SOMMET DU G20 QUÉBEC SOLIDAIRE CONDAMNE

La dérive sécuritaire du gouvernement Harper

Par Mis en ligne le 30 juin 2010

Amir Khadir et Françoise David condamnent la dérive sécu­ri­taire autour du sommet du G20 qui occulte les enjeux qui ont motivé des mil­liers de per­sonnes à se rendre à Toronto pour mani­fes­ter. Ils dénoncent éga­le­ment les arres­ta­tions arbi­traires effec­tuées par les forces poli­cières, dont celle d’une membre du comité de coor­di­na­tion de Québec solidaire.

Des enjeux importants

« Les chefs réunis au Sommet du G20, sont pour la plu­part res­pon­sables des orien­ta­tions qui ont plongé des éco­no­mies entières dans la crise finan­cière, ana­lyse Françoise David, pré­si­dente de Québec soli­daire. Ils ont auto­risé la course folle à l’exploitation impru­dente des res­sources qui conduit à des désastres éco­lo­giques, tel que le déver­se­ment de pétrole dans le golfe du Mexique.

Mais en toute irres­pon­sa­bi­lité, ils refusent de tirer les conclu­sions qui s’imposent de ces ratés du sys­tème éco­no­mique mon­dia­lisé. À l’instar de plu­sieurs ONG inter­na­tio­nales, je me demande où sont les plans concrets d’action de la lutte contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique, le sida ou la mor­ta­lité infan­tile. » Pour Québec soli­daire, les poli­tiques éco­no­miques actuelles consti­tuent une menace à la survie des éco­sys­tèmes, au main­tien des ser­vices publics et à la pros­pé­rité des géné­ra­tions futures.

Le sommet orga­nisé par le gou­ver­ne­ment cana­dien bat tous les records en termes d’exclusion. Même des orga­ni­sa­tions comme Oxfam et Vision mon­diale sont exclues des lieux du sommet. « On recon­nait dans cette dérive sécu­ri­taire l’hostilité de plus en plus ouverte du gou­ver­ne­ment Harper envers toute com­po­sante la société civile qui ose cri­ti­quer les poli­tiques actuelles, s’indigne Mme David. C’est à croire que ce gou­ver­ne­ment a oublié que nous vivons en démocratie. »

Arrestations arbitraires

Une membre du comité de coor­di­na­tion de Québec soli­daire, Émilie Guimont-Bélanger, a été arrê­tée ce matin à l’université de Toronto dans un dor­toir amé­nagé pour accueillir des citoyen-ne-s venu-e-s pro­tes­ter contre le sommet du G20. Mme Guimont-Bélanger est à Toronto pour mani­fes­ter paci­fi­que­ment, comme l’immense majo­rité des per­sonnes qui tentent de se faire entendre des diri­geants réunis der­rière les bar­rières de sécu­rité. Comme des cen­taines d’autres dans la même situa­tion, la repré­sen­tante de Québec soli­daire a été vic­time d’une arres­ta­tion arbitraire,

« Dans leur chasse sans dis­cer­ne­ment aux cas­seurs, les auto­ri­tés poli­cières bafouent les droits de cen­taines de citoyennes et citoyens, dénonce Amir Khadir, député de Québec soli­daire. C’est vrai­ment pitoyable. Après la débauche dépen­sière pour la sécu­rité comme pré­texte pour le patro­nage de ministres conser­va­teurs dans leur cir­cons­crip­tion, le gou­ver­ne­ment Harper masque son incu­rie en cri­mi­na­li­sant la contes­ta­tion, ce qui est une vio­la­tion de la démocratie. »

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