Avis du Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études sur les hausses des droits de scolarité et les mesures d’aide financière

Par Mis en ligne le 23 septembre 2011

La Fédération natio­nale des ensei­gnantes et des ensei­gnants du Québec (FNEEQ-CSN) accueille avec décep­tion l’avis du Comité consul­ta­tif sur l’accessibilité finan­cière aux études sur les hausses les droits de sco­la­rité et les mesures d’aide finan­cière pré­vues pour la période de 2012-2013 à 2016​-2017​.La Fédération natio­nale des ensei­gnantes et des ensei­gnants du Québec (FNEEQ-CSN) accueille avec décep­tion l’avis du Comité consul­ta­tif sur l’accessibilité finan­cière aux études sur les hausses les droits de sco­la­rité et les mesures d’aide finan­cière pré­vues pour la période de 2012-2013 à 2016-2017. « Comment le comité peut-il à la fois recon­naître que la hausse des droits de sco­la­rité du début des années 90 a eu des consé­quences impor­tantes en terme de fré­quen­ta­tion (page 22) et, du même souffle, ne pas remettre en ques­tion les hausses pré­vues pour les cinq années à venir ? », demande Jean Trudelle, pré­sident de la FNEEQ.

La FNEEQ consi­dère que les recom­man­da­tions émises par le comité ne per­mettent en rien de régler le pro­blème de l’endettement crois­sant des étu­diantes et des étu­diants. Cela est d’autant plus aber­rant que le comité dit s’inquiéter de la situa­tion ! « Laisser croire que les hausses pré­vues ne consti­tuent pas un obs­tacle finan­cier majeur à l’accessibilité est un leurre. Penser que des inci­ta­tifs fis­caux et le report de la dette atté­nue­ront de façon signi­fi­ca­tive les consé­quences de ces mesures relève de la pensée magique », ajoute mon­sieur Trudelle.

Par ailleurs, la FNEEQ par­tage les inquié­tudes sou­le­vées par le comité à l’égard de la situa­tion des étu­diantes et des étu­diants à temps par­tiel, mais dif­fère tota­le­ment d’opinion quant aux recom­man­da­tions pro­po­sées au minis­tère. « Ce n’est pas en ins­tau­rant un méca­nisme de suivi des hausses que l’on sou­tien­dra ces étu­diants », dénonce Jean Trudelle.

La FNEEQ s’étonne de retrou­ver dans ce rap­port des pré­oc­cu­pa­tions qu’elle-même sou­lève depuis long­temps concer­nant les consé­quences de ces hausses sur le profil socio-éco­no­mique et socio-cultu­rel des futurs étu­diants… sans tou­te­fois que les hausses ne soient remises en question !

Bref, la FNEEQ ne croit pas que d’autres études ni les mesures acces­soires pro­po­sées per­met­tront le main­tien et l’amélioration de l’accessibilité aux études supé­rieures. Elle s’oppose à toute hausse de droits de sco­la­rité et entend sou­te­nir vigou­reu­se­ment les étu­diantes et les étu­diants dans leur lutte.

La FNEEQ est l’organisation syn­di­cale la plus repré­sen­ta­tive de l’enseignement supé­rieur au Québec. Elle regroupe la vaste majo­rité des chargé-es de cours des uni­ver­si­tés au Québec.

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