Depuis quelques années, les appels à la grève politique et sociale se multiplient au Québec. En décembre 2024, le groupe Alliance Ouvrière adopte comme stratégie « la récupération de l’outil de la grève politique pour rétablir le rapport de force de la classe ouvrière[1] ». Le 25 novembre 2025, Magali Picard, présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), affirme que « la grève sociale pourrait devenir la solution ultime des syndicats[2] » pour renverser le projet de loi 3 qui vise à entraver l’action politique des travailleurs[3]. Et le 30 janvier 2026, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN adopte un plan d’action pour déclencher une grève sociale d’ici les prochaines élections provinciales. Si le projet se concrétise, il « combinerait des débrayages dans les milieux de travail avec des actions d’appui populaires (grèves du milieu communautaire, grèves étudiantes, mobilisation dans les quartiers et les régions, etc.)[4] ». Le premier élément, celui concernant les grèves en milieu de travail, reste à construire et c’est de lui que dépendra le succès de cette lutte. Quant à l’appui des mouvements sociaux, ce plan semble réaliste puisque les travailleuses et les travailleurs du milieu communautaire ont annoncé un premier débrayage du 23 mars au 2 avril 2026, alors que la Coalition de résistance pour l’unité étudiante syndicale (CRUES) prévoit une « semaine de grève et d’actions contre l’austérité » au même moment. Ces mobilisations pourraient servir de levier à un mouvement plus ample autour du 1er mai ou à l’automne 2026, pour casser les lois et projets de loi rétrogrades et antisyndicaux de la Coalition avenir Québec (CAQ)[5], et pour instaurer un rapport de force avec le futur gouvernement qui sera élu le 5 octobre prochain. Comme le mentionne un journal intersyndical récemment créé dans le but de mobiliser les employé·e·s du cégep de Saint-Laurent : « À ce stade, nous devons également envisager la grève […] une grève politique, contre l’austérité et contre l’atteinte à nos droits en tant que travailleuses et travailleurs[6] ».
Grèves et enjeux politiques
Mais qu’est-ce qu’une grève politique ou une grève sociale au juste ? Bien que ces termes circulent de plus en plus parmi les groupes militants, ils ne sont pas encore courants dans le reste de la population. La grève est un arrêt collectif et concerté du travail ou de ses activités, dans le but d’instaurer un rapport de force à l’encontre de l’employeur ou d’une instance dirigeante. Lorsqu’on parle de grève politique, on réfère à un arrêt de travail qui vise directement un objectif politique (faire tomber une loi ou un gouvernement, imposer une nouvelle structure de pouvoir, etc.) ou qui affecte le champ politique (parce qu’illégal ou non conforme à la loi). Au Québec, puisque le droit de grève est uniquement toléré lors des négociations pour renouveler une convention collective, on considère que toutes les grèves qui se situent en dehors des périodes de négociation sont illégales, et donc qu’elles sont politiques au sens large. De plus, n’importe quelle grève au départ économique et légale peut se politiser. Bien qu’une grève politique puisse se produire dans une seule entreprise ou à une échelle réduite, cet outil est souvent utilisé par des fronts communs ou des coalitions afin de contrer une loi ou un gouvernement autoritaire. L’extension de la grève politique à de larges secteurs de la population entraine ce qu’on appelle une grève sociale. Il y a donc une continuité entre la grève politique et la grève sociale, selon laquelle la multiplication des débrayages politiques ouvre la porte à un arrêt de travail général.
Historiquement, le droit de grève a été largement contesté par l’État bourgeois et la classe capitaliste. Au Canada, les syndicats et le droit de grève sont décriminalisés en 1872. Dans la pratique, les grèves continuent d’être réprimées et leur exercice est fortement réduit par la Loi des enquêtes en matière de différends industriels de 1907. Par la suite, profitant de la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement fédéral impose un cadre restrictif concernant les relations de travail qui interdit la grève en dehors des périodes de négociation pour renouveler une convention collective. Et même ce « droit de grève contrôlé » n’est accordé qu’en 1965 aux employé·e·s de la fonction publique, tout en demeurant fragile puisqu’il est régulièrement suspendu par des « lois spéciales » ou par décret. Dans ces conditions, une large part des luttes des travailleuses et des travailleurs se sont déroulées dans l’illégalité ou à la frontière de la légalité, prenant souvent la forme de grèves politiques. Bien que l’expression elle-même soit peu usitée, elle est employée au sujet de différents épisodes déterminants de l’histoire ouvrière. La grève générale de Winnipeg, en mai-juin 1919, opère une rapide transition des revendications économiques vers l’action politique, alors que les travailleuses et les travailleurs prennent le contrôle de la ville. Les conflits de travail durant les deux guerres mondiales, considérés comme illégaux par les autorités, sont de facto devenus politiques, en particulier au Québec où ils recoupaient une défiance envers les élites anglophones. La grève générale des employé·e·s du secteur public en avril 1972, suivie du débrayage spontané de centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs en mai, ont été parmi les moments de lutte politique les plus intenses de notre histoire. Le 14 octobre 1976, plus d’un million de personnes débraient à travers le Canada pour exiger l’abolition de la Loi C-73 qui impose un strict contrôle des salaires. Par la suite, plusieurs fronts communs intersyndicaux et d’autres conflits de travail ont similairement évolué en affrontements politiques[7].
La résurgence de la grève politique
L’histoire de la grève au Canada et au Québec, qui comprend une reconnaissance légale, quoique tardive, mais aussi un encadrement réglementaire parmi les plus sévères en Occident ainsi que des mesures fréquentes de répression, explique le statut ambigu de la grève politique dans notre tradition militante et notre imaginaire de lutte. D’un côté, de nombreuses grèves passées se sont révélées politiques compte tenu de leur débordement du cadre légal. D’un autre côté, l’encadrement juridique et la répression ont eu tendance à réduire les initiatives de grève politique et sociale pensée comme telle et menée à large échelle. Cette situation équivoque n’a pas empêché l’idée de la grève politique et sociale de ressurgir. En 2004, les centrales syndicales ont appelé à une grève sociale contre les mesures austéritaires du gouvernement libéral de Jean Charest, mais le mandat n’a pas été exercé en raison du manque d’unité entre les centrales. Au printemps 2012, la grève étudiante s’est étendue à plusieurs secteurs de la population, provoquant un véritable mouvement social. En 2015, une grève conjointe des étudiantes et des étudiants et de plusieurs milieux de travail a permis de réaliser le 1er mai une grève sociale d’une certaine ampleur. Le 27 septembre 2019, de nombreux syndicats étudiants, enseignants et autres, ont débrayé pour le climat et participé à une marche d’un demi-million de personnes à Montréal. Lors de ces différents épisodes, les termes de grève politique et de grève sociale ont ressurgi, et leur popularité grandit depuis dans les syndicats et les mouvements sociaux. Ce retour de la grève politique s’explique par deux raisons : la violence des crises qui frappent les classes populaires et la force de la grève pour faire valoir nos droits.
Dans un premier temps, nous devons reconnaitre l’intensité particulière des crises qui affectent les travailleuses et les travailleurs et qui provoquent une colère légitime. Depuis la crise économique de 2008, les conditions de vie de la majorité de la population se sont dégradées, parce que les capitalistes ont fait reposer le poids de cette crise sur le dos des classes laborieuses. Afin de maximiser leurs profits, les multinationales et les grands patrons continuent d’intensifier l’exploitation des travailleurs et des travailleuses, amplifient les inégalités sociales et paupérisent davantage les plus démuni·e·s. Ces conditions maintiennent une crise perpétuelle du logement et entrainent une crise de la vie chère qui provoque désormais une insécurité alimentaire grave chez 20 % des Québécoises et des Québécois[8]. Sur un autre plan, la crise écologique s’approfondit – incluant la dégradation des milieux de vie, la multiplication des feux de forêt, des inondations, etc. – alors que rien ne laisse croire que nos dirigeants agiront pour la résorber. Au contraire, les gouvernements du Parti libéral du Canada (PLC) et de la Coalition avenir Québec (CAQ) abandonnent une à une les mesures et règlementations environnementales existantes, sans compter les efforts de Donald Trump pour dynamiter l’Accord de Paris et l’ensemble des ententes transnationales sur l’environnement et le climat. Ces phénomènes témoignent de la droitisation de la politique mondiale, canadienne et québécoise. Les factions les plus réactionnaires de la bourgeoisie s’imposent progressivement et multiplient les attaques économiques et politiques à l’encontre des classes populaires et moyennes. Les décrets anti-travailleurs du PLC, comme les lois autoritaires, liberticides et racistes de la CAQ, exposent cette droitisation des élites et font peser une véritable menace fascisante sur nos sociétés. Enfin, la résurgence du bellicisme et de l’économie de guerre détourne les budgets sociaux et ouvre la porte à un affrontement militaire d’ordre mondial, avec toutes les horreurs que cela implique[9].
Dans un deuxième temps, nous devons réfléchir aux outils dont disposent les classes laborieuses pour se défendre et imposer leur volonté, ce qui permet de comprendre à la fois l’augmentation du nombre de grèves et les raisons pour lesquelles nous devons intensifier ce mouvement. Comme dans toute société capitaliste, les travailleurs et travailleuses du Canada et du Québec disposent de peu de moyens pour faire valoir leurs intérêts et leurs besoins. Les carences démocratiques du système électoral uninominal majoritaire à un tour sont bien connues, sans compter le pouvoir disproportionné des riches et des grandes entreprises sur les décisions politiques[10]. La population est rarement sollicitée pour participer directement à la prise de décision. Pour être précis, entre 1898 et 1995, les Québécoises et les Québécois ont été appelés à se prononcer par référendum seulement six fois (trois fois à l’échelle fédérale et trois fois à l’échelle provinciale) et jamais depuis. Par contre, le Code du travail encadre strictement le droit de négociation des employé·e·s et sacralise le droit de gestion du patronat, c’est-à-dire « le droit de l’employeur de diriger ses travailleuses et travailleurs et de prendre des décisions pour assurer la rentabilité de son entreprise et la bonne marche de ses affaires[11] ». Alors, quels moyens reste-t-il aux travailleuses et aux travailleurs pour faire valoir leurs droits et pour imposer l’acceptation de leurs demandes ? D’un côté, on peut penser aux actions de visibilité et aux manifestations. Il est vrai qu’elles permettent parfois d’infléchir les décisions politiques. Néanmoins, elles n’offrent pas un véritable rapport de force et leur efficacité repose, en dernière instance, sur la bonne foi des dirigeants. D’un autre côté, il y a les actions qui viennent perturber ou arrêter le fonctionnement habituel de l’économie ou de la société. Parmi celles-ci, la grève s’impose comme moyen le plus efficace. C’est pourquoi nous sommes de plus en plus nombreux à miser sur la grève pour imposer nos revendications, voire même un projet de société alternatif.
Le dossier : des aspects de la grève politique et sociale
En regard des crises provoquées par le capitalisme et des multiples attaques gouvernementales que subit la classe ouvrière[12], de nombreuses personnes et organisations envisagent dorénavant de recourir à la grève pour faire valoir leurs droits. C’est pour accompagner cet élan que nous avons choisi de consacrer le présent dossier à « la grève politique et sociale ». Par ce travail collectif, nous souhaitons contribuer à la mise en lumière et à la diffusion de ce moyen qui, bien qu’en regain de popularité, est encore loin d’être général dans les syndicats et les groupes militants. Nous pensons que la grève politique est un outil important, tant à l’échelle locale que nationale, pour défendre nos droits, mais aussi pour potentiellement obtenir des gains inédits. Nous croyons que la pratique de la grève politique, qui vise la confrontation et l’instauration d’un rapport de force, offre une véritable possibilité de reconstruire la puissance de la classe ouvrière et de reprendre l’initiative en vue d’instaurer une société plus égalitaire. La multiplication des grèves politiques locales pourrait servir de levier à de futures grèves sociales capables d’ébranler le statu quo et d’entrainer des changements structurels, en vue d’atteindre un objectif qui figure dans le nom même de cette revue : le socialisme. Pour contribuer à ce vaste programme, notre dossier se divise en trois sections, qui traitent successivement de la théorie de la grève politique, de son histoire au Canada et, enfin, de sa pratique et de ses perspectives au XXIe siècle.
La première partie du dossier aborde la théorie et la stratégie de la grève politique et sociale. Les deux premiers articles posent les bases d’une compréhension historique de cette pratique, en étudiant respectivement la place de la grève dans la pensée de Karl Marx (Isabelle Le Bourdais et Olivier Dupuis), puis l’expérience de l’Internationale syndicale rouge et de sa stratégie de grèves politiques dans les années 1930 (Alexis Lafleur-Paiement). Par la suite, deux textes analysent l’imbrication entre le syndicalisme québécois et l’action politique. Dans son article, Émile Lacombe étudie le concept du « syndicalisme de combat » élaboré par Jean-Marc Piotte, qui a durablement marqué la gauche québécoise. Pour sa part, Yvan Perrier propose une longue étude des fronts communs intersyndicaux de 1972 à nos jours, pour montrer à la fois leur force politique et leurs limites reliées aux pouvoirs de l’État capitaliste. Ensuite, Judith Trudeau étudie les liens entre le syndicalisme, les pratiques de grève et les luttes féministes, éclairant le rôle que l’action syndicale et la grève peuvent jouer dans l’émancipation des femmes. Pour conclure cette première partie, Benoît Dumais traite de la stratégie de l’organisation Alliance Ouvrière, qui promeut depuis quelques années l’usage de la grève politique pour accroitre la force des travailleuses et des travailleurs.
La deuxième partie du dossier présente cinq moments où des grèves ont ébranlé le statu quo politique. D’abord, Marie-Josée Lavallée analyse la grève générale de Winnipeg de 1919 et la peur qu’elle a provoquée au sein des élites politiques conservatrices, notamment la peur du bolchévisme. Cet épisode permet de comprendre les manœuvres subséquentes des classes dirigeantes pour restreindre le droit de grève au pays. Ensuite, Raphaël Simard étudie la grève à l’usine d’Alcan d’Arvida en 1941, une grève spontanée qui fut durement réprimée puisqu’elle touchait l’aluminium, une industrie stratégique en pleine Deuxième Guerre mondiale, et qui n’a apporté que de faibles gains pour les ouvriers. Le texte suivant présente une entrevue avec l’historien Martin Pâquet qui revisite les luttes ouvrières des années 1970 et leur portée politique, en inscrivant cette période dans le temps long et en soulignant comment l’affrontement entre les travailleurs et les travailleuses contre le patronat recèle toujours un enjeu politique. Dans l’avant-dernier texte de la section, Raphaël Laflamme aborde les grèves politiques qui ont eu lieu aux Philippines dans les années 1970 et 1980, et qui ont contribué à la chute de la dictature de Ferdinand Marcos en 1986. Enfin, Laurence Hamel-Roy retrace la lutte des travailleuses et des travailleurs de la construction au début des années 1990, plus précisément leur combat pour maintenir la syndicalisation dans le secteur résidentiel que le gouvernement voulait supprimer. Malgré une victoire pour le maintien des syndicats dans ce secteur, les travailleurs du résidentiel sont depuis moins payés et moins bien traités que leurs collègues des autres secteurs.
La troisième et dernière partie du dossier expose différentes expériences récentes de grèves politiques et sociales, en ouvrant sur les possibilités de relancer ces pratiques aujourd’hui. Les deux premiers textes traitent des grèves étudiantes de 2012 et de 2015. Dans son article, Jeanne Reynolds discute de la préparation qui fut nécessaire pour faire naitre le mouvement de grève étudiante historique de 2012, et montre comment celui-ci s’est transformé en mouvement social. Pour sa part, Jasmin Cormier explique comment des étudiants et étudiantes ainsi que des travailleurs et travailleuses ont développé le mouvement de grève du printemps 2015, et par quels moyens ils ont réussi à mener une grève sociale le 1er mai. Ensuite, Félix Trudeau aborde la syndicalisation d’un entrepôt d’Amazon à Laval en 2024, puis la fermeture des installations de la compagnie au Québec en représailles et la lutte politique qui a suivi. Dans le dernier texte du dossier, André-Phillipe Doré revient sur plusieurs grèves politiques et sociales récentes, pour en faire une synthèse et montrer comment ces expériences peuvent nous inspirer pour l’avenir.
En explorant tour à tour les enjeux théoriques, historiques et contemporains de la grève politique et sociale, nous souhaitons contribuer à redonner sa place à une forme d’action mal connue au Québec, mais porteuse de véritables possibilités transformatrices. Cela dit, nous sommes conscients et consciente que cette pratique ne pourra exister que si les syndicats locaux, les organismes communautaires et les groupes militants s’en emparent. Dans la foulée de ce dossier, nous invitons les militantes et les militants à réfléchir aux manières de joindre leurs forces aux organisations qui préparent des grèves politiques et sociales pour l’année 2026. Nous ne pouvons pas compter sur les pompiers pyromanes qui sont aux commandes du gouvernement et des entreprises pour régler les crises qui affectent les classes populaires et moyennes. À l’orée du Front commun intersyndical de 1972, la CSN lançait le manifeste Ne comptons que sur nos propres moyens[13] qui a mis la table pour la plus importante grève politique de l’histoire du Québec. Il est temps de renouer avec cette proposition et de faire valoir nos exigences par une lutte audacieuse.
Par André-Philippe Doré, Alexis Lafleur-Paiement, Flavie Achard, responsables de la coordination du dossier
- Alliance Ouvrière, Un mouvement politique pour la classe ouvrière, Montréal, décembre 2024, p. 9. ↑
- Hugo Pilon-Larose, « Les syndicats brandissent la menace d’une grève sociale », La Presse, 25 novembre 2025. ↑
- Le projet de loi 3 veut imposer aux syndicats une série de « règles touchant à la transparence, à la gouvernance et au processus démocratique » et cherche à restreindre ainsi la voix des syndicats. Le texte introduit notamment la notion de cotisations syndicales « facultatives » pour les activités n’étant pas en lien direct avec les négociations des contrats de travail, comme la participation à un mouvement social ou la contestation de la validité d’une loi. ↑
- Roger Rashi, « Le Conseil central de Montréal (CSN) adopte un plan d’action menant à la grève sociale », Presse-toi à gauche, 10 février 2026. ↑
- En plus du projet de loi 3 déjà mentionné, soulignons la loi 14 (PL 89) adoptée en mai 2025 et appliquée depuis le 1er novembre 2025. Elle élargit la définition des services essentiels qui doivent être maintenus lors d’une grève ou d’un lockout, tout en permettant au ministre d’imposer un arbitrage exécutoire aux parties lors d’un conflit de travail, même si elles sont toujours en médiation. ↑
- Charles G., « Énoncé pour le droit à la grève politique », Le babillard, no 1, janvier 2026, p. 11. ↑
- Sur l’histoire du droit de grève au Québec et de sa répression continue, voir Martin Petitcelerc et Martin Robert, Grève et paix. Une histoire des lois spéciales au Québec, Montréal, Lux, 2018. ↑
- Geoffroy Boucher et François Fournier, « L’insécurité alimentaire grave en forte hausse au Québec », Observatoire québécois des inégalités, 1er mai 2025. ↑
- Dans cette situation, il est impératif que la gauche canadienne ne fasse pas l’erreur d’appuyer sa bourgeoisie nationale pour contrer la bourgeoisie étatsunienne, mais qu’au contraire, elle fasse la promotion d’un véritable internationalisme ouvrier. Voir David Camfield, « Comment la gauche doit répondre aux menaces de Trump contre le Canada ? », Archives Révolutionnaires, 7 février 2026. ↑
- La gauche québécoise a tenté à plusieurs reprises de lancer des partis électoraux, par exemple le Parti socialiste du Québec (1963-1968) et Québec solidaire (depuis 2006). Néanmoins, on constate à quel point il est difficile de faire valoir une option réellement de gauche dans la structure électorale actuelle, alors que les formations progressistes sont coincées entre les injonctions médiatiques à modérer leur discours et un système qui favorise les partis établis. À ce sujet, voir François Saillant, Brève histoire de la gauche politique au Québec, Montréal, Écosociété, 2020. ↑
- « Droit de gestion », CNESST, consulté le 11 février 2026. ↑
- Pour un aperçu des attaques contre les travailleurs et travailleuses au Canada et au Québec, voir Harry Glasbeek, « Comment les libéraux fédéraux sapent le droit de grève », Nouveaux Cahiers du socialisme, no 34, automne 2025, p. 155-162, ainsi que Thomas Collombat, « Le PL89 ou quand la CAQ tire à boulets rouges sur le droit de grève », Nouveaux Cahiers du socialisme, no 34, automne 2025, p. 163-170. ↑
- CSN, Ne comptons que sur nos propres moyens, Montréal, Conseil confédéral, 6 octobre 1971. ↑





