La révolution arabe et ses tâches écosocialistes : ouvrons le débat

Par Mis en ligne le 20 février 2011

Il serait tota­le­ment abusif de pré­tendre que les chan­ge­ments cli­ma­tiques sont le déclen­cheur caché de la vague révo­lu­tion­naire qui secoue le monde arabe, comme cer­tains obser­va­teurs l’ont écrit [1]. En même temps, les effets du réchauf­fe­ment contri­buent indis­cu­ta­ble­ment à la crise sociale dans la région, et posent une série de pro­blèmes pour le futur, prin­ci­pa­le­ment la ges­tion des res­sources en eau et la tran­si­tion éner­gé­tique. Il s’agit pour les révo­lu­tion­naires d’intégrer cette dimen­sion dans leur ana­lyse et d’en tirer un cer­tain nombre de conclu­sions pro­gram­ma­tiques. Cet article ne consti­tue qu’une ébauche très som­maire dans ce sens, visant à ouvrir le débat.

L’indice des prix ali­men­taires de la FAO a grimpé bru­ta­le­ment de 32% au second semestre de 2010. Cet indice reprend les prix du sucre, des céréales et des oléa­gi­neux. Commentant le phé­no­mène, l’économiste en chef de l’organisation onu­sienne a lancé cet aver­tis­se­ment : « Nous entrons dans une zone dan­ge­reuse ». M. Adolreza Abbassian fai­sait allu­sion aux émeutes de la faim qui ont secoué toute une série de pays du Sud en 2008, en réac­tion à la flam­bée des prix des pro­duits agri­coles.

Impact climatique

Ces hausses de prix sont dues en pre­mière ins­tance à la spé­cu­la­tion, mais celle-ci est sti­mu­lée et favo­ri­sée par les brusques baisses de pro­duc­tion pro­vo­quées par cer­tains évé­ne­ments météo­ro­lo­giques extrêmes. Ces der­nières années, séche­resses, inon­da­tions, cani­cules ou vagues de froid ont affecté tour à tour de gros expor­ta­teurs tels que l’Argentine, l’Australie, les Etats-Unis et la Russie. Ces acci­dents cli­ma­tiques ont entraîné une grande vola­ti­lité des prix, due à de brusques dés­équi­libres entre offre et demande. Personne ne peut cer­ti­fier qu’ils sont tous dus au réchauf­fe­ment, mais leur mul­ti­pli­ca­tion est cohé­rente avec les pro­jec­tions du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC).

La Russie est le qua­trième expor­ta­teur mon­dial de blé. La cani­cule excep­tion­nelle qui l’a frap­pée l’été der­nier (et qui a entraîné de gigan­tesques incen­dies de forêt) a fait chuter sa pro­duc­tion annuelle de 90 à 70 mil­lions de tonnes envi­ron. En sep­tembre 2010, pour garan­tir l’approvisionnement du marché inté­rieur, le Premier ministre Vladimir Poutine annon­çait que les expor­ta­tions russes seraient sus­pen­dues jusqu’en décembre 2011, et pro­po­sait à l’Ukraine ainsi qu’au Kazakhstan de faire de même.

La déci­sion russe a entraîné une forte hausse des prix qui a créé une situa­tion tendue pour de nom­breux pays, dont la Tunisie et l’Egypte. En effet, d’une part ces deux pays dépendent du blé de la Mer Noire, d’autre part leur propre pro­duc­tion est sou­mise aux aléas cli­ma­tiques, notam­ment à la baisse des res­sources en eau. La Tunisie avait récolté 1.653 tonnes de blé en 2008 ; elle n’en mois­son­nait que la moitié l’année sui­vante. Quant à la fer­tile Egypte, depuis 1960, elle a rejoint les rangs de plus en plus four­nis des pays du Sud qui dépendent de l’importation pour satis­faire les besoins ali­men­taires de leur popu­la­tion. Avec plus de 80 mil­lions d’habitants, l’Egypte est même le plus gros impor­ta­teur de blé de la pla­nète.

D’une manière géné­rale, un ren­ché­ris­se­ment du coût de la vie, à lui seul, est de nature à pro­vo­quer des émeutes, pas des révo­lu­tions. Des pro­ces­sus aussi pro­fonds et poli­tiques que ceux qui ont rem­porté une pre­mière vic­toire en Egypte et en Tunisie ne sont pos­sibles que lorsque les masses puisent leur éner­gie dans de grandes quan­ti­tés de matières explo­sives très diverses, accu­mu­lées à tous les niveaux de la société. L’impact de la hausse des prix des pro­duits ali­men­taires sur la colère popu­laire ne doit donc pas être sur­es­timé. Il semble d’ailleurs avoir été dif­fé­rent dans les deux pays. Plus grand en Tunisie, où les couches les plus pauvres ont été en pre­mière ligne et où Ben Ali a tenté trop tard de faire bais­ser la tem­pé­ra­ture en pro­met­tant une réduc­tion des prix. Moins net en Egypte, où la petite-bour­geoi­sie a joué un rôle impor­tant jusqu’aux pre­mières grèves ouvrières et où le régime, après les émeutes de 2008, a aug­menté les sub­sides aux pro­duits de base (blé, riz et huile de cuis­son), ce qui lui a permis de garan­tir des prix rela­ti­ve­ment stables à 70% de la popu­la­tion.

Ceci dit, un autre pro­blème se pose en Egypte, à savoir que la pro­duc­tion pétro­lière a fran­chi son pic en 1996 et a baissé de 26% depuis lors, de sorte que le pays est devenu un impor­ta­teur net de pro­duits éner­gé­tiques. Par consé­quent, il dis­pose d’une marge de manœuvre plus étroite pour finan­cer son déve­lop­pe­ment, notam­ment pour impor­ter des pro­duits ali­men­taires… et pour les sub­si­dier. [2]

Quoi qu’il en soit, deux choses paraissent évi­dentes. Un : la hausse des prix a joué un rôle et elle n’est pas due qu’à la spé­cu­la­tion ; deux : le défi climatique/​énergétique est réel et confronte la révo­lu­tion arabe à des tâches nou­velles.

Réchauffement et ressources hydriques

Le bassin médi­ter­ra­néen est une des régions les plus tou­chées et les plus mena­cées par le réchauf­fe­ment, au niveau mon­dial. Les don­nées rele­vées dans le Maghreb au cours du 20e siècle montrent qu’on est passé d’une séche­resse tous les dix ans à une séche­resse tous les cinq à six ans actuel­le­ment. Dans le même temps, les épi­sodes de plu­vio­sité anor­ma­le­ment forte se sont mul­ti­pliés. La com­bi­nai­son des deux phé­no­mènes entraîne une aug­men­ta­tion de l’érosion des sols, due à la dégra­da­tion de la cou­ver­ture végé­tale. [3]

La ges­tion des res­sources hydriques consti­tue le plus grand pro­blème qui pèse sur le déve­lop­pe­ment, avec des arbi­trages à effec­tuer entre l’agriculture et les autres sec­teurs. Les pays les plus impac­tés sur le plan éco­no­mique sont et seront ceux qui main­tiennent le sec­teur agri­cole le plus impor­tant : Syrie, Egypte, Maroc, Tunisie. La situa­tion risque de deve­nir pro­blé­ma­tique dans les pays qui sont déjà en situa­tion de stress hydrique (moins de 1000 m3/​hab/​an) ou de pénu­rie (moins de 500 m3/​hab/​an). C’est le cas de la Tunisie, où la baisse des res­sources sou­ter­raines pour­rait atteindre jusqu’à 28% dans les trois décen­nies à venir.

Notons en pas­sant que l’impact éco­lo­gique du déve­lop­pe­ment tou­ris­tique ne doit pas être sous-estimé. Les com­plexes hôte­liers et autres infra­struc­tures (ter­rains de golf par exemple) sont de gros consom­ma­teurs d’eau. De plus, leur déve­lop­pe­ment se fait le plus sou­vent sans aucune consi­dé­ra­tion pour les équi­libres éco­lo­giques du lit­to­ral.

A titre d’exemple, voici com­ment une cher­cheuse résume les impacts pos­sibles du réchauf­fe­ment (à poli­tique inchan­gée) dans les régions du centre et du sud de la Tunisie, aux hori­zons 2030-2050 : baisse de 50% du ren­de­ment des oli­ve­raies non irri­guées (mal com­pen­sée par une hausse de 20% en année favo­rable) ; réduc­tion de moitié des sur­faces culti­vées ; réduc­tion des effec­tifs du chep­tel allant jusqu’à 80% ; réduc­tion de 20% des super­fi­cies céréa­lières en plu­vial et de 13% en cultures irri­guées (en cas d’inondations). Et l’auteure de conclure cette ana­lyse écrite début 2010 par cette remarque pré­mo­ni­toire : « Un résul­tat lourd de risques pour l’économie agri­cole et par voie de consé­quence pour les équi­libre sociaux du pays ». [4]

L’Egypte ne connaît pas de menace de pénu­rie mais l’utilisation du Nil n’est sans doute plus aussi ration­nelle qu’au temps des pha­raons. Le fleuve tra­verse pas moins de neuf pays. Ses eaux sont uti­li­sées à 95% par l’agriculture. La ques­tion du par­tage de la res­source entre pays et entre sec­teurs est déli­cate. Des accords inter­na­tio­naux ont été conclus mais le pro­blème pour­rait se com­pli­quer si le chan­ge­ment cli­ma­tique conti­nue à per­tur­ber le régime des pluies dans les régions où le Nil a ses sources. La régu­la­tion par les grands bar­rages n’est pas une solu­tion. Le bar­rage d’Assouan, par exemple, a de nom­breux effets per­vers. Notamment le recul du delta, insuf­fi­sam­ment ali­menté en allu­vions, ce qui a pour corol­laire la sali­ni­sa­tion des basses terres. Une mul­ti­pli­ca­tion des rete­nues ou des cap­tages ne ferait qu’aggraver cette ten­dance.

Moubarak avait l’intention de détour­ner une partie des eaux du Nil pour les vendre à l’Etat sio­niste, qui acca­pare déjà celles du Jourdain, au détri­ment du peuple pales­ti­nien et des autres peuples de la région [5]. La mar­chan­di­sa­tion néo­li­bé­rale de la res­source hydrique est en cours, for­te­ment encou­ra­gée par l’Union Européenne, ser­vi­teur zélé des grands groupes privés actifs dans le sec­teur. La pri­va­ti­sa­tion est un axe majeur de l’Union pour la Méditerranée et du Conseil Mondial de l’Eau (CME), un think tank fondé par les mul­ti­na­tio­nales. En Tunisie, le sec­teur de l’eau potable (la SONEDE) et celui de l’assainissement ont été parmi les pre­miers à faire l’objet de par­te­na­riats public-privé, ces sys­tèmes qui servent à natio­na­li­ser les pertes en pri­va­ti­sant les béné­fices Tout de suite après la chute de Ben Ali, Ghannouchi a reçu offi­ciel­le­ment à la Kasbah Loïc Fauchon, pré­sident du CME, qui venait s’assurer que la pri­va­ti­sa­tion ne serait pas mise en cause. En Egypte, dès 2004, Moubarak annon­çait la pri­va­ti­sa­tion com­plète des ser­vices de ges­tion et d’épuration des eaux des dif­fé­rentes pro­vinces, qui sont main­te­nant aux mains d’un hol­ding de l’eau, basé au Caire. Le but de ce hol­ding est le profit, ce qui implique une hausse fort impor­tante du prix de l’eau. Le projet de vente d’eau à Israël montre clai­re­ment que la ges­tion néo­li­bé­rale de la res­source n’a aucune ratio­na­lité éco­lo­gique et accroît les inéga­li­tés sociales.

Pétrole, monarchie et transition énergétique

L’approvisionnement éner­gé­tique consti­tue un autre pro­blème majeur du déve­lop­pe­ment. Alors que les masses arabes vivent dans la misère, le Proche et le Moyen Orient dis­posent d’énormes réserves de com­bus­tibles fos­siles – mal répar­ties et acca­pa­rées par des classes domi­nantes très insé­rées dans le dis­po­si­tif impé­ria­liste – ainsi que d’un poten­tiel solaire colos­sal – très bien réparti et en voie d’appropriation impé­ria­liste par le biais de méga­pro­jets tels que Desertec. Les pre­mières doivent céder la place aux secondes dans les qua­rante années à venir, faute de quoi le dérè­gle­ment cli­ma­tique aggra­vera la déser­ti­fi­ca­tion, les phé­no­mènes météo­ro­lo­giques extrêmes et la hausse du niveau de la mer. De tous ces phé­no­mènes, les pauvres sont et seront les prin­ci­pales vic­times (à titre d’exemple : dix mil­lions de per­sonnes devrons quit­ter le delta du Nil si le niveau des mers monte d’un mètre).

De manière très géné­rale, une stra­té­gie éner­gé­tique à moyen et long terme devrait consis­ter à uti­li­ser la rente pétro­lière et gazière non seule­ment pour sou­la­ger les besoins sociaux les plus pres­sants (comme le fait Chavez au Venezuela) mais aussi et sur­tout pour orga­ni­ser la tran­si­tion vers la source solaire. Une telle stra­té­gie ne peut se déployer qu’à l’échelle régio­nale et implique inévi­ta­ble­ment une rup­ture avec la logique du profit.

Quelques pistes

Cette évo­ca­tion très super­fi­cielle des pro­blèmes éco­lo­giques les plus brû­lants a pour but d’attirer l’attention sur le fait que la révo­lu­tion arabe est confron­tée à de sérieux pro­blèmes envi­ron­ne­men­taux. La solu­tion de ceux-ci dans l’intérêt des masses popu­laires dépend d’une issue anti­ca­pi­ta­liste, anti-impé­ria­liste et inter­na­tio­na­liste (à l’échelle de la région). La réflexion sur ces ques­tions devrait donc trou­ver sa place dans l’élaboration pro­gram­ma­tique. On se conten­tera ici d’ouvrir quelques pistes :

* Rompre avec la poli­tique néo­li­bé­rale de pri­va­ti­sa­tion des res­sources hydriques. Gestion publique de l’eau.

* Rompre de même avec la poli­tique d’appropriation capi­ta­liste des nou­velles res­sources éner­gé­tiques, notam­ment de la res­source solaire. Mise en œuvre de plans publics de tran­si­tion éner­gé­tique vers les renou­ve­lables.

* Réappropriation col­lec­tive des res­sources pétro­lières et gazières. Utilisation de la rente pétro­lière dans l’intérêt d’un déve­lop­pe­ment régio­nal social et éco­lo­gique, dans le cadre d’une pla­ni­fi­ca­tion régio­nale du déve­lop­pe­ment incluant un « pha­sing out » des com­bus­tibles fos­siles.

* Généralisation du contrôle démo­cra­tique sur la ges­tion et la pro­tec­tion des res­sources natu­relles par les col­lec­ti­vi­tés locales, les comi­tés popu­laires, les sec­tions syn­di­cales et les orga­ni­sa­tions de femmes.

* Exiger non seule­ment l’abolition de la dette exté­rieure et la res­ti­tu­tion des for­tunes des dic­ta­teurs aux peuples mais aussi le paie­ment de la dette éco­lo­gique de la part des pays capi­ta­listes déve­lop­pés. Exiger notam­ment le trans­fert gra­tuit des tech­no­lo­gies éner­gé­tiques vertes, pour peu qu’elles soient mises en œuvre par le sec­teur public et/​ou les com­mu­nau­tés locales.

* Soutenir une agri­cul­ture pay­sanne orga­nique et réorien­ter la pro­duc­tion agri­cole en prio­rité vers le marché inté­rieur, dans la pers­pec­tive de la sou­ve­rai­neté ali­men­taire. Limiter et ratio­na­li­ser l’agriculture irri­guée.

* Développer une alter­na­tive à l’industrie tou­ris­tique capi­ta­liste.

Daniel Tanuro


[1] Par exemple : Yang Razali Kassim, « Tunisia and Climate Chnage : What it means for Southeast Asia », Eurasia Review, Feb 16, 2011. [2] Matthew Wild, « Peak Oil, Climate Change, Political Turmoil : The Lesson from Egypt ». [3] Mosbah LAFI, « Vulnérabilité de la céréa­li­cul­ture tuni­sienne face aux chan­ge­ments cli­ma­tiques », International confe­rence on Energy, Climate Change and Sustainable Development, University of Tunis El Manar, June 15-17, 2009. [4] Mélanie Requier-Desjardins, « Impact des chan­ge­ments cli­ma­tiques sur l’agriculture au Maroc et en Tunisie et prio­ri­tés d’adaptation », Notes d’analyse du CIHEAM, N°56, mars 2010. [5] Manlio Dinucci, « Grandes manœuvres israé­liennes pour accé­der à l’eau du Nil », Il Manifesto, 12/2/2011, trad. Franç par Marie-Ange Patrizio.

Une réponse à “La révolution arabe et ses tâches écosocialistes : ouvrons le débat”

  1. mehdi dit :

    La révo­lu­tion dans les pays arabo-musul­mans, est une consé­quence des inéga­li­tés sociales dans ces pays et que le model capi­ta­liste a ampli­fier, puisque les élites (poli­tique et éco­no­mique) pro­fitent des stra­té­gies libé­ral où la redis­tri­bu­tion des richesses est une idée éco­no­mi­que­ment irra­tion­nel, et les popu­la­tions de ces pays vivent les résul­tats de la ratio­na­lité éco­no­mique que prônent les semi-habiles en éco­no­mie.

    Ensuite, dire que la révo­lu­tion arabe est un résul­tat du réchauf­fe­ment cli­ma­tique, c’est tout sim­ple­ment déva­lo­ri­ser cette révo­lu­tion, et nier avec une même semi-habi­lité de rai­son­ne­ment, l’importance de com­prendre que le déve­lop­pe­ment de l’occident et le sous déve­lop­pe­ment des pays du sud sont étroi­te­ment liés.

    Je rap­pelle ici, que les dic­ta­teurs que aujourd’hui la révo­lu­tion arabe fait tombé (et fera tomber encore), ont été for­te­ment sou­te­nus par les gou­ver­ne­ments euro­péens et amé­ri­cains qui se sont suc­cé­der depuis un demi siècle.

    Ainsi parmi les enjeux de cette révo­lu­tion, c’est de faire renaitre une nou­velle confiance entre les socié­tés déve­lop­pés et les socié­tés sous déve­lop­pés, mais en dehors du cadre gou­ver­ne­men­tal : c’est-à-dire une soli­da­rité effec­tive entre les peuples, et ceci puisque les gou­ver­ne­ments ont pré­féré jouer la carte de la haine (guerre, ter­ro­risme, racisme….) plutôt que de jouer la carte de la paix (Co-déve­lop­pe­ment, mon­dia­li­sa­tion cultu­relle au lieu de cette mon­dia­li­sa­tion éco­no­mique….).
    Pour finir, je pose­rai une ques­tion :

    Le pétrole libyen vaut il plus que le bien être des libyens en révo­lu­tion actuel­le­ment ?
    Pour les fran­çais pro­ba­ble­ment la réponse est « NON », mais pour leurs diri­geants (SARKO en tête) la réponse est évi­de­ment « OUI », sinon pour­quoi a-t-il atten­due deux semaines avant de prendre une posi­tion claire contre le régime KADAFI (sachant que des mil­liers de mani­fes­tants sont morts aux alen­tours du 19/02/11) ?