Résumé d'une présentation à venir dans le cadre de l’Université populaire d’été des NCS

Le mouvement populaire contre l’État

Par Mis en ligne le 24 août 2011

Il n’y a pas de fata­lité, car bien que la conjonc­ture poli­tique soit dif­fi­cile, elle peut même par­fois sem­bler décou­ra­geante, il faut se rap­pe­ler qu’aucun régime, aucun gou­ver­ne­ment, aucune conjonc­ture n’est per­ma­nente. S’il y a une chose que la « révo­lu­tion arabe » nous rap­pelle, c’est que le peuple peut se mobi­li­ser lar­ge­ment lorsque l’espoir d’améliorer ses condi­tions de vie se concré­tise dans une lutte où les gains sont pos­sibles.

Depuis 13 ans, le Collectif pour un Québec sans pau­vreté tra­vaille à sen­si­bi­li­ser, conscien­ti­ser et mobi­li­ser la société civile, la popu­la­tion, et par­fois même quelques éluEs, pour un Québec sans pau­vreté. Les périodes où le tra­vail du Collectif a permis cer­tains gains ont été celles où les mobi­li­sa­tions autour de pro­po­si­tions concrètes a ont été les plus fortes. L’opposition aux poli­tiques d’appauvrissement est néces­saire et pri­mor­diale, mais la mobi­li­sa­tion, elle, passe par le « mode pro­po­si­tion ».

Un bel exemple de réus­site à ce niveau, ce sont les belles mobi­li­sa­tions du mou­ve­ment des femmes depuis 1995. Sans être naïf, tout en tenant compte de la conjonc­ture et de leurs capa­ci­tés réelles de mobi­li­sa­tion, le mou­ve­ment des femmes a main­tenu le cap dans ses luttes, sur la base de ses prin­cipes et de ses valeurs. Bref, c’est par un lea­der­ship posi­tif et mobi­li­sant que les gains ont été pos­sibles. Et c’est la même chose pour les mou­ve­ments com­mu­nau­taires, éco­lo­gistes, étu­diants, syn­di­caux, etc.

En résumé, si seule la lutte paie, encore faut-il qu’elle soit enthou­sias­mante !

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