L’épreuve des faits

Il est tout simplement insensé de prétendre que la concurrence haussera la qualité des soins de santé

Par Mis en ligne le 07 avril 2011

Ce n’est pas en répé­tant les mêmes argu­ments irra­tion­nels que l’on aidera les patients qui attendent dans les salles d’urgence sur­peu­plées du Canada.

Il est tout sim­ple­ment insensé de pré­tendre que la concur­rence haus­sera la qua­lité des soins de santé. Les longs délais d’attente et les hôpi­taux sur­peu­plés sont dus à une pénu­rie chro­nique de tra­vailleurs de la santé formés et expé­ri­men­tés. Comment notre sys­tème public pour­rait-il s’améliorer et deve­nir plus effi­cient par la divi­sion de res­sources déjà si rares ?

En outre, il a été prouvé à maintes reprises que le sec­teur privé n’est pas plus effi­cient dans la pres­ta­tion de soins de santé. Plus tôt cette année, la régie régio­nale de la santé de Vancouver Island a rejeté un projet de pri­va­ti­sa­tion parce qu’aucune sou­mis­sion du sec­teur privé ne pou­vait offrir les ser­vices à moindre coût que le sys­tème public actuel.

Pour régler le pro­blème de la sur­po­pu­la­tion, nous devons dépas­ser le débat usé du public contre le privé et inno­ver dans la pres­ta­tion des soins de manière à ren­for­cer le sys­tème public uni­ver­sel et à recon­naître l’importance de la for­ma­tion et du main­tien en poste des tra­vailleurs de la santé.

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