Perspectives

La mondialisation d’hier à aujourd’hui[1]

Par Mis en ligne le 08 avril 2019

À la fin des années 1980, le socio­logue bré­si­lien Ruy Mauro Marini[2] notait que le capi­tal était en train de s’internationaliser afin d’augmenter la plus-value extraite des tra­vailleurs et des tra­vailleuses, grâce à plu­sieurs trans­for­ma­tions dans le trans­port, les nou­velles tech­no­lo­gies et la concen­tra­tion des entre­prises. Avant tout le monde, Marini a com­pris que cette opé­ra­tion à l’échelle mon­diale était une ten­dance struc­tu­relle, et non seule­ment cyclique, de l’accumulation. Aujourd’hui, cette ana­lyse est vali­dée.

Une nouvelle économie politique

La mon­dia­li­sa­tion a intro­duit un chan­ge­ment qua­li­ta­tif dans le fonc­tion­ne­ment du capi­ta­lisme, en accé­lé­rant la libé­ra­li­sa­tion du com­merce et l’adaptation des finances à l’instantanéité de l’information. Les entre­prises trans­na­tio­nales frag­mentent leur pro­duc­tion en un réseau d’intrants inter­mé­diaires et de biens finals des­ti­nés à l’exportation. Ce cadre fonc­tionne selon des prin­cipes de concur­rence intense, de réduc­tion des coûts et d’une main-d’œuvre bon marché. La délo­ca­li­sa­tion qui en résulte trans­forme plu­sieurs éco­no­mies asia­tiques en un nouvel ate­lier de la pla­nète. Les socié­tés trans­na­tio­nales com­plètent leurs inves­tis­se­ments directs par la sous-trai­tance et l’externalisation de la main-d’œuvre. Ces entre­prises rendent leurs four­nis­seurs res­pon­sables du contrôle des tra­vailleurs et des tra­vailleuses et de la ges­tion de la demande incer­taine. De cette façon, elles dis­tri­buent les risques et aug­mentent les pro­fits. Certes, les dés­équi­libres com­mer­ciaux, les bulles finan­cières et la sur­pro­duc­tion de matières pre­mières ont désta­bi­lisé le sys­tème avec la crise de 2008, sans cepen­dant inver­ser la mon­dia­li­sa­tion. Ainsi, il appert que l’économie poli­tique de la mon­dia­li­sa­tion, annon­cée par Marini, demeure l’approche appro­priée pour com­prendre le capi­ta­lisme contem­po­rain.

La grande transformation

L’influence que le théo­ri­cien bré­si­lien a attri­buée à l’époque à l’augmentation des taux de plus-value a été confir­mée au cours des der­nières décen­nies. L’offensive des employeurs a dis­persé[3] les salaires, éli­miné les règles sala­riales défi­nies et favo­risé le tra­vail seg­menté. Cette réor­ga­ni­sa­tion main­tient la sta­bi­lité néces­saire à la conti­nuité de l’accumulation dans le sec­teur formel et géné­ra­lise l’insécurité de l’emploi et des salaires dans l’univers infor­mel. Le fon­de­ment prin­ci­pal de la mon­dia­li­sa­tion est la réduc­tion des coûts de main-d’œuvre. C’est pour­quoi les reve­nus des masses stag­nent au milieu de la pros­pé­rité et déclinent dans les crises. Les firmes trans­na­tio­nales s’enrichissent des bas salaires de la péri­phé­rie et de la dépré­cia­tion des biens consom­més par les tra­vailleurs et les tra­vailleuses de la métro­pole. Ils uti­lisent la délo­ca­li­sa­tion pour affai­blir les syn­di­cats et apla­nir les salaires dans toutes les régions. Les entre­prises pro­fitent des dif­fé­rences de salaire résul­tant des inéga­li­tés struc­tu­relles pro­duites par les dif­fé­rences de den­sité de popu­la­tion. Ces dis­pa­ri­tés sont sta­bi­li­sées par l’absence de mobi­lité inter­na­tio­nale des tra­vailleurs et des tra­vailleuses. La force de tra­vail est mar­gi­na­li­sée dans tous les mou­ve­ments qui bou­le­versent le scé­na­rio de la mon­dia­li­sa­tion.

Le déplacement des plaques tectoniques

Marini a été témoin de l’irruption des pays que l’on a sur­nom­més les « tigres asia­tiques » (Taïwan, Hong Kong, Corée du Sud et Singapour). Aujourd’hui, ces déve­lop­pe­ments se sont accé­lé­rés. Actuellement, le tiers des biens manu­fac­tu­rés est fabri­qué à l’extérieur des pays capi­ta­listes tra­di­tion­nels (le double de la moyenne en vigueur en 1980). Les inves­tis­se­ments sont trans­fé­rés vers les pays qui offrent une réduc­tion des coûts plus impor­tante, une plus grande dis­ci­pline et pro­duc­ti­vité de la main-d’œuvre. Les entre­prises qui dirigent ces struc­tures ne contrôlent pas seule­ment la res­source la plus ren­table (marques, desi­gns, tech­no­lo­gies). Elles dominent éga­le­ment 80 % du com­merce mon­dial de ces cir­cuits. Au lieu de pro­ces­sus inté­grés, la sub­di­vi­sion des par­ties pré­do­mine et la fabri­ca­tion natio­nale est rem­pla­cée par un assem­blage de com­po­sants impor­tés. La proxi­mité et la taille des mar­chés perdent leur per­ti­nence par rap­port aux avan­tages com­pa­ra­tifs des coûts de main-d’œuvre. Une nou­velle divi­sion mon­diale du tra­vail rem­place la divi­sion inter­na­tio­nale tra­di­tion­nelle[4].

La crise de l’emploi

Au cours des der­nières décen­nies, la sou­daine rétrac­tion de l’emploi a été ren­for­cée par l’immobilité rela­tive de la main-d’œuvre face au dépla­ce­ment ver­ti­gi­neux des biens et des capi­taux. Cette contra­dic­tion dis­tingue la mon­dia­li­sa­tion actuelle de la vieille indus­tria­li­sa­tion euro­péenne. Aujourd’hui, en effet, les domi­nés, hommes et femmes, ne peuvent se dépla­cer. Les éco­no­mies déve­lop­pées construisent des for­te­resses contre les dépos­sé­dés de la péri­phé­rie. Les pays qui réa­lisent leurs pro­ces­sus d’accumulation pri­mi­tive ne peuvent pas « déchar­ger » leur popu­la­tion excé­den­taire dans d’autres lieux. À ce déve­lop­pe­ment s’ajoutent d’autres ten­sions, telles que la des­truc­tion des emplois due à l’expansion de l’univers numé­rique. L’emploi dis­po­nible dimi­nue, et sa qua­lité dimi­nue dans les régions sous-déve­lop­pées. C’est pour­quoi l’économie infor­melle repré­sente 50 % de l’activité en Amérique latine, 48 % en Afrique du Nord et 65 % en Asie. L’automatisation et la dis­qua­li­fi­ca­tion de la popu­la­tion agri­cole par les déve­lop­pe­ments tech­no­lo­giques réduisent dras­ti­que­ment les occa­sions d’emploi.

Néo-impérialismes

Marini avait sou­li­gné le poids de l’impérialisme en sou­li­gnant la fonc­tion iné­luc­table du sys­tème de domi­na­tion dans la pré­ser­va­tion du capi­ta­lisme. Il a syn­thé­tisé ces trans­for­ma­tions avec la notion de « coopé­ra­tion hégé­mo­nique », qu’il a uti­li­sée pour défi­nir les rela­tions entre les pou­voirs cen­traux. Les États-Unis ont joué un rôle éco­no­mique clé dans le démar­rage de ce pro­ces­sus. La régle­men­ta­tion ban­caire par la Réserve fédé­rale, le fonc­tion­ne­ment du dollar comme devise mon­diale, la réor­ga­ni­sa­tion des bud­gets de l’État sous la super­vi­sion du Fonds moné­taire inter­na­tio­nal (FMI) et les déci­sions de Wall Street en matière bour­sière ont ren­forcé la mon­dia­li­sa­tion. Au-delà du déclin de la supré­ma­tie amé­ri­caine (qu’illustrent son défi­cit com­mer­cial et son endet­te­ment exté­rieur), les États-Unis conservent la ges­tion des grandes banques et socié­tés trans­na­tio­nales. Ils pilotent éga­le­ment l’introduction de nou­velles tech­no­lo­gies numé­riques, tout en aban­don­nant des posi­tions-clés dans la pro­duc­tion et le com­merce, au profit de la Chine, qui est main­te­nant un concur­rent mon­dial inat­tendu. Entretemps, Trump tente de récu­pé­rer les posi­tions amé­ri­caines en réor­ga­ni­sant les accords de libre-échange, mais il fait face à d’énormes dif­fi­cul­tés pour recons­truire ce lea­der­ship éco­no­mique.

Sur le plan mili­taire, les États-Unis conti­nuent d’assurer la garde de l’ordre capi­ta­liste, même si leur hégé­mo­nie a été mise à mal dans plu­sieurs opé­ra­tions récentes ; cela est devenu évident dans l’échec des guerres en Afghanistan, Irak et Syrie. Pour ces rai­sons, la subor­di­na­tion totale à l’impérialisme amé­ri­cain dont Marini a été témoin a muté en des intri­ca­tions plus com­plexes. Les puis­sances euro­péennes (Allemagne) et asia­tiques (Japon) n’acceptent plus les ordres de Washington avec la même sou­mis­sion. Elles déve­loppent leurs propres stra­té­gies et s’affirment dans divers conflits avec le géant nord-amé­ri­cain. Même si aucun par­te­naire n’interroge la supré­ma­tie du Pentagone, la vas­sa­lité obser­vée dans la seconde moitié du ving­tième siècle a été diluée.

De la Russie et de la Chine

L’implosion de l’Union sovié­tique et la conver­sion de la Chine en une puis­sance cen­trale dis­tinguent la période actuelle de celle de Marini. Avec l’effondrement de l’URSS, l’offensive néo­li­bé­rale s’est ren­for­cée. Les classes diri­geantes ont rega­gné de la confiance et, en l’absence de contre­poids inter­na­tio­naux, elles ont repris les traits du capi­ta­lisme débridé.

Entretemps, la régres­sion de la Russie, dans un contexte d’immobilisme, de dépo­li­ti­sa­tion et d’apathie popu­laire, a trans­formé le pay­sage qu’avait connu Marini. De plus, celui-ci ne pou­vait pas ima­gi­ner le décol­lage de la Chine. Le PIB par habi­tant de ce pays a aug­menté de 22 fois entre 1980 et 2011 et son volume d’échanges double tous les quatre ans. La Chine a main­tenu des taux de crois­sance très élevés dans le contexte des crises inter­na­tio­nales, empê­chant la muta­tion de la réces­sion de 2009 en une dépres­sion mon­diale. Elle agit comme un empire en for­ma­tion qui fait face à l’hostilité stra­té­gique du Pentagone. Elle forge son propre modèle capi­ta­liste à tra­vers ses liens avec la mon­dia­li­sa­tion. Elle déploie un pro­ces­sus d’accumulation direc­te­ment lié à la mon­dia­li­sa­tion.

Des inégalités

Selon Piketty, le 1 % que consti­tue la mino­rité la plus riche contrôle 25-35 % de la richesse totale en Europe et aux États-Unis. Des niveaux simi­laires d’inégalité sont obser­vés dans d’autres régions cen­trales, émer­gentes ou péri­phé­riques[5]. Au cours des der­nières décen­nies, le fossé social gran­dis­sant s’est accom­pa­gné de nou­velles pola­ri­tés entre les pays. En raison de son grand nombre d’habitants, la Chine a modi­fié l’indicateur mon­dial. Alors que l’économie mon­diale stagne autour de 2,7 % par an (2000-2014), le géant asia­tique pro­gresse de 9,7 %. Bien que cette tra­jec­toire ait des simi­li­tudes avec les anté­cé­dents du Japon et de la Corée du Sud, ses effets sur la pola­rité entre les pays sont très dif­fé­rents. La Chine s’élève au détri­ment de ses rivaux occi­den­taux et recon­fi­gure le cadre des puis­sances domi­nantes. Depuis le début de la mon­dia­li­sa­tion, on observe le para­doxe d’une par­ti­ci­pa­tion crois­sante des nou­velles éco­no­mies à la mon­dia­li­sa­tion pro­duc­tive, mais avec peu d’effet sur le niveau rela­tif de leur PIB par habi­tant. Dit autre­ment, la conver­gence indus­trielle ne s’est pas tra­duite par des amé­lio­ra­tions équi­va­lentes du niveau de vie.

Réorganisation semi-périphérique

Marini avait étudié com­ment l’industrialisation pla­çait cer­tains pays dans un seg­ment semi-péri­phé­rique, comme le Brésil, qui a main­tenu une auto­no­mie rela­tive par rap­port aux centres impé­riaux tout en par­ve­nant à déve­lop­per ses capa­ci­tés pro­duc­tives. Cette ana­lyse de Marini reste valable. La simple pola­rité centre-péri­phé­rie ne permet plus de com­prendre la mon­dia­li­sa­tion. Les chaînes de valeur ont ren­forcé le poids rela­tif des pays semi-péri­phé­riques. Les entre­prises mul­ti­na­tio­nales ne donnent plus la prio­rité à l’occupation des mar­chés natio­naux pour tirer parti des sub­ven­tions et des bar­rières doua­nières. Dans cer­tains cas, elles cap­turent des res­sources natu­relles déter­mi­nées par la géo­lo­gie et le climat. Dans d’autres situa­tions, elles pro­fitent d’une force de tra­vail bon marché et dis­ci­pli­née. Certes, les péri­phé­ries et les semi-péri­phé­ries conti­nuent d’être inté­grées dans le conglo­mé­rat des pays dépen­dants. Le rôle subor­donné que Marini leur avait assi­gné n’a pas changé. Elles sont insé­rées dans la chaîne de valeur, sans par­ti­ci­per aux zones les plus lucra­tives de ce réseau. Elles n’exercent pas non plus le contrôle de cette struc­ture. Elles agissent au sein de la pro­duc­tion mon­dia­li­sée sous le mandat des socié­tés trans­na­tio­nales. Cependant, un chan­ge­ment signi­fi­ca­tif doit être sou­li­gné par rap­port à l’époque de Marini.

La Chine change la donne

La nou­velle com­bi­nai­son de l’internationalisation crois­sante du capi­tal et de la recon­fi­gu­ra­tion conti­nue des classes et des États par l’État-nation nous oblige à révi­ser d’autres aspects de la théo­rie tra­di­tion­nelle de la dépen­dance. Le concept de « Sud global » (global South) vise à sou­li­gner la per­sis­tance des dis­pa­ri­tés clas­siques entre pays déve­lop­pés (le Nord ) et pays sous-déve­lop­pés (le Sud ). Le dépla­ce­ment de la pro­duc­tion vers l’est et la cap­ture de la nou­velle valeur géné­rée par l’Occident sont pré­sen­tés comme une preuve de cette pola­rité écra­sante. On veut éga­le­ment démon­trer que le modèle actuel repose sur l’exploitation et le trans­fert de plus-value à une poi­gnée de socié­tés trans­na­tio­nales, mais ces infor­ma­tions ne cla­ri­fient pas tota­le­ment la situa­tion actuelle. Si la trans­for­ma­tion effec­tuée par le géant chi­nois est igno­rée, il est impos­sible de carac­té­ri­ser le capi­ta­lisme d’aujourd’hui. Après tout, c’est un pou­voir qui vient en aide aux banques occi­den­tales, qui main­tient la valeur du dollar malgré la crise, accu­mule un énorme excé­dent com­mer­cial avec les États-Unis et accé­lère ses inves­tis­se­ments en Afrique et en Amérique latine. On ne peut non plus penser que la masse de plus-value géné­rée en Chine est entiè­re­ment trans­fé­rée à l’Occident et appro­priée par les entre­prises mon­dia­li­sées. Il est évident qu’une grande partie des pro­fits géné­rés en Chine est captée par les bureau­crates capi­ta­listes locaux. Bref, la Chine est défiante et non pas une marion­nette des États-Unis. Les nou­veaux diri­geants asia­tiques n’ont aucun rap­port avec les vieilles bour­geoi­sies natio­nales d’après-guerre.

Renouveler la théorie

Dans ses ana­lyses de l’économie poli­tique de la mon­dia­li­sa­tion, Marini a sou­li­gné trois axes d’étude : l’exploitation du tra­vail, les trans­ferts de valeur et la restruc­tu­ra­tion impé­riale. La mise à jour de cette théo­rie néces­site des recherches plus com­plexes que la simple uti­li­sa­tion de concepts énon­cés il y a un demi-siècle. Dans cette direc­tion, il faut rééva­luer la mon­dia­li­sa­tion pro­duc­tive dans la nou­velle géo­po­li­tique impé­riale, et démon­trer com­ment le trans­fert de la plus-value remo­dèle la carte du drai­nage, de la réten­tion et de la cap­ture des flux de valeur. Il est éga­le­ment essen­tiel d’analyser les nou­velles rela­tions de sub­ju­ga­tion, de subor­di­na­tion et d’autonomie qui émergent dans la mosaïque inter­na­tio­nale.

Claudio Katz, Économiste argen­tin et mili­tant poli­tique et social

Notes

  1. Extraits du texte espa­gnol, Semejanzas y dife­ren­cias con la epoca de Marini, 3 février 2017, tra­duit en anglais par Richard Fidler, « Imperialism today. A cri­ti­cal assess­ment of latin ame­ri­can depen­dency theory », SP The Bullet, 16 mars 2018. La tra­duc­tion en fran­çais est de Pierre Beaudet. On peut lire par ailleurs les tra­vaux de Katz sur : <katz​.lahaine​.org>, ainsi que son ouvrage publié chez M Éditeur en 2014, Sous l’empire du capi­tal.
  2. Ruy Mauro Marini (1932-1997) fut l’un des prin­ci­paux repré­sen­tants de ce qu’on appela la théo­rie de la dépen­dance, une ten­ta­tive d’expliquer les rela­tions inégales sys­té­miques entre les pays latino-amé­ri­cains et les éco­no­mies déve­lop­pées du « Nord » impé­ria­liste. Son texte, La dia­lec­tique de la dépen­dance, publié en 1972, inau­gura tout un cycle de débats. Le texte est dis­po­nible sur le site de Période, <http://​revue​pe​riode​.net/​l​a​-​d​i​a​l​e​c​t​i​q​u​e​-​d​e​-​l​a​-​d​e​p​e​n​d​ance/>.
  3. Dispersion dans le sens sta­tis­tique : la dis­tri­bu­tion des salaires a ten­dance à s’étaler, à se dis­per­ser de part et d’autre de la ten­dance cen­trale. (NdR)
  4. Où les pays déve­lop­pés fabri­quaient les biens manu­fac­tu­rés et les pays pauvres four­nis­saient les matières pre­mières. (NdR)
  5. Thomas Piketty, Le capi­tal au XXIe siècle, Paris, Seuil, 2013.


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