Propositions du Forum syndical

Par Mis en ligne le 31 août 2010

L’Assemblée syn­di­cale se réjouit de la réa­li­sa­tion du FSE 2010 à Istanbul, sou­li­gnant l’importance qu’il y a à impli­quer de nou­velles société civiles et de nou­veaux pays. Nous sommes donc recon­nais­sants au Comité d’Organisation turc, en par­ti­cu­lier, les confé­dé­ra­tions syn­di­cales turques.

Au cours de ce forum de nom­breux sémi­naires et ate­liers ont été orga­ni­sés, qui ont mis l’accent sur les crises finan­cières et éco­no­miques et leurs consé­quences dra­ma­tiques sur les droits des tra­vailleurs et leurs condi­tions de tra­vail. La néces­sité de lutter contre les causes pro­fondes des crises a été sou­li­gnée, ainsi que la néces­sité de com­battre les poli­tiques qui ont échoué comme les plans d’austérité impo­sés au nom de la dette publique et du Pacte de Stabilité l’UE qui contri­bue for­te­ment à aggra­ver la crise. Lors du Forum social, nous avons entendu des rap­ports de nom­breux pays européens.Partout en Europe, les syn­di­cats, les tra­vailleurs et les popu­la­tions en géné­ral ont connu de fortes attaques sur les salaires, les condi­tions de tra­vail, les ser­vices publics et les avan­tages sociaux – le chô­mage et la pau­vreté ont aug­menté. Dans de nom­breux pays, les conven­tions col­lec­tives natio­nales, les pen­sions et les droits syn­di­caux ont été consi­dé­ra­ble­ment réduits et affai­blis – non par des négo­cia­tions avec les syn­di­cats mais par des décrets du gou­ver­ne­ment. De cette façon, les gou­ver­ne­ments, les employeurs, les entre­prises mul­ti­na­tio­nales, les ins­ti­tu­tions de l’Union et du Fonds moné­taire inter­na­tio­nal tentent de faire payer aux tra­vailleurs les effets de la crise éco­no­mique et finan­cière, même si nous n’avons aucune res­pon­sa­bi­lité dans les poli­tiques néo-libé­rales, la redis­tri­bu­tion de la richesse à tous les niveaux et le sys­tème capi­ta­liste qui ont créé la crise​.La situa­tion est dra­ma­tique. Si nous ne sommes pas en mesure de stop­per cette évo­lu­tion, les syn­di­cats et les mou­ve­ments sociaux risquent de connaître une défaite his­to­rique en Europe. L’Assemblée syn­di­cale sou­ligne donc la néces­sité de tra­vailler ensemble pour déve­lop­per une alter­na­tive au modèle éco­no­mique et social actuel. À cette fin, nous saluons un échange fruc­tueux d’idées ainsi que les mobi­li­sa­tions et les luttes pour mettre nos alter­na­tives en pra­tique. Nous vou­lons une autre idée de l’Europe fondée sur la paix, la soli­da­rité, la coopé­ra­tion, la démo­cra­tie, l’environnement durable, les besoins sociaux, les droits sociaux et ceux des tra­vailleurs. La situa­tion appelle une mobi­li­sa­tion mas­sive dans toute l’Europe pour empê­cher la défaite. L’Assemblée syn­di­cale lance donc un appel à tous les mou­ve­ments syn­di­caux et sociaux en Europe pour des actions immé­diates et coor­don­nées afin de pré­ve­nir la dégra­da­tion sociale en cours dans la plu­part des pays. Nous proposons :

  • De sou­te­nir les luttes des tra­vailleurs et des syn­di­cats de Turquie qui subissent une oppres­sion sévère de la part du gou­ver­ne­ment, des entre­prises mul­ti­na­tio­nales et des inté­rêts capi­ta­listes en général.
  • Une vaste cam­pagne d’information pour infor­mer les tra­vailleurs par­tout en Europe sur les évo­lu­tions concrètes dans chaque pays afin d’empêcher les tra­vailleurs d’être uti­li­sés les uns contre les autres.
  • De mobi­li­ser et d’organiser le sou­tien à tra­vers l’Europe pour les tra­vailleurs qui décident de se battre contre les pro­grammes d’austérité et les attaques sur les salaires, les condi­tions de tra­vail, les pen­sions et les pro­grammes sociaux. Leur lutte est notre lutte.
  • D’approfondir un débat dans les mou­ve­ments syn­di­caux et sociaux en Europe sur la façon d’améliorer les poli­tiques et de chan­ger l’orientation de nos orga­ni­sa­tions afin de les adap­ter aux nou­velles atti­tudes plus agres­sives des employeurs, pour mobi­li­ser les membres, pour ren­for­cer la pers­pec­tive et la coor­di­na­tion inter­na­tio­nales et de pré­pa­rer nos orga­ni­sa­tions à des confron­ta­tions plus dif­fi­ciles en raison des attaques des employeurs, des gou­ver­ne­ments et du capital.
  • D’organiser les mani­fes­ta­tions pré­vues pour le 29 sep­tembre 2010 et les jours envi­ron­nants comme un évé­ne­ment pan-euro­péen, avec des actions fortes à tra­vers l’Europe, une mani­fes­ta­tion prin­ci­pale à Bruxelles et des grèves géné­rales là où c’est pos­sible. Cette impor­tante jour­née d’action devrait être un pas en avant vers une large vague de luttes qui ont besoin de conti­nuer d’une manière coor­don­née à tra­vers l’Europe.

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