Non aux conservateurs de Stephen Harper

Par Mis en ligne le 18 avril 2011

L’association déplore comme tant d’autres le manque de respect des règles et institutions démocratiques par les conservateurs, leurs attaques portées contre ceux qui ne partagent pas leurs idées, les baisses d’impôts exagérées aux entreprises. Surtout, elle tient aussi à signaler les prises de position très inquiétantes des conservateurs sur les sujets qui la préoccupent plus particulièrement.

Les conser­va­teurs s’opposent vive­ment à toute taxe sur les tran­sac­tions financières.
Cette taxe très peu élevée, pour­rait pour­tant géné­rer entre 400 et 900 mil­liards de dol­lars par année, mon­tants qui seraient consa­crés aux ser­vices publics et à la lutte contre la pau­vreté. Elle devien­drait de plus un impor­tant frein à la spé­cu­la­tion. Elle a été appuyée par plu­sieurs chefs d’États et éco­no­mistes et sera un des prin­ci­paux sujets débat­tus au pro­chain G20 en France. La pré­sence des conser­va­teurs risque de nuire au débat, comme cela a été le cas au G20 de Toronto en juin dernier.

Les conser­va­teurs favo­risent les fuites fis­cales et l’expansion des para­dis fiscaux.
Par un Accord d’échange de ren­sei­gne­ment en matière fis­cale (AERF), ils ont faci­lité le rapa­trie­ment des divi­dendes des com­pa­gnies éta­blies dans les para­dis fis­caux. Ils ont éga­le­ment conclu un accord de libre-échange avec le Panama, un para­dis fiscal parmi les plus actifs et très lié au narcotrafic.

Les conser­va­teurs déve­loppent une poli­tique de libre-échange au seul profit des grandes entreprises.
Ils ont conclu un accord contro­versé avec la Colombie (avec l’appui de membres du caucus libé­ral), pla­çant ainsi les inté­rêts com­mer­ciaux avant les droits humains dans ce pays où les atteintes à ceux-ci sont dra­ma­tiques. Ils négo­cient un accord com­mer­cial avec l’Union euro­péenne qui, entre autres, ouvrira davan­tage nos mar­chés publics aux entre­prises euro­péennes, sans obte­nir de réelle contre­par­tie. Cet accord limi­tera l’autonomie de tous les paliers de gou­ver­ne­ments. Il risque d’avoir un impact sur nos frais de santé par l’augmentation sub­stan­tielle du coût des médi­ca­ments géné­riques et, aussi, de nuire à l’avancée des poli­tiques envi­ron­ne­men­tales qui s’imposent face à la crise éco­lo­gique. Alors que cet accord devrait être débattu publi­que­ment et démo­cra­ti­que­ment, on pour­suit en secret des négo­cia­tions qui devraient être inter­rom­pues en raison des élec­tions, tant les enjeux sont importants.

Ces choix des conser­va­teurs, for­te­ment mar­qués par leur adhé­sion à une idéo­lo­gie ultra­li­bé­rale, sont des obs­tacles à un impor­tant pro­grès social et nuisent à des actions entre­prises à l’échelle inter­na­tio­nale. ATTAC-Québec invite ainsi les citoyens, citoyennes, jour­na­listes, membres d’associations à ques­tion­ner les can­di­dats sur ces sujets vitaux, qui ne sont pas ceux dont on traite le plus volon­tiers, mais qu’il faut abor­der de front si l’on veut envi­sa­ger un monde meilleur.

ATTAC, l’Association qué­bé­coise pour la Taxation des Transactions finan­cières et pour l’Action Citoyenne, est une asso­cia­tion citoyenne non par­ti­sane pré­sente dans 40 pays. ATTAC-Québec a été fondée en 2000. Mouvement d’éducation popu­laire tourné vers l’action, ATTAC s’applique à faire connaître les enjeux qui accom­pagnent la mon­dia­li­sa­tion financière.

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Source : Claude Vaillancourt, ATTAC-Québec
Tél. : 514-279-7364
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