L’Iliade du Sept-Septembre

Canada Iran : Le jour où Stephen Harper s’habilla en Agamemnon

Par Mis en ligne le 29 septembre 2012

Ainsi que le confirma Ottawa le 7 de ce mois, le ministre cana­dien des Affaires étran­gères, John Baird, vida son cœur débor­dant au cours d’un point de presse tenu à Vladivostok, en Russie, où il par­ti­cipa au sommet de l’APEC en com­pa­gnie du pre­mier ministre cana­dien, Stephen Harper. À vrai dire, M. Baird tint un dis­cours moins brillant que jaillis­sant du plus pro­fond de son cœur, dis­cours qui rap­pela saint Paul quand il dit : « car celui qui commet l’injustice rece­vra selon son injus­tice, et il n’y a point d’acception de per­sonnes [1] ».

Et quel était le héros de ce dis­cours jaillis­sant du cœur et débor­dant d’amour ? Quel était le sujet qui ins­pira tel­le­ment M. Baird, dont il parla avec « ins­pi­ra­tion à des ins­pi­rés » ? Qui était le Ménélas [2] de cette Iliade du Sept-Septembre ?

Personne d’autre que le pre­mier ministre israé­lien, Benjamin Netanyahu !

L’Iliade du Sept-Septembre et ce qui advint aux relations avec Téhéran

M. Baird dressa une longue liste de reproches contre l’Iran et annonça la rup­ture diplo­ma­tique avec Téhéran. L’Iran, dit-il, est « la menace la plus impor­tante à la paix et à la sécu­rité mon­diale à l’heure actuelle [3] ». Il rep­pro­cha à Téhéran de four­nir une aide mili­taire au gou­ver­ne­ment Assad, en Syrie. Il s’inquiéta de la menace que l’Iran repré­sen­tait pour l’existence d’Israël : « Il (le régime ira­nien) refuse de se sou­mettre aux réso­lu­tions des Nations unies en rap­port avec son pro­gramme nucléaire. Il menace régu­liè­re­ment l’existence de l’État d’Israël et emploie une rhé­to­rique raciste et anti­sé­mite, inci­tant au géno­cide [4] », lança M. Baird.

Ces paroles monu­men­tales de M. Baird, cette phi­lan­thro­pie sans fron­tière qui fit pleu­rer même les cro­co­diles les plus insen­sibles de l’Amazone [5], cette insis­tance sans limite à éta­blir paix et jus­tice dans le monde, ces mani­fes­ta­tions divines par les­quelles le dis­cours fut pro­noncé, tout fit écho dans les ruelles de Jérusalem, où les propos de M. Baird furent applau­dis par les rois de Juda [6].

Quant à l’ambassadrice d’Israël à Ottawa, Miriam Ziv, elle déclara, dans un com­mu­ni­qué dif­fusé le même jour, que c’étaient là les mesures qu’il fal­lait prendre « pour tracer clai­re­ment une ligne rouge à l’Iran [7] ». Pour sa part, le pre­mier ministre israé­lien, Benjamin Netanyahou, féli­cita d’abord Ottawa : « je féli­cite le pre­mier ministre cana­dien Stephen Harper d’avoir pris cette déci­sion cou­ra­geuse [8] » ; puis il pré­senta son éloge : « la déci­sion morale du pre­mier ministre cana­dien est très impor­tante et consti­tue un exemple pour la com­mu­nauté inter­na­tio­nale  [9] » ; enfin il montra ses muscles : « la déter­mi­na­tion dont fait preuve le Canada ser­vira à faire com­prendre aux Iraniens qu’ils ne peuvent pas conti­nuer leur course vers l’arme nucléaire [10] ».

Quelques jours aupa­ra­vant, M. Netanyahou, s’en prit à Washington à qui il repro­cha sa réti­cence à envi­sa­ger l’avenue mili­taire : « La com­mu­nauté inter­na­tio­nale n’a pas défini une ligne rouge que l’Iran ne doive fran­chir et l’Iran ne voit pas la réso­lu­tion de la com­mu­nauté inter­na­tio­nale à stop­per son pro­gramme nucléaire », déclara-t-il après la publi­ca­tion d’un rap­port de l’Agence inter­na­tio­nale de l’énergie ato­mique (AIEA).

Comment Netanyahou chevaucha à Ottawa en tant que Ménélas

À plus forte raison, la déci­sion d’Ottawa de rompre avec l’Iran ne s’explique ni par la phi­lan­thro­pie phi­lan­thrope de M. Baird ni par la bon­ho­mie de M. Harper ; car « si c’est ici le meilleur des mondes pos­sibles, que sont donc les autres ? [11] ».Au contraire, la déci­sion d’Ottawa se voit dans le contexte de la dété­rio­ra­tion gra­duelle des rela­tions de l’administration Obama avec la coa­li­tion actuelle à Tel-Aviv, d’un côté, et dans celui de la gran­dis­sime admi­ra­tion du gou­ver­ne­ment Harper pour cette coa­li­tion, de l’autre côté. Les conver­gences se font jour entre ce que nous disons ici et la visite de M. Netanyahou à Ottawa, le 2 mars, sans passer d’abord par Washington. Lors de cette visite, M. Netanyahou sol­li­cita l’appui de son « meilleur ami », M. Harper, pour des actions futures contre l’Iran, à un moment où le pré­sident amé­ri­cain, Barack Obama, s’éloignait de lui, et croyait encore à l’utilité des sanc­tions et des pres­sions éco­no­miques, sans reje­ter, cer­tai­ne­ment, l’option mili­taire : « toutes les options res­tent sur la table, et les États-Unis n’accepteraient jamais un Iran nucléaire [12]

Comment Harper le reçut en tant qu’Agamemnon, et Baird en tant qu’Achille

Lorsque Netanyahou arriva à Ottawa, le 2 mars, s’habillant en Ménélas, après avoir tra­versé les sept mers [13], son « meilleur ami », Stephen Harper, se fut déjà habillé en Agamemnon [14], et John Baird eut déjà appris par cœur les paroles d’Achille aux pieds rapides [15].

Sur la Colline du Parlement, les trois héros se retrou­vèrent, Agamemnon, Ménélas et Achille aux pieds rapides ; et une voix fut enten­due dans le ciel :

Certes, vieillard, tu sur­passes dans l’agora tous les fils des Akhaiens. Ô Père Zeus ! Athènè ! Apollôn ! Si j’avais dix conseillers tels que toi parmi les Akhaiens, la ville du roi Priamos tom­be­rait bien­tôt, empor­tée et sac­ca­gée par nos mains ! [16].

Quelle mouche piqua alors M. Harper au point de rompre les rela­tions diplo­ma­tiques avec l’Iran ? Quel évé­ne­ment fût venu s’ajouter au tableau pour jus­ti­fier une démarche aussi extrême ? Aucun élé­ment, aucune mouche ! À pro­pre­ment parler, la jus­ti­fi­ca­tion du gou­ver­ne­ment, pré­sen­tée dans un com­mu­ni­qué offi­ciel du minis­tère des Affaires étran­gères, n’offrit rien de précis ; autre que l’annonce vague et mal sou­te­nue de M. Baird, rien ne fut ajouté. Au contraire, les argu­ments de M. Baird eussent été cal­qués sur ceux de George Bush II et de l’Imperator [17] Ronald Ramsfield, à la veille de l’invasion de l’Irak. Parmi ces argu­ments qui eussent jus­ti­fié la rup­ture avec l’Iran, le gou­ver­ne­ment Harper évoqua son pro­gramme nucléaire, son appui au ter­ro­risme et son anti­sé­mi­tisme. Les allé­ga­tions invo­quées furent les sui­vantes :

– pre­miè­re­ment, « le Canada consi­dère le gou­ver­ne­ment de l’Iran comme étant la menace la plus impor­tante à la paix et à la sécu­rité mon­diales à l’heure actuelle » ;

– deuxiè­me­ment, « le régime ira­nien four­nit une aide mili­taire crois­sante au régime Assad » ;

– troi­siè­me­ment, « il refuse de se confor­mer aux réso­lu­tions des Nations unies concer­nant son pro­gramme nucléaire » ;

– qua­triè­me­ment, « il menace régu­liè­re­ment l’existence d’Israël et tient des propos anti­sé­mites racistes en plus d’inciter au géno­cide » ;

– cin­quiè­me­ment, « il compte parmi les pires vio­la­teurs des droits de la per­sonne dans le monde » ;

– sixiè­me­ment, « il abrite des groupes ter­ro­ristes aux­quels il four­nit une aide maté­rielle ».

M. Baird, après avoir appris par cœur les paroles d’Achille aux pieds rapides, donna aussi une longue liste de motifs, dont le sou­tien de l’Iran au régime du pré­sident Bachar el-Assad en Syrie. En effet, les décla­ra­tions de M. Baird, concer­nant la rup­ture des rela­tions diplo­ma­tiques avec l’Iran, sur­prirent tout le monde, car aucun élé­ment nou­veau ne fut venu s’ajouter au tableau, pour jus­ti­fier une telle démarche. Tout le monde ? Pas néces­sai­re­ment, car ceux qui sui­vaient de près les décla­ra­tions du gou­ver­ne­ment Harper sur le conflit au Moyen-Orient n’attendaient pas moins qu’une nou­velle Iliade, non contre Troie, mais cette fois-ci contre l’Iran, évi­dem­ment.

L’admiration qu’avait Harper pour Netanyahou et ce qui advint de notre icône sur la scène internationale

À plus forte raison, la déci­sion d’Ottawa à rompre avec Téhéran trouva sa jus­ti­fi­ca­tion dans les paroles d’admiration que tenait le gou­ver­ne­ment Harper pour la coa­li­tion poli­tique à Tel-Aviv.

Que l’on relise dans les archives com­ment, tout en jouant la lyre d’Orphée [18], M. Harper décrit son admi­ra­tion pour Tel-Aviv ; com­ment, le jour où la sol­da­tesque israé­lienne eut brûlé à cendre le Liban en 2006, le gou­ver­ne­ment Harper prit clai­re­ment posi­tion en faveur de l’État d’Israël, en affir­mant que ce pays « avait le droit de se défendre [19] » ; com­ment ce gou­ver­ne­ment prit, encore une fois, une posi­tion très déce­vante, cette fois-ci pen­dant la guerre contre Gaza en 2008 – 2009, lorsque mon­sieur Lawrence Cannon, alors ministre des Affaires étran­gères, répéta le même refrain, indi­quant que l’État hébreu avait « par­fai­te­ment le droit de se défendre [20] » ; com­ment enfin l’assaut de l’armée israé­lienne contre la flot­tille huma­ni­taire qui se diri­geait vers la bande de Gaza, le 31 mai 2010, eut pro­vo­qua l’indignation par­tout dans le monde, sauf sur la Colline du Parlement, car le gou­ver­ne­ment Harper résista encore et tou­jours à « l’opinion com­mune ou au simple bon sens (…) aucune condam­na­tion, aucune demande d’enquête ne se fit entendre alors même que Benjamin Netanyahou était devant lui au moment des évé­ne­ments [21] ». Il fal­lait lire tout ce lyrisme ainsi que les innom­brables fio­ri­tures poé­tiques qui l’accompagnèrent, pour sentir ce que signi­fia un « ins­piré par­lant à des ins­pi­rés ».

D’ailleurs, toute cette Iliade du Sept-Septembre servit au gou­ver­ne­ment Harper de pous­ser le Canada pour faire varier son orbite his­to­rique, pour redes­si­ner son por­trait paci­fique en tant qu’agent de la paix, pour redé­fi­nir son rôle sur la scène inter­na­tio­nale, pour hurler enfin avec les loups par volonté d’affirmer un chan­ge­ment d’identité : « nous ne sommes plus des agents de la paix, mais des acteurs cré­dibles des rap­ports de force entre les puis­sances inter­na­tio­nales  [22] », comme le démon­tra bien Christian Nadeau.

Hélas ! Nous nous posâmes ainsi, sur la scène inter­na­tio­nale, comme la nation des­ti­née à atti­rer sur elle toute la colère de Hadès [23], nous nous mîmes devant Cerbère [24]comme un bou­clier, et nous détour­nâmes sur nous tous les périls et tous les dan­gers du Tartare [25].

Quel com­pli­ment pour l’Iliade du Sept-Septembre ! Quel com­pli­ment pour la rup­ture d’Ottawa avec Téhéran ! Sans la décla­ra­tion de M. Baird, la paix mon­diale se fût échap­pée des pieds de Hadès. Certes, si M. Baird eut parlé avec moins d’« ins­pi­ra­tion à des ins­pi­rés », si M. Harper eut été moins riche d’amour et d’admiration à son « meilleur ami », Netanyahou, ou bien si, et seule­ment si, il eut consi­déré la posi­tion d’une grande partie des Canadiens, cela eût mieux valu pour notre pays. Hélas ! C’est ce qui fut arrivé le jour du Sept-Septembre.

En ce qui concerne les six points pré­sen­tés par la décla­ra­tion de M. Baird, jus­ti­fiant la rup­ture diplo­ma­tique avec Téhéran, nous les repren­drons en ana­lyse et en cri­tique, point par point, dans le deuxième chant de cette Iliade du Sept-Septembre. Rester avec nous !

Fida Dakroub, Ph.D

Page offi­cielle de l’auteur : www​.fida​da​kroub​.net

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[1] Saint-Paul, « Epître aux Colossiens »(3 :25).
[2] Dans la mytho­lo­gie grecque, Ménélas est un roi de Sparte. Mari d’Hélène et frère d’Agamemnon, il est l’un des héros achéens de la guerre de Troie.
[3] L’Express. (7 sep­tembre 2012). « Le Canada rompt ses rela­tions avec l’Iran ». Récupéré le 12 sep­tembre 2012 de http://​www​.lex​press​.to/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​9433/
[4] loc. cit.
[5] Le « Caïman noir » est l’un des plus grands rep­tiles. C’est la deuxième plus grande espèce de cro­co­di­liens, après le « Crocodile de mer », et le plus grand pré­da­teur dans le bassin de l’Amazone.
[6] Le royaume de Juda est un royaume du Proche-Orient ancien. Selon la tra­di­tion, il aurait existé à partir de 931 av. È.C. Sa dis­pa­ri­tion inter­vient en 587 av. È.C. lors d’une cam­pagne menée par Nabuchodonosor II contre Jérusalem.
[7] L’Express. loc. cit.
[8] loc. cit.
[9] loc. cit.
[10] La Presse. (7 sep­tembre 2012). « Le Canada sus­pend ses rela­tions diplo­ma­tiques avec l’Iran ». Récupéré le 12 sep­tembre 2012 de

http://​www​.lapresse​.ca/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​/​2​0​1​2​0​9​/​0​7​/​0​1​-​4​5​7​1​9​59-le…

[11] Dans « Candide ou l’Optimisme » de Voltaire, cha­pitre sixième.
[12] Boesveld, Sarah. (1 mars 2012). “Why Israel’s Prime Minister is coming to Canada before mee­ting Obama”. Publié sur The National Post. Récupéré le 13 sep­tembre 2012 de

http://​news​.natio​nal​post​.com/​2​0​1​2​/​0​3​/​0​1​/​w​h​y​-​i​s​r​a​e​l​s​-​p​r​i​me-mi… ; »,confirma Obama.

[13] Les sept mers est une expres­sion cou­rante au Moyen Âge et dans la lit­té­ra­ture de langue arabe. L’expression est attes­tée dans plu­sieurs livres de l’antiquité dont la tra­duc­tion par Marie de Jars de l’ « Énéide » de Virgile, Livre VI.
[14] Agamemnon est le roi d’Argos et de Mycènes, fils d’Atrée. Chef des Grecs pen­dant la guerre de Troie, retenu avec sa flotte par des vents contraires, il dut sacri­fier sa fille Iphigénie à Artémis. Après la vic­toire, il rentra à Mycènes avec la prin­cesse troyenne Cassandre.
[15] Achille est un héros légen­daire de la guerre de Troie, fils de Pélée, roi de Phthie en Thessalie, et de Thétis, une Néréide (nymphe marine). Sa mère le plonge dans le Styx, l’un des fleuves des Enfers, pour que son corps devienne invul­né­rable ; son talon, par lequel le tient Thétis, n’est pas trempé dans le fleuve et reste celui d’un mortel. Lors de la dixième année du conflit, une que­relle avec Agamemnon le pousse à quit­ter le combat : c’est la « colère d’Achille » chan­tée par l’Iliade. La mort de Patrocle le pousse à reprendre les armes pour affron­ter Hector, le meilleur des Troyens. Achille trouve la mort peu après l’avoir tué, atteint à la che­ville par une flèche de Pâris guidée par le dieu Apollon.
[16] L’Iliade d’Homère, tra­duc­tion de Leconte de Lisle (1818-1894), Chant II
[17] Imperator : géné­ral vic­to­rieux. Titre accordé par accla­ma­tions par l’armée romaine à son chef.
[18] La légende d’Orphée, une des plus sin­gu­lières de la mytho­lo­gie grecque, est liée à la reli­gion des mys­tères ainsi qu’à une lit­té­ra­ture sacrée. Aède mythique de Thrace, fils du roi Œagre et de la muse Calliope, il savait par les accents de sa lyre char­mer les ani­maux sau­vages et par­ve­nait à émou­voir les êtres inani­més. Il fut comblé de dons mul­tiples par Apollon, et on raconte qu’il ajouta deux cordes à la tra­di­tion­nelle lyre à sept cordes que lui donna le dieu, en hom­mage aux neuf muses, aux­quelles appar­te­nait sa mère.
[19] Radio-Canada. (13 juillet 2006). « Harper se range der­rière l’État hébreu ». Récupéré le 19 sep­tembre 2012 de

http://​www​.radio​-canada​.ca/​n​o​u​v​e​l​l​e​s​/​N​a​t​i​o​n​a​l​/​2​0​0​6​/​0​7​/​1​3/004…

[20] Le Devoir. (29 décembre 2008). « La posi­tion du Canada est très déce­vante ». Récupéré le 19 sep­tembre 2012 de

http://​www​.lede​voir​.com/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​-​i​n​t​e​r​n​ation…

[21] Nadeau, Christian. (3 juin 2010). « Stephen Harper est-il vrai­ment l’ami d’Israël ? ». Publié dans Le Devoir. Récupéré le 19 sep­tembre 2012 de

http://​www​.lede​voir​.com/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​-​i​n​t​e​r​n​ation…

[22] loc.cit.
[23] Dans la mytho­lo­gie grecque, Hadès est une divi­nité chtho­nienne, frère de Zeus et de Poséidon. Comme Zeus gou­verne le Ciel et Poséidon la Mer, Hadès règne sous la Terre et est pour cette raison sou­vent consi­déré comme le « maître des Enfers ». Il est marié à Perséphone. Il cor­res­pond au Sarapis pto­lé­maïque et au Pluton romain. Dans « Les Perses » d’Eschyle, le nom d’Hadès est invo­qué en même temps que celui d’Hermès et Gaïa pour faire reve­nir sur terre l’âme de Darius.
[24] Cerbère était le fils d’Échidna, au corps de ser­pent et au visage de femme, et de Typhon, consi­déré par­fois comme un monstre cra­cheur de flammes qui serait craint des dieux olym­piens même. La des­crip­tion cou­rante de Cerbère dans la mytho­lo­gie grecque et l’art veut qu’il ait trois têtes, une cri­nière de ser­pents simi­laire aux che­veux de Méduse et une queue de ser­pent.
[25] Cerbère était le fils d’Échidna, au corps de ser­pent et au visage de femme, et de Typhon, consi­déré par­fois comme un monstre cra­cheur de flammes qui serait craint des dieux olym­piens même. La des­crip­tion cou­rante de Cerbère dans la mytho­lo­gie grecque et l’art veut qu’il ait trois têtes, une cri­nière de ser­pents simi­laire aux che­veux de Méduse et une queue de ser­pent.

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