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BILAN DES ÉLECTIONS 2018
Montée des extrêmes : motifs de crainte et d’espoir
13 janvier 2020
No. 21 - Hiver 2019

Dans plu­sieurs pays, on assiste à une prise de pou­voir, démo­cra­tique, d’une droite dure, par­fois même fas­ciste, comme c’est le cas au Brésil depuis le 28 octobre der­nier. Comme avec Trump aux États-Unis, per­sonne, y com­pris les « experts » qui sont cités abon­dam­ment par les médias, ne l’avait vue venir.

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Le municipalisme contre l’État
Histoire et théorie
12 janvier 2020
No. 17 - Hiver 2017

Dépasser un vieux dilemme

La ques­tion de l’État taraude le mou­ve­ment socia­liste depuis le XIXe siècle, lorsque les mar­xistes et les bakou­ni­nistes s’affrontaient au sein de l’Association inter­na­tio­nale des tra­vailleurs à propos du rôle de la conquête du pou­voir poli­tique au sein de la stra­té­gie révo­lu­tion­naire. Plus récem­ment, cette ques­tion a refait sur­face à la suite de l’effondrement des régimes sovié­tiques, de la crise de la social-démo­cra­tie et de la dif­fu­sion des idées de John Holloway – « chan­ger le monde sans prendre le pou­voir ». Aujourd’hui, les ten­dances socia­listes et anar­chistes s’entre-déchirent sur cet épi­neux dilemme : doit-on prendre le pou­voir pour ren­ver­ser le sys­tème et accé­lé­rer la tran­si­tion post­ca­pi­ta­liste, ou faut-il d’abord abolir l’État afin d’éliminer toute forme de domi­na­tion ?

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BILAN DES ÉLECTIONS 2018
Les grands défis
10 janvier 2020
No. 21 - Hiver 2019

La vic­toire du 1er octobre 2018 marque une grande étape pour Québec soli­daire (QS). Et bien sûr, elle résulte du tra­vail acharné des mili­tantes et des mili­tants de l’ombre, sans comp­ter celui des par­le­men­taires et des per­son­na­li­tés qui y sont rat­ta­chés. Quand on fait des gains impor­tants, il y a par­fois le « ver­tige du succès ». C’est une ten­dance natu­relle qui consiste à sur­es­ti­mer ses forces et à sous-esti­mer ses adver­saires. Il faut cepen­dant faire le constat que le Québec suit une mou­vance mon­diale inquié­tante en éli­sant un gou­ver­ne­ment de droite. Comme on l’a vu à peine quelques jours après l’élection, les membres du gou­ver­ne­ment affichent déjà beau­coup d’assurance sachant que leur majo­rité au sein d’un sys­tème par­le­men­taire qui reflète très mal toutes les franges poli­tiques leur donne beau­coup de pou­voir au cours des quatre pro­chaines années. Ces élu-e-s ont dit qu’ils allaient tra­vailler avec les autres partis et qu’ils ont « de bonnes idées ». Leur logique néo­li­bé­rale est en contra­dic­tion avec la révo­lu­tion colos­sale que l’on doit faire pour entrer dans une ère d’économie verte.

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Démocratie, entre dérives et recomposition
De l’institution au conflit : démocratie et pensée émancipatrice
Histoire et théorie

Au début du XXe siècle, la pensée qui s’intéresse à la trans­for­ma­tion sociale dans le but de l’émancipation – selon divers noms et formes et que je regroupe ici sous le terme « pensée éman­ci­pa­trice » – s’est beau­coup concen­trée sur les ques­tions entou­rant le pro­ces­sus révo­lu­tion­naire. Quel est le sujet de la révo­lu­tion ? Comment cette révo­lu­tion devra-t-elle se faire ? Faut-il opter pour la révo­lu­tion ou pour la réforme ?

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Démocratiser la sphère publique par l’exercice de la liberté politique
Histoire et théorie
8 janvier 2020
No. 17 - Hiver 2017

Hannah Arendt a déve­loppé une pensée poli­tique com­plexe qui s’est affi­née avec le temps. Rendue célèbre en 1951 avec la publi­ca­tion de son pre­mier ouvrage sur Les ori­gines du tota­li­ta­risme[2], elle n’a eu de cesse d’être tour­men­tée par les dif­fi­cul­tés du poli­tique dans le monde moderne, prin­ci­pa­le­ment dans son pays d’adoption, les États-Unis, alors aux prises avec le mac­car­thysme. Aussi n’a-t-elle pas le sim­plisme de voir dans les démo­cra­ties libé­rales l’antidote au tota­li­ta­risme ; elle per­çoit plutôt la démo­cra­tie libé­rale et le tota­li­ta­risme comme deux facettes de l’antipolitique dans le monde contem­po­rain et oppose à ces deux formes de l’antipolitique la capa­cité humaine d’action qui repose sur la plu­ra­lité, la nata­lité et la prise de res­pon­sa­bi­lité pour le monde et implique l’exercice de la liberté poli­tique.

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BILAN DES ÉLECTIONS 2018
Les solidaires dans Québec-Chaudière-Appalaches : une avancée de la gauche en terrain difficile
7 janvier 2020
No. 21 - Hiver 2019

Un balayage caquiste

L’analyse des résul­tats des élec­tions du 1er octobre 2018 pour la région de Québec-Chaudière-Appalaches révèle trois constats prin­ci­paux. Premièrement, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a gagné presque par­tout, ce qui confirme que la droite est plus forte dans la grande région de Québec qu’ailleurs au Québec. Dans le comté de Chauveau, le Parti conser­va­teur du Québec (PCQ) a obtenu 8,6 % des votes. Ensuite, le Parti libé­ral (PLQ) est arrivé en seconde posi­tion presque par­tout, mais en baisse majeure, sur­tout dans Chaudière-Appalaches, mais il a gagné le comté de Jean-Talon à Sainte-Foy, le fief his­to­rique de la bour­geoi­sie libé­rale dans la région. Finalement, le Parti qué­bé­cois (PQ) est déclassé, il n’est plus que la qua­trième force poli­tique de la région.

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Peuple et représentation, Autour de quelques enjeux actuels des démocraties contemporaines
Histoire et théorie
6 janvier 2020
No. 17 - Hiver 2017

Entrevue avec Razmig Keucheyan

Sociologue et maître de confé­rence à l’Université Paris-Sorbonne, Razmig Keucheyan tra­vaille au sein du Groupe d’étude des méthodes de l’analyse socio­lo­gique de la Sorbonne (GEMASS). Membre des comi­tés de rédac­tion des revues Contretemps et Actuel Marx, il a lar­ge­ment contri­bué depuis quelques années à la réac­tua­li­sa­tion de la pensée mar­xiste en édi­tant notam­ment des œuvres d’Antonio Gramsci et de Nicos Poulantzas. Il publie régu­liè­re­ment des articles dans Le Monde diplo­ma­tique et dans The Gardian sur la gauche radi­cale, les mou­ve­ments sociaux et l’écologie. Il est éga­le­ment l’auteur d’Hémisphère gauche : une car­to­gra­phie des nou­velles pen­sées cri­tiques[2] et de La nature est un champ de bataille. Essai d’écologie poli­tique[3].

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Démocratie, entre dérives et recomposition
Au-delà de la Commune imaginaire
Histoire et théorie

Pendant plu­sieurs années, une partie de la gauche contem­po­raine, au Québec comme ailleurs, a pensé que le moment était venu d’entreprendre la longue marche vers ce qu’on appe­lait la révo­lu­tion, qui consis­tait à dépas­ser la démo­cra­tie bour­geoise et à éta­blir un réel pou­voir popu­laire. Quelles leçons avons-nous apprises des expé­riences pré­cé­dentes ? Dans quelle mesure l’utopie de la grande trans­for­ma­tion s’est-elle méta­mor­pho­sée ?

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BILAN DES ÉLECTIONS 2018
Bilan de campagne dans Chicoutimi

La Coalition Avenir Québec (CAQ) l’a emporté dans Chicoutimi avec 12 123 voix, soit 4 416 de majo­rité et 6 432 de plus qu’en 2014. Une vague, à l’instar de celle du Québec, que les son­dages lui pré­di­saient. Le Parti qué­bé­cois (PQ), qui avait gagné en 2014 avec 1 605 voix de majo­rité, est arrivé second avec 3 538 voix de moins qu’en 2014. Le Parti libé­ral (PLQ) a lui aussi perdu 3 546 voix. Quant à Québec soli­daire (QS), il est passé de 2 105 voix en 2014 à 3 977 en 2018, un gain de 1 872. Au total, 7 084 voix sont pas­sées du PLQ et du PQ vers la CAQ prin­ci­pa­le­ment, et, dans une moindre mesure, vers QS. Si cer­tains avaient sou­haité addi­tion­ner les votes de QS et du PQ, en admet­tant qu’ils puissent être trans­fé­rables, cela n’aurait pas suffi à battre la CAQ qui aurait main­tenu une majo­rité de 439 voix. Fait non négli­geable, 937 élec­trices et élec­teurs de moins ont exercé cette année leur droit de vote, le taux de par­ti­ci­pa­tion s’étant abaissé de 70,57 à 68,53 %. En fait, une partie des élec­teurs péquistes et libé­raux n’ont pas vu l’utilité de se dépla­cer, tandis que les sup­por­teurs de QS ont com­pris l’importance de le faire pour mar­quer leur dif­fé­rence.

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BILAN DES ÉLECTIONS 2018
Des urnes et de la rue
1 janvier 2020
No. 21 - Hiver 2019

Avec ses dix dépu­tés, Québec soli­daire (QS) se concen­trera au cours des mois à venir sur l’intervention par­le­men­taire, le déve­lop­pe­ment de son exper­tise dans divers domaines poli­tiques ainsi que sur l’apprentissage de la per­ti­nence et de la com­pré­hen­sion de ses prin­cipes et de son pro­gramme pour un public beau­coup plus large. Parallèlement, puisque QS n’est pas un parti « comme les autres », il doit récon­ci­lier cette inter­ven­tion avec la mobi­li­sa­tion de ses membres en phase avec les mou­ve­ments popu­laires (la « rue »).

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