Une decennie d’altermondialisme – les defis pour l’avenir

Par Mis en ligne le 25 juillet 2011

Dix ans après Gènes et la mort de Carlo Giuliani, 12 ans après Seattle et l’Autre Davos, 17 ans après la révolte zapa­tiste, on s’aperçoit qu’une décen­nie de Forums sociaux mon­diaux, des cen­taines de Forums régio­naux, natio­naux, thé­ma­tiques, des dizaines de pro­tes­ta­tions contre les orga­nismes inter­na­tio­naux, Banque mon­diale, FMI, OMC, ont créé à tra­vers le monde une culture nou­velle. Une conscience col­lec­tive s’est forgée et elle se répand : le monde ne peut plus fonc­tion­ner de cette façon. Tout cela anti­ci­pait la crise qui éclata en 2008 et qui révéla les contra­dic­tions du sys­tème domi­nant. Le prin­temps arabe, les indi­gnés du M15 en Espagne, les mani­fes­ta­tions contre les plans d’austérité anti­crise, pour­suivent aujourd’hui une dyna­mique de résis­tances, cha­cune dans leur domaine spé­ci­fique.

Il est donc impor­tant d’analyser la crise dans toutes ses dimen­sions pour en com­prendre l’enjeu, mesu­rer l’ampleur des réac­tions et des nou­velles ini­tia­tives, afin de réflé­chir sur les défis de l’avenir.

La profondeur de la crise

Au fil du temps, la crise que vit l’humanité aujourd’hui appa­rait sous un jour nou­veau. Il est vrai qu’elle a été enclen­chée par une faille du sys­tème finan­cier, clas­sique dans le sys­tème capi­ta­liste, mais consi­dé­ra­ble­ment ren­for­cée par la contra­dic­tion gran­dis­sante entre une éco­no­mie réelle et une éco­no­mie vir­tuelle, celle du capi­tal finan­cier devenu hégé­mo­nique et dont la bulle des pro­duits déri­vés éclata aux Etats-Unis en 2008. De la sphère finan­cière, la crise se pro­pa­gea dans les fon­da­men­taux de l’économie : la pro­duc­tion, le crédit, l’emploi, la consom­ma­tion.

Ce qui la dis­tingue cepen­dant des crises anté­rieure, notam­ment celle des années ’30, c’est qu’elle se com­bine avec d’autres dés­équi­libres, tous issus de la logique du capi­ta­lisme. Le sur­di­men­sion­ne­ment du capi­tal finan­cier eut son ori­gine dans le taux de profit supé­rieur qu’il géné­rait. La crise ali­men­taire des années 2008 et 2009 fut le résul­tat prin­ci­pa­le­ment de mou­ve­ments de capi­taux spé­cu­la­tifs, qui pro­fi­tèrent de l’augmentation des prix, quand ils ne l’encourageaient pas de façon directe. Plus de 100 mil­lions de per­sonnes bas­cu­lèrent sous la ligne de pau­vreté en consé­quence de ce phé­no­mène. L’agriculture devient une nou­velle fron­tière pour le capi­tal, face à la dimi­nu­tion des taux de profit du capi­tal indus­triel et à la crise du capi­tal finan­cier. D’où le déve­lop­pe­ment de la mono­cul­ture, notam­ment pour les agro-com­bus­tibles, la concen­tra­tion des terres et l’élimination du petit pay­san­nat, en igno­rant les « exter­na­li­tés », ce qui n’entre pas dans le calcul du marché, c’est à dire les dom­mages éco­lo­giques et sociaux.

La crise éner­gé­tique, pour sa part, s’inscrit dans le gas­pillage énorme des res­sources natu­relles, qui tendent à l’extinction, à cause d’une uti­li­sa­tion irra­tion­nelle et des­truc­trice de l’environnement, qui s’est déve­lop­pée après la deuxième guerre mon­diale et sur­tout depuis l’orientation néo­li­bé­rale de l’économie avec le Consensus de Washington. Le contrôle de ces res­sources exige un déploie­ment mili­taire de plus en plus impor­tant et entrainent des dépenses astro­no­miques, sans parler du déclan­che­ment des guerres, comme en Iraq, Afghanistan et Libye. Certaines solu­tions de rechange à l’énergie fos­sile, comme l’agroénergie, repro­duisent la logique du capi­ta­lisme, en igno­rant les dégâts éco­lo­giques et sociaux, assu­rant la domi­na­tion du grand capi­tal et dif­fu­sant l’idéologie d’une solu­tion « verte ». Enfin, la des­truc­tion des éco­sys­tèmes et la crise cli­ma­tique viennent cou­ron­ner l’ensemble, par l’accroissement des effets de serre, l’augmentation de la tem­pé­ra­ture de la terre et du niveau des mers.

Tout cela se tra­duit par une crise sociale pro­fonde, un accrois­se­ment des inéga­li­tés éco­no­miques, des dis­fonc­tion­ne­ments poli­tiques et fina­le­ment une véri­table crise de valeurs et de civi­li­sa­tion. C’est bien ce que le cou­rant alter­mon­dia­liste révé­lait, en mani­fes­tant le refus de pour­suivre le che­mi­ne­ment de l’humanité sur une telle voie. Le temps n’est plus aux régu­la­tions, c’est un nou­veau para­digme du déve­lop­pe­ment humain qu’il faut construire au sein même des fon­de­ments de l’existence col­lec­tive de l’humanité sur la pla­nète : le rap­port à la nature, la pro­duc­tion des moyens d’existence (l’économie) l’organisation col­lec­tive (la poli­tique et les rap­ports sociaux) et la lec­ture sym­bo­lique du réel ou la culture. Alors que le capi­ta­lisme a consi­déré le pro­grès maté­riel comme indé­fini, la pla­nète comme inépui­sable, le profit comme unique valeur éco­no­mique, le nou­veau para­digme consiste à construire har­mo­nieu­se­ment la vie de la terre et de tous les êtres humains et d’en assu­rer la repro­duc­tion et l’amélioration, en d’autres mots de construite le « Bien Commun de l’Humanité ».

I. Les résistances et les nouvelles initiatives

Il ne s’agit nul­le­ment de penser que les résis­tances au sys­tème éco­no­mique capi­ta­liste et à ses pro­lon­ge­ments poli­tiques et cultu­rels aient com­men­cées avec l’altemondialisme. Les luttes ouvrières qui ont par­semé son par­cours et les résis­tances au colo­nia­lisme qui se sont mani­fes­tées dans l’ensemble des conti­nents du Sud, depuis le 16e siècle, en témoignent abon­dam­ment. Ce sont des mil­lions de vic­times qui clament la bar­ba­rie de cette domi­na­tion.

Mais un chan­ge­ment qua­li­ta­tif s’est pro­duit au cours des der­nières années : la conscience que la survie de la pla­nète et de l’ensemble de l’humanité sont désor­mais en jeu. Pendant long­temps, le capi­ta­lisme avait pu par son effi­ca­cité à pro­duire de la richesse, des biens et des ser­vices, et par son intel­li­gente ééla­bo­ra­tion idéo­lo­gique, affir­mer son carac­tère construc­tif, tout en mini­mi­sant ses effets des­truc­teurs. Aujourd’hui ce n’est plus pos­sible. Quand la terre perd sa capa­cité de régé­né­ra­tion face aux acti­vi­tés pré­da­trices du modèle de crois­sance éco­no­mique, quand près d’un mil­liard d’êtres humains souffrent de la faim dans un monde où jamais tant de richesse n’a été créée, on peut affir­mer que le capi­ta­lisme comme prin­cipe d’orientation du déve­lop­pe­ment humain est arrivé à la fin de son cycle his­to­rique et que son carac­tère des­truc­teur a défi­ni­ti­ve­ment pris le pas sur ses fonc­tions créa­trices. Certes, il conserve encore bien des facul­tés d’adaptation, mais ou bien sa logique fera place à une nou­velle orien­ta­tion ou bien le sort de l’humanité sera remis en ques­tion.

C’est pour cela que nous assis­tons à un grand nombre de résis­tances, par­tout dans le monde et aussi à la recherche de solu­tions. La logique du déve­lop­pe­ment capi­ta­liste n’affecte plus seule­ment la classe ouvrière, direc­te­ment sou­mise au capi­tal au sein même du pro­ces­sus de pro­duc­tion, elle concerne aujourd’hui l’ensemble du tra­vail infor­mel (70 % à l’échelle mon­diale) soumis indi­rec­te­ment à sa loi d’airain par le biais de la pri­va­ti­sa­tion de ser­vices publics, les poli­tiques moné­taires, la dette des Etats, le dum­ping des pro­duits agri­coles. L’expansion du sys­tème n’a plus besoin du lien colo­nial, car il contrôle les méca­nismes de l’économie mon­diale, grâce aux moyens de com­mu­ni­ca­tion et à l’informatique. Bref, la mon­dia­li­sa­tion est celle du capi­tal, en par­ti­cu­lier finan­cier. D’où la mul­ti­pli­ca­tion des résis­tances et des recherches de solu­tions au sein même des quatre fon­da­men­taux de la vie humaine sur terre.

1. Le rapport à la nature

La logique éco­no­mique domi­nante a consi­déré la nature comme un élé­ment à exploi­ter, pour la réduire à l état de mar­chan­dise, alors que le nou­veau para­digme exige le res­pect de la nature, comme source de la vie. Les résis­tances contem­po­raines sont mul­tiples : oppo­si­tions à la des­truc­tion et à la pri­va­ti­sa­tion des forêts, à la construc­tion de grands bar­rages, au déve­lop­pe­ment massif des acti­vi­tés minières, aux agro-car­bu­rants, à la conta­mi­na­tion des eaux, aux indus­tries pol­luantes, aux déchets toxiques. En même temps se déve­loppent les mou­ve­ments pay­sans, exi­geant des réformes agraires, l’amélioration de l’agriculture pay­sanne orga­nique, de même que de nom­breux mou­ve­ments éco­lo­giques. Des gou­ver­ne­ments prennent des ini­tia­tives pour la défense de la bio­di­ver­sité. On ne pourra plus accep­ter l’appropriation privée des res­sources natu­relles et les biens essen­tiels à la vie, comme l’eau ou les semances, devront faire partie du patri­moine commun de l’humanité.

2. La production de la base de la vie

Les rap­ports éco­no­miques du capi­ta­lisme sont remis en ques­tion, c’est-à-dire l’exploitation du tra­vail et cela se mani­feste par des grèves, des boy­cotts, des révoltes. Les ins­ti­tu­tions du sys­tème sont contes­tées : la Banque mon­diale, le FMI, l’OMC, les Traités de Libre échange. Les migrants s’organisent, de même que les tra­vailleurs du sec­teur infor­mel. De nou­velles formes d’économie sociale voient le jour, coopé­ra­tives, mon­naies locales.

Alors que le para­digme du capi­ta­lisme débouche sur la pré­va­lence de la valeur d’échange (seule capable de géné­rer uèn profit et donc de contri­buer à l’accumulation du capi­tal, le nou­veau prin­cipe d’orientation met l’accent sur la valeur d’usage, c’est-à-dire sur la satis­fac­tion des besoins humains. Il en résulte une nou­velle défi­ni­tion de l’économie, comme l’activité des­ti­née à pro­duire les bases de la vie phy­sique, cultu­relle et spi­ri­tuelle de tous les êtres humains à tra­vers le monde. Plus ques­tion d’admettre la pré­do­mi­nance du capi­tal finan­cier, ni les para­dis fis­caux, ni le secret ban­caire, ni l’appropriation privée des grands moyens de pro­duc­tion.

3. L’organisation collective, sociale et politique

L’exigence de démo­cra­tie poli­tique , les luttes fémi­nistes pour l’égalité des rap­ports entre les hommes et les femmes, la défense des Droits de l’Homme, les mou­ve­ments anhti-guerre et contre les pactes mili­taires (OTAN) sont autant d’expressions de l’insatisfaction dans ce domaine.Là aussi des for­mules nou­velles ont vu le jour : démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive, Etats mul­ti­na­tio­naux, par­ti­ci­pa­tion ouvrière à la ges­tion des entre­prises. Le prin­cipe est la géné­ra­li­sa­tion de la démo­cra­tie dans toutes les ins­ti­tu­tions, non seule­ment poli­tiques, mais aussi éco­no­miques, sociales, cultu­relles, reli­gieuses et dans tous les rap­ports sociaux, y com­pris de genre.

4. Les représentations du réel et l’éthique

Les résis­tances cultu­relles sont mul­tiples, notam­ment celles des peuples indi­gènes, les reven­di­ca­tions d’autonomie et des recons­truc­tions sont en cours, dans le domaine des méde­cines tra­di­tion­nelles, des concepts du « bien vivre », dans la théo­lo­gie de la libé­ra­tion. Il s’agit de ne pazs iden­ti­fier déve­lop­pe­ment humain avec occi­den­ta­li­sa­tion et de donner la pos­si­bi­lité à toutes les cultures de contri­buer à la construc­tion du nou­veau para­digme, qui s’appuie sur une vision com­plète du réel (holis­tique) et non plus seg­men­tée (notam­ment entre la nature et l’homme) et sur une éthique de la vie. Bref, dans tous les domaines, il s’agit de la construc­tion du Bien Commun de l’Humanité, c’est-à-dire des condi­tions de la vie de la pla­nète et de l’humanité.

II. Les défis pour l’avenir

Il y a deux grands défis pour l’avenir des luttes sociales et des construc­tions nou­velles : d’une part le carac­tère anti-sys­té­mique des luttes et l’application d’un nou­veau para­disgme pour les ini­tia­tives sociales et de l’autre la conver­gence des actions pour chan­ger un rap­port de forces.

1. Les luttes anti-systémiques et le nouveau paradigme

Dans la dyna­mique contem­po­raine de l’évolution des socié­tés, on eout consta­ter trois garnds cou­rants : ce qui contri­bue à repro­duire le capi­ta­lisme, les mesures d’adaptation de ce der­nier et les ini­tia­tives qui anti­cipent et pré­parent un nou­veau para­digme.

Tout ce qui obéit à la phase néo­li­bé­rale du capi­ta­lisme, comme les poli­tiques des orga­nismes de Bretton Wood, de l’Union euro­péenne, des gou­ver­ne­ments conser­va­teurs, s’inscrit dans la bre­pro­duc­tion du sys­tème. Il s’agit de la ,pour­suite de la pri­va­ti­sa­tion des ser­vices publics, de la concen­tra­tion du capi­tal, du sau­ve­tage du sys­tème finan­cier par des pra­tiques d’austérité. Autrement dit, rien de change dans la théo­rie ni dans les pra­tiques.

L’adaptation du sys­tème consiste à prendre des mesures qui répondent à des situa­tions nou­velles, comme les pro­blèmes cli­ma­tiques ou les résis­tances popu­laires, parce qu’elles affectent le taux de profit, mais sans remettre en ques­tion la logique du capi­ta­lisme. On déve­loppe un « capi­ta­lisme vert » et des poli­tiques assis­ten­cielles contre la pau­vreté. Le cas le plus typique a été la poli­tique du Brésil. Mais l’adaptation est aussi une carac­té­ris­tique de nom­breux syn­di­cats ouvriers et l’ONG, qui s’efforcent d’intégrer des groupes sociaux exclus, à l’intérieur du sys­tème ou de défendre les acquis remis en ques­tion par la phase néo­li­bé­rale, mais sans s’en prendre à loa logique même qui pré­side à sa construc­tion. Certes ne faut-il pas mépri­ser le tra­vail qu’ils accom­plissent pour amé­lio­rer le sort de cer­tains groupes, mais il faut rela­ti­vi­ser leurs fonc­tions par rap­port à une trans­for­ma­tion en pro­fon­deur.

Le troi­sième cou­rant est l’anticipation du nou­veau para­digme, qui sup­pose à la fois que les luttes soient consciem­ment anti-sys­té­miques – quitte à pré­voir des étapes – et que les ini­tia­tives nou­velles soient basées sur une autre phi­lo­so­phie et d’autres prin­cipes : construire le Bien Commun de l’Humanité au sein des fon­de­ments de l’existence col­lec­tive du genre humain sur la pla­nète. Entrent dans cette pers­pec­tive, le contrôle des tra­vailleurs sur la pro­duc­tion, la natio­na­li­sa­tion des res­sources natu­relles, la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive, le concept de « bien vivre ». On retrouve aussi une telle base nou­velle dans une ini­tia­tive d’intégration telle l’ALBA (Alliance boli­va­rienne des peuples de notre Amérique) qui sur le plan éco­no­mique se construit non sur la base de la com­pé­ti­ti­vité, mais sur celle de la com­plé­men­ta­rité et de la soli­da­rité.
Certes, l’anticipation sup­pose une tran­si­tion. C’est ce qui confronte les régimes pro­gress­sites de l’Amérique latine. Mais tran­si­tion ne peut signi­fier adap­ta­tion du sys­tème. Les mêmes mesures éco­no­miques, sociales et cultu­relles peuvent signi­fier soit des adap­ta­tions, soit des anti­ci­pa­tions, selon le cadre poli­tique géné­ral dans lequel elles sont prises.

2. La convergence des luttes et des initiatives

Même si les résis­tances et les actions réno­va­trices sont nom­breuses dans le monde, elles res­tent seg­men­tées et dis­per­sées. Elles ne sont pas par­ve­nues jusqu’à pré­sent à construire un nou­veau rap­port de force. Or, le capi­ta­lisme ne dis­pa­rai­tra pas par lui-même. C’est donc un nou­veau sujet his­to­rique qu’il faut construire, aujourd’hui plu­riel, c’est )à dire réunis­sant l’ensemble des forces anti-sys­té­miques. Cela sup­pose à la fois une cohé­rence théo­rique, celle du nou­veau para­digme du Bien Commun de l’Humanité, réunis­sant les divers aspects de la réa­lité et des actions spé­ci­fiques ou com­munes, s’inscrivant dans la logique d’ensemble.

Aucun mou­ve­ment ne doit aban­don­ner ses objec­tifs propres : ouvriers, peuples indi­gènes, pay­sans, femmes, jeunes sans tra­vail, mais bien savoir quelle est leur place dans l’ensemble, en étant capables aussi de s’inscrire dans des objec­tifs com­muns : résis­ter contre la banque mon­diale, par exemple ou par­ti­ci­per au conseil des Mouvements sociaux de l’ALBA. Cela sup­pose nune bré­vi­sion cri­tique des objec­tifs et une redé­fi­ni­tion des stra­té­gies.

III. La préparation d’une Déclaration Universelle du Bien Commun de l’Humanité

A titre d’instrument péda­go­gique, pré­pa­rer une Déclaration Universelle du Bien Commun de l’Humanité , est une tâche à pour­suivre. Non qu’une décla­ra­tion n’aie jamais changé le monde, mais comme un moyen de pré­ci­ser l’approche théo­rique du concept et d’associer tous les mou­ve­ments et orga­ni­sa­tions qui veulent nun chan­ge­ment en pro­fon­deur. Parallèle à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, elle com­plè­te­rait cet apport des Révolutions fran­çaise et amé­ri­caine. Sans doute, cette der­nière a-t-elle pris deux siècles avant de deve­nir uni­ver­selle, sans doute est-elle impar­faite, trop occi­den­tale, uti­li­sée à des fins poli­tiques, mais elle a le mérite d’exister et a servi à la liberté et la vie de nom­breuses per­sonnes.

Une telle Déclaration, repre­nant les grandes lignes du nou­veau para­digme de la vie de l’univers et de l’humanité, peut paraître une utopie, mais de ces uto­pies néces­saires pour faire che­mi­ner l’humanité.

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