Avis du Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études sur les hausses des droits de scolarité et les mesures d’aide financière

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) accueille avec déception l’avis du Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études sur les hausses les droits de scolarité et les mesures d’aide financière prévues pour la période de 2012-2013 à 2016-2017.La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) accueille avec déception l’avis du Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études sur les hausses les droits de scolarité et les mesures d’aide financière prévues pour la période de 2012-2013 à 2016-2017. « Comment le comité peut-il à la fois reconnaître que la hausse des droits de scolarité du début des années 90 a eu des conséquences importantes en terme de fréquentation (page 22) et, du même souffle, ne pas remettre en question les hausses prévues pour les cinq années à venir ? », demande Jean Trudelle, président de la FNEEQ.

La FNEEQ considère que les recommandations émises par le comité ne permettent en rien de régler le problème de l’endettement croissant des étudiantes et des étudiants. Cela est d’autant plus aberrant que le comité dit s’inquiéter de la situation ! « Laisser croire que les hausses prévues ne constituent pas un obstacle financier majeur à l’accessibilité est un leurre. Penser que des incitatifs fiscaux et le report de la dette atténueront de façon significative les conséquences de ces mesures relève de la pensée magique », ajoute monsieur Trudelle.

Par ailleurs, la FNEEQ partage les inquiétudes soulevées par le comité à l’égard de la situation des étudiantes et des étudiants à temps partiel, mais diffère totalement d’opinion quant aux recommandations proposées au ministère. « Ce n’est pas en instaurant un mécanisme de suivi des hausses que l’on soutiendra ces étudiants », dénonce Jean Trudelle.

La FNEEQ s’étonne de retrouver dans ce rapport des préoccupations qu’elle-même soulève depuis longtemps concernant les conséquences de ces hausses sur le profil socio-économique et socio-culturel des futurs étudiants… sans toutefois que les hausses ne soient remises en question !

Bref, la FNEEQ ne croit pas que d’autres études ni les mesures accessoires proposées permettront le maintien et l’amélioration de l’accessibilité aux études supérieures. Elle s’oppose à toute hausse de droits de scolarité et entend soutenir vigoureusement les étudiantes et les étudiants dans leur lutte.

La FNEEQ est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. Elle regroupe la vaste majorité des chargé-es de cours des universités au Québec.