Cadre de Programme Gouvernemental" de Syriza

L’ESPOIR EST EN ROUTE : LA GRECE AVANCE L’EUROPE CHANGE

Par Mis en ligne le 04 février 2015

CADRE DE PROGRAMME GOUVERNEMENTAL

Nous ne pro­met­tons pas.
Nous nous enga­geons.
Et nous n’avons ni l’intention ni la pos­si­bi­lité de vous trom­per.
De sous­traire aujourd’hui votre vote et l’utiliser après les élec­tions comme chèque en blanc. Et nous n’avons pas la pos­si­bi­lité de vous trom­per parce que SYRIZA c’est vous.
Et vous êtes notre unique sou­tien.
Nous ne nous appuyons ni sur des entre­pre­neurs ni sur des ban­quiers ni sur des pro­prié­taires de médias.
Nous nous appuyons sur vous.
Ni sur l’oligarchie, ni sur les grandes familles.
Sur le peuple sou­ve­rain.
Sur votre confiance.
Sur votre appui quo­ti­dien et constant.
Sur l’appui de votre gou­ver­ne­ment.
Du gou­ver­ne­ment de SYRIZA.

C’est pour­quoi, pour nous, la majo­rité par­le­men­taire ne signi­fie ni irres­pon­sa­bi­lité ni arro­gance, comme c’était, par le passé, la pra­tique des gou­ver­ne­ments de la Nouvelle Démocratie et du PASOK. Cela signi­fie encore plus d’engagement. Cela signi­fie res­pon­sa­bi­lité.

Alexis Tsipras.
Agrinio 17/01/2015

SYRIZA
www​.syriza​.gr

  1. RENEGOCIATION DES CONTRATS DE PRETS ET DE LA DETTE

Avec pour objec­tifs :

L’annulation de la majeure partie de la valeur nomi­nale de la dette publique, de sorte qu’elle devienne viable, dans le contexte d’une « Conférence sur la Dette Européenne ». Cela s’est pro­duit pour l’Allemagne à 1953. Que cela se répète pour la Grèce, en 2015.

L’instauration d’une « clause de crois­sance » dans le rem­bour­se­ment de la part res­tante de la dette, de façon à ce qu’il soit financé par la crois­sance et non par le budget.

Que soit accordé un délai de grâce, c’est-à-dire un « mora­to­rium » pour son paie­ment et ainsi éco­no­mi­ser des res­sources pour la crois­sance et la relance de l’Economie.

L’exclusion de l’investissement public des res­tric­tions pré­vues par le Pacte de Croissance et de Stabilité pour une période pré­cise.

L’accord pour un « New Deal Européen » d’investissements publics pour la crois­sance.

L’obtention d’un assou­plis­se­ment quan­ti­ta­tif de la part de la Banque Centrale Européenne.

  1. PLAN NATIONAL DE RECONSTRUCTION IMMEDIATE

A. Lutte immé­diate contre la crise huma­ni­taire et sou­tien des petits retrai­tés

1. Electricité gra­tuite pour au moins 300.000 foyers pauvres.
2. Tickets-repas pour celles et ceux qui en ont besoin.
3. Programme d’accès au loge­ment.
4. Prime de Noël en tant que 13ème mois, à des retrai­tés de moins de 700 euros.
5. Soins médi­caux et phar­ma­ceu­tiques gra­tuits – Diminution de la par­ti­ci­pa­tion de l’assuré au prix du médi­ca­ment.
6. Carte spé­ciale de trans­port.
7. Annulation de l’impôt spé­cial sur le fuel domes­tique.

B. Des mesures immé­diates pour le redé­mar­rage de l’économie et la recon­quête de l’emploi.

(But : le sou­tien des petites et des moyennes entre­prises, ainsi que l’accroissement des recettes publiques).

  1. Réglementation favo­rable aux citoyens pour le rem­bour­se­ment de leurs dettes envers l’Etat.
  • Institution de com­mis­sions régio­nales spé­ciales de règle­ment extra­ju­di­ciaire des dettes, en faveur des citoyens, qui faci­li­te­rait les recettes publiques et celles des caisses d’assurance.
  • Les ver­se­ments ne dépas­se­ront pas le 30% du revenu annuel du débi­teur.
  • A tous ceux qui seront admis au pro­gramme, sera accordé auto­ma­ti­que­ment, par les ser­vices fis­caux et les assu­rances sociales, licence pour l’exercice de leurs acti­vi­tés pro­fes­sion­nelles.
  • Il sera donné immé­dia­te­ment fin aux sai­sies-confis­ca­tions et aux pour­suites pénales pour tous ceux qui s’intégreront au pro­gramme et sus­pen­sion de paie­ment pour ceux qui n’ont aucun revenu.
  • Est abrogé le fla­grant délit pour dettes à l’état.
  1. Régulation des créances ban­caires pré­caires par l’application du pro­gramme de « ΝΕΑ ΣΕΙΣΑΧΘΕΙΑ »[1]

– Institution d’un orga­nisme public de ges­tion de la dette privée, ges­tion­naire de tous types d’arriérés auprès des banques et contrô­leur de celles-ci en ce qui concerne l’application des moda­li­tés adop­tées. Nous l’instituons pour assu­rer un trai­te­ment égal et juste de tous les emprun­teurs.

– Pour les entre­prises sur­en­det­tées nous maté­ria­li­sons une solu­tion d’application urgente qui sau­ve­gar­dera l’emploi et visera à la conti­nuité de leur fonc­tion­ne­ment, pour éviter la concen­tra­tion oli­go­po­lis­tique du marché.

– Nous inter­di­sons les rachats des créances en souf­france par des fonds inter­na­tio­naux qui ont pour but la spé­cu­la­tion sur le dos des citoyens grecs et de l’Economie grecque.

  1. Sera aboli l’impôt-guillotine, l’ENFIA (Impôt Unifié sur la Propriété Immobilière). Et sera ins­ti­tué l’impôt, socia­le­ment équi­table, sur la grande for­tune immo­bi­lière.

Cet impôt aura un éche­lon­ne­ment pro­gres­sif et son seuil d’exception sera élevé. Il ne concer­nera pas la rési­dence prin­ci­pale à l’exception des rési­dences de très grand luxe. Il ne concer­nera pas la petite et moyenne pro­priété.

  1. Nous pro­té­geons la rési­dence prin­ci­pale des sai­sies-ventes aux enchères.
  2. Seuil de revenu annuel non imposé : 12.000 euros pour tous/​toutes.
  3. Reconquête de l’emploi, ayant pour but le sou­tien des tra­vailleurs et le ren­for­ce­ment de leur pou­voir de négo­cia­tion.
  • a. Rétablissement du salaire men­suel mini­mum à 751 euros, pour tous/​toutes.
  • b. Réinstauration des conven­tions col­lec­tives du tra­vail et réta­blis­se­ment de la pro­lon­ga­tion de vali­dité de celles-ci, vali­dité face à tous les employeurs, vali­dité des avan­tages sala­riaux acquis et retour de l’arbitrage.
  • c. Abolition de la régle­men­ta­tion auto­ri­sant les licen­cie­ments col­lec­tifs.
  • d. Programme National, bien­nal, pour la créa­tion de 300.000 emplois dans tous les sec­teurs le l’Economie, privé, public et social.
  1. Reconstruction ins­ti­tu­tion­nelle et démo­cra­tique de l’Etat.

SYRIZA n’est pas res­pon­sable du népo­tisme et du clien­té­lisme d’Etat qui ont été ins­tal­lés par les partis qui ont gou­verné et détruit le pays. Nous avons connais­sance des patho­gé­nies de l’administration publique ! Mais nous insis­tons sur le fait que les gou­ver­ne­ments des mémo­ran­dums n’ont en rien entre­pris de les éli­mi­ner. Au contraire, l’administration publique grecque est au seuil de l’effondrement. Nous appli­quons un plan achevé de reformes démo­cra­tiques et de ratio­na­li­sa­tion de l’administration publique, de l’Etat et du sys­tème poli­tique.

  1. Nous chan­geons la struc­ture du Gouvernement.
  • Nous chan­geons la struc­ture du Gouvernement pour une meilleure pla­ni­fi­ca­tion, coor­di­na­tion et maté­ria­li­sa­tion de la restruc­tu­ra­tion du pays.
  • Au gou­ver­ne­ment de SYRIZA le conseil des ministres ne sera pas déco­ra­tif mais un puis­sant ins­tru­ment col­lec­tif de pla­ni­fi­ca­tion poli­tique et de coor­di­na­tion.
  • Nous sup­pri­mons les nom­breuses ins­ti­tu­tions gou­ver­ne­men­tales qui agissent en pépi­nières de cor­rup­tion et de dilu­tion de la res­pon­sa­bi­lité poli­tique.
  • Nous décon­ges­tion­nons le sec­teur public des armées de conseillers et de fonc­tion­naires révo­cables. Nous enca­drons les cabi­nets des ministres, secré­taires géné­raux et admi­nis­tra­teurs avec des employés actuels de la fonc­tion publique.
  1. Nous pro­mou­vons la nota­tion objec­tive de la valeur des fonc­tion­naires.
  • Nous annu­lons la légis­la­tion des mémo­ran­dums et le droit dis­ci­pli­naire pour les fonc­tion­naires.
  • Nous abo­lis­sons l’institution de dis­po­ni­bi­lité dans le cadre de la mobi­lité pour la ratio­na­li­sa­tion de la répar­ti­tion du per­son­nel entre les ser­vices et les minis­tères.
  • Nous réha­bi­li­tons les, incons­ti­tu­tion­nel­le­ment licen­ciés, fonc­tion­naires.
  • Nous annu­lons la loi anti­cons­ti­tu­tion­nelle pour la nota­tion des fonc­tion­naires. La nota­tion des employés et des ser­vices se fera sur la base d’indications objec­tives.
  1. Nous affron­tons avec déter­mi­na­tion la bureau­cra­tie et la plaie que consti­tue la mul­ti­tude de lois et décrets.
  • Nous limi­tons le contact direct entre admi­nis­tra­tion et admi­nis­tré pour com­battre la petite cor­rup­tion.
  • Nous amé­lio­rons les ΚΕΠ (Centres au Service des Citoyens) et nous les connec­tons avec les bureaux res­pec­tifs de tout le sec­teur public.
  • Nous intro­dui­sons la carte élec­tro­nique pour chaque citoyen qui contient toutes les infor­ma­tions néces­saires pour ses rela­tions avec l’Administration.
  • Nous sim­pli­fions la déli­vrance des permis de construire et des auto­ri­sa­tions d’exercer des acti­vi­tés com­mer­ciales, par la dimi­nu­tion dras­tique des pièces jus­ti­fi­ca­tives et le ren­for­ce­ment sub­stan­tiel des contrôles durant la réa­li­sa­tion.
  • Nous consti­tuons un bureau spé­cial de codi­fi­ca­tion de la légis­la­tion sous la res­pon­sa­bi­lité du Parlement grec.
  1. Nous détrui­sons le tri­angle d’interdépendance entre partis poli­tiques-oli­gar­chie éco­no­mique-banques.
  • Partis poli­tiques
    • Nous refor­mons le cadre des emprunts ban­caires des partis, par l’instauration d’un pla­fond d’emprunt, inter­dic­tion d’emprunts à long terme et inter­dic­tion géné­rale d’emprunter plus d’une petite partie de la dota­tion de l’Etat.
    • Nous assu­rons le contrôle total et la trans­pa­rence des comp­ta­bi­li­tés des partis.
  • Médias

Nous acti­vons sur le champ les ordon­nances des lois, les­quelles :

  • a) Permettent à la Banque de Grèce et aux auto­ri­tés judi­ciaires (pro­cu­reurs) com­pé­tentes d’effectuer les contrôles sur le finan­ce­ment des entre­prises de médias.
  • b) Sont valables pour toutes les Sociétés Anonymes et pré­voient qu’une entre­prise ne peut fonc­tion­ner indé­fi­ni­ment à perte, sans être reca­pi­ta­li­sée.

Nous lan­çons un appel d’offre public à base zéro pour les fré­quences de radio­té­lé­vi­sion.

  • Marchés publics
    • Nous revoyons le cadre juri­dique qui régit les mar­chés publics, sur la base de la légis­la­tion euro­péenne cor­res­pon­dante.
    • Nous ren­for­çons les ins­ti­tu­tions de contrôle social, de trans­pa­rence et de publi­ca­tion à tous les stades.
    • Nous ren­dons plus rigou­reuses les clauses de pla­ni­fi­ca­tions et d’exécution des mar­chés publiques.
    • Nous éta­blis­sons un cadre ins­ti­tu­tion­nel objec­tif et trans­pa­rent pour les appels d’offre publics.
    • Nous met­tons un terme aux appels d’offre publics pho­to­gra­phiques.
  • Rendre jus­tice
    • Nous sys­té­ma­ti­sons le ras­sem­ble­ment de don­nées et infor­ma­tions qui concernent des mar­chés publics obs­curs, en cours de réa­li­sa­tion, ou qui ont été exé­cu­tés les cinq der­nières années.
    • Nous assu­rons la répa­ra­tion immé­diate des pré­ju­dices ou autres dom­mages aux biens et effets publics, dans les cas de conven­tions scan­da­leuses.
    • Nous abo­lis­sons les ordon­nances anti­cons­ti­tu­tion­nelles et offen­santes pour la démo­cra­tie qui accordent l’immunité aux conseils d’administration du ΤΧΣ (Fonds Européen de Stabilité Financière) et du ΤΑΙΠΕΔ (caisse de mise en valeur et d’exploitation des biens publics grecs).
  1. Nous assu­rons la légi­ti­mité et l’Etat de droit par­tout. Nous réunis­sons tous les méca­nismes de contrôle, en un corps unifié, qui relève direc­te­ment du Premier ministre. Dans cette orien­ta­tion, les pre­mières mesures concernent :
  • Le ren­for­ce­ment et le sou­tien au ΣΔΟΕ (sec­tion fis­cale pour la pour­suite judi­ciaire des crimes éco­no­miques) et du Corps des Inspecteurs du Travail, de sorte que soit obser­vée la loi au sein de l’économie privée et l’administration publique, mais aussi, que soit assaini le marche du tra­vail, loin des pra­tiques d’exploitation sau­vage des tra­vailleurs et du tra­vail au noir.
  • Le sou­tien de la très réus­sie Autorité pour la lutte contre le blan­chi­ment de reve­nus pro­ve­nant d’activités cri­mi­nelles.
  • La remise en action de la com­mis­sion de recherche de la pro­ve­nance des reve­nus.

LE FINANCEMENT DU PLAN NATIONAL DE RECONSTRUCTION IMMEDIATE

  1. Les 4 res­sources prin­ci­pales pour l’augmentation des recettes publiques

a) Lutte contre l’interdépendance argent-poli­tique et la fraude fiscal.

  • Contrôle immé­diat et résolu des socié­tés off-shore et de tous ceux qui se trouvent cités sur « la liste Lagarde » [2].
  • Mesures effi­caces contre la contre­bande de pro­duits pétro­liers, pro­duits du tabac et autres.

b) Stimulation de la demande

Les mesures contre la crise huma­ni­taire et le réta­blis­se­ment du salaire mini­mum garanti, sti­mu­le­ront l’activité éco­no­mique et ren­for­ce­ront les recettes publiques.

c) Liquidations et régle­men­ta­tion des arrié­rés auprès du fisc et des caisses d’assurance en pre­nant en compte les reve­nus des citoyens.

d) Accroissement et valo­ri­sa­tion du patri­moine natio­nal, au lieu des pri­va­ti­sa­tions des mémo­ran­dums et des ces­sions pour un plat de len­tilles.

2.Redistribution des dépenses publiques

Nous aspi­rons au sou­tien des efforts de crois­sance et de l’Etat social. Ainsi, nous pla­ni­fions des inter­ven­tions, tel un nou­veau sys­tème objec­tif et trans­pa­rent pour les mar­chés publics et les tra­vaux publics.

3. CONSTRUCTION D’UN ETAT SOCIAL MODERNE

Nous lan­çons pro­gres­si­ve­ment la construc­tion d’un État social moderne qui garan­tira l’accès de tous les citoyens à un niveau de reve­nus, de biens et de ser­vices, qui s’appuiera sur les piliers prin­ci­paux :

– UN SYSTÈME D’ÉDUCATION NATIONALE, PUBLIQUE ET GRATUITE, orga­nisé démo­cra­ti­que­ment qui cultive la pensée cri­tique et ins­truit tous les citoyens.

– UN SYSTÈME UNIVERSEL ET ACHEVÉ DE SANTÉ PUBLIQUE dont nous com­men­çons l’édification par les soins de santé fon­da­men­taux, admi­nis­trés par des méde­cins de famille et des centres de santé urbains et ruraux.

– SOUTIEN AUX CATÉGORIES SOCIALES LES PLUS VULNÉRABLES comme les familles nom­breuses, les han­di­ca­pés ou ceux qui souffrent d’affections chro­niques, les vic­times d’abus divers, etc.

– UN SYSTÈME ACHEVÉ D’ASSURANCES PUBLIQUES que nous com­men­çons à édi­fier en affron­tant pro­gres­si­ve­ment les pro­blèmes énormes que les mémo­ran­dums ont créés au sys­tème actuel.

4. S’OUVRE LA VOIE POUR LA RECONSTRUCTION PRODUCTIVE

SECTEURS-CLES

  • Production agri­cole
  • Énergie
  • Nouvelles tech­no­lo­gies
  • Tourisme
  • Transport mari­time
  • Construction

CHANGEMENT DU MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT

  • Participation du peuple
  • Défense de l’emploi
  • Réforme de l’État
  • Soutien à la science et la recherche scien­ti­fique
  • Protection et mise en valeur du patri­moine public

OBJECTIFS

  • Couverture sociale
  • Industrialisation
  • Protection de l’environnement
  • Équilibrage de la balance des tran­sac­tions cou­rantes

Par des moyens immé­diats pour relan­cer l’économie nous ouvrons la route pour la recons­truc­tion pro­duc­tive du pays.

Au moyen de la recons­truc­tion pro­duc­tive, nous recher­chons :

– La garan­tie des besoins sociaux de base :

  • Par la pro­duc­tion de pro­duits agri­coles, d’élevage, ali­men­taires et indus­triels à haute valeur ajou­tée de savoir et de main d’œuvre.
  • Par la pro­duc­tion de biens et de ser­vices pour le loge­ment, le vête­ment, les trans­ports et la santé
  • Par l’amélioration de la qua­lité de stan­dar­di­sa­tion, de la com­pé­tence tech­no­lo­gique et de l’innovation.

– L’équilibrage viable de la balance des tran­sac­tions cou­rantes par la per­mu­ta­tion dans la gamme des den­rées pro­duites en Grèce, met­tant en avant les pos­si­bi­li­tés de bien de sec­teurs de l’économie grecque qui sont orien­tés vers l’exportation.

– L’industrialisation par le biais d’une poli­tique indus­trielle démo­cra­ti­que­ment déci­dée, glo­bale et à long terme.

– Le déve­lop­pe­ment mul­ti­di­men­sion­nel du pays met­tant en avant les avan­tages spé­ci­fiques de chaque région.

– La pro­tec­tion de l’environnement et la trans­for­ma­tion de l’économie par des cri­tères sociaux et éco­lo­giques. L’environnement consti­tue un avan­tage fon­da­men­tal pour des sec­teurs comme l’agriculture, l’élevage et la nour­ri­ture, la pro­duc­tion d’énergie, le tou­risme, etc.

La recons­truc­tion pro­duc­tive exige un nou­veau modèle de crois­sance et de pro­duc­ti­vité. Où dominent :

  • La par­ti­ci­pa­tion et l’initiative popu­laires
  • La reva­lo­ri­sa­tion du tra­vail humain
  • Le savoir et la recherche scien­ti­fiques, la tech­no­lo­gie et l’innovation
  • La pro­tec­tion et la mise en valeur du patri­moine public et non sa liqui­da­tion.
  • Un État ins­ti­tu­tion­nel­le­ment recons­truit, favo­rable au déve­lop­pe­ment, au moyen d’une forte majo­ra­tion des inves­tis­se­ments publics.
  • Un sys­tème éco­no­mique mis en place conjoin­te­ment par un sec­teur public restruc­turé et un sec­teur privé régi par des régle­men­ta­tions trans­pa­rentes, les petites et moyennes entre­prises et un nou­veau sec­teur social sain, orienté vers les prin­cipes de soli­da­rité et de coopé­ra­tion.

La restruc­tu­ra­tion pro­duc­tive exige des chan­ge­ments des struc­tures de l’État.

Une pro­fonde reforme démo­cra­tique qui inver­sera les rôles entre l’État cen­tral et les ins­ti­tu­tions régio­nales et locales où :

  • L’Administration cen­trale défi­nira les direc­tives en matière d’Economie et de crois­sance, d’environnement, de poli­tique sociale, etc.
  • Les Régions se trans­for­me­ront en ins­ti­tu­tions prio­ri­taires du déve­lop­pe­ment. Leur objec­tif sera d’assumer une res­pon­sa­bi­lité accrue au Plan d’investissements publics.
  • Les nou­velles ins­ti­tu­tions d’inspection sociale et de par­ti­ci­pa­tion popu­laire ren­dront les citoyens fac­teurs actifs de la restruc­tu­ra­tion pro­duc­tive, sociale et envi­ron­ne­men­tale de notre partie.
  • La recons­truc­tion pro­duc­tive se concentre prin­ci­pa­le­ment aux domaines sui­vants :
    1. Production agri­cole – Industries des ali­ments et des bois­sons Assurance de suf­fi­sance nutri­tion­nelle et accès de tous aux ali­ments de haute qua­lité à des prix abor­dables.
    2. Système éner­gé­tique pro­duc­tif.

Suffisance éner­gé­tique pour la pro­duc­tion et la consom­ma­tion et affran­chis­se­ment pro­gres­sif des com­bus­tibles fos­siles.

    1. Nouvelles tech­no­lo­gies et maté­riaux nou­veaux.

Développement de la recherche et de la pro­duc­tion natio­nale pour la moder­ni­sa­tion de l’industrie et pro­duc­tion de pro­duits de haute valeur ajou­tée et de moindre empreinte envi­ron­ne­men­tale.

    1. Tourisme.

Développement tou­ris­tique viable dans et par de nou­velles formes de tou­risme alter­na­tif. Diffusion du béné­fice à toute la société.

2. Transport mari­time

Couverture com­plète de la des­serte par la voie mari­time de toutes les iles grecques. Un orga­nisme indus­triel pour la construc­tion et la répa­ra­tion navale. Renforcement de l’emploi des ouvriers de la mer aux droits de tra­vail éta­blis. Augmentation des recettes pro­ve­nant des trans­ports mari­times.

3. Constructions et maté­riaux de construc­tion

Orientation vers des inter­ven­tions de qua­lité à des bâti­ments déjà exis­tants. Habitations et bâti­ments publics anti­sis­miques et favo­rables à l’environnement. Fin aux pri­va­ti­sa­tions des infra­struc­tures et relè­ve­ment du Programme d’Investissement public. Développement de l’industrie des maté­riaux de construc­tion met­tant l’accent sur l’innovation.

LE FINANCEMENT=DE LA RECONSTRUCTION PRODUCTIVE

1) L’État exer­cera plei­ne­ment ses droits de pro­priété et nom­mera des conseils d’administration aux banques qui ont été reca­pi­ta­li­sées avec l’argent de l’État.

2) Nous créons une banque publique de déve­lop­pe­ment, laquelle se chan­gera du finan­ce­ment de la recons­truc­tion de la pro­duc­tion.

3) Nous créons des banques spé­cia­le­ment pour les petites et moyennes entre­prises et la pro­duc­tion agri­cole.

4) Nous sou­te­nons le déve­lop­pe­ment de banques coopé­ra­tives locales, qui auront un rôle par­ti­cu­lier au déve­lop­pe­ment régio­nal.

5) Nous créons une Caisse des Avoirs de l’État, dont le capi­tal ini­tial sera consti­tué de ces mêmes biens publics.

6) Nous retra­çons le nou­veau ΕΣΠΑ (Cadre de Référence stra­té­gique natio­nale), de sorte que ses inter­ven­tions servent à pro­mou­voir le plan de recons­truc­tion pro­duc­tive.

7) Négociation déci­sive avec nos asso­cies euro­péens pour :

– La dimi­nu­tion de la dette publique et du coût lié à son ser­vice.

– L’existence d’un plan de déve­lop­pe­ment euro­péen du type plan Marshall, duquel la Grèce tirera béné­fice.

8) Nous explo­rons les pos­si­bi­li­tés de déve­lop­per des rap­ports pari­taires avec des pays autres que ceux de l’Union euro­péenne (Chine, Russie, pays du monde arabe et de l’Amérique latine), qui condui­raient à d’éventuels accords inter­éta­tiques, conven­tions entre orga­nismes publics et contrats entre entre­prises publiques, dans la pers­pec­tive d’un essor commun de crois­sance.

La peur a changé de camp

Les lèvres ser­rées se sont trans­for­mées en poings serrés.
Et c’est un sen­ti­ment unique
quand le peuple se met debout.
C’est un sen­ti­ment unique
quand la peur s’en va et vient l’espoir.
Viennent la dignité, la jus­tice, la démo­cra­tie.
La Grèce est enfin prête
pour le grand pas vers le len­de­main.
La Grèce, tour­men­tée et humi­liée
par les mémo­ran­dums, lève la tête
et se tient à nou­veau sur ses jambes.
La Grèce avance.
Et avec elle, l’Europe change.

Alexis Tsipras

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Traduction de l’original : Marina Moutafidou, Section de Politique euro­péenne de Syriza (Athènes)

L’original en grec : http://​syriza​.net​.gr/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​e​l​/​p​r​o​g​r​a​m​m​/​2​0​1​5​-​0​1​-​0​8​-​1​1​-​5​3​-​3​8​/​2​5​4​-​2​0​1​5​-​0​1​-​1​8​-​1​2​-​58-54

[1] « Nouvelle sis­sah­thia » loi d’Athènes antique, selon laquelle la dette de ceux inca­pables de l’honorer, était annu­lée. [2] liste de comptes ban­caires grecs en Suisse, divul­guée par Hervé Falciani et livrée au gou­ver­ne­ment grec par Christine Lagarde.

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