Pierre-beaudet

Les groupes populaires face à l’État
Manon Massé : la politique par en bas
Résistances
mardi 25 septembre 2018
Conjonctures et actualités

NCS Comment a com­mencé ton aven­ture dans le monde mili­tant ?

M.M. Mon par­cours com­mence dans les centres d’éducation popu­laire, en fait dans la pas­to­rale sociale. J’avais com­mencé un bac en théo­lo­gie, et fina­le­ment je me suis rendu compte que ce n’était pas pour moi. L’injustice sociale, c’est le mot-clé dans mon par­cours. Pourquoi ? Comment ? Comment ça s’articule ? Ce sont les mou­ve­ments d’éducation popu­laire qui ont fait ma conscien­ti­sa­tion poli­tique. C’est là que j’apprends à réflé­chir sur cette « démo­cra­tie » qui se pré­sente comme la liberté pour tout le monde, mais qui est en fait une grande machine qui prend les déci­sions à notre place. Au début des années 1980, je suis embau­chée par le Comité social Centre-Sud. Et ainsi, je suis deve­nue une « acti­viste » à tra­vers l’outil extra­or­di­naire qu’est l’éducation popu­laire.

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Les NCS – Les 10 prochaines années
mardi 18 septembre 2018
No. 20 – Automne 2018

Au tour­nant des années 2000, les mou­ve­ments popu­laires ont amorcé un nou­veau cycle dans plu­sieurs régions du monde. Chez nous, la Marche Du pain et des roses, orga­ni­sée par la Fédération des femmes du Québec pré­si­dée par Françoise David, a inau­guré ce virage en 1995. Le dis­cours agres­sif du néo­li­bé­ra­lisme à la gloire des vertus du déman­tè­le­ment de l’État-providence et de l’ouverture des mar­chés était enfin défié.

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Notre camarade Samir Amin (1931-2018)
samedi 18 août 2018
Conjonctures et actualités

J’ai ren­con­tré Samir la pre­mière fois en 1982 à Dakar, à l’Institut de recherche éco­no­mique qu’il venait de créer. J’étais évi­dem­ment impres­sionné de voir celui que je lisais déjà depuis plu­sieurs années, dont son inou­bliable Accumulation à l’échelle mon­diale, parue en 1970. Ce livre était un point de départ pour toute une géné­ra­tion qui vou­lait repen­ser l’anticapitalisme et l’anti-impérialisme. Il s’identifiait à une sorte de nou­velle gauche inter­na­tio­nale, proche de l’expérience chi­noise, cri­tique de l’Union sovié­tique et des partis com­mu­nistes, qu’il consi­dé­rait comme com­pro­mis avec le dis­po­si­tif néo­co­lo­nial.

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La question de la question
dimanche 4 mars 2018
Conjonctures et actualités

Le 24 février der­nier avait lieu un débat orga­nisé à l’UQÀM par le Réseau éco­so­cia­liste. Y pre­nait part une soixan­taine de per­sonnes, dont le groupe qui a « brisé la glace » com­posé d’Alain Savard (Lutte com­mune), Sibel Ataogul (Association des juristes pro­gres­sistes), Céline Hequet (Ricochet) et André Frappier (Québec soli­daire). Le ton de la dis­cus­sion était franc et ouvert, avec des inter­ro­ga­tions mul­tiples et variées, et ce, en phase avec la publi­ca­tion de nom­breux textes sur le site de Presse-à-toi-gauche sur la ques­tion natio­nale (http://​www​.pres​se​gauche​.org/​+​-​D​e​b​a​t​-​s​u​r​-​l​a​-​q​u​e​s​t​i​o​n​-​n​a​t​i​o​nale-+). On se sou­vien­dra que les deux congrès de Québec soli­daire de l’année der­nière ont abordé cette thé­ma­tique, notam­ment en décembre à propos du projet de fusion avec Option natio­nale.

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Perspectives
L’État n’est pas un bloc monolithique, mais un champ stratégique
vendredi 16 février 2018
No. 18 - Automne 2017

Introduction

Dans le numéro pré­cé­dent des NCS, l’histoire com­plexe de la « ren­contre » entre démo­cra­tie et socia­lisme a été abor­dée. Évidemment, cette ques­tion ne date pas d’hier ! La démo­cra­tie arra­chée par les révo­lu­tions bour­geoises euro­péennes a été un avan­ce­ment pour les classes popu­laires. Peu à peu, l’espace des droits s’est élargi, y com­pris le droit d’association et de parole. Après maintes luttes, le droit de vote a été concédé à tous les hommes citoyens et, beau­coup plus tard, aux femmes. Dans le mou­ve­ment de déco­lo­ni­sa­tion, des peuples se sont libé­rés. Des acquis sociaux, notam­ment l’accès aux ser­vices publics, à la santé, à l’éducation, ont été gagnés, tou­jours après de longues luttes. Tout cela n’est pas rien.

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Perspectives
La révolution soviétique : 100 ans plus tard
jeudi 15 février 2018
No. 18 - Automne 2017
Pierre Beaudet

Pierre Beaudet

En février 1917, une révo­lu­tion éclate à Petrograd et à Moscou. Un régime d’une dureté abso­lue, qui dure depuis 300 ans, tombe comme un châ­teau de cartes. Les révo­lu­tion­naires russes, qui luttent dans des condi­tions extrê­me­ment dif­fi­ciles, sont sur­pris comme tout le monde. La Russie et une grande partie du monde bas­culent alors dans une ère nou­velle.

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Idle No More : un mouvement non-mouvement
Entrevue avec Melissa Mollen Dupuis
mardi 24 octobre 2017
No. 18 - Automne 2017

Melissa Mollen Dupuis est Innue, ori­gi­naire d’Ekuanitshit sur la Côte-Nord. Depuis main­te­nant plus de 10 ans, elle est impli­quée dans de mul­tiples ini­tia­tives com­mu­nau­taires et cultu­relles, dont le fameux Wapikoni Mobile, au point où son nom et son visage sont main­te­nant connus par des tas de gens. Avec Idle No More où Melissa est impli­quée, c’est un tour­nant pour les résis­tances et les reven­di­ca­tions autoch­tones. Comment cela s’est-il mis en place ? Quels ont été les résul­tats ? Quelles sont les pers­pec­tives ?

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article 23
Victor Serge vit
samedi 7 octobre 2017
La révolution d'octobre 1917

Pourquoi un obscur écri­vain à la natio­na­lité dou­teuse et mort dans la plus totale indif­fé­rence à Mexico il y a 60 ans devrait-il vous inté­res­ser ? En tout cas, le pari est que vous lirez Serge bien­tôt, puisque l’un de ses prin­ci­paux romans, « L’affaire Toulaév », vient d’être réédité par Lux Éditeur qui devrait aussi, à l’automne pro­chain, repu­blier son auto­bio­gra­phie, « Mémoires d’un révo­lu­tion­naire ».

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article 22
1917, c’était la révolution
jeudi 5 octobre 2017
La révolution d'octobre 1917

En février 1917, des mil­liers, puis des cen­taines de mil­liers de tra­vailleurs, en fait sur­tout, de tra­vailleuses, para­lysent les grands centres de la Russie. Devant les sol­dats venus les chas­ser, les mères et les grand-mères demandent la fin de l’horrible bou­che­rie qui s’appelle la Première Guerre mon­diale, du pain et aussi, la liberté, contre un régime dic­ta­to­rial qui dure depuis plus de 300 ans. Les sol­dats refusent de tirer dans le tas et bien­tôt, c’est la fin d’un régime. Après cet immense coup de ton­nerre, les pay­sans n’attendent per­sonne pour s’emparer des terres. Les ouvriers prennent les usines déser­tées par les patrons. Les sol­dats aban­donnent les tran­chées et reviennent à la maison avec leurs armes. C’est une immense fête de la liberté, mais aussi un grand chaos.

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