Contrer les violences sexuelles à l’université : un maillage de résistance

Par Mis en ligne le 04 novembre 2017

Les com­mu­nau­tés uni­ver­si­taires qué­bé­coises font actuel­le­ment face à la mise au jour de la pré­va­lence, en leur sein, de situa­tions de vio­lences sexuelles. Les résul­tats de l’enquête ESSIMU (Enquête Sécurité, sexua­lité et inter­ac­tions en milieu uni­ver­si­taire) montrent que le phé­no­mène n’est ni rare ni nou­veau : une per­sonne sur trois ayant par­ti­cipé à l’étude rap­porte avoir vécu une forme ou l’autre de vio­lence sexuelle dans le cadre de ses études ou de son tra­vail depuis son arri­vée à l’université(2). Face à l’institutionnalisation crois­sante de ce pro­blème désor­mais ins­crit à l’ordre du jour poli­tique, pro­ces­sus dont on peut légi­ti­me­ment craindre qu’il obli­tère tout ancrage militant(3), il m’apparait impor­tant de sou­li­gner une chose ou deux que révèle l’examen des mobi­li­sa­tions fémi­nistes contre les vio­lences sexuelles en milieu uni­ver­si­taire. En guise de « bilan de luttes » et de mon point de vue – lar­ge­ment situé à l’UQAM – de mili­tante fémi­niste et de cher­cheure dans l’équipe ESSIMU, je pro­pose donc de faire un bref retour socio­his­to­rique sur ces mobi­li­sa­tions, afin d’exposer le maillage de résis­tance fémi­niste qui a rendu pos­sible la mise sur pied de notre équipe de recherche(4) et contri­bué de manière déci­sive aux avan­cées en matière de lutte contre la culture du viol en milieu uni­ver­si­taire. Cet angle d’approche m’amène à éclai­rer le rôle des ins­ti­tu­tions dans la (re)production de ce que l’on qua­li­fie désor­mais de culture du viol dans les éta­blis­se­ments d’enseignement supé­rieur.

Le jour de la mar­motte pour les fémi­nistes mobi­li­sées contre les vio­lences sexuelles

Se fami­lia­ri­ser avec la contes­ta­tion des rap­ports sociaux de sexe dans le dis­po­si­tif aca­dé­mique appelle plu­sieurs constats, en l’occurrence que la vio­lence sexiste et sexuelle n’est pas un pro­blème récent dans les uni­ver­si­tés, non plus que l’inadéquation de la réponse ins­ti­tu­tion­nelle à cette ques­tion qui tient lar­ge­ment du tabou – spé­cia­le­ment quand sont impli­qués des abus de pou­voir de la part du corps ensei­gnant. De fait, un rapide survol de l’histoire de la résis­tance fémi­niste contre la vio­lence patriar­cale, ne serait-ce qu’à l’UQAM(5), expose tant l’inertie de l’État qué­bé­cois que l’imperméabilité des admi­nis­tra­tions uni­ver­si­taires aux demandes étu­diantes en faveur de campus exempts de vio­lence sexuelle.

Le 6 février 1989, le quo­ti­dien La Presse publiait un article inti­tulé « Le nombre d’agressions sur cer­tains campus est un secret bien gardé », rap­por­tant une série d’attaques com­mises dans dif­fé­rentes uni­ver­si­tés qué­bé­coises et une réti­cence à com­mu­ni­quer des sta­tis­tiques à cet égard. Presque 30 ans plus tard, le manque de trans­pa­rence et de rigueur affec­tant le trai­te­ment des vio­lences sexuelles dans l’enceinte des uni­ver­si­tés et des cégeps fait encore les man­chettes, celles du jour­nal Le Devoir, notam­ment, avec un acca­blant dos­sier livré en mars der­nier.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que des asso­cia­tions étu­diantes dénoncent l’inefficacité des canaux ins­ti­tu­tion­nels, dans les uni­ver­si­tés comme dans les cégeps. Formulant des cri­tiques remar­qua­ble­ment actuelles, un mémoire pré­senté à la Commission par­le­men­taire sur l’enseignement col­lé­gial en 1992 par l’Organisation des femmes dans l’ANEEQ (ODFA), un ras­sem­ble­ment fémi­niste non mixte au sein de l’Association natio­nale des étu­diants et étu­diantes du Québec (ANEEQ), appelle les com­mu­nau­tés concer­nées à se saisir avec dili­gence du dos­sier de la lutte contre les vio­lences sexuelles :

Dans la majo­rité des ins­ti­tu­tions d’enseignement supé­rieur, il existe des comi­tés contre le har­cè­le­ment sexuel. Toutefois, ils sont très inac­tifs ou inef­fi­caces. […] cer­taines des ins­ti­tu­tions du savoir et de l’enseignement social nient l’existence ou mettent en doute les témoi­gnages de femmes vio­lées dans ces mêmes ins­ti­tu­tions, et ce, au lieu de tenter de les aider et de remé­dier à la situa­tion. La meilleure façon de contrer le har­cè­le­ment sexuel, c’est d’agir. Il faut donc que les ins­ti­tu­tions d’enseignement, par le biais des admi­nis­tra­tions et des asso­cia­tions étu­diantes, publi­cisent les poli­tiques contre le har­cè­le­ment sexuel et incitent les femmes à porter plainte en cas de harcèlement(6).

Depuis des décen­nies, les fémi­nistes dénoncent les agres­sions à carac­tère sexuel qu’elles subissent dans leur milieu d’étude ou de tra­vail. La notion de culture du viol, qui est actuel­le­ment en très forte émer­gence dans le voca­bu­laire de cette lutte, a d’ailleurs été éla­bo­rée à partir des années 1970 par des fémi­nistes état­su­niennes à propos des agres­sions com­mises sur les campus et dans les milieux spor­tifs. Parler de culture du viol réfère à des pra­tiques et à des struc­tures sociales qui mini­misent, nor­ma­lisent, cachent et donc encou­ragent les vio­lences sexuelles.

De balayer la vio­lence sexuelle sous le tapis à deve­nir des chefs de file de sa pré­ven­tion

Les direc­tions uni­ver­si­taires ont long­temps pri­vi­lé­gié un mode de ges­tion infor­mel et pour le moins opaque des « cas pro­blèmes », qui se résume à balayer les épi­sodes de vio­lence sexuelle sous le tapis de peur de ternir la répu­ta­tion de leurs éta­blis­se­ments et nuire aux inscriptions(7). Les cri­tiques ciblent le manque de proac­ti­vité des admi­nis­tra­tions, mais aussi l’inadéquation des poli­tiques et des déci­sions épi­so­di­que­ment mises de l’avant. Pour ne citer que cet exemple récent, com­ment com­prendre que l’intervenante en rela­tion d’aide fina­le­ment embau­chée par l’UQAM à la suite de mobi­li­sa­tions diverses n’ait pas vu son contrat d’un an renou­velé ? À ce sujet et d’autres, nous sommes plus de 125 profs, étu­diantes et employées à avoir écrit notre inquié­tude au rec­teur Proulx quant à l’engagement réel de son admi­nis­tra­tion, lui deman­dant de tra­duire ses allo­cu­tions en actions, d’arrêter de faire un pas en avant, deux pas en arrière(8).

Plusieurs des gestes posés par les ins­ti­tu­tions ne consti­tuent-ils pas des réponses à la média­ti­sa­tion d’événements d’agression ou de har­cè­le­ment de nature sexuelle ? La pro­messe d’une loi-cadre par la ministre res­pon­sable de l’Enseignement supé­rieur Hélène David est par exemple sur­ve­nue au terme d’une démarche enga­gée dans l’urgence de l’actualité, après les agres­sions contre quatre femmes dans les rési­dences de l’Université Laval. Omniprésente dans les médias pour com­men­ter cette pénible affaire et pos­si­ble­ment pal­lier à la très cri­ti­quée ges­tion de crise par le rec­teur Brière(9), la ministre David a par la suite pré­ci­pi­tam­ment demandé aux éta­blis­se­ments de tenir des consul­ta­tions auprès de leur communauté(10) , avec comme objec­tif « que le Québec devienne un chef de file en matière de pré­ven­tion et de sen­si­bi­li­sa­tion ; de sécu­rité des per­sonnes ; de ges­tion des plaintes liées à des vio­lences à carac­tère sexuel(11)».

Après tant d’années de sur­place, on peut se deman­der pour­quoi les vio­lences sexuelles en milieu col­lé­gial et uni­ver­si­taire sont enfin deve­nues une pré­oc­cu­pa­tion poli­tique. Des tra­vaux seront pro­ba­ble­ment enga­gés pour ana­ly­ser les condi­tions d’ouverture de cette « fenêtre d’opportunité ». Une chose est sûre : les pra­tiques des direc­tions uni­ver­si­taires se trouvent désor­mais dans la mire tout à la fois des fémi­nistes, des médias et des gou­ver­ne­ments. Comprendre le pro­ces­sus de mise à l’ordre du jour poli­tique – par lequel un pro­blème social fait l’objet d’une inter­ven­tion de la part des auto­ri­tés publiques, com­man­de­rait d’examiner conjoin­te­ment les logiques de mobi­li­sa­tion col­lec­tive, de média­ti­sa­tion et de poli­ti­sa­tion (en termes de béné­fices élec­to­raux, par exemple) de ce problème(12).

Avant les agres­sions à l’Université Laval et les mani­fes­ta­tions qui ont suivi, dif­fé­rentes ini­tia­tives avaient braqué les pro­jec­teurs sur les déci­sion­naires, par­ti­cu­liè­re­ment en 2014. Baptisée « année de l’insurrection fémi­niste contre la vio­lence masculine(13)», cette période fut mar­quée par dif­fé­rents crimes sexuels dénon­cés un peu par­tout par les femmes, incluant sur les campus, pen­sons par exemple au scan­dale uqa­mien qu’on a vu qua­li­fié de « sti­cker­gate »(14). Les portes des bureaux de six membres du corps pro­fes­so­ral ont briè­ve­ment été pla­car­dées d’autocollants sur les­quels on pou­vait lire : « Harcèlement, attou­che­ments, voyeu­risme, agres­sions… Tolérance zéro ! Non à la culture du viol. Brisons le silence. L’UQAM doit agir ». Au-delà de la tem­pête média­tique entrai­née par cette opé­ra­tion ano­nyme, on peut se deman­der si elle ne tra­duit pas d’abord un cer­tain ras-le-bol face à l’attentisme ins­ti­tu­tion­nel, et ensuite si elle n’a pas montré sa redou­table effi­ca­cité pour ériger la vio­lence sexuelle en milieu uni­ver­si­taire en pro­blème public, d’autant que dans les semaines qui ont suivi, « les plaintes pour har­cè­le­ment ont doublé auprès des ins­tances concer­nées de l’UQAM(15) ».

De l’indignation à l’action à la pro­duc­tion de connais­sances

Le tra­vail de recherche conduit par l’équipe ESSIMU se trouve porté par cette conjonc­ture et par un héri­tage de résis­tance fémi­niste qui reste lar­ge­ment le fait des étu­diantes de l’UQAM. Mobilisées de manière conflic­tuelle avec la direc­tion de cette uni­ver­sité depuis sa fon­da­tion, elles jouent un rôle impor­tant dans la défi­ni­tion du pro­blème des vio­lences sexuelles en milieu uni­ver­si­taire et dans leur publi­ci­sa­tion comme enjeu social, dans l’imputation de ses causes et dans l’identification de solu­tions inter­pel­lant les auto­ri­tés publiques. Récemment, on a vu des profs et des employées s’allier publi­que­ment aux étu­diantes dans cette lutte contre la culture du viol, notam­ment par la voix du Collectif opposé au sexisme à l’UQAM. Créé dans la foulée de mobi­li­sa­tions contre des ini­tia­tions sexistes de la ren­trée 2013, ce groupe s’est rapi­de­ment saisi de la néces­sité de docu­men­ter le pro­blème des vio­lences sexuelles en milieu uni­ver­si­taire. En l’absence de don­nées scien­ti­fiques, il sem­blait dif­fi­cile d’obtenir un enga­ge­ment ins­ti­tu­tion­nel. L’enquête ESSIMU est venue com­bler un tel manque et il est permis d’espérer que ce tra­vail ali­men­tera les mobi­li­sa­tions aux­quelles il est redevable(16).
Ainsi, une constel­la­tion d’actions contre la vio­lence patriar­cale a favo­risé la créa­tion de soli­da­ri­tés mili­tantes et aca­dé­miques, dont je pos­tule qu’elles ont contri­bué de manière signi­fi­ca­tive aux avan­cées actuelles en matière de lutte contre la culture du viol en milieu uni­ver­si­taire et au-delà. L’enquête ESSIMU tra­duit la portée d’un tel maillage de résis­tance fémi­niste, patiem­ment tissé depuis plus de 30 ans. Ce tra­vail de recherche s’inscrit à la fois dans une pers­pec­tive de recherche-action et dans un para­digme fémi­niste, c’est-à-dire une approche qui nous engage à entre­te­nir une mémoire des luttes et une conscience his­to­rique, poli­tique, socio­lo­gique, bref, cri­tique, des mul­tiples enjeux en pré­sence.

Dire une chose et en faire une autre ? Perspectives sur le péril de l’institutionnalisation

Il y a eu – et il y a tou­jours – un sys­tème poli­tico-média­tique
qui tra­vaille à effa­cer nos traces, nos luttes.
Christine Delphy(17)

L’histoire nous montre que les ins­ti­tu­tions s’approprient par­fois les résul­tats de luttes sociales et de mobi­li­sa­tions col­lec­tives. Ainsi, il n’est pas rare que l’État édicte des lois, mette sur pied des cam­pagnes de sen­si­bi­li­sa­tion ou des com­mis­sions d’enquête en obli­té­rant les luttes qui les ont ren­dues pos­sibles, bref en dépos­sé­dant les mili­tantes de leurs gains et même, en oubliant de les consul­ter. C’est pour­quoi il est cru­cial de rap­pe­ler la genèse d’ESSIMU, pour ne pas invi­si­bi­li­ser le tra­vail mili­tant des fémi­nistes ayant rendu pos­sible la mise sur pied d’une enquête qui a docu­menté le pro­blème et peut-être donné des muni­tions au mou­ve­ment de lutte contre la culture du viol en milieu uni­ver­si­taire, mais qui a cer­tai­ne­ment aussi contri­bué à son ins­ti­tu­tion­na­li­sa­tion.

Terminons avec ces mots de Nina Hermes, une étu­diante de l’Université McGill qui a témoi­gné des agres­sions qu’elle y a subies et dont la cou­ra­geuse prise de parole (lors de la jour­née de réflexion de la ministre David à Montréal) exprime bien le scep­ti­cisme que plu­sieurs sur­vi­vantes nour­rissent à l’égard du trai­te­ment ins­ti­tu­tion­nel de leur vécu :

Vous aimez les maca­rons, les slo­gans et les cam­pagnes de sen­si­bi­li­sa­tion, mais vous n’aimez pas l’action. Où sont les consul­ta­tions avec les vic­times ? Où est la jus­tice pour nous ? Où est le chan­ge­ment ? […] J’aimerais être heu­reuse d’être ici aujourd’hui, mais je suis plutôt inquiète parce que c’est vrai­ment dif­fi­cile d’avoir confiance en vous. C’est vrai­ment dif­fi­cile d’avoir confiance en vous parce que je viens de passer quatre ans dans une uni­ver­sité qui dit une chose et en fait une autre. C’est vrai­ment dif­fi­cile d’avoir confiance en vous parce que vous n’écoutez pas les vic­times. C’est vrai­ment dif­fi­cile d’avoir confiance en vous parce que je n’ai jamais vu l’action. Je vou­drais croire que vous pouvez chan­ger et c’est main­te­nant le moment de le prouver(18).

À nous de ne pas nous asseoir sur nos lau­riers, de nous assu­rer que les outils de pré­ven­tion de la vio­lence sexuelle qui ont vu et ver­ront le jour soient éva­lués, pour en garan­tir l’efficacité et obte­nir de vrais résul­tats. À nous de main­te­nir la pres­sion afin que les vio­lences sexuelles subies en milieu uni­ver­si­taire ne soient pas qu’un objet de rela­tions publiques pour les ins­ti­tu­tions.

Sandrine Ricci(1)

Notes

(1) Doctorante en sociologie et chargée de cours à l’UQAM, co-chercheure à l’équipe ESSIMU.
(2) Manon Bergeron, Martine Hébert, Sandrine Ricci, Marie-France Goyer, Nathalie Duhamel, Line Kurtzman, Isabelle Auclair, Laurence Clennett-Sirois, Isabelle Daigneault, Dominique Damant, Stéphanie Demers, Jacinthe Dion, Francine Lavoie, Geneviève Paquette et Sylvie Parent, Violences sexuelles en milieu universitaire au Québec. Rapport de recherche de l’enquête ESSIMU, Montréal, UQAM, 2016, <www​.essimu​.quebec>.
(3) Melanie A. Beres, Barbara Crow et Lise Gottell, « The perils of institutionalization in neoliberal times. Results of a national survey of canadian sexual assault and rape crisis centres », Canadian Journal of Sociology, vol. 34, n° 1, 2009.
(4) Je m’exprime toutefois ici à titre personnel, sans engager le reste de l’équipe.
(5) Histoire qui reste largement inédite, mais je renvoie à la précieuse recension publiée en mars 2015 dans la revue Françoise stéréo, « UQAM champ de bataille : histoire (incomplète) des actions féministes sur le campus » (version modifiée et mise à jour à l’hiver 2016), <http://​fran​coi​ses​te​reo​.com/​u​q​a​m​-​c​h​a​m​p​-​d​e​-​b​a​t​a​i​l​l​e​-​h​i​s​t​o​i​r​e​-​i​n​c​o​m​p​l​e​t​e​-​d​e​s​-​a​c​t​i​o​n​s​-​f​e​m​i​n​i​s​t​e​s​-​s​u​r​-​l​e​-​c​ampus>.
(6)Organisation des femmes dans l’ANEEQ, Les conditions d’étude et de vie des étudiantes, 1992. Récupéré de <www​.biblio​theque​.assnat​.qc​.ca/​D​e​p​o​t​N​u​m​e​r​i​q​u​e​_​v​2​/​A​f​f​i​c​h​a​g​e​F​i​c​h​i​e​r​.​a​s​p​x​?​i​d​f​=​1​08176>.
(8) La lettre en question a été envoyée à ses destinataires et diffusée le 4 avril 2016 sur la page Facebook du Collectif opposé au sexisme, <www​.face​book​.com/​c​o​l​l​e​c​t​i​f​a​n​t​i​s​e​x​i​s​m​e​/​p​o​s​t​s​/​9​4​7​8​3​0​4​5​2​0​05358> et <https://​docs​.google​.com/​d​o​c​u​m​e​n​t​/​d​/​1​B​i​P​f​d​Q​U​S​O​A​k​U​H​y​I​d​r​u​U​A​9​K​l​u​-​D​R​s​d​S​x​S​7​O​y​i​x​Z​q​8​k​j​o​/edit>.
(9) ICI Radio-Canada Québec, Agressions à l’Université Laval : le recteur Denis Brière sur la défensive, 18 octobre 2016, <http://​ici​.radio​-canada​.ca/​n​o​u​v​e​l​l​e​/​8​0​9​3​3​6​/​u​n​i​v​e​r​s​i​t​e​-​l​a​v​a​l​-​r​e​c​t​e​u​r​-​d​e​n​i​s​-​b​r​i​e​r​e​-​m​i​n​i​s​t​r​e​-​d​a​v​i​d​-​r​e​n​c​ontre>.
(10) Sandrine Ricci, « Entre le lièvre et la tortue », Ricochet, 7 décembre 2016, <https://​rico​chet​.media/​f​r​/​1​5​7​6​/​e​n​t​r​e​-​l​e​-​l​i​e​v​r​e​-​e​t​-​l​a​-​t​ortue>.
(11) Site du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, </www.education.gouv.qc.ca/dossiers-thematiques/violences-a-caractere-sexuel/>.
(12) Patrick Hassenteufel, « Les processus de mise sur agenda : sélection et construction des problèmes publics », Informations sociales, vol. 1, n° 157, 2010.
(13) Rebecca Solnit, « a year of feminist insurrection against male violence » (ma traduction), dans « Listen up, women are telling their story now », The Gardian, 30 décembre 2014.
(14) « UQAM champ de bataille : histoire (incomplète) des actions féministes sur le campus », op. cit.
(15) Caroline Montpetit, « Des campagnes qui visent à accroître le nombre de dénonciations », Le Devoir, 3 janvier 2015.
(16) Pour en savoir plus sur cette genèse, consulter le rapport ESSIMU, chapitre 1, op. cit.
(17) « Christine Delphy : « La honte doit changer de bord » », Entretien paru dans le n° 2 de la revue papier Ballast, 9 décembre 2015, <www​.revue​-bal​last​.fr/​c​h​r​i​s​t​i​n​e​-​d​e​lphy/>.

(18) Pour la note 18, avec la per­mis­sion de Nina Hermes.

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