Capitalisme toxique en Californie

Mis en ligne le 21 mars 2010

(Extrait de Tout ce que touche le capi­ta­lisme devient toxique, la crise en Californie, Échanges et mou­ve­ments, mars 2010, http://​www​.mon​dia​lisme​.org/)

La concen­tra­tion capi­ta­liste qu’observait Marx en 1880 s’est pour­sui­vie jusqu’à aujourd’hui avec une telle rapi­dité que les condi­tions éco­no­miques en Californie ont mûri au point d’en être deve­nues toxiques. Tandis qu’il pollue autant l’environnement rural que l’espace urba­nisé, le capi­tal a atteint un niveau de pro­duc­ti­vité et une capa­cité à accroître la pro­duc­tion de mar­chan­dises encore jamais ima­gi­nés. Cette sur­ca­pa­cité est en contra­dic­tion fla­grante avec son inca­pa­cité crois­sante à satis­faire les besoins humains ; l’incapacité du capi­tal à accu­mu­ler de la valeur rend super­flus des sec­teurs entiers de la classe ouvrière. C’est dans la vallée cen­trale de Californie que ces condi­tions sont deve­nues les plus dan­ge­reuses ; des mai­sons inoc­cu­pées côtoient la misère sor­dide des nou­veaux sans-abris qui se réfu­gient dans des vil­lages de tentes et des bidon­villes déjà sur­peu­plés et qui prolifèrent.

Les États-Unis, un bidonville

Ces rela­tions sociales toxiques ont montré leur totale irra­tio­na­lité en mai 2009, quand les banques ont détruit au bull­do­zer les toutes nou­velles mai­sons McMansion inven­dues, situées dans des « exurbs » du Sud de la Californie. Dans tous les États-Unis, les gens envoyés dans les foyers n’y trouvent plus de place, car ces abris sont déjà rem­plis au-delà de leur capa­cité ; à Sacramento, capi­tale de Californie, le foyer de St. John, des­tiné aux femmes et aux enfants, tourne avec 350 per­sonnes par nuit. Sacramento est deve­nue mon­dia­le­ment connue, quand sa « Tent City » a fait le tour du monde des médias. Lorsque le gou­ver­neur de Californie, Arnold Schwarzenegger, et le maire de Sacramento prirent la déci­sion d’expulser « Tent City », le magis­trat jus­ti­fia cette opé­ra­tion en affir­mant : « Ils ne peuvent pas rester ici, cette terre est toxique. » Bien que les Tent Cities existent par­tout aux États-Unis, c’est en Californie qu’il en est apparu le plus.

Voyage toxique

La Vallée cen­trale de Californie s’étend sur 720 km de long et 80 km de large. Elle est située entre les mon­tagnes de la Sierra Nevada et de Coast Range. Les deux prin­ci­paux cours d’eau sont les fleuves Sacramento et San Joaquin, tra­ver­sant l’un le nord et l’autre le sud et don­nant leur nom aux deux par­ties de la vallée ; ils se rejoignent en un immense delta qui se jette dans la baie de San Francisco. C’est la région agri­cole la plus pro­duc­tive du monde. C’est aussi la région où, depuis les années 1970, un des sols les plus fer­tiles de la pla­nète a été recou­vert par le déve­lop­pe­ment de zones pavillon­naires et de lotis­se­ments néo-ruraux. La vallée connaît pro­ba­ble­ment le taux de sai­sies de mai­sons le plus élevé du monde ; cer­tains endroits ont enre­gis­tré les plus bas salaires de l’histoire des États-Unis et les taux de chô­mage les plus élevés. L’air de la ville d’Arvin, dans l’extrême sud de la Vallée, est le plus pollué des États-Unis.

L’autoroute 99 par­court du nord au sud le cœur de la vallée. Sacramento est la plaque tour­nante entre les moi­tiés nord et sud de la Vallée. Elle est entou­rée d’une ban­lieue ten­ta­cu­laire qui a rem­placé la terre agri­cole. Quand on voyage le long de cette auto­route, c’est une longue suite de construc­tions : gale­ries mar­chandes ; conces­sion­naires auto­mo­biles ; bou­tiques ven­dant du maté­riel de construc­tion, des trac­teurs, des bull­do­zers, des trac­to­pelles… ; mar­chands de bateaux de plai­sance ; inter­mi­nables ran­gées de cara­vanes ; empla­ce­ments de bureaux ; pan­neaux ; et ponts enjam­bant des rivières et cer­taines par­ties du delta. La grande ville sui­vante est Stockton, un port en eau pro­fonde qui relie les prin­ci­pales rivières au delta, à la baie, et au com­merce trans­Pa­ci­fique ; c’est un port impor­tant. Elle a été récem­ment qua­li­fiée du titre peu glo­rieux de « ville la plus misé­rable des États-Unis » par le maga­zine Forbes.

En conti­nuant vers le sud, c’est encore et tou­jours cette même culture amé­ri­caine de la consom­ma­tion : des gale­ries avec des par­kings immenses ; des églises et même un immense lycée chré­tien dans la ville de Ripon ; des voies de chemin de fer et des gares de triage le long de l’autoroute 99 ; d’immenses silos à grains et des construc­tions pour ache­mi­ner les pro­duits agri­coles, la plu­part abandonnés.

Modesto, la grande ville sui­vante, est connue pour être la pre­mière ville des États-Unis pour le vol des voi­tures et la cin­quième dans la liste des villes les plus pauvres, éta­blie par Forbes. Elle est entou­rée de ter­rains fer­tiles qui furent construits pen­dant le boom immo­bi­lier pour four­nir de nou­veaux loge­ments à des ban­lieu­sards venant d’aussi loin que Sacramento ou Fresno, et même à des gens prêts à faire plus de deux heures de voi­ture pour aller dans la Baie de San Francisco et autant pour en revenir.

Merced est la deuxième dans la liste des villes des États-Unis connais­sant les plus forts taux de chô­mage, avec 20,4 %. On y voit, le long de l’autoroute 99, les mêmes chaînes de maga­sins que par­tout ailleurs aux États-Unis. Et, juste à côté, l’agriculture indus­trielle : des champs, des ver­gers, des han­gars à bétail le long de l’autoroute ainsi que des mar­chands de machines agri­coles, de trac­teurs, et de four­gons à bes­tiaux. Un grand nombre de canaux d’irrigation amènent l’eau du Nord humide vers le Sud très sec de la Vallée. Beaucoup de ces infra­struc­tures indus­trielles sont en train de rouiller et sont aban­don­nées, il y a beau­coup d’usines avec d’énormes pan­neaux « A vendre ».

Puis voici Fresno, la cin­quième ville de Californie avec 500 000 habi­tants. C’est la plaque tour­nante de la partie sud de la vallée et elle semble tou­jours bai­gner dans un brouillard bru­nâtre, sur­tout pen­dant les mois d’été où la cha­leur est étouf­fante. C’est la « capi­tale de l’asthme de la Californie », cette affec­tion tou­chant un enfant sur trois. C’est aussi le comté agri­cole le plus pro­duc­tif et le plus ren­table de tous les États-Unis.

Il y avait là aussi, en ville, trois grandes « Tent Cities » ainsi que d’autres cam­pe­ments plus petits. La pre­mière « Tent City », située sur un ter­rain de la société fer­ro­viaire Union Pacific, fut expul­sée en juillet 2009. Ce lieu était lit­té­ra­le­ment toxique : on y a décou­vert des eaux de vidange suin­tant par des trous dans le sol au cours de l’été 2008, car il avait sans doute servi pour répa­rer des voi­tures. Une autre fut sur­nom­mée « New Jack City » après la sortie du film dans les années 1990 sur les gangs de la drogue, car deux meurtres y avaient déjà été commis. La troi­sième comp­tait beau­coup d’abris fabri­qués avec du bois de récu­pé­ra­tion. On l’appelle aussi « Taco Flats » ou « Little Tijuana », car la plu­part des occu­pants sont des Latinos qui viennent là pour cher­cher du tra­vail dans l’agriculture. La séche­resse, qui a duré trois ans, a entraîné une forte dimi­nu­tion des sur­faces culti­vées et a donc réduit l’offre de travail.

Travail toxique

Aujourd’hui toute une armée de tra­vailleurs agri­coles lati­nos, par­cou­rant la Californie à la recherche d’un dur tra­vail mal payé, dans une grande pré­ca­rité, avec cette dif­fé­rence impor­tante que l’exposition aux pro­duits chi­miques toxiques est plus grave. Comme les fermes et les ranchs sont de plus en plus concen­trés et cen­tra­li­sés, ils se sont orien­tés vers une pro­duc­tion moins diver­si­fiée et plus lucra­tive, de cultures de rap­port et d’élevage. Entre 1996 et 2006 la pro­duc­tion lai­tière a aug­menté de 72 % et celle d’amandes de 127 %.

Il est stu­pé­fiant de voir que 80 % de la pro­duc­tion mon­diale d’amandes pro­vient des 250 000 hec­tares d’amandiers de la Vallée cen­trale. Mais cette forme de mono­cul­ture a des effets toxiques : les abeilles sont néces­saires pour pol­li­ni­ser les aman­diers, mais elles ne sont tout sim­ple­ment pas assez nom­breuses dans la Vallée. Plus de 40 mil­liards d’abeilles sont ame­nées en février pour les trois semaines de flo­rai­son des aman­diers. Certaines arrivent par camions, d’aussi loin que la Nouvelle Angleterre et d’autres, par avion, d’encore plus loin, notam­ment d’Australie. En route, les abeilles sont nour­ries avec une nour­ri­ture bon marché pour insectes : Sirop de maïs riche en fruc­tose et pollen importé de Chine. Ce mode de vie empoi­sonné où les abeilles sont pros­ti­tuées pour de l’argent est peut-être la cause du Syndrome d’effondrement des colo­nies d’abeilles [il s’agit du phé­no­mène appelé CCD, pour l’expression anglaise « Colony Collapse Disorder », ou « syn­drome de dis­pa­ri­tion des abeilles » ou encore « Fall-Dwindle Disease » (mala­die du déclin autom­nal des abeilles) ; ce phé­no­mène épi­dé­mique d’ampleur mon­diale touche les abeilles domes­tiques et peut-être sau­vages, et par contre­coup la pro­duc­tion api­cole. Il reste inex­pli­qué.] : 80 % des abeilles ont quitté leurs ruches et ne sont jamais reve­nues. Comme les abeilles pol­li­nisent envi­ron les deux tiers des plantes qui ensuite se retrouvent dans la nour­ri­ture, cela pour­rait se mon­trer désastreux.

Au fur et à mesure que l’agriculture devient plus méca­ni­sée et auto­ma­ti­sée, elle met de plus en plus de gens au chô­mage. Avec l’effondrement presque total de la construc­tion immo­bi­lière, le taux offi­ciel de chô­mage dans la vallée de San Joaquin est de 15,4 %, ce qui ne prend pas en compte ceux qui sont sous-employés ou ceux qui ont quitté leur tra­vail pour en cher­cher un autre. Le taux actuel est pro­ba­ble­ment le double ; le comté qui enre­gistre le taux offi­ciel le plus élevé celui de Colusa, dans la vallée de Sacramento : 26,7 %. La « capi­tale du chô­mage » de Californie est Mendota, une ville située à 50 km à l’ouest de Fresno et comp­tant un peu moins de 10 000 habi­tants, Latinos à 95 %. Les anciens ouvriers agri­coles forment presque 41 % des chô­meurs. Mendota pré­tend être la « capi­tale mon­diale du can­ta­loup » (variété de melon), mais c’est une plante qui a besoin d’irrigation et la séche­resse a empê­ché de la plan­ter. En ville l’alcoolisme est chro­nique et les struc­tures sociales se sont effon­drées ; le seul tra­vail pos­sible se trouve à la prison fédé­rale de Mendota, située pas très loin, dont la construc­tion n’est ache­vée qu’à 40 % à cause de pro­blèmes de budget. Il manque 115 mil­lions de dol­lars pour la ter­mi­ner, aussi les 49,9 mil­lions de dol­lars promis par Obama don­ne­raient-ils un coup de fouet… son achè­ve­ment per­met­tra de créer 350 emplois. Mais si l’effondrement social conti­nue, les habi­tants de Mendota devront soit être embau­chés comme gar­diens de prison soit se retrou­ver der­rière les bar­reaux. Les pri­sons sont une indus­trie flo­ris­sante en Californie, où un pri­son­nier sur six est condamné à vie.

Automédication toxique

Les Tent Cities de Fresno sont confron­tées à une toxi­co­ma­nie élevée, sur­tout de la metha­phé­ta­mine (appe­lée cou­ram­ment « meth »ou « crys­tal meth »). Les per­son­nels de santé ont déclaré que l’usage de cette drogue psy­cho­sti­mu­lante et créant une forte dépen­dance a atteint des pro­por­tions « épi­dé­miques », don­nant à Fresno l’appellation de « capi­tale mon­diale de la meth ».

C’est dans la vallée que la fabri­ca­tion de cette drogue moderne a pris son essor lorsqu’elle est deve­nue illé­gale [dans les années 1960] : elle fut alors fabri­quée ici et dis­tri­buée par des gangs de motards comme les Hell’s Angels. Les réseaux de motards de la drogue ont été déman­te­lés par la police au début des années 1990, mais ils ont été rem­pla­cés par des réseaux de drogue mexi­cains uti­li­sant des moyens plus ratio­na­li­sés de pro­duc­tion et de distribution.

La vallée autour de Fresno est le centre de la pro­duc­tion de meth, non seule­ment en raison de ceux qui la contrôlent sur une grande échelle, mais aussi en raison de dizaines de mil­liers de petits pro­duc­teurs, qui uti­lisent tous des ins­tal­la­tions rurales pour leurs labos clan­des­tins évi­tant ainsi leur détec­tion. Les pro­duits chi­miques uti­li­sés pour fabri­quer la meth ne sont pas seule­ment hau­te­ment toxiques, mais aussi très inflam­mables. Beaucoup de labos fabri­quant de la meth ont explosé à cause de ça, tuant les fabri­cants et incen­diant tous les bâti­ments alen­tour. Pour chaque kilo de meth pro­duit, il y a cinq à sept kilos de déchets. Ces déchets toxiques sont sou­vent enfouis dans des zones rurales éloi­gnées, comme les réserves ou les forêts des col­lines entou­rant la Vallée.

Bakersfield et les déchets toxiques

On a décou­vert du pétrole dans la partie sud de la Vallée, dans le comté de Kern, en 1899. Ses gise­ments de pétrole en ont fait un des comtés des plus ren­tables des États-Unis ; la ville de Bakersfield est appe­lée « capi­tale du pétrole de Californie ». Les raf­fi­ne­ries ajoutent à la pol­lu­tion de l’air, reje­tant des sub­stances chi­miques comme de l’acide fluor­hy­drique. Bakersfield figure en tête du clas­se­ment des villes les plus pol­luées des États-Unis, au vu de la quan­tité de par­ti­cules. Le maga­zine Women’s Health a classé Bakersfield comme la ville des États-Unis la plus mal­saine pour les femmes.

L’extrême sud de la vallée était un désert jusqu’à ce que les pro­jets d’adduction d’eau rendent pos­sible l’irrigation. Le sol contient du sel et des métaux alca­lins (alca­lis) venant d’anciens fonds marins ; ceux-ci sont les­si­vés par l’irrigation et se mélangent avec les pro­duits chi­miques de l’agriculture, pro­dui­sant une eau toxique. Il avait été décidé de faire un drai­nage énorme le long du centre de la Vallée pour pomper cette eau pol­luée et la reje­ter dans la Baie de San Francisco. Mais ce projet ne fut jamais réa­lisé à cause des pro­tes­ta­tions des défen­seurs de l’environnement.

Il y eut un seul drai­nage, à San Luis, à une faible dis­tance de la Réserve natio­nale pour les oiseaux migra­teurs de Kesterton. Les étangs ali­men­tés avec cette eau inon­dèrent les marais et les terres près de Los Banos. Les oiseaux com­men­cèrent à mourir en grand nombre, les petits nais­saient avec de graves mal­for­ma­tions et le bétail qui pâtu­rait alen­tour tomba malade. La cause en était le sélé­nium, un élé­ment natu­rel dont on trouve fré­quem­ment la trace dans le sol du désert ; il était les­sivé par l’irrigation et entraîné par les eaux du drai­nage. La solu­tion à court terme consista à drai­ner les étangs, à les recou­vrir de terre, et à fermer la réserve de faune sauvage.

L’usage inten­sif de la chimie en agri­cul­ture permet des ren­de­ments supé­rieurs sur moins d’hectares, mais l’agrobusiness inten­si­fie le pro­ces­sus d’épuisement du sol, ce qui entraî­nera pro­ba­ble­ment la déser­ti­fi­ca­tion, une sali­nité accrue et la conta­mi­na­tion par des rési­dus toxiques. Le pro­ces­sus d’accumulation devient aveugle aux rési­dus toxiques de l’utilisation des insec­ti­cides, fon­gi­cides, her­bi­cides et engrais pro­ve­nant du pétrole. Le drai­nage dans ces pro­jets d’irrigation inten­sive pollue l’eau du sol avec toutes ces toxines, mais cela les­sive aussi les métaux toxiques comme le plomb et le sélé­nium conte­nus dans les sels du sol.

Il en résulte des mala­dies car ces pro­duits chi­miques contiennent des élé­ments can­cé­ri­gènes, d’autres qui pro­duisent des mal­for­ma­tions et des muta­gènes qui pro­duisent des muta­tions géné­tiques. En 1988, le syn­di­cat UFW (United Farm Workers) demanda que cinq pes­ti­cides toxiques uti­li­sés par les viti­cul­teurs (dino­seb, bro­mure de méthyle, para­thion, phos­drine et captan) soient interdits.

Les pro­duits chi­miques uti­li­sés dans les pes­ti­cides et pour d’autres usages agri­coles sont rare­ment testés cor­rec­te­ment et les effets de leurs com­bi­nai­sons sur le corps humain ne sont pra­ti­que­ment jamais étu­diés. En 1996, une étude fédé­rale a décou­vert que la com­bi­nai­son de cer­tains pro­duits chi­miques accé­lé­rait la pro­duc­tion d’œstrogènes par le corps humain, une hor­mone qui entraîne des can­cers du sein et le dys­fonc­tion­ne­ment des organes sexuels mas­cu­lins. Les hommes tra­vaillant dans des usines de pes­ti­cides près de Stockton sont deve­nus sté­riles après avoir été expo­sés à ces produits.

Une image de notre propre avenir ?

Marx affir­mait que nous obser­vons « les phé­no­mènes qui se pro­duisent dans leur forme la plus typique » et de son temps cela signi­fiait « pro­duc­tion et échange » et condi­tions des « tra­vailleurs de l’industrie et de l’agriculture » en Angleterre (ceci pour répondre à ceux qui disent que « les choses ne vont pas si mal »là où ils vivent). Les condi­tions toxiques de la Vallée cen­trale de Californie affectent les vies humaines autant que la santé de tout l’écosystème. Si le déve­lop­pe­ment capi­ta­liste ne ren­contre pas d’obstacle, tout ce qui pré­cède nous montre com­ment la crise de sur­ac­cu­mu­la­tion du capi­tal entraîne la dépos­ses­sion de la classe ouvrière et la pol­lu­tion de la planète.

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