Quelques éléments pour tenter de suivre le débat sur la dette aux États-Unis,

Par Mis en ligne le 17 juillet 2011

Depuis plu­sieurs mois Démocrates et Républicains s’affrontent dure­ment quant à la poli­tique à tenir au sujet du niveau de la dette publique du pays et de son défi­cit. À pre­mière vue il s’agit d’une oppo­si­tion simple entre les tenants (les Républicains) d’une réduc­tion du défi­cit via la réduc­tion des dépenses et ceux (les Démocrates le pré­sident en tête) qui sou­tiennent qu’il faut aussi aug­men­ter les reve­nus. Voilà le pro­blème qui est tout sauf simple. Surtout compte tenu de la dis­tri­bu­tion du pou­voir aux États-Unis. Le combat prend toute son ampleur en ce moment à cause de la date d’échéance : le 2 août pro­chain.

La situation actuelle,

La loi amé­ri­caine pré­voit que pour rehaus­ser la capa­cité d’emprunt du gou­ver­ne­ment, donc son niveau de dette natio­nale, le Trésor doit deman­der et obte­nir l’autorisation du Congrès. Cela existe depuis 1917. Habituellement cette exi­gence est trai­tée comme une for­ma­lité. Ainsi, comme le note Paul Krugman [1], au cours des deux man­dats du pré­sident G.W.Bush, 7 hausses du niveau de la dette ont été déci­dée sans autre forme de procès. Il s’est ainsi ajouté 4 mil­lions de mil­liards de dol­lars à cette fameuse dette.

Les acteurs poli­tiques sont donc devant une situa­tion nou­velle et qui semble les avoir pris par sur­prise, la pré­si­dence et les Démocrates inclus. Si une solu­tion n’intervient pas avant la date de fin des droits actuels il y aura des consé­quences gra­vis­simes. Pour le peuple amé­ri­cain et pour le sys­tème éco­no­mique mon­dial comme le sou­ligne le secré­taire au Trésor, M. T. Geithner [2]. Paul Krugman abonde en ce sens. Sur le plan domes­tique : « Au mieux nous aurons un ralen­tis­se­ment éco­no­mique, au pire nous nous retrou­ve­rons dans la situa­tion désas­treuse de la crise finan­cière de 2008-09 » [3] Et sur le plan mon­dial : « …per­sonne ne connait l’effet que cela aurait sur le sys­tème finan­cier mon­dial qui repose sur la pré­somp­tion que la dette amé­ri­caine est l’ultime actif sûr » [4].

Le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain, comme tous les autres emprunte pour faire face à ses enga­ge­ments : finan­cer les guerres, les pen­sions des retrai­tés, les béné­fices aux anciens com­bat­tants, payer son per­son­nel, les béné­fi­ciaires des pro­grammes sociaux : Medicare, Medicaid et ses créan­ciers. En ce moment, ce sont prin­ci­pa­le­ment la Chine, le Japon, le Royaume Uni et des états et gou­ver­ne­ments locaux, des fonds de pen­sion et des inves­tis­seurs privés au pays et dans le reste du monde. Tout ce monde a acheté des Bons du Trésor amé­ri­cain ; c’est ainsi qu’il se finance. La dette est main­te­nant de 14,300 mil­lions de mil­liards de dol­lars envi­ron. Cette dette, par rap­port au PIB amé­ri­cain n’a rien de très spec­ta­cu­laire.

Malgré les appa­rences il ne s’agit pas d’une ques­tion finan­cière mais bien d’une ques­tion poli­tique. L’affrontement auquel nous assis­tons est stric­te­ment poli­tique au sens large du mot mais aussi au sens poli­ti­cien ; les élec­tions pré­si­den­tielles auront lieu l’an pro­chain et tous veulent arri­ver en vain­queur devant l’électorat.

Les manœuvres

Les Républicains se servent de l’occasion que leur donne l’obligation du vote sur le relè­ve­ment du pla­fond de la dette pour tenter d’imposer leur concep­tion du gou­ver­ne­ment et de son action. Ils veulent forcer l’administration Obama à accep­ter « une entente sur une réduc­tion consé­quente du défi­cit qui passe par des coupes majeures des dépenses et sur des brou­tilles pour le reste » [5]. P. Krugman parle d’une manœuvre d’extorsion. Sally Kohn [6], une orga­ni­sa­trice com­mu­nau­taire, l’appelle du « ter­ro­risme idéo­lo­gique », le pré­sident parle de négo­cia­tions avec un pis­to­let sur la tempe, et un autre com­men­ta­teur de « féti­chisme du défi­cit » [7].

Ce sont les concep­tions quant au rôle et à la nature du gou­ver­ne­ment fédé­ral et dans la façon de les jouer dans la conjonc­ture poli­tique qui sont en jeu.

Les Républicains sont majo­ri­taires à la Chambre des repré­sen­tants depuis novembre der­nier. Ils ont gagné cette majo­rité en défen­dant des idées extrê­me­ment claires sur ce que doit et ne doit pas faire le gou­ver­ne­ment fédé­ral en s’appuyant sur une lec­ture rigide, sou­vent dog­ma­tique de la consti­tu­tion et de la décla­ra­tion d’indépendance.

Ils sou­tiennent la ligne néo­li­bé­rale qui veut que le meilleur gou­ver­ne­ment soit celui qui inter­vient le moins pos­sible dans la vie des gens et sin­gu­liè­re­ment dans l’économie où seul le sec­teur privé doit être actif. Et le gou­ver­ne­ment doit abso­lu­ment avoir des comptes équi­li­brés ; pas de défi­cit de long terme. Et il lui faut fonc­tion­ner avec le mini­mum de taxes et impôts pos­sibles. Dans la conjonc­ture actuelle cela veut dire dimi­nuer agres­si­ve­ment les dépenses (plus de 4 mil­lions de mil­liards de dol­lars) pour atteindre l’équilibre bud­gé­taire en un mini­mum de temps. Il s’avère qu’ils ne veulent rien céder à ce cha­pitre. Le repré­sen­tant de la Virginie, leader de la majo­rité en Chambre a déclaré : « …Le peuple amé­ri­cain s’attend à ce que nous rem­plis­sions nos enga­ge­ments et que nous chan­gions cette crise de la dépense à Washington » [8].

De leur côté les Démocrates sou­tiennent que le pro­blème de la dette et du défi­cit doit se régler par deux inter­ven­tions : une sur les dépenses mais une autre sur les reve­nus. Le pré­sident a déclaré tenir à ce que des sub­ven­tions aux grandes entre­prises, sin­gu­liè­re­ment aux pétro­lières, prennent fin. Il veut aussi réin­tro­duire le niveau de taxa­tion qui exis­tait pour les plus riches avant que l’administration Bush ne le dimi­nue signi­fi­ca­ti­ve­ment. Ce niveau a été recon­duit par le pré­sident actuel en décembre der­nier pour arri­ver à une entente sur la der­nière por­tion du budget pour l’année en cours.

Il s’agit d’un moment plus théâ­tral dans la pour­suite de la lutte des pos­sé­dants pour s’accaparer des richesses col­lec­tives. Cette lutte a com­mencé dans les années soixante dix. Les outils étaient les mêmes : les poli­tiques néo­li­bé­rales basées sur la défis­ca­li­sa­tion des classes supé­rieures, (celles qu’Hervé Kempf qua­li­fie d’oligarques), le déman­tè­le­ment de l’État Providence et l’affaiblissement des syn­di­cats.

De baisses d’impôts en exemp­tions et autres faveurs fis­cales, l’État s’est privé des moyens effi­caces d’intervention dans le sou­tien aux popu­la­tions et dans l’économie. Aux États-Unis, la part des reve­nus du gou­ver­ne­ment fédé­ral tirée des impôts et autres taxes ne repré­sente plus que 60% de ce qu’elle repré­sen­tait il y a 60 ans [9]. Les délo­ca­li­sa­tions sont géné­ra­le­ment ana­ly­sées comme un ins­tru­ment de recherche de meilleurs pro­fits grâce aux salaires de misère payés dans les pays récep­teurs des entre­prises. C’est vrai mais, aux États-Unis elles ont aussi servi d’instrument de défis­ca­li­sa­tion non négli­geable.

Les com­pa­gnies sont tenues de payer de l’impôt sur les pro­fits géné­rés à l’extérieur seule­ment lorsqu’ils sont rapa­triés à la maison mère. En 2004, elles ont béné­fi­cié d’un congé de cette dis­po­si­tion et ont pu engran­ger des sommes consi­dé­rables. La jus­ti­fi­ca­tion était qu’ainsi elles pour­raient réin­ves­tir, sti­mu­ler l’économie et créer de nou­veaux emplois. Tel ne fut pas le cas, on s’en doute. Elles ont payé des divi­dendes, leurs propres dettes, acheté d’autre com­pa­gnies, racheté leurs propres actions et bien d’autres choses, mais rien n’est venu aug­men­ter les inves­tis­se­ments et créer des emplois [10]. Il a plutôt servi d’incitatif à la délo­ca­li­sa­tion puisqu’il y a tou­jours une lueur d’espoir de faire répé­ter l’opération. En ce moment, un lourd lobby a lieu pour que cette expé­rience soit reprise avec le même dis­cours d’appel.

Cette idée que les baisses d’impôts pour les riches et les com­pa­gnies ont comme consé­quence des inves­tis­se­ments et de la créa­tion d’emplois (le tri­ckel down) est un des socles du dis­cours néo­li­bé­ral. Il est devenu un véri­table mantra chez les éluEs répu­bli­cainEs. Malgré toutes les preuves du contraire accu­mu­lées ces der­nières années.

Les com­pa­gnies amé­ri­caines sont assises sur des sommes très impor­tantes qu’elles n’investissent pas ; il n’y a pas de demande pour les biens [11] les consom­ma­teurs ne sont plus capables de jouer le jeu. Mais les Républicains n’ont de cesse de répé­ter que c’est l’incertitude devant les poli­tiques de régle­men­ta­tion et autres qui pro­voque cette rete­nue d’investissement.

L’audace des Républicains,

Ce n’est pas nou­veau que la droite amé­ri­caine prêche pour une telle orga­ni­sa­tion gou­ver­ne­men­tale. Ce qui est nou­veau c’est la force dont fait preuve le parti qui la repré­sente, le parti Républicain. Traditionnellement les éluEs de ce parti se mon­traient coopé­ra­tifs quand ils esti­maient que le bien de la nation exi­geait des ententes pour que l’appareil fonc­tionne et que les mar­chés conti­nuent à opérer le plus nor­ma­le­ment pos­sible. Ce dont leurs élec­teurs-trices leur étaient rede­vables. Mais depuis quelques années une aile de droite extrême (le Tea Party) s’est élevée et consti­tue main­te­nant la clé de la majo­rité répu­bli­caine à la Chambre.

La direc­tion du parti ne peut pas ne pas tenir compte de leurs opi­nions car leurs votes sont en jeu. Les négo­cia­teurs cherchent les ententes qu’ils pour­ront faire passer sur le par­quet de la Chambre. C’est ainsi que les deux repré­sen­tants répu­bli­cains qui par­ti­ci­paient aux négo­cia­tions au sein du comité bi-par­ti­san mis en place par le pré­sident et pré­sidé par le vice-pré­sident M. Joe Biden ont claqué la porte alors qu’un com­pro­mis était en vue. Hier ce fut au tour du spea­ker de la Chambre, M. Boehner à annon­cer qu’il ne pour­sui­vrait pas les négo­cia­tions avec le pré­sident, au moins sur le mon­tant maxi­mum de cou­pures. Il estime que le Président n’est pas de bonne foi.

Il semble bien qu’un de leurs objec­tifs soit de faire perdre la face au pré­sident Obama. Ils déclarent sur toutes les tri­bunes qu’il ne doit faire qu’un mandat.

Ils invoquent tou­jours le fait qu’ils repré­sen­te­raient la volonté popu­laire. Mais des son­dages récents (Pew Institute) montrent le contraire. La popu­la­tion hors les plus riches, redoute plus que tout, la méde­cine répu­bli­caine.

L’ordonnance républicaine,

Le pro­gramme répu­bli­cain est une ver­sion extrême du libé­ra­lisme le plus pur.

Le marché est le meilleur ins­tru­ment de la vie éco­no­mique ; il peut la régu­ler, les entre­prises vont créer la richesse et la redis­tri­buer. La régu­la­tion est tou­jours un mau­vais outil, ce qui est bon pour les ban­quiers est bon pour le pays et les réduc­tions d’impôts et de taxes sont l’élixir uni­ver­sel qui lubri­fie le tout. Et l’idée que tout ce qui peut faire aug­men­ter les pro­fits des com­pa­gnies est bon pour l’économie rede­vient d’actualité [12].

En fait, pour réduire le gou­ver­ne­ment à sa plus simple expres­sion il leur faut en ce moment, affa­mer la bête ! [13] Le repré­sen­tant répu­bli­cain Paul Ryan a déclaré qu’il fal­lait abso­lu­ment se débar­ras­ser de « ce couple key­né­sien : emprunt et taxa­tion. Ça ne fonc­tionne pas et ne fonc­tion­nera pas plus à l’avenir » [14]

Pour la popu­la­tion amé­ri­caine, l’ordonnance répu­bli­caine pour arri­ver à un budget équi­li­bré est aussi pire que la pers­pec­tive du défaut de paie­ment du gou­ver­ne­ment. L’ampleur des cou­pures recher­chée signi­fie la dis­pa­ri­tion de nom­breux ser­vices et pro­grammes qui affectent les citoyenNEs dans leur vie quo­ti­dienne. Elles frap­pe­raient tous les sec­teurs dont l’éducation (ce qui est déjà com­mencé dans les États res­pon­sables du pri­maire et du secon­daire). La pers­pec­tive la plus redou­tée et la plus reje­tée étant des modi­fi­ca­tions fon­da­men­tales des assu­rances sociales, Medicare (l’assurance mala­die des retrai­téEs), Medicaid (l’assurance mala­die des plus pauvres) et Social Security (le régime de retraites).

Les Républicains veulent une dimi­nu­tion dras­tique de ces pro­grammes : dimi­nu­tion des cou­ver­tures et aug­men­ta­tion signi­fi­ca­tive des primes et fran­chises. Ils veulent sur­tout une forme ou une autre de pri­va­ti­sa­tion. Ils ont déposé à la Chambre, un plan qui trans­for­me­rait plus ou moins Medicare en un dis­tri­bu­teur de permis d’achat des ser­vices médi­caux pour les adhé­rentEs. ChacunE étant res­pon­sable de maga­si­ner ses soins auprès des dis­pen­sa­teurs qui seraient bien sûr libres de les accep­ter ou non, au niveau de paie­ment dis­tri­bué ou en exi­geant des sur­plus. En ce moment, les plans d’assurance négo­cient avec des hôpi­taux et cli­niques médi­cales pour que les soins soient donnés et payent les fac­tures.

Quant à Medicaid, l’objectif est de le réduire à sa por­tion congrue. Dans plu­sieurs États des coupes impor­tantes ont déjà été faites sur la partie sous leur auto­rité. La santé de la popu­la­tion amé­ri­caine pauvre est assez désas­treuse et ce n’est pas seule­ment parce qu’ils mangent chez McDonald !! Ils et elles sont ren­voyéEs à la cha­rité.

Au cours de son deuxième mandat l’ex-président Bush a mené une énorme cam­pagne pour pri­va­ti­ser Social Security. Sans succès. Son plan a été rejeté par ses adver­saires, une partie des éluEs de son parti et sur­tout par la popu­la­tion. Les AméricainNEs tiennent à ce pro­gramme comme à la pru­nelle de leurs yeux.

En ce moment il semble que les Républicains vise­raient plus des ajus­te­ments que l’on voit ailleurs : baisse des niveaux de pen­sions, allon­ge­ment de la période tra­vaillée pour y avoir droit, report de l’âge légal de la retraite. Or, ce pro­gramme se finance lui-même ; le gou­ver­ne­ment n’y contri­bue pas…..sauf pour la por­tion de l’assurance mala­die qui affiche un lourd défi­cit.

Et bien sûr, l’avenir du plan d’assurance mala­die mis en place l’an der­nier par le pré­sident Obama est dans la mire. Sa dis­pa­ri­tion a été un objec­tif de cam­pagne l’automne der­nier et le demeure. Pourtant, il est censé mener à terme, vers une dimi­nu­tion des coûts pour le gou­ver­ne­ment. Mais les Républicains ont tou­jours contesté cette éva­lua­tion.

Le fait est que les États-Unis paient beau­coup plus cher pour les soins de santé que les autres nations déve­lop­pées où ils sont plus socia­li­sés. Comme la moitié est payée par les pro­grammes sociaux, Medicare et Medicaid, cela affecte le budget et contri­bue au défi­cit.

Jusqu’à main­te­nant les Républicains vou­laient exclure les bud­gets mili­taires des coupes qu’ils réclament. Ce sont des bud­gets colos­saux et en défi­cit endé­mique. Ils ont été plus ou moins épar­gnés jusqu’à ce jour. Il semble que la pers­pec­tive change et qu’ils seraient affec­tés éga­le­ment. Le pré­sident Obama les visait dans sa pro­po­si­tion.

Conclusion,

Beaucoup pensent qu’un règle­ment sur­vien­dra à temps, fut-ce à la toute der­nière minute. Paul Krugman croit que les Républicains sont suf­fi­sam­ment obs­ti­nés, ancrés dans leur dog­ma­tisme pour fermer le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain ! Même David Brooks [15], qu’on ne peut qua­li­fier d’homme de gauche, trouve que les Républicains auraient pu et pour­raient encore avoir une autre approche plus rai­son­nable. Mais, sou­ligne-t-il « ce parti n’est plus un parti normal. Il est infecté par une fac­tion qui est déter­mi­née par une posi­tion pro­tes­ta­taire plus que par une atti­tude de gou­ver­nance ».

Ce qui est plus inquié­tant c’est que la posi­tion sou­te­nue par la droite et son parti semble s’imposer dans les dis­cours et dans les têtes. Même le Président a uti­lisé la com­pa­rai­son du budget fami­lial et de « vivre selon ses moyens » pour parler de la situa­tion bud­gé­taire du pays, ce qui n’a aucun sens. On peut donc redou­ter avec P. Krugman qu’une éven­tuelle entente fasse la part belle aux recettes de droite.

On ne voit mal­heu­reu­se­ment pas de mobi­li­sa­tion popu­laire sur ces enjeux en ce moment. Un peu par­tout dans le pays les citoyenNEs se mobi­lisent mais sur les situa­tions dans leurs États et leurs villes. Partout ou presque les condi­tions de vie se dété­riorent de jour en jour et ne chô­mage se main­tient à des hau­teurs jusqu’ici rares aux États-Unis poussé en ce moment par les congé­die­ments dans le per­son­nel des États dont en édu­ca­tion.

Beaucoup consi­dèrent d’ailleurs que ce pro­blème du chô­mage et de la stag­na­tion éco­no­mique sont les véri­tables enjeux. Seules des inter­ven­tions gou­ver­ne­men­tales majeures pour­raient y apporte remède : ces bonnes vieilles poli­tiques key­né­siennes tant décriées. Beaucoup jugent que le plan de sti­mu­la­tion du pré­sident Obama, mis en place lors de son arri­vée au pou­voir, était trop timide et n’a pas pu donner les résul­tats néces­saires. Faudrait-il en mettre un autre en place ? Si les poli­tiques de droites sont à l’ordre du jour, il n’est même plus pos­sible de poser concrè­te­ment cette pers­pec­tive.

Notes

[1] New-York Times, 30 juin 2011 [2] Mother Jones, What’s Happening With the Debt Ceiling Explained, pre­mier juillet 2011, [3] Op.cit. [4] ibidem [5] ibidem [6] Democracynow​.org 13 juin 2011, [7] Dean Baker, Making Short Work of the Economy, coun​ter​punch​.org, 4 juillet 2011, [8] Mother Jones, op.cit. [9] PBS News Hour, 6 juillet 2011, [10] Paul Krugman, New-York Times, 3 juillet 2011, [11] Ibidem, [12] Ibidem, [13] Frédéric Lordon, lemon​de​di​plo​ma​tique​.fr, La pompe à phy­nance, 26 mai 2010, [14] P. Krugman, N.Y.Times, 10 juillet 2011, [15] New-York Times, 4 juillet 2011,

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