Oscillations et dérives des représentations dans l’œuvre de Slavoj Zizek

Slavoj Zizek, philosophe largement médiatisé en Europe, a le mérite de ramener la critique marxiste à l’ordre du jour. Toutefois, malgré son indéniable originalité, son oeuvre comporte certaines dérives qu’il convient de relever. Son intérêt pour le concept de représentation marchande et la révolution nous incite à revenir sur l’interprétation et le sens de la philosophie marxiste à l’aide d’autres intellectuels marxistes comme Ernst Bloch et Herbert Marcuse. En partant de la mécanique du désir, comme noyau ontologique des représentations, Zizek nous entraine vers d’inquiétantes dérives autoritaristes qui nous éloignent de la recherche d’un socialisme réellement démocratique, progressiste et résolument tourné vers l’avenir.
Par Mis en ligne le 23 août 2009

Au-delà de Marx et d’Hegel

Inspiré par Marx et Lacan, et se dis­tan­çant à la fois du mar­xisme de l’école de Francfort et d’Heidegger, Slavoj Zizek pré­sente une ana­lyse anti­ca­pi­ta­liste fort com­plexe dans ses fon­de­ments phi­lo­so­phiques[1]. Comme chez plu­sieurs phi­lo­sophes, l’appareillage cri­tique de Zizek prend ses sources dans une lec­ture de Hegel, notam­ment dans son ouvrage Le plus sublimes des hys­té­riques[2]. L’originalité de Zizek est aussi son inté­rêt pour la recons­truc­tion d’un sujet poli­tique après l’effondrement du bloc de l’Est, sur laquelle il pose de nom­breuses ques­tions : com­ment fonder un nou­veau sujet poli­tique et sur quelles bases ?[3] Comment se fait-il que le sujet se désen­gage, prend ses dis­tances face à l’acte poli­tique ? Et sa suite logique : le capi­ta­lisme est-il, oui ou non, l’horizon ultime ? Zizek ne veut pas céder à l’illusion d’une société équi­li­brée comme sortie de l’horizon capi­ta­liste qui serait celle de Marx. Pour lui, l’erreur de Marx a été de croire que l’objet du désir (la pro­duc­tion illi­mi­tée) pour­rait sur­vivre à la perte de sa cause motrice (la plus-value) ?[4] En ce sens il reste fidèle à Hegel et à sa concep­tion pes­si­miste de la nature humaine.

Représentation, vérité, liberté

Depuis les révo­lu­tions du 18ème siècle, un nou­veau type de pensée s’impose, véhi­culé par la nou­velle classe bour­geoise mon­tante. Mais il ne s’agit pas seule­ment de repré­sen­ta­tion poli­tique, mais du niveau phi­lo­so­phique cor­res­pon­dant. La pensée fonc­tionne en pro­dui­sant des repré­sen­ta­tions. Ce qui carac­té­rise ce fonc­tion­ne­ment comme tous les autres, c’est essen­tiel­le­ment le mou­ve­ment. La pensée est aussi une acti­vité qui peut être à la fois vivante ou morte. La mort de la pensée sur­vient lorsqu’on se fige dans une repré­sen­ta­tion ainsi, il n’y a plus de mou­ve­ment. Pour que le mou­ve­ment soit auto­nome, il faut aller en direc­tion d’une libé­ra­tion des repré­sen­ta­tions, des repré­sen­ta­tions vers la pré­sen­ta­tion véri­table. Cette vérité est pour Hegel dans le concept, tandis que pour Marx elle se situe dans la praxis. Représenter veut dire porter quelque chose devant soi et l’avoir devant soi, avoir quelque chose de pré­sent à soi en tant que sujet, en le retour­nant à soi. La connais­sance humaine consiste pré­ci­sé­ment à se rap­por­ter à des objets, en les repré­sen­tant[5].

Dans sa thèse de doc­to­rat sur Démocrite et Épicure, Marx garde l’idée de la liberté épi­cu­rienne. Les hommes agissent dans des condi­tions déter­mi­nées, mais ils agissent libre­ment. Marx veut mon­trer qu’il est pos­sible de déli­mi­ter un domaine du déter­mi­nisme et un domaine pour la liberté. C’est là tout le défi qui consiste à ne pas faire dis­pa­raître la sub­jec­ti­vité ni non plus réduire les contraintes pro­duites par l’objectivité. Qu’elle est alors notre garan­tie de vérité ? Comment savoir si nous ne nous figeons pas, si nous avons affaire au vrai ? Pour Hegel, aller vers la vérité, c’est aller des repré­sen­ta­tions à la pré­sen­ta­tion véri­table au moyen du concept. La réa­li­sa­tion cor­res­pond au concept puis à l’Idée. Pour Hegel : pensée = réel. Ce qui sup­pose un lien indis­so­ciable entre l’Esprit et la Nature, l’un engen­drant l’autre. C’est une posi­tion idéa­liste à l’opposé de celle que nous allons pré­sen­ter ici. Comment tout cela peut se mettre en mou­ve­ment ?

Pour Zizek, c’est le concept d’interpassivité qui permet de céder à l’autre la dimen­sion pas­sive de mon être. Ce ne sont pas les pas­sions qui font le tra­vail mais ma pas­si­vité à l’aide d’un sup­port fan­tas­ma­tique. En réfé­rence à l’analyse de Marx concer­nant le féti­chisme de la mar­chan­dise mais en y ajou­tant une visée psy­cho­lo­gique : «(…) nous géné­rons habi­tuel­le­ment des fan­tasmes comme autant d’écrans censés nous pro­té­ger du trau­ma­tisme insup­por­table (…)»[6]. Les choses agissent pour nous, c’est le mou­ve­ment du Capital au lieu de rap­ports conscients entre les per­sonnes tels qu’ils devraient être. Pour Zizek, il s’agit d’un pro­ces­sus de sym­bo­li­sa­tion qui est activé par le désir. Cette dia­lec­tique du sym­bo­lique, Zizek l’emprunte à Lacan. Avec Marx, on pour­rait, selon Zizek, débus­quer les symp­tômes qui opèrent dans l’activité de la pensée dans le cadre du capi­ta­lisme.

Pour Marx, Hegel est le der­nier phi­lo­sophe, il a réus­sit à appré­hen­der le mou­ve­ment de la pensée. En ce sens nous pou­vons dire que la phi­lo­so­phie est deve­nue « monde ». Mais ce monde est un monde à l’envers. Il existe un dehors à la pensée. Nous ne pou­vons penser sans un cer­tain nombre de condi­tions maté­rielles préa­lable : ne pas être malade, avoir du temps, ne pas être contraint de faire autre chose…. Ces condi­tions déter­minent notre pensée, pas d’une manière méca­nique mais his­to­ri­que­ment. En raison d’un contexte maté­riel et his­to­rique. La pensée est liée au réel.

De son côté, Zizek dérive vers ce qu’on pour­rait appe­ler une ges­tion sym­bo­lique des repré­sen­ta­tions, ce qui lui permet d’effectuer une série de dis­tinc­tions. Il dis­tingue quatre niveaux d’apparence : l’apparence au sens de la repré­sen­ta­tion fausse et illu­sion sub­jec­tive, au sens de la fic­tion sym­bo­lique, au sens du Suprasensible et enfin au sens du fan­tasme fon­da­men­tal qui comble le vide au milieu de la réa­lité[7]. Ces amé­na­ge­ments dans la sphère des repré­sen­ta­tions per­mettent à Zizek de jus­ti­fier une onto­lo­gie du désir qui nous éloigne de l’objectif maté­ria­liste pre­mier de la réso­lu­tion de la faim, par exemple. « La faim avant la libido !»,-dirait Ernst Bloch à la suite de la phrase de Brecht : « D’abord la bouffe ensuite la morale ! ».

Dans ce monde-ci, nous ne pou­vons d’abord penser sans d’abord effec­tuer une rup­ture avec le monde exté­rieur. Pour être conscient du mou­ve­ment des repré­sen­ta­tions en soi, il faut mar­quer un temps d’arrêt, pour per­mettre un retour à soi. Sinon, impos­sible d’échapper aux jaillis­se­ments conti­nuels de sen­sa­tions sub­jec­tives. Une fois que nous sai­sis­sons notre pensée en mou­ve­ment, nous avons alors deux choix : l’action ou la contem­pla­tion. Si nous vou­lons aller plus loin vers les pos­si­bi­li­tés de trans­for­ma­tion du monde, nous allons cher­cher à agir sur nos repré­sen­ta­tions pour cher­cher la vérité : la repré­sen­ta­tion vraie. L’action trans­for­ma­trice nous enseigne que nous pou­vons avoir une prise sur le monde exté­rieur et que ce tra­vail peut être orienté autre­ment que dans un but stric­te­ment concep­tuel. Même si nous pen­sons par l’intermédiaire des repré­sen­ta­tions, il y a un dehors, une pré­sen­ta­tion véri­table pos­sible dont il faudra tenir compte. Cet exté­rieur aux repré­sen­ta­tions n’est pas figé mais en mou­ve­ment. L’homme peut trans­for­mer ce qui est par l’action et avec la pensée qui y cor­res­pond. (D’où les fameuses Thèses sur Feuerbach). Même si la repré­sen­ta­tion ne donne qu’un phé­no­mène, la réa­lité existe indé­pen­dam­ment d’elle. Et cette réa­lité est en mou­ve­ment, nous pou­vons aussi agir sur elle. Pour Zizek, il importe de sortir de l’emprisonnement par une pensée domi­nante qui fixe ses règles, régu­la­rise notre pensée en uti­li­sant diverses mani­pu­la­tions de la conscience. Cela a pour effet d’imposer une cer­taine vision du réel et de la main­te­nir en place sous la forme de contraintes avec son lot de consé­quences concrètes.

La représentation marchande

Pour Marx, le pro­blème des repré­sen­ta­tions remonte à la cri­tique de la reli­gion. La reli­gion est la réa­li­sa­tion fan­tas­ma­go­rique de l’essence humaine, parce que l’essence humaine ne pos­sède pas de réa­lité authen­tique. Ce qui veut dire que ce qui fait l’essence humaine se défi­nit dans son mou­ve­ment- acti­vité. Cette idée, Bloch la repren­dra plus tard en pen­sant jusqu’au bout les limites d’un monde sans alié­na­tion. L’être humain est le pro­duit des cir­cons­tances et ce sont les cir­cons­tances qui peuvent contri­buer à le chan­ger. Nous ne sommes pas encore par­ve­nus à créer un monde pro­pre­ment humain mais, cela ne veut pas dire que nous n’y par­vien­drons jamais. Qu’est-ce qui cloche ? Dans la réa­lité c’est le capi­ta­lisme et son mou­ve­ment, dans le monde des appa­rences, c’est la repré­sen­ta­tion mar­chande qui l’accompagne. Ce que Marx nous dit, c’est le pro­blème posé par la repré­sen­ta­tion mar­chande : « … en tant que valeurs toutes les mar­chan­dises ne sont que du tra­vail humain cris­tal­lisé(…) ».[8] Pour savoir ce qui se passe, il faut cher­cher du côté de la reli­gion. « Là les pro­duits du cer­veau humain ont l’aspect d’êtres indé­pen­dants, doués de corps par­ti­cu­liers, en com­mu­ni­ca­tion avec les hommes et entre eux »[9] D’où pro­viennent, par exemple, les illu­sions du sys­tème mer­can­tile ? Évidemment du carac­tère fétiche que la forme de mon­naie imprime aux métaux pré­cieux.[10]

Dans les Manuscrits de 1844, Marx explique ce qu’il per­çoit dans le pou­voir de l’argent :

(…) « moyen et pou­voir de conver­tir la repré­sen­ta­tion en réa­lité et la réa­lité en simple repré­sen­ta­tion, trans­forme aussi bien les forces essen­tielles réelles et natu­relles de l’homme en repré­sen­ta­tion pure­ment abs­traite et par la suite en imper­fec­tion, en chi­mères dou­lou­reuses, que d’autre part il trans­forme les imper­fec­tions et chi­mères réelles, les forces essen­tielles réel­le­ment impuis­santes qui n’existent que dans l’imagination de l’individu, en forces essen­tielles réelles et en pou­voir [11]

Ce que Marx veut expri­mer est la force de cette média­tion qu’est l’argent qui a le pou­voir de tout confondre. Elle donne même le pou­voir à la volonté humaine qui peut avec lui réa­li­ser toute chose. Ainsi s’affirme la thèse idéa­liste qui pré­tend que le monde peut obéir magi­que­ment à notre volonté (si on a le pou­voir de le faire). Cette poten­tia­lité, en fait sou­mise aux lois du marché, n’est pas libre.

« Comme l’argent, qui est le concept exis­tant et se mani­fes­tant de la valeur, confond et échange toutes choses, il est la confu­sion et la per­mu­ta­tion uni­ver­selle de toutes choses, donc, le monde à l’envers, la confu­sion et la per­mu­ta­tion de toutes les qua­li­tés natu­relles et humaines »[12]

C’est cette chose qu’est l’argent, qui recueille en lui toute la vie humaine avec ses poten­tia­li­tés, qui bloque toute pos­si­bi­lité de trans­for­ma­tion en étant lui-même agent de trans­for­ma­tion. L’argent est pour Marx un ins­tru­ment de domi­na­tion au ser­vice de la bour­geoi­sie. Les domi­nants dominent avec l’argent sur les domi­nés. Ici le mys­tère de l’argent se dévoile, la vérité appa­raît au grand jour : la lutte des classes.

Zizek à sa façon, reprend et actua­lise le concept mar­xiste de féti­chisme dans un schéma de trois figures : « D’abord le féti­chisme tra­di­tion­nel inter­per­son­nel (le cha­risme du Maître), puis le féti­chisme de la mar­chan­dise clas­sique (« des rap­ports entre les choses à la place de rap­ports entre les agents», i.e. le dépla­ce­ment du féti­chisme vers l’objet) et, enfin, à notre âge post­mo­derne, la dis­pa­ri­tion gra­duelle de la maté­ria­lité même du fétiche.[13] » Zizek fait réfé­rence ici à l’argent élec­tro­nique et au monde vir­tuel qui carac­té­rise notre époque. Mais pour sortir de ce deve­nir mar­chan­dise des choses et des hommes, il nous faut un autre type de mesure, « qui, selon Bloch, inclu­rait au pre­mier chef l’hostilité du nou­veau envers le sta­tisme. Car ce sta­tisme ne pourra être effec­ti­ve­ment liquidé que par une nou­velle forme de mesure n’obéissant plus à un cri­tère déjà donné mais au cri­tère d’une valeur qui est en souf­france dans la dia­lec­tique. » [14]

C’est pour­quoi ce pro­ces­sus de démys­ti­fi­ca­tion qui est néces­saire pour résoudre le pro­blème des repré­sen­ta­tions doit aussi passer par le ren­ver­se­ment du rôle de l’État. Marx cri­ti­quera le mys­ti­cisme qui entoure le concept de l’État pour Hegel qui est en fait l’État au ser­vice de la classe domi­nante. Althusser pour­sui­vra en par­lant d’appareils idéo­lo­giques d’État pour contrer l’emprise des ten­ta­cules de la domi­na­tion idéo­lo­gique.

Vers l’universel concret de la révolution ?

Zizek est pré­oc­cupé par le pas­sage à l’acte, un acte qui chan­ge­rait les coor­don­nées même du conflit. Cet acte par excel­lence est la révo­lu­tion. Zizek ne croit pas que l’on puisse, dans un avenir pré­vi­sible, réa­li­ser une révo­lu­tion qui ren­ver­sera l’ordre capi­ta­liste, mais il conti­nue quand même à penser à une sortie hors du capi­ta­lisme. La révo­lu­tion est un nou­veau moment de fon­da­tion. Pour autant, la révo­lu­tion est impuis­sante à amener une solu­tion poli­tique durable. Pourtant elle reste néces­saire en tenant que moment fon­da­teur de droits. Le peuple ne peut déci­der sans aucune hié­rar­chie qui le domine. Pour Hegel, le moteur ne peut être le peuple mais c’est l’Esprit, le Geist, qui fait l’histoire à tra­vers les hommes. Les indi­vi­dus meurent mais l’idée est éter­nelle.

Cette per­son­ni­fi­ca­tion irrite Marx au plus haut point et l’amène à radi­ca­li­ser sa cri­tique au nom de la libé­ra­tion de l’homme. Pour Marx, l’universel concret est dans l’existence sociale des hommes : le tra­vail des indi­vi­dus relié aux forces pro­duc­tives et aux rap­ports de pro­duc­tion. La classe domi­nante fait valoir son inté­rêt par­ti­cu­lier comme étant l’intérêt uni­ver­sel. L’universel de Marx est une asso­cia­tion où le libre déve­lop­pe­ment de chacun est la condi­tion du libre déve­lop­pe­ment de tous. Mais Zizek ne semble pas vrai­ment croire que cela peut être pos­sible. Il semble adhé­rer à la thèse hégé­lienne de la vio­lence per­tur­ba­trice et inhé­rente au sujet (le mal radi­cal) qui rend impos­sible l’éducation en vue d’un monde meilleur. Ce cynisme et cette méfiance montre aussi les limites de sa propre démarche phi­lo­so­phique. La révo­lu­tion doit se ral­lier aux idéaux huma­nistes pour aller plus loin et éviter de régres­ser vers la dic­ta­ture de la bureau­cra­tie. Même Marx parle de la démo­cra­tie directe des conseils comme forme de tran­si­tion[15]. Et non d’un monde auto­ri­taire sans droits de l’homme, sans condi­tions mini­males pour que puisse se déve­lop­per les bases d’une pensée auto­nome, sans ima­gi­na­tion et sans art. Nous n’avons pas à choi­sir entre le faux dilemme de la dic­ta­ture du capi­tal ou du parti n’en déplaise à Zizek.


Notes

[1] Voir Parker I. Slavoj Zizek : A cri­ti­cal intro­duc­tion. London, Pluto Press, 2004.

[2] Zizek, S. Le plus sublime des hys­té­riques. Hegel passe. Paris, Point Hors ligne, 1988.

[3] Voir Le sujet qui fâche. Traduction chez Flammarion, 2007.

[4] Zizek, Fragile Absolu. Pourquoi l’héritage chré­tien vaut-il d’être défendu ? Paris, Flammarion, 2008. p. 36

[5] En col­la­bo­ra­tion (1990) Encyclopédie phi­lo­so­phique uni­ver­selle. Les notions phi­lo­so­phiques. Dictionnaire 2 Paris : PUF. Volume dirigé par Sylvain Auroux p. 2239.

[6] Zizek, S. Fragile Absolu. Pourquoi l’héritage chré­tien vaut-il d’être défendu ?op.cit. p. 109.

[7] Zizek, S. Le sujet qui fâche. Paris Flammarion 2007 p. 266-267.

[8] Marx, K Le Capital livre 1 Paris Garnier Flammarion 1967 p. 52

[9] Ibid p. 69

[10] Ibid p. 75

[11] Marx, K. Manuscrits de 1844 Paris édi­tions sociales p. 122

[12] Ibid p. 123

[13] Zizek, S. «Fétichisme et sub­jec­ti­va­tion inter­pas­sive». Actuel Marx. No. 34 PUF 2003 p. 99

[14] Bloch, E (1981) Experimentum mundi « Question, caté­go­ries de l’élaboration, praxis », Paris : Payot . p. 147.

[15] Marx,K., Engels, F. Critique des pro­grammes de Gotha et d’Erfurt, Éditions sociales 1966, p 44.

Une réponse à “Oscillations et dérives des représentations dans l’œuvre de Slavoj Zizek”

  1. Et si le choix devait porter entre un tel tissu d’approximations pseudo-phi­lo­so­phiques :
    (« Cette vérité est pour Hegel dans le concept, tandis que pour Marx elle se situe dans la praxis. Représenter veut dire porter quelque chose devant soi et l’avoir devant soi, avoir quelque chose de pré­sent à soi en tant que sujet, en le retour­nant à soi. La connais­sance humaine consiste pré­ci­sé­ment à se rap­por­ter à des objets, en les repré­sen­tant »)
    et l’œuvre de Slavoj Žižek, ce ne serait pas bien dif­fi­cile !

    Sauf votre res­pect, pour « cri­ti­quer » effi­ca­ce­ment Žižek, encore faut-il pou­voir s’élever à son degré de rigueur épis­té­mo­lo­gique.

    Ce qui n’est déjà pas le cas de Ian Parker…