Marxisme et démocratie : un couple réconciliable ?

A la fois biographie, ouvrage d'histoire sociale, de théorie politique ou de philosophie, Réconcilier marxisme et démocratie de David Muhlmann présente une réflexion sur la vie et la pensée de Rosa Luxemburg.

Par Mis en ligne le 24 août 2010

Titre du livre : Réconcilier mar­xisme et démo­cra­tie
Auteur : David Muhlmann
Éditeur : Seuil
Collection : Non Conforme

Voici un objet livresque qui échappe à la plu­part des caté­go­ries cou­ram­ment admises, pou­vant être lu à la fois comme bio­gra­phie, ouvrage d’histoire sociale, de théo­rie poli­tique ou de phi­lo­so­phie. L’ouvrage de David Muhlmann Réconcilier mar­xisme et démo­cra­tie porte un titre trom­peur car il pour­rait lais­ser croire que son objet est uni­que­ment théo­rique et abs­trait alors que, bien au contraire, il s’agit d’une réflexion à plu­sieurs voix autour d’une pensée et d’une vie qui ne font désor­mais plus qu’une, celles de Rosa Luxemburg.

Il faut d’abord sou­li­gner qu’un des mérites prin­ci­paux de ce livre est pré­ci­sé­ment son absence presque totale de roman­tisme et de lyrisme sur un sujet qui se prête tant aux élans de l’hagiographie. On échap­pera donc ici aux ten­ta­tives de cano­ni­sa­tion rouge pour demeu­rer au plus près de l’action et de la pensée d’une grande théo­ri­cienne mar­xiste de la poli­tique. Loin de la célé­bra­tion solen­nelle et du folk­lore révo­lu­tion­naire, l’auteur a res­pecté son sujet en le pre­nant tout sim­ple­ment au sérieux. En amé­na­geant un subtil équi­libre entre bio­gra­phie et théo­rie, David Muhlmann ne cherche jamais à passer pour l’historien qu’il n’est pas et par­vient ainsi à livrer une syn­thèse claire des enjeux et des évè­ne­ments qui ont eu un impact sur le mou­ve­ment ouvrier nais­sant en Allemagne.

Il réus­sit éga­le­ment, grâce à une connais­sance pro­fonde de la théo­rie mar­xiste et de son his­toire, à situer la pensée de Rosa Luxemburg dans les débats de son temps en en sou­li­gnant les réso­nances contem­po­raines.

On se situe donc aux anti­podes de l’ouvrage facile et oppor­tu­niste mais bien dans une ten­ta­tive hon­nête et sou­vent brillante, d’une den­sité intel­lec­tuelle cer­taine. L’habile syn­thèse de David Muhlmann res­ti­tue les carac­té­ris­tiques d’une pensée qui se vou­lait non pas « tota­li­sante » mais bien « pensée de la tota­lité », depuis les luttes sociales concrètes jusqu’aux mou­ve­ments de masse en pas­sant par les rap­ports inter­na­tio­naux et la culmi­na­tion du capi­ta­lisme dans un sys­tème impé­ria­liste.

La très bonne connais­sance par l’auteur de la teneur et de la nature des enjeux permet à la fois une réflexion sti­mu­lante sur les pos­si­bi­li­tés de renou­veau de la pensée mar­xiste et livre aussi à ceux qui ne par­tagent pas ses vues un inté­res­sant témoi­gnage des muta­tions pro­fondes de cette pensée. En par­ti­cu­lier, l’ouvrage déve­loppe une lec­ture his­to­rique nou­velle, qui s’inscrit dans un pro­ces­sus de démy­tho­lo­gi­sa­tion des pères fon­da­teurs et en par­ti­cu­lier de cri­tique du léni­nisme.

Il s’agit de mon­trer les apports théo­riques mais aussi les actes poli­tiques qui ont permis à Rosa Luxemburg de se poser comme une figure de réfé­rence de la sphère mar­xiste et une des pos­sibles figures de proue d’un mar­xisme hété­ro­doxe qui intègre le plu­ra­lisme et la démo­cra­tie dans son hori­zon de pensée. En effet, le nom de Rosa Luxemburg et sa célé­bra­tion comme sym­bole de la femme révo­lu­tion­naire accom­plie sont inver­se­ment pro­por­tion­nels à la jus­tice rendue à sa pro­duc­tion intel­lec­tuelle et théo­rique. Il faut dire que der­rière la louange appa­rente qui lui est régu­liè­re­ment adres­sée et la rhé­to­rique du roman­tisme révo­lu­tion­naire, les posi­tions réelles de Rosa Luxemburg ne sau­raient satis­faire à aucune des lec­tures clas­si­que­ment recon­nues des diverses familles de pensée du mar­xisme.

Tantôt réduite au silence par l’orthodoxie sta­li­nienne en raison de son oppo­si­tion très acerbe à l’URSS dès sa créa­tion, tantôt étouf­fée par une ortho­doxie trots­kyste qui sup­por­tait dif­fi­ci­le­ment la remise en cause très pro­fonde du modèle léni­niste d’organisation des masses par le parti et s’agaçait de la dimen­sion spon­ta­néiste du dis­cours luxem­bour­giste, l’œuvre de « Rosa la rouge » n’aurait en fait jamais vrai­ment été lue en France.

Certes, ce livre n’a pas pour ambi­tion de se sub­sti­tuer à un tra­vail bio­gra­phique com­pa­rable à celui de Pierre Broué sur Trosky qui demeure à faire, mais de tenter de four­nir aux tenants du cou­rant de pensée mar­xiste des outils de renou­vel­le­ment et sur­tout de puiser en Luxemburg des pos­si­bi­li­tés d’interpréter le passé his­to­rique des régimes dits « ouvriers » en dehors de la caté­go­rie du tota­li­ta­risme et d’appréhender le futur en redé­fi­nis­sant les axes d’une radi­ca­lité nou­velle. Pour autant, il semble inté­res­sant pour toutes les sen­si­bi­li­tés de gauche de relire les textes de Rosa Luxemburg car, de ses posi­tions spon­ta­néistes à sa cri­tique de l’Etat en pas­sant par son inter­na­tio­na­lisme fon­da­men­tal, elle peut éga­le­ment per­mettre une cri­tique de la per­sis­tance de l’influence léni­niste au sein de la gauche fran­çaise dans toutes ses com­po­santes.

La révi­sion du livre par Miguel Abensour, spé­cia­liste fran­çais reconnu de la théo­rie cri­tique de l’Ecole de Francfort autant que le choix des inter­ve­nants pour la plu­part pres­ti­gieux comme Michael Löwy, Toni Negri ou Daniel Bensaïd témoigne de la volonté de l’auteur de se situer « ailleurs ». Il faut à ce titre sou­li­gner que la forme de l’essai suivi d’entretiens avec des pen­seurs mar­xistes comme Daniel Bensaïd, Toni Negri, est à la fois ori­gi­nale et par­ti­cu­liè­re­ment agréable, ren­dant très vivante la réflexion enga­gée.

On peut rete­nir de cet ouvrage plu­sieurs ensei­gne­ments d’importance quant aux redé­fi­ni­tions théo­riques et sur­tout des rup­tures pro­fondes avec la tra­di­tion d’interprétation his­to­rique du mythe octo­briste. Il semble désor­mais de plus en plus pré­gnant pour les néo-mar­xistes de ne plus dépendre du mythe léni­niste. A ce titre, la luci­dité de longue date de Luxemburg sur l’homme Lénine, sur ses théo­ries et sa pra­tique poli­tique, inter­vient comme une cau­tion qui permet d’engager une remise en cause de la struc­ture léni­niste sur les deux axes sui­vants :

Le pre­mier est d’en finir avec l’événement Octobre comme para­digme de la révo­lu­tion mar­xiste. L’évènement his­to­rique « Octobre » dans son mode de réa­li­sa­tion, dans ses pré­sup­po­sés théo­riques, n’est plus au centre de la démarche révo­lu­tion­naire que nous pré­sentent ces mar­xistes hété­ro­doxes. La liqui­da­tion dis­crète de l’historicisme et de la théo­rie de la cou­pure sta­li­nienne d’avec une révo­lu­tion anté­rieu­re­ment bonne mais ulté­rieu­re­ment cor­rom­pue n’est plus conser­vée mais laisse la place à une cri­tique du régime sovié­tique ab initio qui va de pair avec une mise en cause des anti­to­ta­li­ta­rismes de droite et de gauche. Cette évo­lu­tion s’accompagne d’une ten­ta­tive d’imaginer de nou­veaux méca­nismes révo­lu­tion­naires et sur­tout de fonder l’inévitable conci­lia­tion du plu­ra­lisme démo­cra­tique avec la méthode révo­lu­tion­naire.

Cette démarche n’est pas, on le constate lors des diverses inter­views, sans poser des pro­blèmes inter­pré­ta­tifs dif­fi­ciles à résoudre et néces­site de res­pec­ter un périlleux équi­libre. Si Daniel Bensaïd sou­ligne le sou­tien révo­lu­tion­naire de Rosa Luxemburg à Octobre en tant qu’événement pro­je­tant sur la scène de l’histoire un mode par­ti­cu­lier de révo­lu­tion, il convient par­fai­te­ment de l’importante appré­cia­tion cri­tique portée par Rosa Luxemburg sur un Etat sovié­tique bureau­cra­tisé. Michael Löwy, pour sa part, défend plutôt la thèse d’une cer­taine recon­nais­sance d’Octobre en tant que ful­gu­rance révo­lu­tion­naire et tend à mini­mi­ser la dimen­sion cri­tique de la lec­ture Luxembourgiste.

David Muhlmann sou­tient l’idée selon laquelle la cri­tique luxem­bour­giste sur­vient dès la mise en place du régime et ne laisse aucune place à un sou­tien, même momen­tané. L’URSS se serait condam­née à l’impasse ab initio. Impasse quant à la poli­tique agraire, tout d’ abord, le mode de redis­tri­bu­tion des terres por­tant en lui les vio­lences de la dékou­la­ki­sa­tion future en créant une nou­velle classe sociale pos­sé­dante ; impasse de la bureau­cra­tie d’Etat éga­le­ment. Luxemburg est une des pre­mières à gauche à sou­li­gner les pou­voirs exor­bi­tants de la Tcheka, la nou­velle police poli­tique qui se met en place, sinistre ancêtre du NKVD et du KGB, impasse enfin dans la poli­tique des natio­na­li­tés, qui trahit l’esprit inter­na­tio­na­liste du socia­lisme.

Pour Luxemburg, autant d’erreurs cumu­lées qui condamnent l’URSS à une rapide tra­hi­son des idéaux révo­lu­tion­naires et à l’échec : ces posi­tions consti­tuent cer­tai­ne­ment le geste fon­da­teur d’une cri­tique de gauche de l’appareil bol­che­vique qui fleu­rira ulté­rieu­re­ment.

Un deuxième point res­sort éga­le­ment comme trace de la ten­ta­tive de liqui­da­tion de l’héritage léni­niste, celui du modèle de rap­port entre l’organisation révo­lu­tion­naire et la classe ouvrière qui était conçu sur le mode bien connu de l’avant-garde éclai­rée, le parti étant l’expression de la conscience de classe et orga­ni­sant poli­ti­que­ment la tac­tique révo­lu­tion­naire. Rosa Luxemburg pro­cède par rap­port à ce schéma à une consi­dé­rable modi­fi­ca­tion dans le sens du spon­ta­néisme et inté­rio­rise au sein des rap­ports entre l’organisation et la classe ouvrière une dia­lec­tique. Ainsi si le pre­mier moteur révo­lu­tion­naire est bien la prise de conscience spon­ta­née par les masses, l’organisation poli­tique ouvrière doit la suivre et col­la­bo­rer à la mise en forme des reven­di­ca­tions sans se sub­sti­tuer aux masses. Le rôle du parti n’est alors ni celui d’une simple cour­roie de trans­mis­sion ni celui d’un guide éclairé mais une forme inter­mé­diaire, qui orga­nise le dis­cours et la tac­tique des masses dans un sens révo­lu­tion­naire.

Le modèle luxem­bour­giste pré­sente donc une pre­mière forme de rup­ture éga­le­ment avec la concep­tion clas­sique de la dia­lec­tique hege­liano-mar­xiste car celle-ci n’est plus véri­ta­ble­ment la clef de lec­ture choi­sie. D’ailleurs cette forme dia­lec­tique inté­resse peu Rosa Luxemburg, ce que sou­ligne Toni Negri. Pour lui, Luxemburg permet de sortir d’une vision de la dia­lec­tique dépas­sée. Negri se posi­tionne de ce point de vue en dis­ciple d’Althusser, consi­dé­rant la néces­sité de dépas­ser cette vision ortho­doxe et ration­nelle de l’histoire sub­di­vi­sée en moments contra­dic­toires et de croire à une dis­con­ti­nuité his­to­rique fondée sur des varia­tions entre forces de pro­duc­tion jouant le rôle de constantes dont les rap­ports se modi­fie­raient jusqu’à leur abo­li­tion totale sous la forme évé­ne­men­tielle de la révo­lu­tion mais plus en pro­fon­deur comme chan­ge­ment de para­digme des struc­tures.

De manière géné­rale les com­men­ta­teurs comme l’auteur s’inscrivent dans une très forte révi­sion du contenu du maté­ria­lisme his­to­rique et tentent de le conci­lier avec une vision non-déter­mi­niste de l’histoire. On peut parler ici d’une lec­ture machia­vé­lienne de Rosa Luxemburg, en ce sens que l’histoire n’est pas déter­mi­née par un pro­ces­sus ration­nel onto­lo­gi­que­ment fondé mais plutôt par une « for­tuna », une Histoire indé­ter­mi­née préa­la­ble­ment qu’il s’agit de ratio­na­li­ser par la prise de conscience par les masses des méca­nismes d’exploitation tout en conser­vant une optique rigou­reu­se­ment maté­ria­liste.

Ainsi Luxemburg aide­rait à penser une his­toire mar­xiste qu’aurait déser­tée la néces­sité pour lais­ser place à la contin­gence. Dans cette pers­pec­tive le spon­ta­néisme déve­loppé par Luxemburg leur permet de tenter une syn­thèse entre l’inéluctabililité des crises du capi­ta­lisme liées à la contra­dic­tion entre accu­mu­la­tion et profit et l’imprévisibilité his­to­rique de la sur­ve­nance de l’événement révo­lu­tion­naire. En exergue de l’ouvrage, on trou­vera d’ailleurs une cita­tion célèbre de Walter Benjamin allant en ce sens. Il est dom­mage que la pré­sence de Michael Löwy n’ait pu per­mettre d’aborder le thème de la nature quelque peu mes­sia­nique de la concep­tion luxem­bour­giste mais un mes­sia­nisme de la base et non du sommet, un sur­gis­se­ment qui conser­ve­rait de la struc­ture mes­sia­nique la ful­gu­rance tout en pro­ve­nant de la volonté consciente des masses.

A l’inverse, si Rosa luxem­burg joue un rôle de réno­va­tion d’importants élé­ments de la pensée mar­xiste qui rede­vient avec elle une pensée pro­fon­dé­ment spon­ta­néiste, anti-éta­tique et conseilliste, elle est aussi uti­li­sée dans l’économie géné­rale de la réflexion de David Muhlmann comme élé­ment cri­tique envers la social-démo­cra­tie. Sur ce point, on assis­tera à moins d’innovations, cette cri­tique de la social-démo­cra­tie échap­pant fort peu au clas­si­cisme de l’exploitation du slogan désor­mais fameux de social-traître. L’ouvrage délaisse alors quelque peu sa pro­fon­deur cri­tique pour se retrou­ver plus proche du mar­ty­ro­loge dont l’écueil avait été évité aupa­ra­vant. On en peut cepen­dant nier l’attitude contes­table des diri­geants de la social-démo­cra­tie alle­mande à l’encontre des Spartakistes, pour autant, le thème de la tra­hi­son éter­nelle des oppor­tu­nistes héri­tiers de Bernstein méri­te­rait lui aussi un dépous­sié­rage rhé­to­rique qui n’est pas de mise.

Cependant, David Muhlmann res­ti­tue de façon claire l’opposition sys­té­ma­tique de Luxemburg aux ten­dances natio­na­listes et bel­li­cistes de son temps qui tra­ver­saient la social-démo­cra­tie conta­mi­nant des esprits aussi brillants que Kautsky et explique avec per­ti­nence que le combat de Rosa luxem­burg repose sur une pers­pec­tive de lutte contre les ten­dances oppor­tu­nistes et de formes diverses qui naissent de toute orga­ni­sa­tion de masse qu’elle pro­vienne des grands partis de gou­ver­ne­ment ou des partis états de l’ URSS et des démo­cra­ties popu­laires.

Enfin Rosa Luxemburg déve­loppe une sen­si­bi­lité par­ti­cu­lière à cer­tains pro­blèmes deve­nus cen­traux dans le débat poli­tique contem­po­rain. Sur ce point, le livre est légè­re­ment plus pré­vi­sible, le thème de l’amour de Rosa pour la nature, censé annon­cer la voca­tion éco­lo­gique du socia­lisme, est inté­res­sant quoique peu pour­suivi et aurait pu donner lieu à des déve­lop­pe­ments sur la concep­tion révo­lu­tion­naire et les influences du roman­tisme alle­mand en réso­nance avec Walter Benjamin. Intéressant aussi est l’attention mar­quée par cette femme juive envers une concep­tion du socia­lisme dont une part des sources serait chré­tienne. Malgré une cri­tique très acerbe des églises, elle tente de prou­ver aux tra­vailleurs chré­tiens que le socia­lisme est l’héritier moderne du sur­saut his­to­rique de la nais­sance du chris­tia­nisme dans une bro­chure demeu­rée confi­den­tielle.

Si l’on dresse un bilan de l’ouvrage, cette ten­ta­tive de réin­té­grer au pré­sent la pensée luxem­bour­giste dénote à la fois de pro­fondes évo­lu­tions dans la pensée mar­xiste et éga­le­ment la per­sis­tance de réflexes de pensée comme l’hostilité forte à la social-démo­cra­tie ou le refus de penser les régimes sovié­tiques et satel­lites sous l’angle de la caté­go­rie du tota­li­ta­risme. Pour autant, on sou­li­gnera avec inté­rêt le plai­doyer qui court tout au long du livre en faveur du plu­ra­lisme démo­cra­tique qui signe ainsi la fin du lien entre révo­lu­tion et régime de parti unique de manière claire. Elle prouve défi­ni­ti­ve­ment que l’espace public de dis­cus­sion de nos socié­tés démo­cra­tiques est devenu une forme de patri­moine commun lar­ge­ment par­tagé au-delà même des figures clas­siques du libé­ra­lisme poli­tique que sont le socia­lisme démo­cra­tique et le libé­ra­lisme conser­va­teur.

La lec­ture de cet ouvrage très plai­sant et intel­li­gent sera donc une source de médi­ta­tion riche, qu’elle soit dans le sens de la dis­tan­cia­tion ou de l’adhésion au dis­cours tenu et se révèle hau­te­ment recom­man­dable.

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