Le STTP continue de lutter pour une convention collective négociée

Partout au pays, les travailleuses et travailleurs des postes manifestent, participent à des rassemblements, exercent des pressions sur leurs députés et députées et font du piquetage pour exprimer leur détermination à lutter contre le projet de loi injuste déposé par le gouvernement conservateur de Stephen Harper. Partout, le message est le même : OUI À LA NÉGOCIATION COLLECTIVE, NON À UNE LOI RÉPRESSIVE!

Au cours des huit derniers mois, nous avons été déterminés à négocier une convention collective qui répond aux besoins des travailleurs et travailleuses des postes et qui maintient le service postal public. La loi de retour au travail vise à affaiblir notre détermination, mais nous ne lâcherons pas. Avec l’aide du NPD à la Chambre des communes, de nos alliés communautaires, du mouvement syndical et d’Hassan Yussuf, secrétaire-trésorier du Congrès du travail du Canada, nous demeurons toujours aussi résolus à obliger Postes Canada à négocier une convention collective.

L’employeur se réfugie derrière la loi

Contrairement à ce qu’ont rapporté les médias, il n’y a pas eu de réunion de négociation hier soir. Postes Canada devait fixer une telle réunion par l’entremise du médiateur. Le Comité de négociation du STTP et le Conseil exécutif national ont attendu la tenue de cette réunion, mais le médiateur nous a informés tard hier soir qu’elle n’aurait pas lieu. Aujourd’hui, nous avons communiqué avec la direction de Postes Canada et fixé une réunion qui a eu lieu en début d’après-midi, au cours de laquelle nous avons fait une proposition dans le but de briser l’impasse. À 17 h ce soir, Postes Canada n’avait toujours pas répondu. Il semblerait qu’elle ne demande pas mieux que de se cacher derrière la loi qu’elle a tant fait pression pour obtenir.

Le projet de loi doit être retiré

Tout au long de la journée à la Chambre des communes, les députées et députés néo-démocrates ont dénoncé le parti pris de la loi de retour au travail et son inutilité. Ils ont signalé que le choix de l’offre finale est une procédure qui a été critiquée dans des rapports gouvernementaux comme étant le pire type d’arbitrage puisqu’il privilégie une démarche où le gagnant remporte tout et ne permet pas de régler les problèmes. Le projet de loi déposé par le gouvernement conservateur donne à l’arbitre un mandat qui garantit à toutes fins pratiques que l’offre de l’employeur sera choisie. Nous continuons d’exiger le retrait du projet de loi pour que Postes Canada sorte de l’ombre et négocie.

Les travailleuses et travailleurs des postes méritent des félicitations

En s’opposant au projet de loi et en exigeant le droit à la négociation collective, les travailleuses et travailleurs des postes défendent les droits de tous les travailleurs et travailleuses. En rejetant un régime de retraite à cotisations déterminées pour les futurs employés et employées et en luttant pour un régime de retraite à prestations déterminées, nous luttons pour la sécurité de la prochaine génération. Tous les travailleurs et travailleuses des postes peuvent être fiers d’eux et de leur syndicat. Tant et aussi longtemps que nous continuerons de lutter pour la justice et pour nos droits, nous ne serons jamais vaincus.

Solidarité,

Denis Lemelin
Président national et négociateur en chef du STTP