Dix raisons majeures de se débarrasser des Conservateurs de Stephen Harper

Par Mis en ligne le 07 avril 2011

Si jamais Stephen Harper obtient la majo­rité qu’il recherche, vous pouvez dire adieux à un Canada com­pa­tis­sant et pro­tec­teur ! Il sera rem­placé par une dic­ta­ture médiocre et sans pitié. Ce n’est pas une élec­tion comme les autres. Nous devons essayer de sauver le Canada d’une catas­trophe immi­nente.

1. L’économie : Harper pense qu’il est un spé­cia­liste de l’économie. Il pense qu’il est le meilleur défen­seur de l’économie cana­dienne ! Pourtant, les faits prouvent le contraire.

Il dépense l’argent comme s’il pou­vait la prendre dans un puits sans fond, mais c’est pour la donner à ses riches amis. Quand il a pris le pou­voir, il a hérité d’un sur­plus de 16 mil­liards de dol­lars, qu’il a rapi­de­ment trans­formé en un défi­cit de 55 mil­liards de dol­lars. Il a consa­cré 75 mil­liards de dol­lars pour ren­flouer les banques, alors qu’elles fai­saient des pro­fits records.

Il a dépensé 1,2 mil­liard de dol­lars sur la désas­treuse ren­contre du G-20, pour amuser quelques amis, avec un lac arti­fi­ciel et a fait empri­son­ner des cen­taines de mani­fes­tant-e-s inno­cents durant cet évé­ne­ment. La démo­cra­tie est bonne pour les mani­fes­tants libyens, mais pas pour les mani­fes­tants cana­diens !

Il pro­pose main­te­nant de consa­crer 30 mil­liards de dol­lars à l’achat d’avions F-35 à Lockheed Martin, et cela sans appel d’offres public ou sans dis­cus­sion aucune au par­le­ment. Il a promis de donner 6 mil­liards de dol­lars aux banques et riches entre­prises, sans condi­tion aucune.

Les conser­va­teurs sont néfastes pour l’économie. Un article de Maclean cri­tique l’attitude de lais­ser-faire des Conservateurs : « Ottawa a sur­pris les inves­tis­seurs avec des déci­sions popu­listes qui ont été impo­sées au dépends une poli­tique rai­son­nable. Le Premier ministre, Stephen Harper nuit à la répu­ta­tion du Canada comme marché stable et ouvert pour l’investissement des entre­prises … Peu de sujets ont sus­cité autant la fureur du public que des limites au télé­char­ge­ment sur Internet. Les Conservateurs ont pro­tégé Air Canada de la concur­rence avec Air Emirat, une com­pa­gnie aérienne régu­liè­re­ment clas­sée parmi les 10 pre­mières dans le monde. « (Macleans, 15 février 2011)

Les conser­va­teurs essaient de choi­sir des gagnants et des per­dants comme en témoigne le cas de la société égyp­tienne Globalive Wireless.

Les niveaux de pau­vreté sont plus élevés que jamais. Douze pour cent des Canadiens vivent dans la pau­vreté, la plu­part sont des femmes et des enfants.

Harper a déclaré la guerre aux femmes, bien qu’elles gagnent 69 pour cent du salaire des hommes, Harper refuse tou­jours d’instaurer, de toute urgence, un pro­gramme natio­nal de gar­de­ries, ou de recon­naître l’équité sala­riale, ce qui sou­la­ge­rait la pau­vreté des femmes. C’est un cochon de miso­gyne. Devinez ce qu’il va faire de nos ser­vices publics si jamais il obtient la majo­rité ?

2. Déficit démo­cra­tique : Pour la pre­mière fois dans l’histoire du Canada, un gou­ver­ne­ment, celui d’Harper, a été reconnu cou­pable d’outrage au Parlement ! Harper se com­porte comme un dic­ta­teur. C’est sa méthode ou c’est n’importe quoi !

Il traite le par­le­ment avec un mépris sans faille. Et quand il est décou­vert, il ment effron­té­ment. Il bafoue les ins­ti­tu­tions par­le­men­taires démo­cra­tiques en cachant des docu­ments par­le­men­taires, et il bafoue la liberté d’accès à l’information des jour­na­listes.

Il menace les témoins et il sabote les com­mis­sions par­le­men­taires, puis il sus­pend le Parlement chaque fois qu’un scan­dale ou une contro­verse se pré­pare.

Harper est un obsédé du contrôle. Il se moque de la red­di­tion de compte et de la trans­pa­rence, mais il a fait cam­pagne sur ces prin­cipes.

Il musèle ses député-e-s et ses ministres. Tous les com­mu­ni­qués ou les décla­ra­tions doivent d’abord passer l’inspection de ses proches ou des « contrô­leurs du mes­sage », tout comme chez les des­potes du Moyen-Orient.

Élections Canada a trouvé l’équipe Harper cou­pable de dépen­ser plus que le maxi­mum permis de 1,2 mil­lion de dol­lars. Puis Harper a essayé de camou­fler cette faute. Harper a été accusé de se com­por­ter comme un dic­ta­teur quand il a congé­dié Linda Keene, la res­pon­sable cana­dienne de la sur­veillance en matière de sûreté nucléaire, pour avoir refusé de donner le feu vert à la relance d’un réac­teur nucléaire, qu’elle consi­dé­rait comme peu sûr.

Mounir Cheikh, chef de Statistique Canada a démis­sionné suite à la déci­sion de M. Harper d’abolir le recen­se­ment obli­ga­toire de longue durée.

Peter Tinsley a dénoncé la par­ti­ci­pa­tion du Canada dans la tor­ture de pri­son­niers afghans, quand il était le pré­sident de la Commission des plaintes concer­nant la police mili­taire. Harper n’a pas renou­velé son contrat.

Harper veut tuer la Société Radio-Canada (CBC), le seul dif­fu­seur non-com­mer­cial et indé­pen­dant, qui lie les Canadiens d’un océan à l’autre ; au mépris de toutes les recom­man­da­tions faites contre la concen­tra­tion des médias entre les mains de quelques barons.

3.Governance : Harper ment ouver­te­ment à propos de la « Coalition », puisque lui-même a essayé d’en former une en 2004 quand il a conclu une entente avec les diri­geants du Bloc qué­bé­cois et avec le NPD pour délo­ger les libé­raux de Paul Martin.

La plu­part des pays démo­cra­tiques gou­vernent par le biais de coa­li­tions. En outre, la plu­part des démo­cra­ties ont un scru­tin uti­li­sant la repré­sen­ta­tion pro­por­tion­nelle, ce qui exclut la for­ma­tion d’un gou­ver­ne­ment avec un tiers du vote popu­laire.

Harper veut inter­dire le finan­ce­ment public des partis poli­tiques, de sorte qu’ils ne seront pas sur un pied d’égalité. Les conser­va­teurs vont être en mesure de dépen­ser plus que les autres partis parce que leur base se retrouve chez les entre­prises très riches et très puis­santes.

Le gou­ver­ne­ment Harper a muselé des groupes de la société civile, des orga­ni­sa­tions envi­ron­ne­men­tales, des groupes de défense des femmes, des groupes anti-pau­vreté, des groupes d’experts pro­gres­sistes et des orga­nismes de sur­veillance par l’intimidation et les com­pres­sions bud­gé­taires.

Il a amené la bureau­cra­tie fédé­rale à punir toute oppo­si­tion par esprit de ven­geance. Il a muselé la recherche scien­ti­fique qui va l’encontre de ses convic­tions.

Ayant fait taire tous ses détrac­teurs, tout ce qui reste, ce sont les tri­bu­naux. Harper a déjà rempli les postes vacants de la Cour fédé­rale de ses propres par­ti­sans. Si jamais il obtient une majo­rité par­le­men­taire, il va rem­pla­cer 8 des 9 juges de la Cour suprême admis­sibles à la retraite.

4. Dégradation de l’environnement : Le gou­ver­ne­ment Harper refuse de réduire les émis­sions de gaz à effet de serre.

Les Conservateurs mènent une forte cam­pagne pour se débar­ras­ser du Protocole de Kyoto et ils per­sistent à vou­loir construire le pipe­line Western Gateway afin de trans­por­ter le pétrole des sables bitu­mi­neux sur la côte ouest du Canada.

Les conser­va­teurs ont l’intention d’accroître la pro­duc­tion des sables bitu­mi­neux de l’Alberta », malgré la conta­mi­na­tion de l’eau, la des­truc­tion des forêts et les émis­sions de 100,000 tonnes C02 par jour. Les séna­teurs qu’il a nommés au Sénat ont défait le projet de loi C-311 sur les chan­ge­ments cli­ma­tiques, loi visant à assu­rer les res­pon­sa­bi­li­tés du Canada dans la pré­ven­tion des émis­sions dan­ge­reuses, et qui avait déjà été adop­tée par la Chambre des com­munes.

5. Justice inéqui­table : Harper est obsédé par les peines comme étant une sorte de “ven­geance”, au lieu de la « réha­bi­li­ta­tion » des cri­mi­nels.

Bien que les taux de cri­mi­na­lité soient en baisse, Harper défend la construc­tion de pri­sons, de style amé­ri­cain, au coût de 10 mil­liards de dol­lars.

Amnesty International vient de dénon­cer le gou­ver­ne­ment conser­va­teur pour son mau­vais bilan en ce qui concerne les droits de l’homme « bilan, notam­ment en matière de liberté d’information, finan­ce­ment sélec­tif des ONG, vio­lence contre les femmes autoch­tones, et en ce qui concerne la répres­sion de la dis­si­dence.

Si jamais Harper devait obte­nir la majo­rité qu’il convoite, il ramè­ne­rait cer­tai­ne­ment la peine de mort.

Il bafoue éga­le­ment le droit inter­na­tio­nal. Il a refusé de rapa­trier Omar Khadar, un enfant-soldat, qu’il a laissé pour­rir dans la prison de Guantanamo, même si tous les autres pays avaient rapa­trié leurs conci­toyens de cet enfer illé­gal.

Harper a tenté d’annuler le registre des armes à feu malgré un tollé natio­nal des groupes de femmes et de la GRC qui le consulte régu­liè­re­ment pour des rai­sons de sécu­rité.

Un comité de l’OCDE vient de publier une condam­na­tion sévère de l’approche douce du Canada sur la cri­mi­na­lité des entre­prises. Seule une entre­prise a été décla­rée cou­pable depuis 1999, bien que le Canada ait signé un traité inter­na­tio­nal en 1997, qui vise à lutter contre la cor­rup­tion com­mer­ciale.

6. Belliciste : Harper mène sans ver­gogne des cam­pagnes de peur. Il nour­rit son obses­sion en aug­men­tant les dépenses mili­taires ; bien que la majo­rité des Canadiens s’opposent à notre par­ti­ci­pa­tion la guerre en Afghanistan. Nous sommes main­te­nant enga­gés dans deux guerres.

7. Immigration : Les groupes eth­niques méfiez-vous !

Harper a changé la loi sur l’immigration pour rendre plus dif­fi­cile la réuni­fi­ca­tion des familles. Il a éga­le­ment modi­fié la loi afin que son ministre de la sécu­rité soit l’arbitre final pour déci­der qui peut entrer au pays. Le ministre peut décla­rer qu’un groupe d’immigrants qui vient au Canada est la mani­fes­ta­tion d’un “acte de contre­bande », per­met­tant aux auto­ri­tés de mettre les hommes, les femmes et les enfants en prison pour une période mini­male d’un an. Harper fait les lois !

8. Honte Internationale

Harper a perdu le siège du Canada au Conseil de sécu­rité des Nations Unies. Il s’est aliéné la majo­rité des nations avec son sou­tien incon­di­tion­nel à l’État d’Israël, que cela soit juste ou non. Il a été irres­pec­tueux envers l’ONU quand il s’est absenté d’une réunion pour une séance photo pour célé­brer l’ouverture d’un Tim Horton’s à New York.

9. Abus contre les Autochtones

Les pro­prié­taires légi­times de ce pays vivent dans une pau­vreté abjecte. Le gou­ver­ne­ment Harper a refusé de signer la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autoch­tones qui a été adop­tée par 144 autres pays. Les conser­va­teurs ont éga­le­ment décidé de ne pas res­pec­ter l’Accord de Kelowna qui était des­tiné à amé­lio­rer la vie des peuples autoch­tones.

10. La sou­ve­rai­neté du Canada en péril

Harper a négo­cié secrè­te­ment un accord de libre-échange avec l’Union euro­péenne (CETA) sans aucune inter­ven­tion de citoyens cana­diens ou sans dis­cus­sion au par­le­ment. Seules les entre­prises et les magnats des affaires sont au cou­rant de ces négo­cia­tions. Ce traité va tou­cher tous les aspects de nos vies. Il va déré­gle­men­ter davan­tage les grandes entre­prises, réduire les droits des tra­vailleurs et des tra­vailleuses et accé­lé­rer la pri­va­ti­sa­tion de nos res­sources, comme l’eau. Nos ser­vices publics, comme les soins de santé, l’éducation, etc. seront des cibles. Méfiez-vous !

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Par Nadia Alexan : fon­da­trice des Citizens in Action Montreal, cour­riel : nadia.alexan video​tron​.ca Vote stra­te­gi­cally for (ABC) “Anybody but Conservatives,” For more infor­ma­tion : check out the fol­lo­wing web­sites : Catch 22, Lead Now, Project Democracy, Why Stop Harper ? One Hundred Reasons to stop Harper.

Traduction : Presse-toi à gauche !

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