Les droites au Québec

Lors de son prochain  conseil général samedi prochain à Trois-Rivières, l’ADQ discutera de propositions «afin d’interdire que nos cotisations syndicales financent diverses causes idéologiques ou sociales qui n’ont aucun lien avec la représentation des travailleurs». S’appuyant sur l’exemple australien et de plusieurs états américains et citant la Cour européenne des droits de l’homme, le cahier de résolution de l’ADQ précise :

Or, les travailleurs devraient avoir le droit de disposer eux-mêmes de cet argent et choisir eux- mêmes les causes et partis politiques qu’ils souhaitent appuyer plutôt que de financer celles choisies par leurs représentants syndicaux. Malgré cela, le Code du travail n’établit pas de distinction selon la finalité des cotisations syndicales et oblige un employé à financer toutes les initiatives de son syndicat. Cette situation est particulière au Canada

En conséquence, la proposition de l’ADQ se lit comme suit :

Un gouvernement de l’Action démocratique du Québec protègera les droits et libertés des travailleurs syndiqués en limitant leur obligation de paiement de la cotisation syndicale aux strictes activités de représentation en matière de relations de travail. Ainsi, les campagnes syndicales à caractère politique ou idéologique seront désormais financées par des contributions volontaires des syndiqués plutôt que d’être couvertes par la formule Rand.

Évidemment, cette attaque à notre liberté d’expression politique s’accompagne d’une autre proposition pour cette fois alourdir considérablement l’exercice de  notre droit à la syndicalisation  (liberté d’association) et celui de négocier nos conventions collectives (liberté de négociations). Après avoir expliqué que la signature des cartes d’adhésion syndicales est un  processus éminemment conflictuel, l’ADQ explique :

Les organisateurs syndicaux qui proposent la représentation syndicale peuvent aller aux domiciles des travailleurs ou les aborder dans le stationnement de l’entreprise ou autres endroits publics afin de les convaincre de signer des cartes. Si un travailleur décide de ne pas signer une carte de membre, il n’y a rien qui empêche les organisateurs syndicaux de solliciter à nouveau l’employé réfractaire. De toute évidence, le processus de signature de cartes peut soumettre l’employé à des pressions directes du syndicat ou de collègues de travail.

Pour mettre fin à cette situation et pour proposer de mieux baliser le processus de négociation, l’ADQ propose d’ouvrir le code du travail :

Pour demander un scrutin secret pour toutes demandes d’accréditation, même celles dont le nombre de cartes signées surpasse la moitié des membres, pour imposer, à l’intérieur de chacune des périodes prévues pour l’accréditation, un vote secret sur le maintien ou non de l’accréditation, pour imposer que tout vote en lien direct avec une négociation collective en cours ou à venir soit pris au scrutin secret et pour clarifier les conditions et le moment pour un membre de demander la révocation de son adhésion syndicale.

Ces idées, antisyndicales, qui seront soumises aux discussions des délégués de l’ADQ ne tombent pas du ciel mais sont produites et relayées par tout un réseau dont on commence à mesurer l’influence. Du côté des think-tanks idéologiques citons les plus connus comme l’institut économique de Montréal et CIRANO (qui souvent ne sont que l’écho de grands thinks tanks américains ou canadiens comme le Fraser institute).

Sur le plan des relais médiatiques, les caisses de résonnance quotidienne,  ce n’est pas le choix qui manque, chacun avec leurs nuances et leurs lubies particulières citons les Martineau, Duhaime, Facal, Bock-Coté, Elgraby, Kelly-Gagnon, Dumont, et combien d’autres, Piché, Gagnon sans parler des Jeff Filion et autres démagogues de foire qui se relaient de micro en plateau de télé pour pourfendre ce Québec paralysé par le corporatisme de ses puissants syndicats.

Ce constat nous amène à une première distinction au sein des droites. La première, structurée en parti politique (Conservateur, ADQ, etc) aspire à gouverner et doit faire les compromis nécessaires dans un contexte où elle reste politiquement très minoritaire, comme le cas des conservateurs fédéraux au Québec ou de l’ADQ.

La seconde droite, appelons-la extraparlementaire, fortement idéologique et populiste présente souvent une rhétorique beaucoup plus dure: sa fonction étant de préparer les esprits par un incessant martèlement autour des grands thèmes de la droite beaucoup plus néolibérale que néoconservatrice: antiétatisme, libéralisme économique définit de façon primaire, antisyndicalisme. La sociologie précise de cette droite appelons-là «dure»  et très «vocale» comme on dit en anglais, reste à préciser. Pour l’instant, contentons-nous d’une hypothèse: cette droite prend racine, à la faveur de la crise, à ces secteurs des classes moyennes et des classe populaires, du secteur privé, relativement jeune et  non syndiqué qui voient dans l’État non pas un ascenseur social pour eux-mêmes et la génération future (comme ce fut le cas pour certains baby-boomers), mais comme un coûteux frein à leur ascension sociale vers le haut en raison notamment de la lourdeur des prélèvements fiscaux. Dans cette perspective, même dans des secteurs clés comme la santé et l’éducation, les lourdeurs et les ratés du système commandent un seul remède: l’ouverture à la privatisation quand ce n’est pas la privatisation tout court.

Le meilleur exemple de ce type de groupe de pression idéologique est le Réseau liberté Québec qui s’amuse souvent, division du travail oblige, à critiquer la mollesse de l’ADQ, mais lui sert sans doute de réservoir à idées et peut-être de viviers de recrutement. Le RLQ qui ne deviendra pas un parti politique est un aiguillon et un chien de garde des partis de droite gouvernementaux: tels les conservateurs et l’ADQ et dans une moindre mesure le PLQ. C’est le cas du nouveau réseau Sun News qui mène campagne pour la privatisation de Radio- Canada et pour la fin du versement de fonds publics aux partis politiques fédéraux.

Lors de son second rassemblement tenu à Montréal en avril dernier, auquel participait 450 personnes (des gars à 80% !), il n’est pas anodin de constater que le principal discours, l’allocution de clôture, a été fait par Éric Duhaime avec pour thème, le pouvoir syndical. C’est bien par ce que l’antisyndicalisme est l’axe commun à toutes les droites.

Le pouvoir syndical au Québec

Dans une présentation intitulée «Libérez-nous des syndicats», Éric Duhaime analyse une des principales pierres d’assise du modèle québécois :

Aucun changement majeur ne pourra avoir lieu au Québec tant et aussi longtemps que plus de 40% des travailleurs financent, contre leur gré, des organisations syndicales ultra-politiques à hauteur de 830 millions$ annuellement», selon Duhaime. Ces forces du statu quo déséquilibrent actuellement tous nos débats de société. Il faut d’abord revoir nos lois du travail pour libérer les travailleurs et les contribuables de ce corporatisme d’une autre époque.

La citation est très importante car elle illustre non seulement cette division du travail entre l’ADQ et son aile mouvementiste, le RLQ, mais elle contient en concentré le cœur même de la thèse centrale de cette droite. Triste et pauvre héritier de la Révolution tranquille, le modèle québécois, tout en État, repose sur l’omniprésence et la toute puissance du syndicalisme. Ce fort taux de syndicalisation, selon les critères nord-américains, est un archaïsme et freine la liberté d’entreprendre au Québec et fait de nous des contribuables trop lourdement sollicités.

Plus, on questionne la légitimité des syndicats puisque c’est contre le gré des travailleurs qu’on finance ces organisations ultra-politiques. Enfin, thème récurrent de la droite : le syndicalisme québécois serait trop puissant en raison quelquefois de cette fameuse clique du plateau qui dominerait les média mais surtout en raison du code du travail auquel il faut de toute urgence s’attaquer. Clique du plateau est le nom de code pour désigner les esprits critiques face à cette montée en puissance de la droite dure dans les média.

Monsieur Legault

C’est à Monsieur Legault et à sa nouvelle famille politique, de type mouvementiste pour l’instant, que reviens l’honneur de s’attaquer à un autre fondement du syndicalisme : la protection syndicale contre l’arbitraire patronal, au moyen de la reconnaissance de l’ancienneté et la protection contre des mesures disciplinaires injustes.

Au départ, un même constat que les autres courants de droite déjà évoqués : le Québec est dans une impasse. Et pour s’en sortir, il faut non seulement liquider le projet indépendantiste, à l’instar de l’ADQ, mais également remettre en cause, quoique de façon moins véhémente que l’ADQ, les grands fondements de l’État québécois moderne.

Dans le texte fondateur de cette Coalition pour l’Avenir du Québec, on peut lire très clairement une nette orientation néolibérale quoique le marketing politique de M. Legault soit beaucoup plus étudié et calibré que celui de M. Duhaime ou de M. Deltell. On y sent non seulement l’habitude mais le goût du pouvoir.

L’État québécois doit aussi établir un climat résolument favorable aux investissements privés, en particulier pour ceux liés à l’innovation et à la créativité. Pour y arriver, il faudra revoir les manières d’imposer les entreprises et les individus de façon à encourager le travail, l’investissement, la productivité et l’épargne. Il faudra aussi favoriser l’entrepreneuriat local et la commercialisation de nos produits vers de nouveaux marchés.

Legault ne propose pas, du moins très clairement, d’arracher des pages entières du code du travail mais que veut-il dire lorsqu’il parle de climat résolument favorable aux investisseurs ? On a déjà vu le film et nous connaissons bien ce langage codé du patronat qui habituellement signifie  davantage de flexibilité dans les lois du travail, de l’environnement et bien sur des conventions collectives.

La façon dont il annonce les couleurs en éducation est sans équivoque: il se fait le chantre d’une hausse substantielle des frais de scolarité, l’une des  mesures antisociales préférées des droites québécoises, véritables icônes idéologiques de la contre révolution tranquille. Mais aussi il attaque de plein fouet le principe d’ancienneté et de sécurité d’emploi des enseignants qui constituent la colonne vertébrale de nos conventions collectives.

Le raisonnement implicite est très simple: on suppose un lien direct, de causalité entre le décrochage scolaire et la performance professionnelle des enseignants et on en  déduit l’existence d’un nouveau type d’obligation pour les enseignants: une obligation de résultat.

Depuis toujours, à l’instar des professions de la santé, le métier d’enseignant repose sur l’obligation de prendre tous les moyens à notre disposition pour transformer efficacement l’information en connaissances et faciliter les conditions d’apprentissage des élèves ou des étudiants-es. Mais leur réussite ne peut être un critère servant à mesurer notre compétence de la même façon qu’un professionnel de la santé doit déployer tous les moyens à sa disposition pour faciliter la guérison mais ne peut être tenu responsable si l’état du patient se détériore. Cette distinction, pourtant élémentaire entre obligation de moyens et obligation de résultats, disparait dans l’univers idéologique de M. Legault et il conclut que la réussite des élèves sera un des facteurs servant à évaluer, donc sanctionner les enseignants. Lesquels verront d’ailleurs leur rémunération ajustée non plus en fonction des critères structurant nos conventions collectives (diplômation et ancienneté). Un nouveau paramètre, arbitraire, viendra s’ajouter en fonction du bon vouloir des directions locales.

Personnellement je ne serais pas étonné si dans la foulée de cette remise en question se profile à nouveau ce débat qu’on a cru trop rapidement enterré: celui sur la soi disant nécessité d’une corporation professionnelle pour les enseignants.

En préparation des prochaines élections, le projet de M. Legault est de s’entendre sous une forme ou une autre avec l’ADQ dont il partage sans doute beaucoup de chose quoique de manière différente. Je doute personnellement qu’il y ait de la place pour les deux formations politiques même en considérant l’ampleur de la déconfiture appréhendée du PLQ.

Typologie des droites au Québec

En terminant, afin d’animer le débat avec l’assemblée, il me semble indiqué de formuler très sommairement  une hypothèse de classification  des droites au Québec et au Canada qui va au-delà de la simple différenciation entre les fonctions: gouvernementales et extra-gouvernementales (idéologiques).

L’exercice est peut-être important non seulement à la lumière des dernières élections fédérales mais également de la montée des droites dures  aux États-Unis, en Europe de l’ouest et en Europe du nord où souvent, dans ces derniers cas, des enjeux xénophobes se profilent.

Tout en haut du totem de la tribu des droites, on retrouve le Parti conservateur du Canada, dernière mouture d’un gouvernement désormais majoritaire, issu ne l’oublions jamais, d’un processus de fusion avec la droite dure du Reform Party fortement influencée par la rhétorique de la droite américaine. C’est une droite sans complexe, à la fois fortement néolibérale mais aussi aux accents néoconservateurs qui n’a qu’une parenté somme toute assez lointaine avec le parti de Brian Mulroney sauf son caractère fermement proaméricain et continentaliste. Parti des grandes entreprises, elle reconstitue l’axe de domination de Toronto à Calgary.

Ouvertement militariste, aux ordres de l’empire au niveau international, souvent très proche des positions israéliennes. Le projet historique, celui de M. Harper, est de transformer les aspects les plus interventionnistes de l’État canadien, héritage des libéraux des années 60-70, notamment au chapitre des politiques sociales, de l’environnement, de la fiscalité et pourquoi pas du droit du travail. La négociation des postiers servira de test et nous verrons rapidement comment ce parti inaugurera son nouveau règne sans doute une version canadienne des actes fondateurs des régimes Reagan et Thatcher: mettre les syndicats combatifs au pas.

Sur le plan idéologique, les liens de ce parti avec les courants religieux de droite doivent nous inciter à une vigilance de tous les instants au chapitre des droits des femmes. Sans parler des enjeux classiques de la droite morale américaine, reformatée à la canadienne: morale sexuelle homophobe, conformisme social et culturel, vision law and order de la sécurité publique, voir même la version canadienne de l’éternel débat américain sur le deuxième amendement autour des armes à feu. (registre)

La bonne nouvelle aux élections de 2008 et de 2011, autour de 80 % du peuple québécois a rejeté ce projet politique et ces valeurs. Nous sommes collectivement entrés en résistance, ça c’est la bonne nouvelle. Quoiqu’en ordre dispersé, c’est la moins bonne nouvelle. Mais tout de même: deux partis à gauche du centre se partagent les deux tiers des votes.

À cette droite,  à la fois classique et renouvelée incarné par le Parti conservateur et à sa façon par l’ADQ, sans toutefois la même emphase sur les dimensions morales, on retrouve d’autres courants beaucoup plus idéologiques qu’institutionnels, du moins pour le moment.

Dans un sondage interne au RLQ, tenu en octobre 2010, on demande aux participants de ce réseau de se définir en relation avec quatre courants  identifiés par Joseph Facal comme autant de composantes de la droite.

Le résultat est le suivant:

  • Libertarien : 28%
  • Conservateur fiscal : 27%
  • Centre-droite : 21%
  • Nationaliste de droite : 10%
  • Conservateur moral/social : 7%
  • Libéral classique : 7%

Sur le plan politique pratique, en dépit de quelques nuances, on peut fusionner facilement les catégories « conservateurs fiscal », « centre droit » et « libéral classique » dans une grande catégorie politique où l’antiétatisme systématique serait l’élément dominant. Ce courant, le plus important, se retrouve autant au sein des conservateurs que des libéraux du Québec, que dans l’ADQ et martèle quotidiennement l’urgence de soulager le fardeau fiscal des classes moyennes écrasées par l’ampleur des prélèvements. Il dénonce le secteur public incapable de prévoir et satisfaire les besoins sociaux et mise sur les forces du marché pour libérer la société.

À la droite de ce courant, on retrouve les libertariens, second en importance, dont le mantra le plus important est cette phrase de Mme Thatcher : THERE IS NO SUCH THING AS A SOCIETY.

Au Québec, l’icône de ce courant est Maxime Bernier qui va jusqu’à expliquer que la Loi 101 est une atteinte aux droits individuels ou encore à des porte-paroles comme Éric Duhaime. L’un des traits dominants de son discours est l’individualisme systématique jugé comme premier et unique détenteur de la souveraineté. Le rôle de l’État, dans cette perspective, est réduit à ses fonctions répressives afin de protéger la propriété et des punir les délinquants en les emprisonnant dans des prisons, privatisées de préférence.

Le courant conservateur/moral semble très faible et privé de figure de proue depuis le départ fort peu regretté de Mgr Ouellet. Défense de la famille traditionnelle avec la figure paternelle, hostile aux revendications des femmes, ce courant se reconnaît souvent dans l’homophobie. Ce courant postule à une inégalité fondamentale entre les humains et conclu au caractère naturel des rapports d’autorité auxquels il faut se soumettre. Le pouvoir, de Dieu, du patron, de l’autorité constituée, de l’homme, relève d’un ordre naturel.

Enfin, les nationalistes de droite disposent d’une certaine influence sur le plan du discours et du rayonnement médiatique avec ses icônes comme M. Bock-Coté ou M. Jacques Brassard chroniqueur dans un quotidien. Ces nationalistes aiment jouer de la nostalgie identitaire canadienne-française et déplorent que le PQ et le Bloc Québécois sont beaucoup trop à gauche. M. Facal à l’occasion, ainsi que M. Martineau ne sont pas très loin de ce courant. Cette frange pourrait peut-être évoluer vers une certaine xénophobie.

Conclusion

Ces différentes sensibilités au sein de la droite s’opposent souvent. Mais au-delà de ces tensions et de ces importantes nuances, il existe bel et bien UNE DROITE sur le plan des attitudes, des comportements et des opinions. Cette droite repose sur de nombreuses valeurs communes, d’origine libérale ou conservatrice. Mais au cœur de ces valeurs communes il y en une qui ressort fortement et c’est l’antisyndicalisme. Quel fut le premier geste de M. Reagan, inaugurant l’ère du néolibéralisme à l’américaine ? Casser un syndicat. Quel fut le premier geste de Mme Thatcher ? La même chose. La dimension  symbolique et politique d’exemplarité est indiscutable: c’est ainsi qu’on fait les choses désormais.

Depuis l’aube du syndicalisme, ici comme ailleurs, notre projet social a été combattu par toutes les droites, chacune à sa façon au gré, des institutions, des partis politiques et  surtout des rapports de forces. Lorsque nous sommes forts, ils cherchent à nous intégrer, comme nous domestiquer, lorsque nous sommes faibles ils cherchent à nous isoler voir à nous écraser. Mais toujours ils nous combattront parce que nos valeurs fondamentales, notre projet social, et nos pratiques quotidiennes questionnent leur ordre établi: celui des dirigeants, des dominants et des possédants.

C’est pourquoi, ici comme ailleurs, la façon la plus utile de les combattre, de combattre la droite politique est et restera de construire la gauche politique et ce, dans toutes les sphères de la pensée et de l’action. Y compris au niveau de l’exercice du pouvoir politique. Rien de ce qui est humain ne doit nous rester étranger pour citer un auteur célèbre et nous devons refuser cette idée qu’il existe a priori des thèmes et des secteurs d’activités où la droite assume naturellement son leadership : tels l’immigration, la sécurité publique ou la gestion des finances publiques.

De façon immédiate, dans une posture plus défensive, il serait intéressant de mettre sur pied une cellule d’analyse et d’information sur la droite au Québec, une sorte de vigile qui régulièrement nous informerait sur l’évolution de ces réseaux et ses liens avec les média.