Pour que vivent nos nations, le capitalisme doit mourir

Par Mis en ligne le 20 novembre 2017

Les efforts des Autochtones pour défendre nos droits et nos terres ren­contrent de plus en plus une limite signi­fi­ca­tive et, à mon avis, pro­blé­ma­tique. Cette res­tric­tion implique, d’une part, le type de tac­tiques pré­sen­tées comme étant mora­le­ment légi­times pour défendre notre ter­ri­toire et nos droits en tant que peuples autoch­tones et, d’autre part, celles per­çues comme mora­le­ment illé­gi­times en raison de leur carac­tère per­tur­ba­teur et extra­lé­gal.

Dans le cas des tac­tiques jugées légi­times dans la défense de nos droits, l’accent est sou­vent mis sur des « négo­cia­tions » for­melles – géné­ra­le­ment menées entre les auto­ri­tés autoch­tones « offi­cielles » (habi­tuel­le­ment des hommes) et des repré­sen­tants de la Couronne (habi­tuel­le­ment des hommes, éga­le­ment) – qui seront, si néces­saire, accom­pa­gnées d’actes prin­ci­pa­le­ment sym­bo­liques de contes­ta­tion paci­fique et non per­tur­ba­trice, obéis­sant aux prin­cipes de l’État de droit du Canada.

Il y a ensuite les approches qui sont de plus en plus jugées illé­gi­times. Elles incluent, mais ne s’y limitent pas, les formes de contes­ta­tion et d’action directe qui cherchent à influen­cer le pou­voir par des mesures moins médiées et par­fois plus per­tur­ba­trices, comme le ralen­tis­se­ment du trafic afin de dis­tri­buer des pros­pec­tus et de construire des soli­da­ri­tés, le blo­cage tem­po­raire de l’accès aux ter­ri­toires autoch­tones afin de nuire à l’exploitation des terres et des res­sources des Premières Nations, ou, dans des cas plus rares, la réoc­cu­pa­tion d’une por­tion de terre autoch­tone (rurale ou urbaine) par l’établissement de lieux de récla­ma­tion qui servent aussi à per­tur­ber pour long­temps, sinon à blo­quer entiè­re­ment, l’accès aux ter­ri­toires autoch­tones par l’État ou le capi­tal. Toutefois, malgré leur diver­sité et leur spé­ci­fi­cité, la plu­part de ces acti­vi­tés tendent à être qua­li­fiées de manière très néga­tive dans les médias : elles seraient des acti­vi­tés « réac­tion­naires », « mena­çantes » et « per­tur­ba­trices ».

Au-delà des bar­rages

Les actions récentes des défen­seurs Mi’kmaq de la terre et de l’eau à Elsipogtog montrent que les actions directes sous la forme de bar­rages autoch­tones sont à la fois une néga­tion et une affir­ma­tion. Ce sont des actes cru­ciaux de néga­tion dans la mesure où ces gestes cherchent à empê­cher ou à blo­quer le flux des res­sources trans­por­tées des champs de pétrole et de gaz natu­rel, des mou­lins à scie, des exploi­ta­tions minières et des ins­tal­la­tions hydro­élec­triques situés sur les terres dépos­sé­dées des nations autoch­tones jusqu’aux mar­chés inter­na­tio­naux. En d’autres mots, ces formes d’action directe cherchent à affec­ter néga­ti­ve­ment l’infrastructure éco­no­mique qui consti­tue le cœur de l’accumulation colo­niale de capi­tal dans les éco­no­mies des colo­nies de peu­ple­ment, comme au Canada. Historiquement, blo­quer l’accès à cette infra­struc­ture essen­tielle a été plutôt effi­cace pour les com­mu­nau­tés autoch­tones en termes de gains à court terme. Cependant, au cours des der­nières décen­nies, les pou­voirs éta­tiques et cor­po­ra­tifs sont aussi deve­nus plutôt habiles pour récu­pé­rer les pertes encou­rues en raison de la résis­tance des peuples autoch­tones en pous­sant nos lea­ders hors des terres et en les atti­rant dans des négo­cia­tions où les règles du jeu sont tou­jours défi­nies par et dans les inté­rêts du capi­tal des colo­ni­sa­teurs.

Plusieurs gérants d’estrade tendent à igno­rer que ces actions sont éga­le­ment un geste d’affirmation de la résur­gence autoch­tone, dans la mesure où elles consti­tuent une incar­na­tion du droit autoch­tone et des obli­ga­tions qu’il impose aux peuples autoch­tones, à savoir main­te­nir les rap­ports de réci­pro­cité dans nos inter­ac­tions avec le monde humain et non humain – la Terre.

La ques­tion que je vou­drais explo­rer ici, quoique très briè­ve­ment, est la sui­vante : com­ment pour­rions-nous com­men­cer à ampli­fier ces actions directes ancrées dans la terre, sou­vent loca­li­sées, pour pro­duire une trans­for­ma­tion plus géné­rale de l’économie colo­niale ? Pour le dire un peu dif­fé­rem­ment, com­ment pour­rions-nous passer d’une poli­tique autoch­tone résur­gente qui cherche à inhi­ber les effets des­truc­teurs du capi­tal à une poli­tique qui s’emploie à créer des approches autoch­tones dis­tinctes du capi­tal ?

Rebâtir nos nations

Dans un entre­tien récent avec Naomi Klein[2], Leanne Betasamosake Simpson nous donne un aperçu de ce qu’une telle approche ou de telles approches dis­tinctes pour­raient impli­quer pour les nations autoch­tones. « Les gens au sein du mou­ve­ment Idle No More qui parlent de l’idée de nation autoch­tone parlent d’une trans­for­ma­tion gigan­tesque, d’une déco­lo­ni­sa­tion gigan­tesque ; ils en appellent à une “résur­gence de la pensée poli­tique autoch­tone” qui est “ancrée dans la terre et effec­ti­ve­ment liée à cette rela­tion intime et proche avec la terre, ce qui pour moi signi­fie une revi­ta­li­sa­tion des éco­no­mies autoch­tones locales durables”. »

Sans une telle trans­for­ma­tion colos­sale de l’économie poli­tique du colo­nia­lisme de peu­ple­ment contem­po­rain, tous les efforts pour rebâ­tir nos nations ne feront que para­si­ter le capi­ta­lisme et donc main­te­nir l’exploitation per­pé­tuelle de nos terres et de notre tra­vail. Considérons, par exemple, une approche de la résur­gence qui ver­rait les Autochtones com­men­cer à se recon­nec­ter à leurs terres et à leurs pra­tiques ancrées dans la terre, soit sur une base indi­vi­duelle ou sur une base col­lec­tive à petite échelle. Cela pour­rait prendre la forme de par­cou­rir nos terres, dans un effort pour nous refa­mi­lia­ri­ser avec les pay­sages et les lieux qui donnent une forme et un contenu à nos his­toires, nos langues et nos cultures. Cela pour­rait aussi consis­ter à revi­ta­li­ser et à mettre en œuvre des pra­tiques de récoltes ancrées dans la terre, comme la chasse, la pêche et la cueillette ou des acti­vi­tés de pro­duc­tion cultu­relle, comme le tan­nage de peaux et la sculp­ture, qui servent toutes éga­le­ment à affir­mer notre pré­sence sou­ve­raine sur nos ter­ri­toires selon des façons qui peuvent être pro­fon­dé­ment édu­ca­tives et habi­li­tantes. Enfin, cela pour­rait prendre la forme d’une réoc­cu­pa­tion de lieux sacrés afin de réap­prendre et de pra­ti­quer nos acti­vi­tés céré­mo­nielles.

Bien que toutes ces pra­tiques ancrées dans des lieux soient cru­ciales pour notre bien-être et offrent une connais­sance pro­fonde des formes de vie consti­tuant des cadres pour penser à des approches qui dif­fèrent d’une éco­no­mie fondée sur l’exploitation per­pé­tuelle du monde humain et non humain, sur le plan micro­po­li­tique où ces pra­tiques tendent à opérer, elles requièrent que nous ayons encore accès à un mode de sub­sis­tance déta­ché de ces pra­tiques elles-mêmes. En d’autres mots, elles requièrent que nous ayons accès à une forme très pré­cise de tra­vail – qui dépend, dans notre éco­no­mie actuelle, de l’expropriation de notre force de tra­vail et du vol de notre temps au profit des autres – afin de géné­rer l’argent néces­saire pour dépen­ser ce temps régé­né­ra­teur sur le ter­rain.

Un pro­blème simi­laire guette les efforts d’autodétermination qui cherchent à réduire notre pau­vreté et notre dépen­dance éco­no­mique au moyen du par­tage des reve­nus tirés des res­sources, d’ententes sur les réper­cus­sions et les avan­tages qui soient plus glo­bales, et de stra­té­gies d’action posi­tive à l’emploi négo­ciées par l’intermédiaire de l’État avec les indus­tries qui ravagent les ter­ri­toires autoch­tones. Même si le capi­tal généré par une telle approche pou­vait, en prin­cipe, être dépensé pour sub­ven­tion­ner la revi­ta­li­sa­tion de cer­taines tra­di­tions et pra­tiques cultu­relles, au bout du compte celles-ci res­te­raient dépen­dantes d’une éco­no­mie pré­da­trice tota­le­ment contraire à la réci­pro­cité pro­fonde qui consti­tue le noyau cultu­rel des rap­ports à la terre de plu­sieurs peuples autoch­tones.

Développer des approches poli­tico-éco­no­miques autoch­tones

Quelles formes pour­rait prendre une approche poli­tico-éco­no­mique autoch­tone qui dif­fère de l’intensification du capi­ta­lisme sur et dans nos ter­ri­toires ? Pour cer­taines com­mu­nau­tés, elle consiste à revi­go­rer à la fois des acti­vi­tés ancrées dans la sub­sis­tance et des entre­prises éco­no­miques plus contem­po­raines. Dans les années 1970, par exemple, la nation dénée a cher­ché à limi­ter les consé­quences envi­ron­ne­men­tales et cultu­relles néfastes de l’extractivisme capi­ta­liste en pro­po­sant d’établir une éco­no­mie qui met­trait en œuvre des concepts tra­di­tion­nels de la gou­ver­nance dénée – des struc­tures poli­tiques régio­nales décen­tra­li­sées fon­dées sur la prise de déci­sions par­ti­ci­pa­tives et consen­suelles – dans la sphère éco­no­mique. À l’époque, cela aurait donné lieu à une revi­ta­li­sa­tion du mode de pro­duc­tion de la forêt en met­tant l’accent sur la récolte et la fabri­ca­tion de res­sources locales renou­ve­lables au moyen d’activités tra­di­tion­nelles comme la chasse, la pêche et la trappe, éven­tuel­le­ment com­bi­nées avec, et par­tiel­le­ment sou­te­nues par d’autres acti­vi­tés éco­no­miques sur des terres com­mu­nales gérées par la nation dénée. Des modèles éco­no­miques pris en compte à cette époque incluaient donc l’organisation démo­cra­tique de la pro­duc­tion et de la dis­tri­bu­tion des biens par des coopé­ra­tives autoch­tones et, éven­tuel­le­ment, des entre­prises auto­gé­rées par les tra­vailleurs et les tra­vailleuses.

Redécouvrir des approches poli­tico-éco­no­miques autoch­tones dis­tinctes comme celles-là pour­rait consti­tuer une menace véri­table pour l’accumulation du capi­tal sur les terres autoch­tones, et ce, de trois façons.

  • Premièrement, par le biais du men­to­rat et de l’éducation, ces éco­no­mies recon­nectent les Autochtones à des pra­tiques ancrées dans la terre et à des formes de savoir qui mettent l’accent sur la dura­bi­lité radi­cale. Cette forme de nor­ma­ti­vité ancrée est l’antithèse de l’accumulation capi­ta­liste.
  • Deuxièmement, ces pra­tiques éco­no­miques offrent un moyen de sub­sis­tance qui peut, avec le temps, aider à rompre notre dépen­dance au marché capi­ta­liste en culti­vant l’autosuffisance par la pro­duc­tion locale et durable d’aliments et de maté­riaux essen­tiels à la vie, que nous dis­tri­buons et consom­mons régu­liè­re­ment dans nos propres com­mu­nau­tés.
  • Troisièmement, par l’application des prin­cipes tra­di­tion­nels de la gou­ver­nance autoch­tone à des acti­vi­tés éco­no­miques non tra­di­tion­nelles, nous ouvrons une voie pour nous impli­quer dans des entre­prises éco­no­miques contem­po­raines d’une manière autoch­tone qui soit mieux à même de nour­rir une prise de déci­sions éco­no­miques durables, une dis­tri­bu­tion équi­table des res­sources dans et entre les com­mu­nau­tés autoch­tones, l’émancipation poli­tique et éco­no­mique des femmes autoch­tones et l’habilitation des citoyens et des tra­vailleurs autoch­tones qui peuvent ou doivent gagner leur vie dans des sec­teurs éco­no­miques hors de la forêt. Pourquoi ne pas étendre de manière cri­tique les aspects les plus éga­li­taires et par­ti­ci­pa­tifs de nos pra­tiques tra­di­tion­nelles de gou­ver­nance à toutes nos acti­vi­tés éco­no­miques, peu importe qu’elles soient mises en œuvre dans un contexte ancré dans la terre ou en contexte urbain ? Des villes se trouvent aussi sur les terres autoch­tones et, pré­sen­te­ment, bon nombre d’entre nous y vivent.

Nouvelles alliances, nou­velles ouver­tures

La capa­cité des éco­no­mies autoch­tones résur­gentes à défier à long terme le capi­ta­lisme colo­nial de peu­ple­ment peut uni­que­ment se concré­ti­ser si cer­taines condi­tions sont réunies.

Premièrement, tous les obs­tacles légaux et poli­tiques colo­niaux, racistes et patriar­caux qui ont servi à blo­quer notre accès à la terre doivent être affron­tés et levés. Bien entendu, le capi­ta­lisme conti­nue de jouer un rôle cru­cial dans le pro­ces­sus de dépos­ses­sion de nos terres et de notre auto­rité auto­dé­ter­mi­nante, mais il le fait seule­ment de concert avec des axes d’exploitation et de domi­na­tion confi­gu­rés selon des lignes raciales, gen­rées et éta­tiques. Étant donné la rési­lience de ces rap­ports de pou­voir éga­le­ment dévas­ta­teurs, nos efforts de déco­lo­ni­sa­tion doivent affron­ter direc­te­ment plus que de simples rap­ports éco­no­miques ; ils doivent rendre compte des voies com­plexes par les­quelles le capi­ta­lisme, le patriar­cat, la supré­ma­tie blanche et l’État inter­agissent pour former la constel­la­tion de rap­ports de pou­voir qui sup­portent dura­ble­ment les modèles de com­por­te­ment, les struc­tures et les rela­tions. Démanteler ces struc­tures oppres­sives ne sera pas facile. Cela exi­gera que nous conti­nuions à affir­mer notre pré­sence sur tous nos ter­ri­toires, en conjonc­tion avec une inten­si­fi­ca­tion des confron­ta­tions avec les forces de la colo­ni­sa­tion par les formes d’action directe qui sont aujourd’hui mises en œuvre par des com­mu­nau­tés comme Elsipogtog.

Deuxièmement, nous devons éga­le­ment admettre que l’influence poli­tique signi­fi­ca­tive requise pour simul­ta­né­ment blo­quer l’exploitation éco­no­mique de nos peuples et de nos patries tout en construi­sant des approches qui dif­fèrent du capi­ta­lisme ne sera pas uni­que­ment pro­duite par nos actions directes et nos éco­no­mies résur­gentes. Le colo­nia­lisme de peu­ple­ment a rendu nos popu­la­tions trop peu nom­breuses pour pro­duire à elles seules un chan­ge­ment d’une telle ampleur. Ce fait requiert que nous conti­nuions à demeu­rer ouverts à acti­ve­ment recher­cher et à éta­blir des rap­ports de soli­da­rité et des réseaux d’échange et d’aide mutuelle avec des com­mu­nau­tés et des orga­ni­sa­tions natio­nales et trans­na­tio­nales qui luttent éga­le­ment contre les effets du capi­tal mon­dia­lisé, incluant d’autres nations autoch­tones et des confé­dé­ra­tions natio­nales ; des Autochtones et des orga­ni­sa­tions en milieu urbain ; les mou­ve­ments ouvriers, fémi­nistes, LGBTQ2E et envi­ron­ne­men­taux ; et, bien sûr, les com­mu­nau­tés eth­niques et raci­sées assu­jet­ties à leurs propres formes de mar­gi­na­li­sa­tion éco­no­mique, sociale et cultu­relle. Le sou­tien ini­tia­le­ment rapide et rela­ti­ve­ment étendu exprimé sur les scènes natio­nale et inter­na­tio­nale pour le mou­ve­ment Idle No More, au prin­temps 2013, et la soli­da­rité pro­duite à l’automne 2013 autour de la résis­tance anti­frac­tu­ra­tion à Elsipogtog, me donnent bon espoir que l’établissement de tels rap­ports est bel et bien pos­sible.

Il est temps que nos com­mu­nau­tés sai­sissent les occa­sions poli­tiques uniques de la conjonc­ture his­to­rique. Dans le déli­cat numéro d’équilibriste de celui qui doit s’assurer que son mépris social conser­va­teur pour les Premières Nations ne prenne pas le dessus sur son amour néo­con­ser­va­teur du marché, l’ancien pre­mier ministre Harper a erré en lais­sant le racisme et le sexisme du pre­mier pôle sur­pas­ser son enga­ge­ment bel­li­gé­rant en faveur du second. Il s’agit d’une erreur de débu­tant que les libé­raux comme Jean Chrétien et Paul Martin ont appris à éviter il y a déjà plu­sieurs décen­nies. En consé­quence, le gou­ver­ne­ment fédé­ral du Parti conser­va­teur a vivi­fié une lutte pour l’autodétermination autoch­tone qui doit main­te­nant défier le rap­port entre la colo­ni­sa­tion de peu­ple­ment et le fon­da­men­ta­lisme du libre marché, en refu­sant d’être coopté par des bribes de recon­nais­sance, des excuses oppor­tu­nistes et le cadeau à rabais de l’inclusion poli­tique et éco­no­mique[3]. Pour que vivent les nations autoch­tones, le capi­ta­lisme doit mourir. Et pour que meure le capi­ta­lisme, nous devons par­ti­ci­per acti­ve­ment à la construc­tion d’approches autoch­tones qui s’en dis­tinguent.

Par Glen Coulthard[1]

Traduit de l’anglais par Simon Labrecque


  1. Membre de la Première Nation dénée des Couteaux-Jaunes (Weledeh Yellowknives) et assis­tant — pro­fes­seur dans le pro­gramme de First Nations and Indigenous Studies et au Département de science poli­tique à l’Université de Colombie-Britannique. Ce texte est par­tiel­le­ment extrait de son livre Red Skin, White Masks. Rejecting the Colonial Politics of Recognition, Mineapolis, University of Minnesota Press, 2014. On peut le suivre sur Twitter : @denerevenge.
  2. Naomi Klein, Dancing the World into Being : A Conversation with Idle No More’s Leanne Simpson, Yes ! Magazine, 5 mars 2013, <www​.yes​ma​ga​zine​.org/​p​e​a​c​e​-​j​u​s​t​i​c​e​/​d​a​n​c​i​n​g​-​t​h​e​-​w​o​r​l​d​-​i​n​t​o​-​b​e​i​n​g​-​a​-​c​o​n​v​e​r​s​a​t​i​o​n​-​w​i​t​h​-​i​d​l​e​-​n​o​-​m​o​r​e​-​l​e​a​n​n​e​-​s​i​mpson>.
  3. Ken Coates et Brian Lee Crowley, « First Nations aren’t swayed by vague pro­mises », The Globe and Mail, 28 octobre 2013, <www​.the​glo​beand​mail​.com/​o​p​i​n​i​o​n​/​f​i​r​s​t​-​n​a​t​i​o​n​s​-​a​r​e​n​t​-​s​w​a​y​e​d​-​b​y​-​v​a​g​u​e​-​p​r​o​m​i​s​e​s​/​a​r​t​i​c​l​e​1​5​0​85097>.


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