Politique et trahison des valeurs canadiennes Bilan du gouvernement Harper.

Mis en ligne le 12 janvier 2010

Au len­de­main d’une autre pro­ro­ga­tion de la ses­sion par­le­men­taire, le gou­ver­ne­ment Harper décide seul de mettre fin aux dif­fé­rents comi­tés par­le­men­taires, relègue sous le tapis les débats sur des enjeux cru­ciaux et échappe du même coup à ses obli­ga­tions auprès de la Chambre des com­munes.

Tiré du site des alter-citoyens

Voilà main­te­nant quatre ans que le gou­ver­ne­ment Harper est au pou­voir, tou­jours mino­ri­taire, élu par à peine 35% de la popu­la­tion, dans un contexte où 40% des Canadiens et Canadiennes n’ont pas voté.

Je crois qu’il est main­te­nant temps d’évaluer son gou­ver­ne­ment en mar­te­lant sur les dif­fé­rentes tra­hi­sons de nos valeurs cana­diennes. Voici dix points sur les­quels « notre » gou­ver­ne­ment agit en contre-sens des valeurs cana­diennes. Parce que ça suffit.

1. Torture de pri­son­niers sous la res­pon­sa­bi­lité cana­dienne : les men­songes !

Le diplo­mate cana­dien Richard Colvin, qui était en poste en Afghanistan, a révélé que des sol­dats cana­diens pré­sents en Afghanistan ont laissé au moins un détenu afghan sous les mains des auto­ri­tés du pays, sachant très bien qu’il ris­quait d’être tor­turé. Révélations appuyées par le chef d’état major de l’armée cana­dienne, le géné­ral Walter Natynczyk. Ce qui est inter­dit selon la Convention de Genève dont le Canada est signa­taire.

À la suite de ces révé­la­tions pour le moins cho­quantes, « notre » gou­ver­ne­ment a non seule­ment démenti le rap­port de mis­sion de M. Colvin mais a de plus dis­cré­dité ce diplo­mate à la feuille de route impres­sion­nante. Jusqu’où ira cette charge de « notre » gou­ver­ne­ment sur le rôle de nos diplo­mates ? Est-ce que toute notre diplo­ma­tie est mena­cée par ce contrôle que nous pou­vons désor­mais qua­li­fier d’idéologique ?

Le gou­ver­ne­ment connais­sait-il ces révé­la­tions depuis long­temps ? Est-ce que le minis­tère de la Défense ou le ministre des Affaires étran­gères Peter Mackay ont caché ces détails à la popu­la­tion cana­dienne ? Est-ce que les dizaines d’anciens diplo­mates qui ont ouver­te­ment dénoncé le gou­ver­ne­ment dans la ges­tion de cet inci­dent sont tous incom­pé­tents ?

En agis­sant de la sorte et en bri­mant les droits des déte­nus de cette guerre à l’issue impos­sible, le Canada devient cri­mi­nel de guerre. Et en échap­pant avec la récente pro­ro­ga­tion du Parlement et du même coup à ses obli­ga­tions auprès de la Chambre des com­munes qui lui ordon­nait de remettre au Parlement tous les docu­ments rela­tifs à l’enquête concer­nant ces allé­ga­tions sur le sort des pri­son­niers afghans, « notre » gou­ver­ne­ment Harper démontre à quel point il se fout des ins­ti­tu­tions cana­diennes et par la bande, des citoyenNEs.

Trahison, le gou­ver­ne­ment Harper nous ment.

2. Politique envi­ron­ne­men­tale : la tête dans le sable bitu­mi­neux

Aux yeux de tous les acteurs inter­na­tio­naux (poli­tiques, envi­ron­ne­men­ta­listes ou citoyens) contre l’opinion de la majo­rité des Canadiens et Canadiennes, le Canada a été ridi­cu­lisé lors du sommet de Copenhague, récol­tant du même coup tous les prix sou­li­gnant son imbé­ci­lité.

En évi­tant de faire face à la musique, « notre » gou­ver­ne­ment, qui devrait nous repré­sen­ter auprès des ins­tances inter­na­tio­nales n’a joué qu’à l’autriuche, se pro­té­geant der­rière son bou­clier de relance éco­no­mique.

Rappelons que l’extraction des sables bitu­mi­neux, qui pollue 3 à 5 fois plus que l’extraction tra­di­tion­nelle du pétrole, pollue aussi des cours d’eau, empoi­sonne les popu­la­tions cana­diennes (Premières Nations) qui se nour­rissent main­te­nant de pois­sons conta­mi­nés.

Au lieu de miser sur des inno­va­tions per­met­tant de pro­duire de l’énergie propre, miser sur nos scien­ti­fiques qui éla­borent des concepts ingé­nieux pour nous sortir et de ce marasme éco­no­mique et de ce gou­dron nau­séa­bond, « notre » Premier Ministre per­siste et signe : cancres, nous res­te­rons cancres. Et au diable le pro­grès.

Trahison : Harper, les Canadiens et Canadiennes ne sont pas des imbé­ciles !

3. Droits des cana­diens déte­nus à l’étranger : 2 niveaux de citoyen­neté ?

Au cours des der­nières années, « notre » gou­ver­ne­ment Harper a tenté par tous les moyens de brimer les droits des Canadiens déte­nus à l’étranger. À la fin de l’année 2009, il a pré­senté un projet de loi aug­men­tant le nombre de condi­tions à rem­plir par un détenu avant de pou­voir être trans­féré dans une prison cana­dienne, en misant sur la sécu­rité des Canadiens, et non du détenu. Et le ministre de la jus­tice se donne main­te­nant le droit « absolu » d’accorder ou non le droit au citoyen cana­dien détenu à l’étranger d’être trans­féré à une prison cana­dienne.

Rappelons que le taux d’acceptation de trans­ferts est passé de 98% en 2005-06 à 27% en 2009-10. Est-ce que notre ministre a obtenu le mandat des Canadiens et Canadiennes de chan­ger les lunettes du sys­tème judi­ciaire ? S’agit-il d’un ajus­te­ment idéo­lo­gique ? Qu’arrivera-t-il à un détenu injus­te­ment empri­sonné ? Les his­toires et incar­cé­ra­tions de Maher Arar ou Omar Kadhr font frémir.

Suis-je encore un citoyen cana­dien lorsque je voyage à l’étranger ? Selon « notre » gou­ver­ne­ment, ça dépend de l’humeur du ministre !

Trahison : Harper, les Canadiens et Canadiennes ne veulent pas perdre leurs droits citoyens !

4. Appui aux minières cana­diennes : la tête dans trou

La lec­ture du brulôt Noir Canada, de M. Alain Deneault, donne froid dans le dos. Et l’absence de volonté de « notre » gou­ver­ne­ment à légi­fé­rer dans ce domaine, la nausée.

En refu­sant d’appuyer les recom­man­da­tions faites par les Tables rondes sur l’industrie minière, qui sti­pu­laient le besoin urgent de man­da­ter un ombuds­man indé­pen­dant cha­peau­tant l’industrie, de même que d’adopter des normes sociales obli­ga­toires enca­drant les acti­vi­tés des com­pa­gnies cana­diennes à l’étranger, « notre » gou­ver­ne­ment devient par le fait même com­plice des actions atroces com­mises par les minières cana­diennes à l’étranger.

Et pire encore : le nou­veau comité créé par « notre » gou­ver­ne­ment, où siè­ge­ront des indi­vi­dus nommés par ce même gou­ver­ne­ment (?), et qui cha­peau­tera les acti­vi­tés des minières cana­diennes, n’imposera pas de res­tric­tions ni de consé­quences aux acti­vi­tés répré­hen­sibles des minières. Et elles conti­nue­ront de pol­luer, fai­sant fi des droits et liber­tés des popu­la­tions locales.

Et que dire des récents pro­jets de libre-échange avec la Colombie et le Pérou, où « nos » com­pa­gnies cana­diennes creusent et pillent déjà ? Et que dire des poi­gnées de mains de « notre » Premier Ministre avec les diri­geants de com­pa­gnies aux pra­tiques mafieuses, comme Barrick Gold, cette com­pa­gnie qui pour­suit sau­va­ge­ment les auteurs de Noir Canada, où ceux-ci décrivent leurs actions innom­mables ?

Trahison : Harper, les Canadiens et Canadiennes ne veulent pas appuyer ces brutes inhu­maines !

5. Détérioration de la culture cana­dienne – vive le confor­misme imbé­cile !

La cam­pagne média­tique lancée par les artistes suite aux déci­sions de « notre » gou­ver­ne­ment de sabrer dans les bud­gets de la culture, juste avant les der­nières élec­tions, n’ont pas suffi à empê­cher Harper d’accéder au pou­voir. Même en étant mino­ri­taire, Harper montre ses crocs aux artistes cana­diens, et sur­tout qué­bé­cois, qui ont vu plu­sieurs pro­grammes et sub­ven­tions dis­pa­raître au cours des der­nières années.

Et c’est tout le rayon­ne­ment inter­na­tio­nal de notre culture qui dis­pa­raît en même temps. Et on ne parle pas ici de Guy Laliberté et ses lubies extra-pla­né­taires, quoique le fuel moné­taire qui lui a permis d’effectuer ce voyage pro­vient jus­te­ment du rayon­ne­ment inter­na­tio­nal de ses clow­ne­ries. On parle d’artistes émer­gents, qui innovent, qui façonnent l’imaginaire artis­tique par­tout sur la pla­nète.

Et ça rap­porte ! Près de 25 mil­liards en impôts et taxes autant au niveau muni­ci­pal, pro­vin­cial que fédé­ral en 2007. Et 85 mil­liards en béné­fices directs et indi­rects. [1] Ce sont les musi­ciens, dan­seurs, créa­teurs, arti­sans et tech­ni­ciens qui tra­vaillent sur la scène, accom­pa­gnant les artistes qui voient pré­sen­te­ment leurs salaires et car­rières vaciller.

Pour un gou­ver­ne­ment qui se pré­oc­cupe de l’économie, de la créa­tion d’emploi, il y a ici une occa­sion en or, une indus­trie propre qui génère des mil­lions en pro­fits et un filon qui emploie des mil­liers de tra­vailleuses et tra­vailleurs. Encore une peur de l’innovation ? Une crainte que l’artiste le dénonce ? Coupures en culture = cou­pures de la liberté d’expression ?

Trahison : Harper, les Canadiens et Canadiennes ne croient pas à ton image de la culture cana­dienne !

6. L’abolition du registre natio­nal des armes à feu – pré­ve­nir le crime, c’est chiant et ça coûte trop cher !

Afin de répondre aux pres­sions de sa base poli­tique rurale, « notre » gou­ver­ne­ment conti­nue sa guerre contre le registre natio­nal des arme­ments, obte­nant même l’appui de quelques dépu­tés du NPD et du Parti Libéral dans sa quête !

L’objectif pré­sent est d’abolir l’enregistrement des armes de chasse et le renou­vel­le­ment des permis aux cinq ans. À la veille du 20ème anni­ver­saire de Polytechnique, le ministre du Revenu natio­nal et de l’Agriculture Jean-Pierre Blackburn sou­te­nait même : « C’est une com­pli­ca­tion addi­tion­nelle, c’est une pape­ras­se­rie que le commun des mor­tels, le citoyen hait ». Bravo.

Ce qui va à l’encontre de toutes les recom­man­da­tions des spé­cia­listes du pays, qu’ils soient des dif­fé­rentes fra­ter­ni­tés de poli­ciers ou au niveau com­mu­nau­taire, comme l’Association qué­bé­coise pour la pré­ven­tion du sui­cide. Les sta­tis­tiques offi­cielles vont dans le même sens : De 1995 à 2005, les décès et bles­sures par balles sont passés de 1125 à 818. De 1995 à 2007, les homi­cides par armes d’épaule ont dimi­nué de presque 50% (de 61 à 32). Depuis 1995, les homi­cides de femmes par armes à feu ont dimi­nué de 30%, pen­dant que les autres homi­cides de femmes crois­saient de 16%. En 2008, les vols qua­li­fiés étaient infé­rieurs du tiers à ceux de 1995. [2] Et c’est sans comp­ter les blesséEs…

Les mau­vaises langues, comme le Ministre Blackburn, affirment que ce sys­tème coûte trop cher. Vrai que les pre­mières années d’implantation ont été catas­tro­phiques, mais il en coûte pré­sen­te­ment 3 mil­lions à main­te­nir ce sys­tème qui est uti­lisé plus de 10 000 fois par jour par les poli­ciers et poli­cières canadienNEs. Rappelons que l’arme uti­li­sée par Marc Lépine au moment de la tuerie de Polytechnique n’aurait pas été ins­crite sur le registre sous cette nou­velle vision conser­va­trice de la sécu­rité des citoyenNEs de ce pays.

Et que ce registre a été créé à la suite de cette tuerie. Beau témoi­gnage de sym­pa­thies aux proches des 14 vic­times de cette tra­gé­die…

Trahison : Harper, les Canadiens et Canadiennes ne se sentent pas en sécu­rité sous ta gou­verne !

7. Nation deve­nue bel­li­queuse : Force de paix, concept déve­loppé par Pearson est main­te­nant deve­nue une force guer­rière.

Alors que les ser­vices sociaux se dété­riorent par­tout au pays, alors que les besoins en finan­ce­ment en santé pour l’ensemble des pro­vinces deviennent de plus en plus urgents, notre gou­ver­ne­ment décide d’investir des sommes records pour l’achat de nou­veaux équi­pe­ment mili­taires. Comme quoi le Canada, le poing en l’air, a de nou­veaux muscles et uti­lise main­te­nant le lan­gage de la peur, en se pliant doci­le­ment aux exi­gences des stra­tèges amé­ri­cains bel­li­queux.

Ces poli­tiques de mili­ta­ri­sa­tion exa­gé­rées ont conduit les États-Unis au désastre éco­no­mique. Et « notre » gou­ver­ne­ment agit de la même façon. Notre éco­no­mie se dirige elle aussi tout droit dans ce gouffre. Et tant pis pour les géné­ra­tions futures, tant pis pour les sys­tèmes sociaux, tant pis pour le déve­lop­pe­ment d’infrastructures !

Le Canada est en guerre, oui, mais la majo­rité des Canadiens et Canadiennes ne veulent plus de cette guerre. Car le Canada n’agit plus comme une nation paci­fique, comme il l’a tou­jours fait. La voie diplo­ma­tique, la main tendue, ce ne sont plus les voies emprun­tées par « notre » gou­ver­ne­ment. Pour cette guerre en Afghanistan, où l’on nous fait croire qu’on agit pour le bien des Afghans, alors que l’objectif réel pour les Américains et ses alliés à l’OTAN est le contrôle de la région et de ses éner­gies.

Les récentes cou­pures aux ONG effec­tuant un réel tra­vail de déve­lop­pe­ment sur ces ter­rains minés que sont l’Afghanistan, l’Irak ou en Palestine démontrent que le déve­lop­pe­ment de pro­jets pour les popu­la­tions locales n’intéressent plus « notre » gou­ver­ne­ment fron­deur et bel­li­queux.

Trahison : Harper, les Canadiens et Canadiennes ne veulent plus de cette guerre et de tes men­songes !

8. Bilinguisme natio­nal – Le fran­çais langue offi­cielle ?

Que ce soit pour Transport Canada qui ne fait pas de suivi dans les dos­siers de plaintes concer­nant la dis­po­ni­bi­lité des ser­vices bilingues autant chez Via Rail que pour Air Canada, que ce soit aussi par l’abandon par le gou­ver­ne­ment du Canada du par­te­na­riat inter­mi­nis­té­riel avec les com­mu­nau­tés de langue offi­cielle en milieu mino­ri­taire qui favo­ri­sait le main­tien de ser­vices bilingues entre les com­mu­nau­tés lin­guis­tiques mino­ri­taires et les orga­nismes fédé­raux, le fran­çais par­tout au Canada bat de l’aile.

Et qu’a fait « notre » gou­ver­ne­ment à la suite de cette déci­sion : abso­lu­ment rien !

La loi sur les langues offi­cielles exprime dans ses articles 41 et 42 : […] le gou­ver­ne­ment fédé­ral s’engage à favo­ri­ser l’épanouissement des mino­ri­tés fran­co­phones et anglo­phones du Canada et à appuyer leur déve­lop­pe­ment, ainsi qu’à pro­mou­voir la pleine recon­nais­sance et l’usage du fran­çais et de l’anglais dans la société cana­dienne.

En vertu de l’article 42, il appar­tient au ministre du Patrimoine cana­dien de sus­ci­ter et d’encourager la coor­di­na­tion de la mise en œuvre de cet enga­ge­ment par les ins­ti­tu­tions fédé­rales.

Et « notre » gou­ver­ne­ment accuse encore un retard impor­tant en la matière pour l’organisation des Jeux d’hiver de 2010 à Vancouver, ce qui inquiète le com­mis­saire aux langues offi­cielles, M. Graham Fraser. Ce même com­mis­saire dénonce aussi l’état lamen­table de la situa­tion du bilin­guisme dans les aéro­ports du pays.

Et selon les élus conser­va­teurs, ques­tion­nés lors d’un récent vote en comité par­le­men­taire, il n’est plus néces­saire à nos repré­sen­tants à la Cour suprême d’être bilingues. Où va le bilin­guisme en 2010 M. Harper ? Comprenez-vous la ques­tion, M. Harper ?

Trahison : Harper, les Canadiens et Canadiennes veulent obte­nir des ser­vices dans la langue de leur choix !

9. Droits et liber­tés : liberté d’expression – Taisez-vous !

Pour les ONG cana­diennes, comme Kairos ou peut-être bien­tôt Alternatives, qui osent cri­ti­quer les posi­tions de « notre » gou­ver­ne­ment sur ses poli­tiques et déci­sions dis­cu­tables, la liberté d’expression est muse­lée et le finan­ce­ment coupé. Et pour com­bien d’autres orga­nismes sociaux ?

Pour les diplo­mates, comme M. Richard Colvin qui a osé affir­mer que le Canada ne res­pec­tait pas les conven­tions inter­na­tio­nales. Pour les com­mis­saires, comme Mme Linda Keen qui a osé affir­mer pour le bien et la sécu­rité des Canadiens et Canadiennes que les ins­tal­la­tion nucléaires de Chalk River devaient être remises à neuf. Pour le com­mis­saire des plaintes du public contre la GRC, M.Paul Kennedy, qui a publié deux rap­ports acca­blants sur les pra­tiques de la GRC, qui a tenté de le muse­ler.

Ou encore la Commission d’examen des plaintes concer­nant la police mili­taire (CPPM), qui a tenté de mener une enquête publique concer­nant le trans­fert de pri­son­niers afghans, se fai­sant couper l’herbe sous les pieds par « notre » gou­ver­ne­ment qui a réduit l’étendue du mandat de cette com­mis­sion. Et aussi pour les citoyenNEs, comme les écri­vains de Noir Canada, où « notre » gou­ver­ne­ment permet encore aux entre­prises cana­diennes de lancer des pour­suites baillons (SLAPP) contre les jour­na­listes et citoyenNEs qui enquêtent sur des réa­li­tés qui doivent être connues des citoyenNEs. Et pour com­bien d’autres encore, à qui « notre »gou­ver­ne­ment a coupé le droit de parole ?

Trahison : Harper, les Canadiens et Canadiennes ne se lais­se­ront pas muse­ler par tes pra­tiques mes­quines et conti­nue­ront de dénon­cer les dérives de « notre » gou­ver­ne­ment !

10. Principes d’équité : équité sala­riale pour la fonc­tion publique ou la poli­tique rétro­grade de « notre » gou­ver­ne­ment

En empê­chant le recours à la Commission cana­dienne des droits de la per­sonne pour exiger l’équité sala­riale, Harper empêche des mil­liers de femmes tra­vaillant pour la fonc­tion publique d’obtenir pour un tra­vail sem­blable le même salaire qu’un homme. Et base sa théo­rie sur le concept de la concur­rence du marché. Comme quoi le droit des femmes d’obtenir un salaire juste et équi­table est mon­nayable, alors qu’en moyenne et pour un tra­vail équi­valent les femmes gagnent 72,5 cents pour chaque dollar gagné par un homme.

Les syn­di­cats n’ont désor­mais plus le droit de repré­sen­ter leurs membres qui vou­draient porter plainte sur la dis­cri­mi­na­tion sala­riale auprès de la Commission. Et tout le dos­sier des ententes sala­riales revien­draient à la négo­cia­tion des conven­tions col­lec­tives. Donc au libre choix des entre­prises de déci­der si elles veulent bien accor­der un salaire égal à ses employéEs fémi­nins et mas­cu­lins. Retour à l’arrière ?

« Notre » gou­ver­ne­ment, à ce sujet et face à bien d’autres dos­siers est pré­sen­te­ment sous la loupe des obser­va­teurs inter­na­tio­naux. L’ONU regarde de près ce dos­sier, par le biais de la Commission de la condi­tion de la femme des Nations unies.

Trahison : Harper, les Canadiennes qui se sont bat­tues pen­dant des années pour faire recon­naître leurs droits ne sont pas dupes !

Notes

[1] Conference Board et Statistique Canada, 2007 http://lapresseaffaires.cyberpresse… Nombreux, (1,1 mil­lions en fait) [2] Source : Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) http://​www​.spvm​.qc​.ca/​F​R​/​p​r​o​f​i​l/4_3…

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