Le SCFP dénonce la loi spéciale forçant le retour au travail

Par Mis en ligne le 24 juin 2011

Ottawa – L’insistance démon­trée par le gou­ver­ne­ment conser­va­teur de Stephen Harper pour forcer le retour au tra­vail des employés lockou­tés de Postes Canada est une attaque non seule­ment contre les droits à la négo­cia­tion col­lec­tive, mais aussi contre les jeunes tra­vailleurs et la sécu­rité de la retraite de tous les Canadiens, sou­tient le Syndicat cana­dien de la fonc­tion publique. Le plus impor­tant syn­di­cat au Canada, repré­sen­tant plus de 608 000 tra­vailleurs d’un bout à l’autre du pays, le SCFP donne un appui sans équi­voque au Syndicat des tra­vailleurs et tra­vailleuses des postes et aux efforts déployés par la dépu­ta­tion du Nouveau Parti démo­cra­tique pour repous­ser l’adoption de ce projet de loi dra­co­nien.

« Le STTP négo­cie de bonne foi, et ce ne sont pas ses membres qui empêchent la livrai­son du cour­rier au pays. C’est Postes Canada qui a décrété un lockout contre eux. Que le pre­mier ministre Harper se montre si ouver­te­ment favo­rable à la direc­tion de Postes Canada dépasse l’entendement, dénonce Paul Moist, pré­sident natio­nal du SCFP. Cette loi spé­ciale repré­sente bien plus qu’une attaque contre les membres du STTP. M. Harper attaque du même coup les salaires, les avan­tages sociaux et les pen­sions de tous les tra­vailleurs cana­diens. »

M. Moist sou­tient que les conces­sions exi­gées par Postes Canada, et appuyées par les conser­va­teurs du gou­ver­ne­ment Harper, éta­blissent un dan­ge­reux pré­cé­dent pour l’ensemble des tra­vailleurs cana­diens. Par exemple, l’attaque livrée contre le régime de retraite à pres­ta­tions déter­mi­nées des tra­vailleurs des postes contri­buera à ali­men­ter la crise de la sécu­rité du revenu de retraite qui secoue le Canada.

« Pour 80 pour cent des Canadiens, les mon­tants qu’ils reçoivent d’un régime de pen­sion gou­ver­ne­men­tale – comme celui que les membres du STTP se battent pour pro­té­ger – sont adé­quats ou insuf­fi­sants. Contrairement au por­trait que Postes Canada tente de peindre, les Canadiens ne jugent pas qu’une rente de retraite moyenne de 18 000 dol­lars par année est exa­gé­rée, explique M. Moist. Que le gou­ver­ne­ment conser­va­teur de Stephen Harper appuie ces attaques injus­ti­fiées contre les régimes à pres­ta­tions déter­mi­nées tout en refu­sant de boni­fier les pres­ta­tions ver­sées par le Régime de pen­sions du Canada démontre qu’il n’est aucu­ne­ment inté­ressé à tenir compte des besoins des retrai­tés cana­diens. »

M. Moist dénonce éga­le­ment des pro­po­si­tions visant à mettre en place un sys­tème de salaires et d’avantages sociaux à deux vitesses pour les employés de Postes Canada. Il qua­li­fie ces pro­po­si­tions d’injustifiées et d’injustes à l’endroit des jeunes Canadiens, qui font déjà les frais d’un taux de chô­mage élevé.

« Il n’existe aucun sys­tème de loyers ou d’hypothèques à deux vitesses. Les jeunes et les nou­veaux tra­vailleurs n’ont pas droit à un rabais sur leur fac­ture de ser­vices publics ou leur épi­ce­rie, dénonce M. Moist. Il est outra­geux d’affirmer que les jeunes tra­vailleurs ne méritent pas le même salaire et les mêmes avan­tages sociaux en échange du même tra­vail. »

Des membres et des employés du SCFP se join­dront à d’autres syn­di­qués et citoyens inté­res­sés à la tri­bune du public de la Chambre des Communes pour témoi­gner leur appui aux mesures d’obstruction sys­té­ma­tique du NPD. Les membres du SCFP sont aussi encou­ra­gés à assis­ter aux mani­fes­ta­tions pla­ni­fiées par le STTP d’un bout à l’autre du Canada au cours des pro­chains jours.

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