux majeurs demeure la nor­ma­li­sa­tion et la bana­li­sa­tion des dis­cours d’extrême droite, qui nour­rissent le popu­lisme iden­ti­taire, ali­mentent la peur et érodent la cohé­sion sociale. Pour éviter que ces dis­cours ne gagnent du ter­rain, plu­sieurs ques­tions se posent. Comment aler­ter sur ce qu’est l’extrême droite sans paraître mora­li­sa­teur et en évi­tant la pola­ri­sa­tion sociale qui fait le jeu des extrêmes ? Faut-il réduire le seuil de tolé­rance à l’égard des dis­cours hai­neux, en insis­tant davan­tage sur la vio­lence qu’ils recèlent, au risque de rogner sur la liberté d’expression ? Doit-on ou non auto­ri­ser l’institutionnalisation poli­tique de ce type de mou­ve­ments, avec par exemple la créa­tion d’un parti et comme consé­quence pos­sible une entrée à terme à l’Assemblée natio­nale ? Comment appor­ter des réponses aux pré­oc­cu­pa­tions de ceux et celles – les « conver­tibles » – qui sont sen­sibles à ces dis­cours sans pour autant y adhé­rer plei­ne­ment. Face à ces ques­tions, c’est le silence des gens ordi­naires qu’il faut rompre et tra­duire en mobi­li­sa­tion col­lec­tive, tout en évi­tant de sur­réa­gir. Comme sou­vent en pareil cas, hormis ceux bien connus qui attisent le feu (cer­tains res­pon­sables poli­tiques, médias et autres mou­ve­ments), c’est fina­le­ment de nous-mêmes qu’il faut aussi se méfier quant à notre réac­tion face à ce qui se pré­sente comme un défi au sein de l’espace démo­cra­tique pour les années à venir.

Entretien réa­lisé par Stéphane Chalifour, Professeur de socio­lo­gie au Cégep Lionel-Groulx

Notes

  1. Codirecteur de l’Observatoire sur la radi­ca­li­sa­tion et l’extrémisme violent (OSR) et pro­fes­seur à l’École de poli­tique appli­quée de l’Université de Sherbrooke.
  2. Publié chez Agone (Marseille) en 2013.
  3. Dominique Cambrion-Goulet, « Bilan média­tique 2017. La peur cède le pas à l’intolérance », Métro, 12 décembre 2017.
  4. Upop Montréal, Les groupes d’extrême droite au Québec, com­mu­ni­qué du 23 février 2018, <www​.upop​mon​treal​.com/​2​0​1​8​/​0​2​/​2​3​/​l​e​s​-​g​r​o​u​p​e​s​-​d​e​x​t​r​e​m​e​-​d​r​o​i​t​e​-​a​u​-​q​u​e​b​e​c​-​c​o​m​m​u​n​ique/>.
  5. En mars 2018, des mili­tants de la Meute sont inter­ve­nus bruyam­ment lors d’un col­loque sur la radi­ca­li­sa­tion orga­nisé par l’Association étu­diante du Cégep Édouard-Montpetit. Agence QMI, « La Meute au Cégep Édouard-Montpetit : l’association étu­diante ne déco­lère pas », Journal de Montréal, 22 mars 2018.


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