L’administration Tremblay veut économiser sur le dos des femmes

Par Mis en ligne le 27 janvier 2012

Le Syndicat des fonc­tion­naires muni­ci­paux de Montréal (SCFP-FTQ), qui repré­sente entre autres, les mil­liers de cols blancs de la ville de Montréal, accuse l’administration Tremblay-Appelbaum de vou­loir éco­no­mi­ser sur le dos des femmes. Après 14 ans d’attente, alors que l’exercice d’équité sala­riale est ter­miné depuis décembre 2010, cette admi­nis­tra­tion n’a tou­jours pas versé un iota aux per­sonnes ayant occupé un emploi dans une des caté­go­ries exi­geant des cor­rec­tifs sala­riaux.

Alors que cer­tains élus ne se for­ma­lisent pas de devoir verser 25,7 mil­lions pour le nou­veau pla­né­ta­rium, 12,4 mil­lions pour les réno­va­tions du res­tau­rant Hélène-de-Champlain et 11 mil­lions pour l’annulation du contrat des comp­teurs d’eau, le syn­di­cat, lui est outré de consta­ter que la Ville de Montréal se défile quand il s’agit de payer sa dette envers ses propres employés.

« C’est odieux», ful­mine la pré­si­dente du syn­di­cat, Monique Côté. « Cet employeur n’a aucun sens des res­pon­sa­bi­li­tés ni de recon­nais­sance pour les mil­liers de femmes qui, au fil des ans, ont subi et subissent encore de la dis­cri­mi­na­tion sala­riale», déclare-t-elle. « Au lieu de s’empresser de cor­ri­ger la situa­tion, il mul­ti­plie les démarches pour se sous­traire à la loi qui est pour­tant très claire », pour­suit-elle. « Et en gagnant du temps, comme il le fait, ce seront, une fois de plus, les contri­buables qui paie­ront la note puisque les inté­rêts courent», s’indigne Monique Côté. « Nous fai­sons appel aux élus muni­ci­paux et aux contri­buables afin que le gros bon sens reprenne le dessus et que les dis­po­si­tions de la loi soient res­pec­tées. On doit mettre fin, une fois pour toutes, à la dis­cri­mi­na­tion sala­riale à Montréal et cor­ri­ger les erreurs du passé. Si la Ville trouve l’argent néces­saire pour se payer un nou­veau pla­né­ta­rium, un nou­veau res­tau­rant et verser, avec sou­la­ge­ment, 11 mil­lions de dol­lars en com­pen­sa­tion pour l’annulation des comp­teurs d’eau, elle doit être en mesure d’honorer sa dette envers ses propres employées», conclut Monique Côté.

La Ville de Montréal est le second plus grand employeur du sec­teur public après le gou­ver­ne­ment du Québec. Il a décidé d’appliquer la Loi sur l’équité sala­riale autre­ment que tous les autres employeurs du Québec de façon à réduire les sommes dues à ses propres employés.

Rappelons que le syn­di­cat a déposé une plainte et un dif­fé­rend devant la Commission de l’équité sala­riale devant le refus de la Ville de Montréal de payer, comme il se doit, les cor­rec­tifs sala­riaux.

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