Du socialisme à l’écosocialisme

Quelques constats

On peut observer quatre phases vers la destruction planétaire

  • La révolution industrielle. Énergie fossile + colonialisme.
  • La révolution keynésienne. Entrée dans la consommation de masse pour sauver le capitalisme après la grande crise de 1929, du nazisme et du stalinisme + hyperconsommation comme compromis social portent sur la croissance de la taille du gâteau plutôt que de sa redistribution 1929-1991 – fordisme et post-fordisme.
  • La révolution néolibérale accélérée et hyper-globalisation. 1991-2008. Accélération de la croissance dans les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.) basée sur un modèle capitaliste occidental globalisé. Le corporatisme fagocite les institutions démocratiques des États.
  • L’effondrement de la gouvernance démocratique depuis 2008 — à nos jours. Échec de la réglementation des institutions financières + plus grand vol des finances publiques + fin de la gouvernance mondiale en matière de changements climatiques. Si les États ne sont plus capables de contrôler les institutions financières en faillite, il y peu d’espoir pour une gouvernance globale. Le capitalisme est le fossoyeur de la survie humaine sur cette planète. Fuite en avant ! Choc et stupeur.

Les crises écologiques

Combinaison d’au moins trois crises écologiques qui se renforcent mutuellement : changements climatiques + toxiques + effondrement de la biodiversité = conséquences multiples :

  • Crise alimentaire
  • Explosion de nouvelles maladies + problèmes de reproduction.
  • Déstabilisation institutionnelle (gouvernement + entreprise)
  • Précarité sociale
  • Dérive autoritaire et violente
  • Croissance des inégalités

Trois scénarios de sortie de crise

  • Business-as-usual — effondrement = un nouveau Moyen-âge de 1000 ans ? Fernand Braudel — L’an 395 = division de l’Empire romain.
  • Résistance-nostalgie – résistance pour préserver les acquis de l’ère en perdition. Réactif.
  • Résistance-résilience. – résistance par la construction de systèmes de résiliences (autonomie alimentaire, autogestion des moyen de productions informelles + nouvelles solidarités sociales à la base, autogestion des solidarités sociales locales (États villes?) sur 2 axes : écologie en changement (survie biologique) + égalité de base.

La « gauche » doit donc :

  • Sortir du mythe du progrès linéaire hérité des Lumières. 300 ans ne font pas une tendance éternelle !
  • Relire Marx sur les conditions de la matérialité comme moteur historique dans le contexte actuel du déclin de la matérialité écologique de la planète.
  • Réinventer des communautés de résistance et de résilience (les 2 RR!) avec l’objectif de garder ouvertes les possibilités de survie de l’espèce + conditions d’émergence d’un monde post-Kist post-moyen-âge climatique.